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brûlée par les huguenots, car alors on ne saurait expliquer les épithètes integer et sanus appliquées au corps de saint Symphorien, dont les reliques périrent, comme l'on sait, presque entièrement dans l'incendie. Lorsqu'en 1782, le grand autel fut achevé, l'on y plaça les tombeaux des saints Symphorien, Fauste et Augusta, qui renfermaient alors d'anciens authentiques (cette particularité fut attestée plus tard par un sieur Guillon, lequel avait été employé à cette translation); procès-verbal fut dressé delà cérémonie par M. Simon de Grandchamp, vicaire général ; mais cette pièce a disparu et son existence ne nous est connue que par le témoignage d'un des signataires, M. Lazare Billard, alors curé de SaintDenis-de-Péon.

Le lundi 13 juin 1803, M. de Fontanges, archevêqueévêque d'Autun, assisté de MM. de la Chaise, président du tribunal civil d'Autun; Devoucoux, secrétaire de la souspréfecture faisant fonctions de sous-préfet; Brunet, second adjoint de la mairie d'Autun; Pâquier, maire de la commune de Saint-Symphorien; Verdier et de Fontalard, vicaires généraux, procéda à l'ouverture des trois tombeaux placés sous l'autel de l'église de Saint-Symphorien qu'on travaillait à démolir, pour le transporter à l'ancienne chapelle du collège érigée en paroisse sous le vocable de Notre-Dame et SaintPancrace On constata que ces tombeaux n'avaient pas été ouverts depuis leur dernière translation, on vérifia les reliques qu'ils contenaient, on transféra celles-ci dans la chapelle de l'évêché et, le 19 juillet suivant, les tombeaux ayant été replacés dans l'autel de l'église Notre-Dame, on y déposa quelques-unes des reliques qui en provenaient, à la suite d'une cérémonie présidée par MM. Verdier, Groult et Mignard, vicaires généraux. 2

1. Cet autel et ce qu'il contenait fut acquis du sieur François Lavergne qui s'était rendu adjudicataire de l'église le 23 septembre 1793.

2. Dinet, ouv. cité, t. II, p. 564 et 565.—Note manuscrite de M. Pierre Berrier. (Biblioth. de M. Gabriel Bulliot.)

VIII

LAN CC SOIXANTE ET DIX REGNANT AURELIAN
FUST A OSTUN 1IARTYRIZE SAINCT SYMPHORIEN

Chasseneuz 1 prétend que ces vers étaient inscrits dans le prieuré de Saint-Symphorien, mais il ne précise pas l'endroit : « Ut constat versibus sequontibus gallica lingua descriptis in dicto prioratu. »

Il faudrait se garder de prendre cette inscription au pied de la lettre, son auteur n'y ayant pas fait preuve d'une grande critique. En effet, il est aujourd'hui bien prouvé 2 que si certaines versions des actes de saint Symphorien fixent son martyre au temps d'Aurélien « sub Aureliano principe », cela doit s'entendre de Marc-Aurèle et se rapporter à l'an 179 ou environ.

1. Catalogua gloriœ mundi. Lyon, G. Regnauld, 1546, in-f", p. 297 v, XII pars, Lx consid.

2. A. Devoucoux, Origines de l'Église Éduenne. {Annales de la Soc. Éduenne, 1853 à 1857, p. 179 et suiv.) — Bougaud, Étude historique et critique sur la mission, les actes et le culte de #aint Bénigne Autun, Dejussieu, 1859, in-8".

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Le prieuré de Saint-Racho-lez-Autun, primitivement placé sous le vocable des saints apôtres Simon et Jude *, puis sous celui de saint Racho 2 (personnage longtemps controversé et que MM. Devoucoux 3 et de Charmasse 4 ont justement identifié avec Ragnobertus, évêque d'Autun de 650 à 659 5), était situé en dehors de l'enceinte de la ville romaine, à quelques pas de la porte dite de Saint-André, le long de la voie de Vesontio, et sur la rive gauche de la rivière d'Accoron. Il occupait un espace rectangulaire d'environ trois arpents, entièrement clos de murailles, et se composait de trois corps de bâtiment disposés sur les trois faces d'une cour : au sudest, un grand logis donnant sur le jardin et flanqué d'une tour à l'une de ses extrémités; au nord-est, un autre logis attenant d'un côté à laditê tour et de l'autre à la chapelle

1. Les parcelles cadastrales 123 et 137, section B, feuille 2e, ie la commune d'Autun portent encore aujourd'hui le nom de Champs Saint-Simon

2. Dans le langage populaire, ce nom s'est transformé en celui de Saint-Roch.

3. Notice chronologique sur l'Église d'Autun, etc. Autun, Dejusaleu, 1847, in-12, p. 12. — Cf. aussi Pequegnot, Légendaire d'Autun. Lyon, Girard, 1816, in-12, t. I, p. 106 et suiv.

4. Le Prieuré de Sainl-Racho-let-Autun, de l'ordre de Cluny. (Mémoires de la Société Éduenne, nouv. série, t. X, p. 1 à 36 et 431 à 439.)

5. Cet évèque qui souscrivit au privilège accordé en 658 au moiastère de SainteColombe par Emmo, évèque de Sens, et dont l'éplscopat se pUce entre celui de Ferréol et celui de Saint-Léger, fut inhumé au prieuré de Saint-Simon et de SaintJude.

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