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1351. — Donum Bartholomei de Nantum de nemoro de Ceresex sito in finagio de Ysurra et vij sexturarum prati en la Vaure juxta pratum nostrum cum omni justicia alta et bassa in eisdem et cum jure venandi.

In nomino Domini amen. Anno incarnationis eiusdem millesimo ccc° quinquagesimo primo die dominica post festum beati Hylarii. Nos Bartholominus de Nanto domicellus et Maria de Syreyo domicella eius uxor, videlicet ego predicta Maria laude auctoritate ot assensu predicti Bartholomini mariti mei, notum facimus universis quod considerate cum effectu pia devotione quam habemus erga divinum Creatorem nostrum et ecclesiam Cistercii et religiosos dicti loci, idcirco nos unanimes sponte et provide deliberatione super hoc per habita diligenti damus, concedimus in perpetuum et quictamus pro nobis et heredibus nostris viris religiosis et honestis domino abbati Cistercii et conventui dicti loci pro se et eorum successoribus in helemosinam puram et perpetuam pro remedio animarum nostrarum et predecessorum nostrorum quamdam nostram peciam nemoris cum fundo ot pertinonciis eiusdem continentem circiter quinquaginta arpenta nemoris, quod nemus vulgariter nuncupatur nemus des Cerisex situm in finagio de Ysurra prout se extendit a oampis de Leschaseaulx de lato in longum et prout libiez se ingitur, etc. importât et partitur alii bosco nostrum contiguum predictorum. Ita quamdam peciam prati continentem circiter septem soitturas quod vocatur pratum de la Veure situm iuxta pratum dictorum religiosorum ex una parte et pratum liberorum de Voitour ex altéra quicte et libère ab omni onere servitutis una cum omni justicia et juridictione alta et bassa magna et parva una etiam cum dicta li chace seu jure venandi ac omni jure et dominio quod habemus, habere possumus et debemus quoquomodo in nemore et pecia prati supradicti, nichiljuris actionis proprietatis seu possessionis in predictis peciis nemoris et prati nobis seu heredibus nostris de cetcro retinendo. Ymo ex nunc in dictos religiosos pro se et successoribus suis omnejus et actionem proprietatem et possessionem justiciam et jurisdictionem verum et utile dominium que et quas in predictis peciis nemoris et prati habemus et habere possumus totaliter et in perpetuum transferendo. Devestientes nos de predictis peciis nemoris et prati, dictos que religiosos pro se et successoribus suis investientes et in possessionem corporalem et vacuam induccntes de eisdem tenore presentium littcrarum. Promittimus pro nobie et heredlbus nostrig quos ad hoc obligamus per juramenta nostra propter hoc ad sancta Dei evangelia corporaliter prestita et sub obligacione omnium bonorum nostrorum mobilium etimmobilium, presentium et futurorum contra hujusmodi donationom, cessionem et quittationem et tenorem prout per nos seu alios decetero non venire tacite vel aperte, ymo firmiter tenere et inviolabiliter perpetuo observare dictis que religiosis eorumque successoribus dictas pecias nemoris et prati perpetuo garentire et deffendere contra omnes. Quibus exceptis actionibus deceptionibus et barris huic facto contrariis postpositis et remotis. Ego vero predictus Bartholominus promissa agendi concedendi et promittendi predicte Marie uxori meo dedi et do auctoritatem; licentiam pariter et assensum. Et ad observantiam promissorum volumus nos predicti conjuges et heredes nostros compelli quasi ex re adiudicata per curiam domini ducia Burgundie cuius jurisdictioni quo ad hoc nos et nostros supponimus et omnia bona nostra. In cuius rei testimonium sigillum dicte curie presentibus litteris rogavi et obtinui apponi. Actum in presentia Johannis de Rueta de Gilley coadiutoris magistri Philiberti' Paillardi notarii Nuciaci, Guioti Chisey de Parrechey, Guillemi filii quondam Guillemi de Cissey domicellis et Johannis de Longa curia clerici testium ad hoc vocatorum et rogatorurn, anno et die predictis. (Arch. dèp. de la Côte-d'Or, fonds de Citeaux, Cari, n° 185, f. CXX)

XX

1367. — Acquisicion de lx arpens de bois ou finaige dYseurre empres notre bois dit de la Glain d'une part et pluseurs autres dedans declairés vendus par Guillaume de Cutigney escuicr et so dit le bois Vaublanc.

