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qu'on leur sert, gardant le silence et se ren- de la grande église, en sorte que leur cimea nr. dant attentives à la lecture. Il n'est permis à tière était au dehors; mais elle y mit quatre

aucune de se dispenser du réfectoire com- religieuses de son monastère, avec un prêtre mun, si ce n'est aux malades à qui la supé- séculier pour y faire le service divin, aux

rieure doit donner une chambre particulière quels on fournissait toutes les choses néces2117 Tu, avec une infirmière. On distingue dans la saires, tant pour la nourriture et le vête

règle les aliments que l'on accorde aux jours ment que pour le luminaire du cimetière. On de jeûne d'avec ceux que l'on sert aux jours y transportait les corps des défuntes au cliant de fêtes qui arrivent pendant le Carême ou des psaumes, et le convoi funèbre était comles autres jeunes de l'année; mais cette dif- posé d'un certain nombre de religieuses référence ne consiste qu'en ce qu'on y servait glé par l'abbesse. On offrait pour la défunte du poisson, du vin et de l'huile en plus grande des prières et des sacrifices jusqu'au quaquantilé; on en donnait moins dans les jours rantième jour de sa mort, et l'on mettait son ordinaires; le lundi, des deux meis cuits il nom dans les diplyques, afin que les prêtres n'y en avait qu'un d'assaisonné avec de l'huile; pussent aisément s'en souvenir pendant la le mercredi et le vendredi, on ne mettait de célébration des mystères. l'huile dans aucun des deux, quoiqu'on les 29. Il y a un chapitre particulier pour la Cap. LXII. servit cuits, et la mesure de vin était moindre commémoration des morts de la famille im. que dans les autres jours. Le second carême, périale, au jour de leur décès, avec la quan. appelé des Apôtres, commençait après les tité d'aumônes qui doivent se faire en ce jour, fèles de la Pentecôte et finissait à celle de et du luminaire; dans un autre, il est dit que LsXVI. saint Pierre et de saint Paul. Le troisième si quelqu'une de cette famille, à qui l'inspecs'étendait depuis le 15 novembre jusqu'à tion du monastère sera confiée, veut se faire Noël exclusivement. Quelques-uns ajoutaient inhumer, elle le pourra, pourvu qu'elle choiun quatrième carême avant la fête de l'As sisse sa sépulture dans le vestibule extérieur somption,

de l'église; mais que cette grâce ne s'accor26. La règle prescrit une pauvreté qui ex- dera point à d'autres personnes, de quelque clae toute propriété en quelque espèce que ce condition qu'elles soient. soit, en argent ou en aliments; mais aussi elle 30. C'était dans le vestibule intérieur de lui.

ordonne que tous les besoins seront fournis l'église que l'abbesse lavait les pieds le jour 2:1, 171. des revenus du monastère; qu'il n'y aura au- du jeudi-saint, et il y avait dans cet endroit

cune différence pour la nourriture et les ha- la représentation de Jésus-Christ lavant les ii bils, excepté pour les infirmes; elle permet pieds à ses apôtres. L'impératrice Irène

aux religieuses de se baigner une fois le mois, n'ayant rien omis pour rendre son monastère et aux infirmes autant de fois que le médecin régulier et commode, elle défendit d'y rien l'ordonnera ; c'est aussi à lui à régler leur changer à l'avenir, surtout de faire des jours nourriture.

dans les murailles de clôture, et d'y faire en# 27. On entre dans le détail des ornements trer des personnes du dehors pour chanter

et du luminaire pour la célébration des fêtes l'office des fêtes solennelles, voulant qu'il de l'Assomption de la sainte Vierge, de sa se fît par les religieuses mêmes, aidées de

Nativité, de celle de Jésus-Christ, et des au quelques saints prêtres. Le samedi avant les LXI. 1. tres fêtes solennelles; de la quantité des au Rameaux, sept prêtres faisaient dans l'église

mõnes qui se doivent faire chaque jour à la du cimetière la bénédiction de l'huile sainte, porte du monastère; des jours où l'on doit puis l'un d'eux entrait dans le monastère et lire la règle à voix haute en présence de la oignait chacune des religieuses en récitant

communauté, et du luminaire journalier de l'oraison accoutumée. 11. l'Eglise. L'impératrice Irène, en faisant bâtir 31. Sur la fin de sa régle, Irène exhorte les Lxxvlll.

