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trement on serait forcé d'avouer que les ensuite que l'homme innocent les a possésaints anges, qui sont tellement bons qu'ils dées toutes trois, mais que, depuis sa chute, ne peuvent être mauvais, et les anges pré- il ne lui est resté que la première. De là il varicateurs, qui sont tellement mauvais qu'ils passe à la grâce dont il marque la nature et ne pourraient devenir bons, manquent éga- les effets. Après avoir dit qu'elle opère tout lement du libre arbitre; il faudrait encore dans le libre arbitre ou par le libre arbitre, affirmer la même chose de nous après la ré- il se fait cette question : « Ici quelqu'un me surrection, lorsque, par l'effet du jugement demandera peut-être : que fait donc alors le dernier, nous serons inséparablement unis, libre arbitre de l'homme ? Je réponds en deux les uns aux justes, les autres aux réprouvés. mots : il est sauvé. Olez le libre arbitre, il Au reste, il est facile de prouver que ni Dieu n'y a plus rien à sauver; ôtez la grâce, il n'y ni le diable ne sont dépourvus du libre ar aura plus moyen d'être sauvé. Ce grand oubitre. Comment, en effet, pourrait-on l'ôter vrage du salut ne peut se faire sans le conau premier, lui qui n'est incapable de faire cours de deux choses : l'une qui l'accomplit, le mal que par une volonté ferme, ou, si l'on l'autre dans laquelle il est accompli. Dieu est veut, une fermeté volontaire dans le bien; auteur du salut que le libre arbitre est seuet comment en dépouiller le second, tandis lement capable de recevoir. Nul autre que qu'affranchi pleinement de la tyrannie d'au. Dieu ne peut donner ce bienfait ineffable; trui, rien ne l'empêche d'aimer le bien que nul autre n'en est susceptible que le libre le penchant opiniâtre de sa volonté pour le arbitre. Ce qui est donc accordé par Dieu mal? C'est donc plutôt parce qu'il rend sa seul au libre arbitre ne peut non plus être volonté parfaitement libre, soit dans le bien, sans le consentement de celui qui le reçoit, soit dans le mal, que le libre arbitre est ainsi que sans la grâce de celui qui le donne, et nommé, puisque personne ne doit être dit et c'est ainsi que le libre arbitre coopère à la ne peut être réellement bon ou mauvais qu'au- grâce qui opère le salut, lorsqu'il consent ou tant qu'il veut être l'un ou l'autre; et ainsi, bien lorsqu'il est sauvé, car consentir n'est il n'y aura nul inconvénient de dire que le autre chose qu'être sauvé. » libre arbitre est égal pour le bien et pour le Ces passages de la doctrine de Vivien doimal, non à raison d'une égale facilité dans vent faire juger du mérite de l'ouvrage et le choix, mais parce qu'il y a toujours la de la capacité de son auteur dans les matières même liberté, quelque parti que l'on prenne de théologie. Il est à remarquer que quoidans la volonté. Il est aisé de s'apercevoir, qu'il fasse un fréquent usage des principes d'après ce raisonnement, que, bien loin de de la dialectique, il n'emploie que les expresrejeter cette liberté foncière sur le bien et le sions consacrées par l'antiquité. Elles lui ont mal qui est inhérente à l'état de l'homme paru suffisantes pour expliquer une matière voyageur, notre auteur n'en veut ici qu'à qu'elle avait discutée à fond et sur laquelle l'équilibre de pouvoirs ou de forces dans le- il est presque aussi dangereux d’innover dans quel les adversaires plaçaient l'essence de la le langage que dans la façon de penser'. liberté. C'est une règle qu'il faut avoir tou. L'ouvrage de Vivien a été publié par Marjours présente à l'esprit en lisant les ouvrages tène au tomé IX de l'Ampliss. collect.; c'est des anciens théologiens.

de là qu'il a passé au tome CLXVI de la PaVivien développe avec la même précision trologie, col. 1319-1336.] les deux autres espèces de liberté. Il prouve

· Presque tout ce qui précède est extrait de l'His

toire littéraire de France, t.

CHAPITRE XXII.

Les papes Honorius II [1130), Innocent II [1143), Célestin II [1144),

Lucius II (1145), Eugène III (1153).

