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non vi, non metu, non dolo seductus, sed certus, ut asserit, et providus, dat donatione pura et perfecta irrevocabili inter vivos pro se et suis tradit, quittât et délibérât dicto monasterio et religiosis predictis et earum successoribus imperpetuum mansum et tenementum Johanneti Perroti et Bernardi, fratrum, Iiberorum Guillermi Montaigne de Molendino Novo, hominum ipsius domicelli, servilis conditionis et manus mortue, cum eisdem hominibus et omni alio jure, actione, proprietate, possessione et droytura quod et quos idem domicellus habet, habere potest et débet apud Molendinum Novum 1 et in finagio dicti loci, tam sit in domibus, terris, pratis, pascuis, nemoribus, aquis, vineis, censibus, denariis, tailliis, corvels, gallinis juridictioneque al ta et bassa quam habet idem domicellus loco predicto, quam rébus aliis quibuscumque, quas res idem domicellus tenet et possidet de franco allodio et absque aliquo onere sêrvitutis, prout asserit dictus Johannes, devestiens se dictus domicellus, etc. Actum et datum in monasterio predicto, die dominica post festum Purificationis béate Marie Virginis, anrro Domini millesimo CCO quinquagesimo, presehtibus Johanne de Dole, presbitero, Guioneto dicto Jaquetot, Andréa de Uxello, clerico, Johanne de Pareniz, domicello, et Guioto de Monte Mauri, testibus ad hoc a dicto notario regio vocatis specialiter et rogatis. Orig. Arch. de l'évéché d'Autun.

VIII

1366. Samedi 5 Décembre. — Assises de justice, tenues par Perrot de Clessy, châtelain du prieuré de Champchanoux.

Universis présentes litteras inspecturis, nos officialis Eduensis notum facimus quod anno Domini millesimo CCO sexagesimo sexto, die sabbati post festum beati Andrée apostoli, in presentia Johannis Boniti de Tholono, jurati et notarii curie Eduensis et nostri, et testium infra scriptorum, scilicet domini Nycholai, curati de Sancto Inianio, domini Johannis de Forgia, presbiteri, Hugonis de Fraxe 3 et Johannis Fabri de Charmoy, vocatorum a dicto jurato nostro et rogatorum ad infra scripta constitutorum apud la Gorneillere3 parochiatus Sancti Iniami, Eduensis diocesis, coram Perreto de Classiaco, castellano et judice religiosarum mulierum priorisse et conventus de

1. Le Moulin-Neuf, lieu détruit, commune de Saint-Eugène (S.-et-L.).

2. Fresse, commune de Saint-Eugène (S.-et-L.).

i. ha Grenouillère, commune de Toulon-sur-Arroux (S.-et-L.).

Campo Canoto, tenentc assisias pro ipsis religiosis in dicto loco. Hugone de la Gorneillerc procuràtore et procuratorio nomine dictarum religiosarum actorum ex una parte, et Johanne le Coez, Stephaneto Bardon, de Bissiaco ot Matheo dicto le Michelot de Bissiaco, Cabilonensis diocesis, ut dicebant, reos, pro se, ex altéra, ipsa dio prcfatus judex dictum Matheum in juridictione de Campo Canoto arrestatum pro quoddam delicto per ipsum in eadem perpetrato, ut dicebatur, desarastavit ad cautionem juratorum, quo desarastato dictus procurator quos supra nomine contra dictum Matheum factum contontum in litteris quibus présentes sunt annexe proposuit ad finem in dictis litteris hic annexis contentum, prout proposuerat contra alios reos ad finem ad quem tenditur in dictis litteris, qui Matheus factum et petitionem dicti procuratoris confessus fuit fore verum voluitque ficri jus super- eodem prout voluerunt alii rei ipsa die; interrogati primitus [ex parte actoris] si volebant jus audire super prepositis pro parte actoris contra ipsos reos, responsum extitit ex parte ipsorum reorum quod sic; qua responsione sie habita, processit ipse judex ad sententiam suam proferendam in hune modum : videlicet, considerata ea quod dicti rei venerunt de nocte ad juridictionem dictarum religiosarum et domum predictam intraverunt et dicta bona ad dictam filiam minorem etate et dictas religiosas, ratione foris matrimonii, spectantia et in dicta domo existentia et sisita oneraverunt super currum predictum, et ea conducere voluerunt extra patriam et juridictionem predictam, et eas spoliaverunt et spoliare voluerunt de eisdem, ipsos reos, de consilio peritorum super hoc habito, per diffinitivam sententiam declaravit ipse judex dictos reos fore emandabilcs ot eos reos condempnavit in emendam viginti denariorum aureorum vocatorum francorum ad eugneum regium, reddendorum et solvendorum dictis religiosis per dictos reos ratione forefacti et delicti per predictos reos facti et perpetrati in juridictione dictarum religiosarum, quam quidom condampnationem per dictum judicem factam dicti rei laudaverunt et approbaverunt et consenserunt et submiserunt se voluntati et pietati dicte priorisse, et gagiavorunt dictis judici et procuratori emandam predictam nomine ipsarum religiosarum per traditionem cujusdam virge nemoree, quam quidem emandam promiscrunt dicti rei reddere et solvere ipsis religiosis bona fide ad ipsorum voluntatem et per eorum juramenta, super quibus omnibus et singulis supradictis prefati procurator et judex petierunt a dicto jurato nostro sibi dari ot fieri instrumentum sub sigillo curie predicte, qui juratus noster eisdem contulit et redegit in hanc formam, et nos ofïicialis predictus, ad preces et rogatum dictorum procuratoris et judicis nobis oblatas per dictum juratum nostrum, sigillum curie predicte presentibus litteris duximus apponendura. Actum et datum anno, die, loco et testibus quibus supra.'