le monastère, eut soin d'y faire venir de l'eau religieuses à en remplir exactement tous les par deux canaux différents, dont l'un en por. devoirs, à respecter leur abbesse , à s'entr’aitait dans le monastère des religieuses, et mer, à se prévenir mutuellement, à pratil'autre dans celui des hommes, c'est-à-dire quer l'obéissance et la pauvreté, et à trades prêtres, économes et médecins au ser vailler assidûment à leur salut. Ce chapitre, vice de ces filles.

qui doit être regardé comme le dernier, est 28. Elle acheta , pour leur sépulture, un signé, dans le manuscrit original, de la main petit monastère nominé Cellarée, dépendant même de celle princesse, en lettres rouges

XIV.

LXXIII, LXXIV.

10

LXXX

Aapa Con Dène.

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fat l'occasion,

Nicépbore

comme il était ordinaire aux empereurs et depuis l'an 1143 jusqu'en 1180, et elle en Cap. lxxix, aux impératrices de Constantinople. Les deux parle comme ayant déjà régné quelques an

chapitres suivants, qui furent ajoutés long- nées. L'histoire entière est divisée en quinze
temps après, sont de différentes mains, et livres; elle a fait, dans tous les temps, l'ad-
concernent les bâtiments du monastère de la miration des savants, tant pour la beauté, la
Pleine-de-Grâce; les tables suivantes, tirées délicatesse et l'élégance du style, que pour
du même manuscrit que le Typique, sont une l'étendue et l'importance des matières. On la
espèce de registre de ses revenus annuels, fait aller de pair 10 avec l'Histoire d'Alexandre-
du moins en partie, et de l'emploi qu'on en le-Grand, écrite par Quinte-Curce, et on la
faisait.

met au-dessus de toutes celles qui composent
32. Le premier des enfants de l'impéra- le Corps de la Byzantine, car elle est presque la
trice Irène fut Anne Comnène. Elle vint au seule qui ait de la dignité et dont l'auteur se
monde un samedi, 1er décembre de l'an 1083. soit formé sur les anciens; il faut pourtant
Dès son enfance on lui fit apprendre les belles- avouer qu'en beaucoup d'endroits elle a plus
lettres, que l'empereur Alexis, son père, avait l'air d'un panegyrique que d'une histoire;
remises en honneur 2; elles firent de grands mais les fleurs qu'elle répand sur certains
progrès sous son règne. Anne s'appliqua par- événements n'en altèrent point la vérité.
ticulièrement à bien posséder la langue greca 34. Anne Comnène n'ignorait pas combien Quello e
que 3; mais elle étudia aussi la rhétorique, il est difficile'lde garder unjuste milieu, quand Histoire de
lut exactement les livres de Platon et d'Aris- il s'agit de louer ou de blâmer ceux qui le Brienne.
tole, et culliva les quatre arts qui servent le méritent; elle demande qu'on ne l'en croie
plus à orner l'esprit; elle ne se souvenait pas sur sa parole, et qu'on juge par les faits
point d'avoir jamais manqué 4 au respect et qu'elle rapporte si elle a excédé dans l'un ou
à l'amour qu'elle devait à ses père et mère, l'autre genre. Presque tous les Latins qui
et se sentait disposée à tout sacrifier pour ont écrit l'histoire de la Croisade ont fait pas-
leur conservation, même sa vie. La jugeant ser l'empereur Alexis pour un fourbe et un
digne de l'empire, ils la fiancèrent avec Cons- perfide; il peut y avoir de l'excès dans ce
tantin Ducas, fils de l'empereur Michel Du- qu'ils en ont dit. Anne Comnène, sans violer
cas, qui tenait déjà le second rang dans l'em- les règles de l'histoire, dit 12 de son père le
pire, en sorte qu'il souscrivaits aux donations bien et le mal qu'elle en savait par rapport
en lettres rouges et qu'il avait le pas, dans au gouvernement de l'empire, car elle n'en-
toutes les solennités, après l'empereur Alexis. tre pas dans le détail de sa vie privée. Ni-
Mais Constantin étant mort avant la consom. céphore Brienne, son mari 13, avait avant
mation du mariage, Anne épousa le César elle entrepris de décrire l'histoire du règne
Nicéphore, de la famille illustre des Brienne; d'Alexis, à la sollicitation de l'impératrice
elle nous le dépeint ? comme un prince ac Irène, sa belle-mère, et il y donnait tout le
compli; aussi l'aimail-elle tendrement, et sa temps que les affaires de la guerre lui lais-
mort, arrivée en 1137, lui causa tant de dou saient libre; mais il ne passa point au-delà
leur, qu'elle fut longtemps à ne voir per du règne de Nicéphore Botoniate; son his-
sonnes, cherchant sa consolation en Dieu toire ne s'étendait que depuis l'an 1057 jus-
seul et dans l'étude des lettres; elle lui sur qu'en 1081, c'est-à-dire qu'elle comprenait
vécut de plusieurs années, n'étant morte qu'a- le règne d'Isaac Comnène et de ses deux suc-
près l'an 1148, âgée de plus de soixante-cing cesseurs, Michel Parapinacéus et Nicéphore
ans.