Honorias II, pape en 1124.

ses

emplois

1. Après la mort de Calixte II, arrivée le cardinal 3, qu'il envoya à Cluny en qualité 12 décembre de l'an 1124, on lui donna d'a- de légat, avec Hubald, primat de Lyon 4. bord pour successeur Thibaud , cardinal- L'année suivante, qui était l'an 1126, il fit prêtre de Sainte - Anastasie , sous le nom de venir Ponce à Rome pour rendre compte de Célestin. Mais Thibaud, voyant que l'on pen- sa conduite, et, le trouvant rebelle à ses orsait à traverser son élection, céda le jour dres, il confirma l'élection de Pierre-le-Vénémême, et on élut à sa place Lambert, évêque rable, choisi par ceux de Cluny depuis l'abd'Ostie, à qui l'on donna le nom d'Honorius II. dication de Ponce. Il excommunia encore Cette seconde élection ne s'étail point passée Conrad 5, duc de Franconie, et Frideric, duc sans tumulte; Lambert, craignant qu'elle ne d'Allemagne, pour s'être révoltés contre Lofût pas canonique, quitta, sept jours après, thaire, et Roger, comte de Sicile, parce qu'il la mitre et la chape rouge en présence des s'était emparé du duché de Pouille après la cardinaux. Touchés de cette démarche édi- mort de Guillaume II. Il assembla même fiante, ils rectifièrent ce qu'il y avait eu de contre Roger un concile à Troyes, en 1127, défectueux dans son élection, et le recon- où il l'excommunia une seconde fois. Cela nurent unanimement comme pape.

n'empêcha pas ce prince d'entrer en Pouille Sa naissanc, 2. Cette reconnaissance se fit le 24 décem. avec une grande armée. Le pape se mit en avant la pa- bre; comme ce jour tombait au dimanche devoir de l'en chasser, secondé du prince de

en 1124, il est probable qu'il fut ce jour-là Capoue. Cetie tentative ne réussit pas. Roger
même sacré et couronné. Il était né dans le fit sa paix avec le pape, de qui il reçut l'in-
comté de Bologne', d'une famille médiocre; vestiture du duché de Pouille par l'étendart.
mais son savoir engagea le pape Pascal II à Le traité fait entre eux est du 22 août 1128.
le faire venir à Rome et à lui donner l'évê- 4. La même année, Honorius déposa les
ché de Vélitre ou d'Ostie, car ces deux villes patriarches d'Aquilée et de Venise, comme
ne firent, quelques années après, qu'un seul fauteurs 6 de la révolte de Conrad de Fran- beige et de
diocèse. En 1121, le pape Calixte II l'envoya conie contre Lothaire; ce fut par le même
légat en Allemagne ?, avec Saxon, cardinal- motif qu'il dépouilla Anselme, archevêque de
prêtre, vers l'empereur Henri, pour conclure Milan, de sa dignité. En 1129, le roi de Da-
la paix entre l'Empire et l'Eglise. La négo- nemark lui ayant demandé un légat, il dé-
ciation réussit, et il se fit une paix solide au puta Grégoire de Crescent?, cardinal-diacre
gré du pape et de l'empereur.

du titre de Saint-Théodore, avec une lettre Il excomma 3. La seconde année de son pontificat, Ho pour ce prince, dans laquelle il relève le mépersonnes, norius ayant appris que Ponce, abbé de Clu- rite du légat 8 et s'explique sur les pouvoirs

ny, mais qui depuis quelque temps avait qu'il lui avait donnés d'arracher et de plan-
renoncé à cette dignité, voulait la reprendre ter dans tout le royaume de Danemark, sui-
et causait du trouble dans l'abbaye, le fit ex- vant les intentions du roi.
communier, avec ses fauteurs, par Pierre, 5. Le pape Honorius étant tombé malade Mort d'HO:

Il dépose les patriar. cbez d'Aqui. lée et de Vé. Diso.

nie plasieurs

étant pape.

norius en
1130.

1 Papebroch., in Conatu Chronic. ad Honor. I].
: Pandulphus, in vita Callisti.
3 Pet. venerabil., lib. II de Miraculis, cap. XIII.

- Voir sur Ponce le tome CLXVI de la Patrologie, col. 835-852. On y trouve une notice sur Ponce tirée de la Gallia christiana, les statuts donnés par cet abbé, et deux donations pieuses faites par lui; une lettre de Hugues, moine de Cluny, et les donations qui furent faites à l'abbaye de Cluny, sous le gou

vernement de Ponce. Dans sa lettre, Hugues parle de
saint Hugues et de Ponce ; il dit comment il a été
élevé à la dignité de cardinal et avec quelle dévotion
il vénère les cendres de saint Pierre et de saint Paul
portées à Cluny du temps de saint Maïeul. (L'édit.)