Orig, Arch. de l'évéché d'Autun.

IX

1406. Dimanche 9 Mai. — Accord entre Philiberle de la Grange, prieure de Champchanoux, et Jehan Bridouart, écuyer.

En nom de Nostre Seigneur, amen. L'an de l'Incarnation d'icellui courant mil quatre cens et six, le diemenche jour de la feste de saint Nicolas d'esté, nous Jehan Bridouart, escuier, moy faisant fort et preneant en main, soubz l'obligation de touz mes biens, pour Katherine, ma femme, d'une part, et religieuse dame Philiberte de la Grange, prieure du prieurté de Champ Chanoulx, d'autre part, savoir faisons à touz ceulx qui verront ces présentes lettres que comme certain plait, procès, débat et question feust mehu ou en espérance de mouvoir entre nous les dictes parties sur ce que je la dicte prieure demande et entant à demander audit escuier, ou nom qui se porte, quarante soubz tournois de annuel et perpétuel rente en quoy il est tenu à moy, à cause de mondit prieurté, que feu Gilete de la Scelle, femme de feu Bertrand de Borné donnait en elmosne de Dieu à mondit prieurté de Champ Chanoulx, lesquelx quarente soubz la dicte Gilete assignoit en et sur toute la terre qu'elle avoit ou povoit avoir ou paroichaige de Saint Eugène, si comme plus à plain est contenu en lettres sur ce faictes soubz le seel de monseigneur li duc de Bourgoingne 2, et laquelle terre ledit Jehan Bridouart tient et possède de présent à cause de sa dicte femme. Or est il ainsi que pour bien do pas et amour tenir et garder entre nous les dictes parties et pour éviter toute matière de plait et de pleidoires, nous les dictes parties et chacune de nous par soy, c'est assavoir je ledit Jehan ou nom que dessus, avons prins et esleuz, prenons et eslisons, par ces présentes lettres, pour l'une partie et pour l'autre, nostre arbitre arbitrateur ou aimable compositeur, c'est assavoir honorable homme et saige maistre Regnault Gastellier, auquel nous les dictes parties et chacune de nous avons donné et donnons par ces présentes plain povoir, aucto

1. Aux assises suivantes, tenues au même lieu le samedi avant Nocl, l'amende n'ayant pas été payée, le procureur fiscal du prieuré fit saisir et vendre aux enchères six bœufs appartenant aux condamnés et qui furent délivrés à Barthélémy Rosselot de Toulon.

2. V. plus haut, pièce V.

rité et mandement especial d'oir, juger, sentencier et déterminer de nostredit procès et descort ainsi comme bon lui semblera ordonner de droyt garder et non garder, et tenir son dit et sentence ainsi comme s'il estoit jugé et sentencié par arrest de parlement. Et serons tenuz nous les dictes parties, etc. En tesmoin de ce, nous avons requis et obtenu le seel de la dicte court estre niis à ces présentes lettres faictes et données en la présence de Hugues des Temporauls, clerc, coadjuteur du tabellion de Moncenis pour ledit monseigneur le duc, de Guiot de Gloriene escuier, Simonot et Jehan du Vernoy, frères, tesmoings ad ce appeliez et requis, l'an et jour dessusdits. Temporauls. Orig. Areh. de la ville d'Aulun.