Botoniate. Anne Comnène, autant pour transElle écrit 33. Ce fut vers ce temps-là qu'elle acheva mettre à la postérité 14 l'ouvrage de son mari lemperoue son histoire, intitulée Alexiade, parce qu'elle que l'histoire du règne de son père, se char

contient celle du règne de l'empereur Alexis gea de l'écrire, partie sur ce qu'elle avait vu
son père; elle marque elle-même cette épo- elle-même 15, partie sur les mémoires dignes
que en disant, dans le livre XIVe 9, qu'elle de foi que lui avaient communiqués ceux qui
l'écrivait sous le troisième empereur depuis avaient suivi l'empereur Alexis à la guerre,
son père; c'était Manuel Comnène, qui régna et qui depuis s'étaient faits moines; compa-

Alexis.

1 Alexiad., lib. VI, pag. 133. – ? Pag. 131.
3 In præfatione, pag. 1. — * Pag. 135.
5 Pag. 133. - 6 Pag. 2 et 234. - 7 Pag. 2.
8 Pag. 353, - ' Ibid.

10 Marville, Mélanges d'histoire et de littérature, tom. III, pag. 56.

11 In præfatione, pag. 1, 2. 12 Pag. 36.
13 Pag. 2. - 15 lo prefat., pag. 2, - 15 Pag. 353.

Edition de

l'histo're

de

Brieone.

rant avec eux-mêmes ce qu'ils lui disaient 36. C'est aussi au père Poussines qu'on avec ce qu'elle avait ouï dire ou vu. Ce fut est redevable de l'édition de l'Histoire de Ni- Nicéphoresous le règne de Manuel Comnène qu'elle fit céphore Brienne. Il la tira d'un manuscrit toutes ses recherches, c'est-à-dire plus de grec de Jacques Cujas, où elle était à la suite vingt-cinq ans après la mort de l'empereur des quinze livres d'Anne Comnène, mais sans son père, conséquemment en un temps où la le commencement du prologue; elle fut imBatterie ' ne devait point régner dans les primée à Paris en 1661, in-fol., à la fin de rapports qu'on lui faisait des actions de ce Procope, l'un des auteurs de la Byzantine, et prince.

on l'a remise sous presse à Venise en 1729, latert

33. Son bistoire est, comme on l'a déjà dit, [et, d'une manière plus correcte, à Rome, de divisée en quinze livres, où l'on voit non dans la nouvelle édition de la Byzantine.]