5 Alexander, de rebus Rogerii.
6 Guido, in Chronico Belgico.
7 Pagi, ad an. 1129, num. 7.
8 Honor., Epist. 4,

tom. X Con

dans le palais de Latran, et se voyant en légat, pour l'extirpation des désordres et la
danger de mourir, se fit transporter au mo- réformation des meurs et de la discipline, et
nastère de Saint-André 1, où il mourut le 14 pour l'accroissement de la religion. Dans la Epist. 10.
février 1130, après cinq ans et deux mois de lettre à David, roi d'Ecosse 11, Honorius l'en-
pontificat. Onuphre ajoute trois jours, d'au- gage à obliger les évêques de ses Elats à se
tres mettent cinq ans six mois et vingt-neuf rendre aux conciles qui seront indiqués par
jours.

Jean de Crême. Il marque au même prince
S35 lettres, 6. Il nous reste onze lettres de ce pape ?, que le légat était chargé d'examiner la cause
cil. pag. 908. La première 3 est à Pierre, abbé de Cluny, à des deux archevêques, Turstain d’York et
Epist. 1. qui il témoigne qu'en considération de ce Guillaume de Cantorbéry, et de renvoyer au

monastère il avait accordé à Ponce une sé- Saint-Siége la sentence définitive de leur dif-
2. pulture honorable. Dans la seconde 4, qui férend. Jean de Crême les emmena l'un et

est au clergé et au peuple de Tyr, et aux l'autre à Rome pour y plaider leur cause de-
suffragants de cette métropole, Honorius vant le pape.
leur donne avis qu'il avait accordé le pallium 8. La onzième lettre s'adresse aux évêques 11.

à Guillaume leur archevêque, consacré par de la province de Tours 12, qu'il exhorte à 3 et 6. le patriarche de Jérusalem. Il écrivit la même observer les décrets qu'Hildebert avait faits

chose à Guéremond, patriarche de Jérusalem, au concile de Nantes en 1125, contre les ma-
et c'est le sujet de la troisième lettre 5. Par riages incestueux et les abus qui se commet-
la cinquième 6, adressée à Louis VI, roi de taient dans la collation des bénéfices, et dont
France, il marque à ce prince qu'il a pris il avait demandé la confirmation au Saint-
sous la protection du Saint-Siège Henri, son Siege.
fils, qu'il destinait au saint ministère. C'est le 9. L'appendice du tome X des Conciles rap- Autres let-
même prince qui fut depuis moine de Clair- porte une lettre d'Honorius II aux clercs de Honorius II.
vaux, ensuite évêque de Beauvais, puis ar- l'Eglise de Tours 13. Informé que son légat
chevêque de Reims.

avait prononcé une sentence d'excommuniSoito. 7. La síxième lettre 7 est une confirmation cation contre Foulques, comte d'Anjou, pour Epist. 6. de la sentence d'excommunication prononcée n'avoir pas voulu consentir à la dissolution

par son légat contre Foulques, comte d'An- ordonnée du mariage de sa fille avec Guil-
jou, parce qu'il ne voulait pas consentir au laume, fils du comte Robert, et pour avoir

divorce ordonné de sa fille avec le fils du aussi maltraité les envoyés du légat, le pape
7. comte Robert. Le pape renouvelle, dans la confirme cette sentence et veut qu'elle ait

septième 8, tous les priviléges que ses prédé- son exécution jusqu'à satisfaction de la part
cesseurs avaient accordés à l'abbaye de Cluny; de Foulques.
elle est de l'an 1125, signée de lui et de neuf 110. La plupart des cent douze lettres re- Babelk.col.
cardinaux. Les trois lettres suivantes font cueillies au tome CLXVI de la Patrologie,

partie des Actes du concile de Londres en la col. 1217-1320, sont des priviléges pour des
8. même année. L'une est adressée à Jean de églises et des monastères. Plusieurs, néan-

Crême 9, prêtre-cardinal du titre de Saint- moins, sont des lettres proprement dites;
Chrysogone, légat en Angleterre, à qui il re- nous ne parlerons que de celles-ci. Il y en a
commande de se comporter, dans sa léga- deux à Henri de Verdun. La première, écrite

tion, avec la même sollicitude que Calixte II en 1125, le 11 mars, est pour lui ordonner
9. lui avait déjà recommandée. L'autre est aux de restituer ou de faire restituer à l'abbé de

archevêques, évêques et abbés de ce royau. Saint-Viton les biens qui avaient été enlevés
me 10, qu'il prie de prêter leurs secours à son par le prédécesseur de l'évêque. Henri avait

fres du pape

1225.