X

1429. Vendredi 22 Juillet. — Bail du domaine du Bouley, par Jeanne de Mavilly, prieure de Champchanoux.

A tous ceulx qu'ilz verront et ourront ces présentes lettres, nous Juhanne de Mavilli, humble prieuse du prieurté de Champchanoux, ou diocèse d'Ostun, et tout le couvent dudit prieurté pour ce assemblé au son do la cloiche en la maniero acoustumée, où estoient Juhanne Choux et Claude de Loisy, religieuses dudit prieurté, savoir faisons que ce jourduy sont venus par devers nous Pierre, Robert et Guillaume Boulet, enfens de Juhandot Boulet et de feu Jaquete Clle de feu Guillemin de la Lonzelle, leur mere, et femme dudit Juhandot, tous hommes de condition de nostredit prieurté et de nous à cause de nostredit prieurté, lesquelx nous ont exposé que Perrenete des Raulx, à présent femme dudit Juhandot, leur père, est ancienne et débilitée de sa personne, de laquelle ledit Juhandot, leur pere, n'ayt nulx enfens procréa de luy en son corps, et que après le trespassement de ladicte Perrenete les biens meubles appertenans à ladietc Perrenete soient et demourroient à nous et à nostre église et à noz successeresses advenir, à cause du droit de main morte, et nous ont requis que nous leur vouhissions remettre ladicte succession et main morte en leurs mains, au proffit d'eulx et de leurs hoirs, pour compectant pris qu'ilz nous baillent pour le proffit et utilité de nous et de nostredicte église et pour le convertir aux réparations nécessaires de nostredicte église qui est de présent en ruyne et en fruche

1. Glorienne, commune de Saint-Eugène (S.-et-L.).

pour deffaul de couverture, et aussi pour le sostencment et administration de la vie de nous et de nosdictes religieuses. Pourquoy nous considerans les chouses dessusdictes, ayant sur ce l'advis et délibération du conseil de nostredicte église, et par le consentement desdictes nos religieuses de nostredit prieurtey et franche volunté en cestuy fait bien advisée et bien conseilléee, aux dessusdits Pierre, Robert et Guillaume Boulet, nosdits hommes, pour eulx et leurs hoirs en droicte ligne, avons vendu, baillé, quitté, cédé et transporté par ces présentes, vendons, baillons, quittons, cédons et transportons des maintenant comme des lors et des lors comme maintenant tous les drois de main morte et tous les biens meubles qu'ils, à cause de main morte et de droit de succession nous peust et pourray appertenir et competer à nous et à nostredicte église après la mort et trespas de ladicte Perrenete, senz ilz siens retenir ne réserver pour nous ne pour noz successeresses advenir et senz réclamation de droit quelconques et de ladicte main morte et succession, et des maintenant comme des lors nous sûmes devestue et dessaisie, et les dessus dits pour eulx et leurs hoirs de droicte ligne, par la teneur de ces présentes en avons revestue et saisie et leurs en avons baillié et baillons la vraye vuide possession et saisine reale et corporalle, et ceste présente vendition, cession et transport nous ladicte prieuse, par le consentement desdictes noz religieuses, en avons faiz et faisons aux dessuz diz Pierre, Robert et Guillaume, nosdits hommes pour eulx et leurs hoirs de droicte ligne, pour le pris et somme de dix huit frans, monnoie à présent courant, ung bichet froment, huit bichets seigle, mesure dé Tholon, ung beuz trahiant ou pris de sept livres, une vaiche proing ou pris de quatre frans, et deux moutons de leinc ou pris de ung franc, à nous paiez, et desquelles sommes de deniers, grain et bestial nous nous tenons pour bien payez et content et les avons convertis au proflit et utilité de nostredicte église et prieurté, et en quittons, etc. En tesmoing desquelles chouses et d'une chacune d'icclles, nous avons mis le seel do nostredit prieurté, duquel nous usons en tel cas, à ces présentes faictes et expédiées soubz le seing manuel de messire Guillaume Rolant, prestre, notaire publique et juré à nostredit seel, le jour do la feste saincte Marie Magdeleine, l'an mil quatre cens vint et neufz, presens Mathé de Ravetoux Jehan Ligier, clercs, Perrot Dauget et pluseurs autres tesmoings ad ce appeliez et requis, l'an et jour dessusdiz.

Orig. Arch. de l'évêché d'Autun.

1. Ravetoux, commune de Saint-Eugène (S.-et-L).

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