seulement ce que l'empereur Alexis a fait Elle est divisée en quatre livres. On voit, par pendant son règne qui fut très-long, mais ce qui reste du prologue, que Nicéphore avait encore les grands événements de l'Asie et de pour but, dans celte histoire 3, de montrer l'Europe, tant sur terre que sur mer; l'his- qu'Alexis, en dépouillant Nicéphore Bototoire de la croisade, celle de l'Eglise de Cons- niate de l'empire, pour se l'approprier, était tantinople et des controverses sur la religion en droit de le faire; il rapporte à cet effet la dans les Eglises d'Orient. Elle commence à révolte de Botoniate contre Michel Ducas, l'an 1081, le premier du règne d'Alexis, et les mouvements qu'Alexis se donna pour finit à l'an 1118, qui-en fut le dernier. David mettre sur le trône Constantin Ducas, frère Höschélius fit imprimer les huit premiers de Michel, et un autre Constantin Ducas, fils du livres en grec, mais pleins de lacunes, à même empereur Michel; les embûches que Augsbourg en 1610, in-4°, sur un manuscrit l'on dressa à Alexis, les dangers auxquels il de la bibliothèque de cette ville. Le père fut exposé, et enfin son attention à associer Poussines ayant eu les quinze livres entiers à l'empire Constantin Ducas, encore enfant, d'un manuscrit grec du Vatican et d'un autre avec l'espérance de succession, afin de mainde la bibliothèque Barberine, qu'Holsténius tenir l'empire dans la famille des Ducas. avait collationnés avec celui de Médicis, les Après un détail de tous ces faits, le dessein traduisit en latin et les publia en ces deux de Nicéphore était de donner de suite l'hislangues avec un glossaire et les notes de Hæs- toire de l'empereur Alexis; mais une mort chélius, à Paris en 1651, in-fol. Ils ont été prématurée ne le lui permit pas. Il ne vouréimprimés à Venise, en la même forme, en lut pas donner à son ouvrage le titre d'his1729, avec les notes de du Cangesurl'Alexiade, toire, mais de simples Mémoires 4. De quelque imprimées à Paris en 1670, à la suite de manière qu'on les intitule, on ne les trouvera l'Histoire de Jean Cinname. Frédéric Grono- point au-dessous du jugement avantageux vius avait promis, dans une lettre écrite en qu'Anne Comnène en a porté en disant qu'ils 1643 à Georges Richter, de donner une édi- sont très-bien travaillés 5, et aussi admiration complète de l'Alexiade; on ne voit point bles par la liaison et la justesse du discours qu'il ait tenu parole. (L. Schoppen a donné que par l'agrément et la douceur du style et une nouvelle édition de cette Histoire dans de l'élocution. le deuxième volume de la Byzantine publiée à Rome.]

1 Pag. 333. — * Epist. Georgii Richteri, pag. 242.
* Niceph., in præfat., pag. 1, et seq.

- Ibid., pag. 6, edit. Venetæ.
6 Alexiad., in præfat., pag. 2.

CHAPITRE XI.

Nicétas Seidus; Eustrace, métropolitain de Nicée sécrivains grecs];

Pierre Grosulan, archevêque de Milan (écrivain latin); Jean Fernus,
Nicétas de Byzance, Théodore Prodrome, Grégoire, abbé d'Oxia,
Euthymius Zigabène (écrivains grecs).

[Tous du XIIe siècle.]

dos.

Nicétas Sai. 1.On met sous le règne d'Alexis Comnènei Eustrace, métropolitain de Nicée. Anne Com