Epist, 20, col. 1237.

1 Papebroch., in Conatu, et Pagi, ad ann. 1130, num. 1 et 2.

2 Les lettres et les priviléges recueillis dans le tome CLXVI de la Patrologie, col. 1217-1314, sont au nombre de cent douze. A la suite viennent quelques fragments tirés des lettres et décrets de ce pape et des lettres qui lui furent adressées. Une notice historique extraite de Mansi et une notice diplomatique tirée de Jaffe, Regesta pontif. rom., précèdent ces diverses pièces. (L'éditeur.)

3 C'est la 56° dans la Patrologie. (L'édileur.)

La 69e dans la Patrol. (L'éditeur.)
5 La 70e dans la Patrol. (L'éditeur.)
6 La 76e dans la Patrol. (L'éditeur.)
7 La 13e dans la Patrol. (L'éditeur.)
8 La 6e dans la Patrol. (L'éditeur.)
9 La 14e dans la Patrol. (L'éditeur.)
10 La 12e dans la Patrol. (L'édileur.)
11 Ja 15° dans la Patrol. (L'éditeur.)
19 La 670 de la Patrol. (L'éditeur.)

13 Cette lettre est la 13* dans le tome CLXVI de la Patrologie. (L'éditeur.)

col. 1242.

col. 1242.

col. 1245.

Enist. 7, col. 1297.

reçu ordre des papes Calixte et Honorius de avait un autre évêque intrus qui disputait ce
comparaitre à Rome. Dans cette leltre, le siége.
pape lui fait des reproches de sa désobéis. Par la vingt-huitième, écrite le 9 décembre pst. 27,
sance. Dans la vingtième lettre, écrite le 3 de la même année, le pape ordonnait à l'é-
octobre de la même année, il lui ordonne de vêque élu de Galloway (Candida - Casa) de
se trouver à Rome pour la fête de l'Epipha- se faire consacrer par Turstain , archevêque
nie, afin de répondre sur l'ordination de Con- d’York, son métropolitain. Le texte porte
rad, évêque intrus de Toul, et au sujet des Thomas au lieu de Turstain; c'est évidem-
plaintes que faisait l'abbé de Saint-Viton. En ment une fauie.
attendant, il le suspendait de l'office épisco- Le même jour, Honorius faisait savoir à Epist. 28,
pal. Conrad avait été élu, en 1107, évêque l'archevêque de Cantorbéry, aux évêques et
de Toul, par quelques chanoines; tandis que au roi d'Angleterre que Turslain, archevêque
les autres avaient choisi Riquin de Commer- d'York, devait, suivant l'ancienne coutume
çay, qui s'était concilié, peu de temps après, et la prérogative de l'Eglise d'York, faire
les suffrages des deux partis. Mais Conrad, porter la croix devant lui, et devait couron-
sans être consacré, était demeuré intrus jus- ner le roi selon l'usage.
qu'au temps de Pascal II. Cette ordination Les évêques de la Provence avaient enlevé Erist. 31,
avait déjà motivé l'appel à Rome intimé par quelques églises au monastère de Lérins, qui col.
Pascal et par Honorius.

avait alors pour abbé Gorin. Le pape ordonne
Il y a une lettre du 2 avril 1125, écrite aux à ces évêques de les rendre. Deux fermes et
moines de Cluny. Honorius leur dit qu'il a un inonastère appartenant à celui de Lérins
reçu avec bienveillance leur abbé Pierre, et avaient été dévastés par des gens de la Pro-
il leur recommande l'affection et l'obéissance vence; ordre est donné aux évêques de for-
à son égard ; il se recommande à leurs prières cer les dévastateurs à satisfaire. Manfrède,
et leur défend d'aller auprès de Ponce, au- évêque d'Antibes, est chargé d'avertir Foul-
trefois leur abbé, sans la permission du nou- ques de Grasse, son diocésain, de remettre,
vel abbé Pierre.

