Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

et

rès semblabird écrivit en des sous les

Hned

o norens

[ocr errors]
[ocr errors]

Livres de la

[ocr errors]

dans la persuasion où l'on était que les uns concevoir que la blancheur et la rondeur
et les autres recevaient autant sous une es- pussent être séparées du corps qui est blanc
pèce que ceux qui communiaient sous les et rond. L'abbé Abandus 4 était de ce senti.
deus. Saint Bernard écrivit en des termes à ment, et quoiqu'il combatte l'opinion oppo-
peu près semblables ' à Gui, abbé de Trois- sée, il se réunit avec ses adversaires tou-
Fontaines. Hugues de Saint-Victor, auteur chant le dogme 5 de la transsubstantiation.
contemporain, dit ? que pour administrer Son petit traité sur la Fraction du corps de
l'eucharistie aux enfants sous l'espèce du vin, Jésus-Christ, se trouve 6 parmi les Analectes
le prêtre trempait son doigt dans le calice et de dom Mabillon, (d'où il a passé au tome
le donnait à suçer à ces enfants.

CLXVI de la Patrologie latine, col. 1341-1348.1
(La multitude et l'étendue des ouvrages de On met la mort de cet auteur vers le même
Gilbert font connaître son amour constant temps que celle d'Abaillard.
pour le travail; le grand nombre de citations 12. On peut rapporter au même temps ce Francon,
qu'ils renferment rend témoignage de son que nous avons à dire de Francon, élu abbé ghem.
érudition; plusieurs difficultés importantes d'Afflinghem dans le Brabant en 1122, et mort
de dogme et de morale, qu'on y trouve bien en cette abbaye au mois de septembre de
résolues, montrent la profondeur de son gé l'an 1135. Son savoir, joint à une grande pu-
nie. Mais le défaut de méthode qui règne reté de meurs, lui attira l'amour et le res-
dans la plupart de ces productions, et l'affec- pect des princes de la terre, des évêques et
tation qu'on y remarque de ramener tout aux de toutes les personnes de piété.
opinions sophistiques de l'école , sans parler 13. Comme il n'était encore que moine d'Af- Sos écrite.
de la sécheresse du style, les ont fait presque ffinghem, Fulgence son abbé et son prédéces- Grace.
entièrement tomber dans l'oubli 3.]

seur, lui ordonna d'écrire sur la grâce de 11. Après la condamnation de l'hérésie de Dieu, ou sur ses bienfaits et ses miséricordes. is, ebbe. Bérenger, et la confession de foi qu'on lui Il obéit?, mais il n'acheva l'ouvrage qu'après

proposa à signer dans le concile de Rome, la mort de Fulgence, et quand il fut devenu
il s'éleva plusieurs questions, même entre abbé lui-même. Cet ouvrage est divisé en
les catholiques, sur le sens de certains ter- douze livres, et dédié à l'abbé Fulgence; la
mes dont cette confession est composée. première édition s'en fit à Anvers, en 1565,
L'une était touchant la fraction du corps de chez Bellerus, et à Fribourg, en 1620, in-
Jésus-Christ; quelques - uns prétendaient 12. On le trouve au vingt-unième tome de
que cette fraction ne se faisait que dans la Bibliothèque des Pères, à Lyon, en 1677,
les espèces du pain; d'autres qu'elle se (et c'est là que les éditeurs de la Patrologie
faisait dans le corps même de Jésus-Christ. l'ont pris pour le reproduire au tom. CLXVI,
Ils se fondaient sur l'anathème que l'on avec une notice tirée de Fabricius, col. 715-
dit dans cette confestion de foi à quicon- 808.]
que nie que le corps de Jésus-Christ soit 14. L'abbé Fulgence prescrivit lui-même coqu'ils
manié par les mains du prêtre, ou rompu, le sujet de l'ouvrage, et l'ordre que Francon
ou déchiré par les dents. Les auteurs du y devait suivre. « Vous le commencerez, lui pag. 293.
premier sentiment soutenaient, qu'après le dit-il dans sa lettre, à la création de l'uni-
changement du pain et du vin en la subs- vers, et vous le conduirez jusqu'au dernier
tance du corps et du sang de Jésus-Christ, jour auquel le Fils de Dieu viendra dire à
les espèces du pain et du vin demeuraient, ses élus : Venez, les bénis de mon Père, re-
et qu'en elles se faisait la fraction; ceux qui cevez le royaume qui vous est préparé dès
prenaient le parti de la seconde opinion pré- le commencement des siècles. » C'est con- .
tendaient que les espèces, comme la subs- formément à ce dessein que Francon des-
tance du pain et du vin, se changeaient au cend dans le détail des principaux bienfaits
corps et au sang du Sauveur, ne pouvant accordés aux hommes depuis la création,
1 Bernard., Epist, 69.