un écrivain nommé Nicétas Seidus, qui fit un mène parle de lui avec éloge dans le livre XIV
traité contre les Latins, où il prétendait mon- de l'Alexiade, et le fait passer pour le plus
trer que ce qui est ancien n'est pas toujours habile de son temps dans la dispute; c'est
plus respectable que ce qui est nouveau; que pourquoi l'empereur Alexis voulut qu'il fût
l'antiquité n'est absolument vénérable que présent, lorsque l'évêque de Milan entreprit 5
dans Dieu, et non dans les choses créées; que de prouver devant ce prince que le Saint-
les démons, quoique plus anciens que nous, Esprit procède du Père et du Fils. Pierre, c'é-
sont plus méprisables; qu’Abel, plus jeune tait le nom de l'évêque de Milan, mit ses rai.
que Caïn, valait mieux que lui. Il rapportait sons par écrit et les adressa à l'empereur.
quantité d'autres exemples pour faire voir Allatius 6 a fait imprimer cet écrit dans sa
que Rome, pour être plus ancienne que Cons- Grèce orthodoxe. Eustrace le réfula 7 dans un
tantinople, ne méritait pas pour cela plus ouvrage divisé en deux livres, où il préien-
d'honneur. Il dit que si les Latins usent des dit montrer que le Saint-Esprit procède du
azymes, parce qu'ils sont anciens, ils devraient Père seul. Il paraît qu'il traita 8 une seconde
encore pratiquer la circoncision et estimer fois la même matière, puisque Allatius dit
plus la piscine probalique et le Jourdain que avoir vu de lui cinq traités sur la Procession
le baptême. Il semble même contester à l'E- du Saint-Esprit. Nous avons d'Eustrace des
glise de Rome son antiquité, et soutient avec commentaires sur le livre Il des Analytiques
d'autres qu'elle n'avait pas reçu ses privi- d'Aristote. Cet évêque les composa , étant
léges de Jésus-Christ par saint Pierre, mais déjà vieux, à la prière d'une reine de Chypre
des pères et des empereurs. Il accuse 2 les ou de quelque autre endroit. Ils ont été im-
Latins d'être tombés en diverses erreurs de- primés à Venise en 1534, in-fol., de la tra-
puis leur séparation d'avec les Grecs, dont il duction d'André Gratarole. Eustrace écrivit
rapporte l'origine à la dispute touchant les encore deux livres contre les Arméniens 9;
images. Il leur attribue 3 trente-deux chefs mais, en voulant réfuter les erreurs des au-
d'erreurs, parmi lesquels il n'oublie pas de tres, il en avança lui-même qu'il désavoua
remarquer qu'ils croyaient que le Saint-Es- dans un concile tenu à Constantinople en
prit procède du Fils comme du Père, qu'ils 1107. On conserve sa rétractation parmi les
se servaient d’azymes dans le sacrifice, qu'ils manuscrits de la bibliothèque impériale. En-
rejetaient le mariage des prêtres. Son traité fin, il composa les commentaires sur les dix
n'est pas venu jusqu'à nous, mais nous en livres des Morales d'Aristote, imprimés à Pa-
avons de longs fragments dans les livres ris en 1543, chez Jean Boigny. La traduc-
d’Allatius, intitulés De l'accord des deux Eglisestion de ces commentaires est de Bernard
grecque et latine, et dans ce qu'il a écrit4 contre Félicien.
Hottinger.

3. Le traité manuscrit de Pierre Grosulan, Eastrace, 2. Sous le même Alexis Comnène vivait dont parle Allatius 10, et que Baronius croyait pe mine

Pie

Eostrace métropolitain de Nicée,

enlan vbq៥ ៩ Tan.

* Allatius, de Consensu, lib. I, cap. xiv, pag. 211,
214; ct lib. JI, cap. x, pag. 626, 630.

? Ibid., lib. II, pag. 475, 476, 479.
3 Ibid., lib., III, cap. XII, pag. 1111, 1112.
- Pag. 591.

5 Allatius, de Consensu, lib. II, cap. X, pag. 626.
6 Tom. I, pag. 379. – 7. Ibid , pay. 629, - 8 ibid.
9 Lambecius, lib. V Biblioth. Vindobon., pag. 139.

10 Allatius, de Consensu, lib. II, cap. x, pag. 626 et Baron., ad an. 1116, num. 7, 8, 16.

Jeu Feroes.

perdu, se conserve dans la bibliothèque du les hymnes en l'honneur de Jésus-Christ, par roi; mais on ne sait sur quoi ces deux écri- les saints Cosme, évêque de Majume, et Jean vains ont fondé sa légation à l'empereur Damascène; des réponses aux Questions d'lAlexis de la part du pape Pascal II. Il n'en rène de Sébaste; des poèmes sur diverses est parlé dans aucun des historiens du temps. histoires de l'Ecriture sainte; l'épithalame On sait seulement que, selon le rapport de d'Alexis Comnène; un poème sur le mariage Landulphe le Jeune, écrivain contemporain, du fils de ce prince; une hymne à Jean Grosulan fit, en 1110, un voyage à la Terre- Comnère; un poème sur Jésus-Christ, sur le Sainte, et qu'il n'en revint que deux ans jardin, sur le tombeau de saint Jean, sur après. Ce fut sans doute en passant à Cons- saint Paul; un écrit touchant la procession tantinople qu'il eut une dispute avec les du Saint-Esprit, où il combattait le sentiGrecs sur la procession du Saint-Esprit, et ment des Latins, apparemment de l'évèque qu'il composa contre eux le traité dont nous de Milan, car il avait été présent à la dispute parlons, et qui fut combattu par plusieurs de ce prélat, et avait pris le parti de l'empereur Grecs. Trithème ? le cite et lui attribue en- Alexis. Allatius 8 avait vu ce traité de Théocore un livre sur la Trinité, divers autres dore, mais il ne l'a point mis au jour. Cet traités, des lettres et des sermons, avouant écrivain fit aussi un abrégé des commentaitoutefois qu'il n'avait vu aucun de ces écrits. res de Théodoret sur les Psaumes; un Poème