selon l'ordre déjà donné par Pascal, au moPar la huitième, écrite à Pierre de Saint- nastère de Lérins, l'argent préparé pour faire Gilles, comme par la neuvième et la dixième le voyage de Terre-Sainte. Il devait encore à l'abbé et aux moines de Saint-Benoît sur le faire restituer par Foulques l'argent que le

Po, le pape recommande l'obéissance à Pierre- monastère avait avancé pour le racheter de
Epist. 11, le-Vénérable.Ces trois lettres sont del'an 1125. la captivité des Sarrasins, une ferme qu'il

Le 5 avril de la même année, il écrivait à Turs- avait enlevée, et l'obliger à satisfaire à l'abbé
tain, archevêque d'York, qu'il jouissait d'une et aux moines pour les déprédations qu'il
bonne santé et que la ville de Rome élait dans avait commises dans le château d'Arluc. Cette
la tranquillité. Il lui faisait savoir qu'à raison lettre est de l'an 1125.
de l'affection qu'il portait à la personne de La lettre à Gérard, évêque de Théate,
Turstain, il voulait que la controverse au su- est pour qu'il obligo Raynaud de Tocco à col.

jet de la primauté entre l'Eglise d’York et restituer à Gison, abbé de Saint-Clément de
' celle de Cantorbéry, fût terminée seulement Piscarie, l'église de Sainte-Marie qu'il avait
en la présence du pape.

enlevée par violence. Elle est de l'an 1125 Des soldats de Salamanque avaient envahi ou 1126. l'Eglise qu’un prêtre nommé Bernard gou- 11. Le 10 janvier 1126, il écrivit deux let- Suite. vernait, et en avaient enlevé tous les biens. tres à Didace, archevêque de Compostelle. „Epist. 33, Honorius écrivit à l'archevêque de Compos- Il dit, dans la première, qu'il n'a pu encore telle, et le pria d'avertir l'évêque de Sala- répondre à ses demandes; il lui fait envisamanque de faire restituer à Bernard les biens ger le pallium comme une marque d'humide son Eglise, et de frapper de peines cano- lité, et l'avertit de n'en point abuser. Dans niques les usurpateurs de ces biens. La lettre la seconde lettre, il lui déclare qu'il a reçu est du 1er mai 1125.

de mauvais renseignements sur sa personne, Epist. 26, Le 9 décembre de la même année, il écri- mais comme l'archerêque s'annonçait fils

vait au roi de Norwege de mettre en pos- très-dévoué de l'Eglise romaine, il veut con-
session de son évêché Raoul ou Radulphe, tinuer à l'aimer et il ne prêtera point l'oreille
que Thomas, archevêque de Cantorbéry. à son délateur.
avait consacré évêque des Orcades. Il ý Dans la lettre écrite le 30 janvier à Alexan- col. 1216.

Epist. 8, 9, 10, col. 1228 12.03.

col, 1230.

Rpist. 32,

Epist. 17, ed. 1133.

col. 241.

Epist. 35, Epist. 45, col. 1269.

col. 1259.

Epist. 48,

Epist. 47, col. 1261 et Dion seq.

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it

dre, évêque de Lincoln , Honorius confirme dée à l'Eglise de Pise causait un grand pré-
les priviléges de cette Eglise. Par celle du judice à l'Eglise romaine; ils affirmaient en
24 avril, il ordonne à tous les évêques et à outre que la paix se rétablirait entre les Gé-
tous les seigneurs et fidèles des Gaules de nois et les Pisans si le pape révoquait le pri.
s'appliquer à éloigner Ponce du monastère de vilége, cause de la guerre. Par amour pour
Cluny et de ses dépendances. Il annonce qu'il la paix, Calixte consentit à leur demande; mais
a chargé le cardinal Pierre d'exécuter ce des- la guerre n'en continua pas moins, et les
sein; il leur recommande ce cardinal ainsi Pisans ayant réclamé la continuation de leur
que Pierre, abbé de Cluny.

privilége, Honorius, après avoir cherché en
Le même jour, il écrivait aux moines de vain à rétablir la paix, rendit à l'archevêque

