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VII

Ann. 1511.

CY GISENT NOBLES ET DÉVOTES
RELIGIEVSES DAMES ANNE DVFHAI
GNE ET SA NIEPCE MARIE DE VANDOS
NE IADIS SVCCESSIVEMENT SECRETAI
NES DE CE PRÉSENT MONASTÈRE SAINT
ANDOCHE DOSTVN LESQVELLES TRESPAS
SERENT CEST ASSAVOIR LADICTE ANNE
LE X IOVR DV MOIS D'AOVST LAN M

CCCCC XI ET ICELLE MARIE LE

IOVR DV MOIS DE LAN M

CCCCC PRIEZ DIEV QVIL LES

VVEVLLE EN SON PARADIS RECEPVOIR
AMEN.

La dalle tumulairc qui portait cette inscription était placée devant l'autel de Sainte-Anne. Aux quatre coins étaient des écussons, portant en haut à gauche, et en bas à droite, une croix engrêlée; en haut à droite, et en bas à gauche, trois roses posées 2 et 1.'

Anne Dufraigne et Marie de Vandosne, secretaine du monastère, sont mentionnées dans l'acte de fondation du luminaire de Claude de Tintry, prieure de Saint-Andoche, le lundi, jour de l'Annonciation Notre-Dame de l'an 15092. Marie de Vandosne figure encore dans deux actes de fondation faits à l'abbaye de Saint-Andoche, l'un le mercredi jour de fête saint Léger 1510, et l'autre le 18 octobre 1514. Dans cette dernière pièce, au lieu de Vandosne on lit Vendôme. 3

1. Biblioth. nation. Suppl. français, 5024, t. II, p. 7. — Fonds Jouhier. t. LUI, p. 85, d'après Palliot, t. III, fol. 70.

2. Acte sur parchemin. (Arch. de l'hôlel de ville d'Autun. F. de Saint-Andoche.)

3. Ibid. I

VIII

Ann. 1541.

HIC IACET BONE MEMOnlB

NER1S ANTE RAMOS

PALMAR ANNO DNI M CCC XL PRIMO A1A El9 REQVIESCAT IN PAC13 AMEN.

Cette épitaphe se lisait sur deux fragments mutilés d'une dalle tumulaire. Elle fut copiée vers 1830 par M. Laurcau de Thory qui trouva les lettres de l'inscription « d'un gothique tout à fait bizarre 1 », mais ne put découvrir à qui elle se rapportait. Si nous recourons à l'obituaire de SaintAndoche 2, nous lisons ad calcem, en caractères du seizième siècle:

Pour souvenance et mémoire perpétuelle les quattre chappellains de l'esglise de céans sont tenuz et obligés dire tous les ans pour la fondation de feu madame l'abbesse Bouton de la messe de Nostre Dame de Pitié qui se dict tous les ans le vendredy avant Pasques flories, assavoir celluy qui la dict aulte n'en doibt point dire d'aultre et les aultres trois chappellains en doibvent dire chascung une messe basse pour la fondateresse.

D'après cette mention, les fragments d'épitaphe ci-dessus doivent être sûrement attribués à une abbesse du nom de Bouton. Or, dans son Histoire généalogique des comtes de Chamilly, de la maison de Bouton 3, Palliot nous apprend que Huguette Bouton, abbesse de Saint-Andochc d'Autun, mourut en 15414; il donne même la figure de sa tombe, mais, sans le

1. Notes msi. de M. Laureau de Thory. (Biblioth. de M. A. de Charmasse.)

2. Archives de l'évêché d'Autun. Fonds de Saint-Andoche.

3. Paris, 1611, in-f, p. 142.

4. M. Laureau de Thory avait lu Mcccxli au lieu de Mccccoxli, mais il faisait remarquer que sa lecture n'était pas certaine en raison de la cassure qui existait a l'endroit du millésime.

TOKE XI. 29

moindre scrupule, il traduit librement l'épitaphe en français et l'inscrit ainsi à l'entour de la dalle funéraire:

CY GIST MADAME
HVGVETTE BOVTON IADIZ ABBESSE DE CEANS LAQVELLE

DECEDA LE PENVLTIES
ME IOVR DV MOIS DE MARS MIL CINQ CENS XLI.

REQVIESCAT IN PACE

Ainsi avons-nous vu Gagnare 1 et Courtépée 2 publier en français l'épitaphe du chanoine Claude Jacquinot qui se lisait en latin sur sa tombe. 3

Pour en revenir à celle de Huguette Bouton, que nous reproduisons ci-contre d'après le mauvais dessin de Palliot. elle se voyait devant l'autel de Notre-Dame-de-Pitié, joignant le balustre du grand autel, contre la muraille, du côté de l'épitre 4. L'abbesse y était représentée debout, sous un portique, vêtue d'un manteau doublé d'hermine et tenant sa crosse. Au pied de la tombe était un écusson en losange accolé à une crosse, et écartelé aux 1 et 4 de gueules à la fasce d'or, qui est de Bouton; aux 2 et 3 d'azur à la bande lozangée d'argent et de gueules de deux traits, accompagnés de six croix recroisetées, au pied fiché d'or, mises en orle, qui est du Fay. Au-dessous se déroulait une bandcrolle portant ces mots : Requiescat in pace. L'épitaphe était gravée en bordure.

Huguette Bouton était le cinquième enfant d'Émaxt Bouton, chevalier, seigneur du Fay, bailli et maistre des foires de Chalon, et de Marie d'Oyselet. Elle avait fait construire l'autel de Notre-Dame-de-Pitié devant lequel elle fut enterrée5. Sa devise était : Vérité tout luit..

1. Histoire de l'Église d'Aulun, p. 574.

2. Doser, du duché de Bourgogne, nouv. éd., t. II, p. 506.

3. V. au chapitre de la cathédrale Saint-Lazare, l'art. XXXVIII.

4. Biblioth. nation. Départ, des m38. Fonds Bouhier, t. LUI, p. 102, d'après Palliot, t. III. fol. 66.

5. Palliot, Hist. des comtes de Chamilly, etc., p. 142.—Le P. Anselme, Généalogies, t. VII, p. 643.

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