4. Entre ceux qui écrivirent contre le traité astronomique; un autre poème divisé en deux de l'archevêque de Milan, on compte Jean livres; dans le premier il déplore sa pauvreté, Ferous 3, le même qu'on dit avoir aidé 4 Eu- en s'adressant à l'empereur Manuel Comthymius Zigabénus à composer sa Panoplie. nene; dans le second, il invective contre son Allatius la croit de Zigabénus seul. L'ou- abbé : ce qui fait voir qu'il n'était que siniple vrage de Fernus contre les Latins n'a pas été moine, mais apparemment considéré à la rendu public, ni la réponse que lui fit l'arche- cour pour son savoir. Ce poème est cité par vêque de Milan. Elle est citée dans Allatius. du Cange dans son Glossaire grec, et se trouve

5. L'édit de Nicétas de Byzance 5 se trouve, dans la bibliothèque du roi. On y voit une à ce que l'on dit, parmi les manuscrits de la dissertation de Théodore sur ces paroles bibliothèque de Bavière. Quelques-uns lui d'un poète : Le sort des pauvres est la sagesse. ont attribué l'apologie du concile de Chalcé- Elle a été imprimée à Paris en 1608, in-8°, doine contre le roi d'Arménie, accusé de fa- par Frédéric Morel. On a encore de Théovoriser l'hérésie d'Eutychès. Mais Allatius dore un poème sur la Providence, où il deprétend que cette apologie est de Nicétas mande pourquoi elle est favorable aux méDavid, et c'est sous ce nom qu'il l'a fait im- chants et défavorable aux bons. Eustache primer dans le premier tome de sa Grèce Swartius l'a inise en vers iambes, et fait imOrthodoxe 6. On cite encore 7 de Nicétas de primer à Leyde, en 1616, in-4'. Celui qui a Byzance un livre contre Mahomet, et la ré- pour titre : L'Amitié bannie du monde, est en futation des lettres adressées par les Agaré- forme de dialogue; il parut d'abord en grec niens à l'empereur Michel, fils de Théophile; à Bâle, en 1536, in-8°, avec les autres poèmes l'on et l'autre se lisent dans les manuscrits de cet auteur; puis à Zurich, en 1543, 1559, du Vatican.

de la traduction de Conrad Gesner, et à Pa6. Les ouvrages de Théodore Prodrome ris, en 1559, traduit par Laétius; Jean Figon sont en grand nombre, savoir : des épigram- le mit en français, et on l'a imprimé en cette mes sur l'Ancien et le Nouveau Testament, langue à Toulouse, en 1558, in-89. Théodore imprimées à Bâle, en 1536, in-8°; neuf livres aimait les belles-lettres; il composa plusieurs sur les Amours de Rhodantes et de Dasicles, ouvrages sur la grammaire et sur des matiètraduits en latin par Gilbert Gaumin, et pu- res profanes. On peut en voir le catalogue bliés à Paris en 1615, in-8°; une lettre à dans Fabricius et dans Oudin 9: QuelquesGrégoire, abbé d'Oxia; un commentaire sur uns lui en firent des reproches, et le firent

gabe.

Thor ore Procee.

! Landulphus jun., cap. xvii, apud Puricellum,
lib. IV de SS. Ariuldo et Herlemb., cap. xc.

2 Trilliem., de Script. eccles., cap. CCCXCVII.
* Allatius, ibid., pag. 627, 628.
• Ibid., pag. 643.
s Allatius, ibid., pag. 633. — 6 Pag. 663.

7 Fabricius, tom. VI Bibliot. Græcæ , pag. 691.
8 Allatius, de Consensu, pag. 630.

9 Fabricius, tom. VI Bibliot. Græcie, pag. 815 et seq., et Oudin, de Script. eccles., tom. II, pag. 973 et seq.

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