Cluny, et à Humbold , archevêque de Lyon. de Pise le droit de consacrer les évêques de
Epist. 46, Dans la lettre aux moines de Cluny, il leur Corse. Cette lettre est datée du 21 juillet;

ordonne de rejeter Ponce, et les avertit que elle est souscrite par le pape, par plusieurs
le cardinal Pierre est chargé de prononcer évêques, diacres, sous-diacres el par un clerc.
la sentence contre lui. La lettre à Humbold Honorius écrit à Pierre, abbé de Cluny, le
est sur le même sujet. Le pape le félicite de 20 octobre 1126. Il fait l'historique de tout col. 1865.
la résistance qu'il a opposée à l'entreprise de ce que Ponce avait fait contre Cluny, de l'in-
Ponce. Il l'engage à employer tous les moyens vasion et de la dépradation du monastère,
pour chasser Ponce du monastère et le met de son refus de satisfaire à l'Eglise romaine;
tre en prison. Cette lettre est suivie de la il raconte les efforts du Saint-Siege pour le
formule d'excommunication prononcée par faire revenir à résipiscence ainsi que ses par-
le cardinal Pierre contre Ponce et ses parti- tisans, et il déclare que Pierre est le légitime
sans.

abbé de Cluny et que les moines lui doivent
Honorius restitue à Roger, archevêque de obéissance; il condamne en même temps
Pise, le droit de consacrer les évêques de Ponce comme excommunié, usurpateur, dé-
Corse, et lui concède l'usage du pallium. vastateur, sacrilége et schismatique.
Dans cette lettre, il commence par proclamer La lettre à Didace, archevêque de Com-
que la sainte Eglise romaine est le siége de postelle, est pour lui faire savoir qu'il a reçu
la justice; que ce siége a été établi par Dieu, sa lettre et ses envoyés ; il l'exhorte à se con.
auteur de tous biens, pour conserver la jus- duire avec sagesse, mansuétude et humilité
tice à toutes les Eglises, pour corriger ce qui . dans le gouvernement d'une Eglise si célèbre,
doit l'être et maintenir en vigueur les bonnes qui, par respect pour l'apôtre saint Jacques,
ordonnances. On le voit, ce n'est pas d'aujour- est honorée par les hommes religieux et par
d'hui que Rome proclame les grands principes les amis du nom chrétien. Cette lettre est de
de justice. Le pape raconte ensuite comment l'an 1126.
avait été accordé le privilége qu'il rend. Ur- Dans la lettre à Adelbert, archevêque de Epist. 81,
bain, dans l'intérêt de la justice et de la cba- Mayence, écrite entre 1125 et 1127, il pro-
rité, avait soumis les évêchés de l'ile de Corse nonce que Gebhard, évêque de Würtzbourg,
à l'archevêque de Pise, et il avait établi mé- ne doit plus prétendre à l'épiscopat. Il écrivit
tropolitain de cette ile Dajabert, archevêque au même archevêque pour le reprendre d'a- o
de Pise. Il voulait par là récompenser la ville voir excommunié, contrairement aux canons,
de Pise des travaux qu'elle avait endurés avant d'avoir jugé la cause, l'évêque désigné
pendant le schisme en soutenant le pape lé- de Würtzbourg. Cette lettre est entre 1126
gitime, et pourvoir d'une manière efficace à et 1127.
corriger les abus survenus dans la Corse par Celle qu'il écrivit le 25 janvier 1127, aux Epine. RS
la négligence des pasteurs, l'insolence des évêques, abbés, barons, clercs et fidèles de
seigneurs et la coutume qui s'était introduite l'Angleterre, est pour leur recommander
de ne point obéir aux légats du Saint-Siége. l'obéissance à Guillaume, archevêque de Can-
Gélase et Calixte avaient confirmé le privi- torbéry, qu'il venait de nommer son légat en
lége accordé par Urbain; mais les Génois, Angleterre et en Ecosse.
jaloux de l'honneur qui en revenait aux Pin Dans celle qu'il adressa, le 6 mai 1127, à Repist. 69,
sans, et ne pouvant supporter leur accrois- Richard, évêque de Bayeux, il pourvoit à l'in-
sement, leur déclarèrent la guerre. Ils en- tégrité des droits du monastère de Saint-
voyèrent en même temps à Rome des dépu- Bénigne de Dijon, que cet archevêque avait
tés chargés de montrer que la dignité accor- lésés. Il s'agit du monastère de Saint-Vigor

Epist. 50 col. 1269.

col, 1269.

Epist. 56 col. 1971.

col, 1272.

col. 1975.

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