Histoire des théories et des idées morales dans l'Antiquité, Band 1

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A. Durand, 1856 - 423 Seiten
 

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Seite 112 - ... amour, dit-on, qui est Naturel, légitime, et même nécessaire. Mais il n'en est pas moins vrai que, lorsqu'il est excessif, il est la cause ordinaire de toutes nos erreurs. Car l'amant s'aveugle sur ce qu'il aime; il juge mal de ce qui est juste, bon et beau, quand il croit devoir toujours préférer ses intérêts à ceux de la vérité.
Seite 231 - Il ya donc aussi quelque chose qui meut éternellement ; et comme il n'ya que trois sortes d'êtres, ce qui est mu, ce qui meut, et le moyen terme entre ce qui est mu et ce qui meut, c'est un être qui meut sans être mu, être éternel, essence pure, et actualité pure.
Seite 229 - Une tradition venue de l'antiquité la plus reculée et transmise à la postérité sous le voile de la fable nous apprend que les astres sont des dieux et que la divinité embrasse toute la nature; tout le reste n'est qu'un récit fabuleux imaginé pour persuader le vulgaire et pour servir les lois et les intérêts communs. Ainsi on donne aux dieux la forme humaine, on les représente sous la figure de certains animaux; et mille inventions du même genre qui se rattachent aces fables.
Seite 356 - D'ailleurs celui qui redoute les douleurs craint une chose que l'ordre du monde lui destine un jour, ce qui est déjà une impiété; et celui qui court sans cesse après les plaisirs des sens, ne s'abstiendra pas au besoin d'une injustice, ce qui est une impiété manifeste. Or il faut que celui qui veut se conformer à la nature, regarde comme indifférentes ' les choses que la nature distribue indistinctement et sans égard au vice et à la vertu. Tout homme donc qui ne reçoit pas également...
Seite 38 - N'est-ce pas dans la bouche d'un Sophiste que Platon met ces belles paroles : «Vous tous, qui êtes ici présents, je vous regarde comme parents, alliés et concitoyens selon la nature, si ce n'est selon la loi ; car le semblable a une affinité naturelle avec le semblable ; mais la loi , ce tyran des hommes , fait violence à la nature en bien des occasions?
Seite 413 - Dieux, ou leur providence ou l'inflexibilité de leur justice, mais par mépris pour les hommes séduiraient la plupart des vivants, leur faisant accroire qu'ils savent évoquer les âmes des morts, les assurant qu'il est en leur pouvoir de fléchir les Dieux, comme s'ils avaient le secret de les charmer par des sacrifices, des prières et des enchantements, et entreprendraient ainsi de renverser de fond en comble les fortunes des particuliers et des États, pour satisfaire leur...
Seite 412 - Celui qui se servira de ligatures, de charmes, d'enchantements, et de tous autres maléfices de cette nature, à dessein de nuire par de tels prestiges, s'il est devin ou versé dans l'art d'observer les prodiges , qu'il meure; si, n'ayant aucune connaissance de ces arts, il est convaincu de ces sortes de maléfices; le tribunal décidera ce qu'il doit souffrir dans sa personne ou dans ses biens.
Seite 34 - Je dis que ce rapport d'un et plusieurs se trouve partout et toujours, de tout temps comme aujourd'hui , dans chacune des choses dont on parle. Jamais il ne cessera d'être , et il n'a jamais commencé d'exister : mais , autant qu'il me paraît, c'est une qualité inhérente au discours, immortelle et incapable de vieillir. Le jeune homme qui se sert...
Seite 89 - ... que partout ailleurs. De petites chiennes, selon le proverbe, y sont sur le même pied que leurs maîtresses; les chevaux et les ânes, accoutumés à marcher tête levée et sans se gêner, heurtent tous ceux qu'ils rencontrent, si on ne leur cède le passage. Enfin, tout y jouit d'une pleine et entière liberté. — Tu me racontes mon propre songe : je ne vais presque jamais à la campagne que cela ne m'arrive. — Or...
Seite 232 - En effet, le bien de l'armée, c'est l'ordre qui y règne et son général, et surtout son général : ce n'est pas l'ordre qui fait le général, c'est le général qui est la cause de l'ordre. Tout a une place marquée dans le monde, poissons oiseaux, pla'ntes ; mais il ya des degrés différents , et les êtres ne sont pas isolés les uns des autres ; ils sont dans une relation mutuelle, car tout est ordonné en vue d'une existence unique. Il en est de l'univers comme d'une famille. Là les hommes...

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