Au nom de nostre Seigneur amen, en l'an de l'incarnacion d'icellui courant mil trois cens soixante et sept le xvij° jour du moys de may. Je Guillaume d'Escutigney damoiseaul, filz monseigneur Aymé d'Escutigney chevalier fais savoir à tous ceulx qui verront et ourront ces présentes lettres que je non deceu non contraint pour mon prouffit évident ay vendu, cédé et en perpétuité quicté et par la teneur de ces présentes lettres je vend, cède et en perpétuité quictoiz pour moy et pour mes hoirs à religieuses personnes messieurs l'abbé et convent du monastère de Cisteaux pour eulx et pour leurs successeurs une pièce de bois qui fut Perreaul de Vaublanc escuier, contenant environ soixante arpens de bois par ainsi comme elle se porto de long et de large assise ou finaige d'Iseurre emprès le bois desdiz acheteurs que l'on appello le bois de la Glan d'une part et eraprès le bois de noble homme monseigneur Girard de Lonchamp chevalier et le bois es enfanz de feu Jehan de Fontenes escuier d'autre part, ensemble tout le droit, action et raison que je ay ne puis avoir oudit bois, tant en justice, seigneurie, la chasse comme en tous autres droiz quelxque ils soient, sauf et retenu à moi pour ma personne tant seulement la chasse oudit bois toutes les fois que il me plaira. Et ceste vendue je ay faicte et faiz esdits acheteurs pour le pris et somme de six vins frans d'or du coing du roy de France de bon or et de bon pris, lesquelx je ay eu et receu desdiz acheteurs et desquelx six vins frans d'or je me tien pour bien paiez et pour content desdiz acheteurs et desdiz six vins frans je par moy et par mes hoirs quicte perpetuolment lesdiz acheteurs et leurs successeurs. Pourquoy de ladietc pièce de bois de moy ainsi vendue et de tout le droit action ne raison que je ay ne puis avoir en icelle par quelque manière que ce soit, je et mes hoirs du tout en tout en desvey et lesdiz acheteurs et leurs successeurs corporelment resvey d'icelle par la teneur de ces présentes lettres, retenu à moy pour ma personne tant seulement, la chasse oudit bois comme dessus est dit. Promecttans par moy et par mes hoirs lesquelx pour ce je oblige par mon serment donné pour ce corporelment sur sains évangiles de Dieu touchans lesdis évangiles de ma propre main et soubz l'obligacion de tous mes biens meubles, nonmeubles, présens et avenir, ladicte pièce de bois de moy ainsi vendue quicte et franche de toutes servitutes quelles quelles soient, excepté que du fiez esdiz acheteurs et à leurs successeurs garantir envers tous et contre tous et en moy prandre la charge du plait deffendre et faire en paix tenir en jugement et deffeurs, deffendre la cause tant sur la possession comme sur la propriété ou cas que aucuns chanloingeurs se apparistront ou temps avenir à mes propres despens et missions touteffois et quanteffoiz que j'en seray requis soit devant plat entamer ou après la chose evicte ou non evicte et faire et prester toutes choses que en cause d'éviction doit estre faicte et prestee. Et renoncois en ce fait par moy et par mes hoirs par mondit serment à toutes excepeions de douleur, de mal, de force, de lésion et de circonvencion de ladicte vendue non leaulment estre faicte, d'estre deceu en icelle de la chose non estre vendue le juste pris du pris dessusdit non eu non receu, de l'espérance de l'avoir et de recevoir, de monstrer et prouver la paie d'icellui pris et à toutes autres excepeions, decepeions, deffonces, barres, cavillacions, opposicions, contradictions, raisons et allegacions de droit, de fait et de coustume, qui contre la teneur do ces présentes lettres pourroient estre dictes ou obiciées et au droit qui dit que général renunciacion ne vault, se l'especial ny est expresse et mise. Et à tenir, garder et acomplir les chouses dessusdictes, je vueil estre contrainz ainsi comme de chose adiugée par la court monseigneur le duc de Bourgoingne à la juridiction do laquelle court quant adce je soubmez moy, mes hoirs et tous mes biens. En tesmonaige de laquelle chose, je ay requis le seel de ladicte court estre mis en ces présentes lettres. Ce est fait en la présence de Therriot le Quasset de Diion clerc coadiuteur de Audrieu do Faanay notaire do Diion, de Perrenot d'Eschige feure demeurant à Diion, de Guillaume de Buchon clerc et de Jehannot Legoy dOuges, tesmoings ad ce appeliez et requis. L'an et le jour dessusdiz. (Arch. dép. de la Côte-d'Or, fonds de CUeaux, Cari. i85, f. CVI.)

E. PICARD.

(La suite au tome XII.)

UN

ORATORIEN LAÏQUE

JACQUES CHAPET
[1754-1838]

Parmi les pères de l'Oratoire qui ont professé à Autun, et dont les noms se trouvent rappelés dans l'intéressant travail de M. E. Roux sur le Collège d'Autun sous les Oratoriens *, il en est un dont la figure semble avoir plus de relief que celle de ses collègues, qui surtout se rattache plus intimement au pays éduen qu'il a habité pendant de longues années, et où il n'a pas vainement tenté de stimuler le goût de l'étude et les recherches de l'érudition ; je veux parler du père Chapet.

Ayant eu la bonne fortune de rencontrer quelques-uns de ses anciens élèves, quelques-uns de ses amis, j'ai pris plaisir à recueillir les détails qu'ils m'ont confiés, et je considère comme un pieux devoir de les rassembler ici pour les sauver de l'oubli. Impuissant à tracer une biographie complète, je voudrais simplement essayer de conserver de fragiles souvenirs d'autant plus précieux que la brièveté de la vie humaine et les défaillances mêmes de la mémoire les exposent sans cesse à périr. Je grouperai autour d'eux, comme des matériaux pour des ouvriers plus habiles, les renseignements divers que j'ai pu obtenir sur l'ancien professeur du collège d'Autun.

I. Mémoires de la Société Éduenne, nouv. série, t. VI, p. I.

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