cipulis dixit : Hoc est corpus meum. Aband., in 2 Hugo Victorin., lib. I de Sacram., cap. X.

Analectis Mabill., pag. 52. Quivis facile videat albe3 Histoire littéraire de la France, tom. XII.

dinem seu rotunditatem ab ipso corpore quod album * Le nom véritable est Abbundus. (L'éditeur.) vel rotundum est separari non posse. Ibid., pag. 54

5 Credo itaque quod panen quem accepit, benedi 6 Mabillon., Analect., fol., pag. 52, 55.
cendo, corpus suum fecit. Ideoque corpus suum fregit, 7 Bibliot. Belgica, pag. 318.
et de eodem corpore suo jam benedicto et fracto, dis-

tom. XXI, Bi-
blioth. Patr.

de Franco,

qu'on lust

moine de

jusqu'au moment de la beatitude éternelle; 16. Nous avons une seconde lettre de Antre lettre
ce qui lui donne lieu de parler de la création Francon 3 à des religieuses, qu'il exhorte à (Antres écrits
et de la chute des anges; de la création de vivre dans une grande vigilance sur elles- triba..]
l'homme, de sa chute et de sa rédemption; mêmes, afin de n'être pas surprises par l'en-
des grâces faites aux patriarches, au peuple nemi; et à recourir à Dieu par d'instantes
de Dieu, par le ministère de Moïse et des prières, pour en obtenir les secours néces-
prophètes; des mystères de la Loi nouvelle, saires dans les tentations. Trithème 4 attribue
de la prédication de l'Evangile, de la con- à Francon plusieurs sermons en l'honneur
version des Gentils, de la réunion de toutes de la sainte Vierge, et quelques lettres. L'au-
les nations en ane même Eglise. Il s'applique teur de la Bibliothèque Belgique pense qu'on
particulièrement à montrer la grandeur de doit donner à Francon, dont nous parlons,
la charité de Jésus-Christ envers les hommes, le traité du Cours de la vie spirituelle, divisé
lorsqu'il veut bien les nourrir de sa chair et en douze tomes, qui se trouve à Tongres
de son sang dans l’Eucharistie. Francon en- sous le nom du moine Francon. Ce pourrait
seigne que par la même puissance que le être la même chose que les douze livres de
Verbe s'est fait chair dans le sein de sa Mère, la Grâce de Dieu. Son nom se lit encore à la

il change i en son corps le pain qu'il bénit. tête de deux traités manuscrits 5, l'un intitulé Cap. xxxix. L'auteur finit son ouvrage par une élégie sur du Jeûne des Quatre- Temps, l'autre, des

la félicité des saints en l'autre vie; c'est ap- Louanges de la sainte Vierge Marie ô.
paremment cette petite pièce de poésie que 17. Vers l'an 1140, Achard, moine de Achardas,
Henri de Gand appelle l'ouvrage en vers de Clairvaux, en dirigeait les novices, sous les Clairvaux.
la Gloire de l'autre vie, dans le catalogue des ordres de saint Bernard. Il écrivit la Vie de
écrits de Francon.

saint Gotcelin ermite, imprimée à Donai en Lottre de 15. Il y a de lui une lettre à Lantbert 2, où 1626, in-12, par les snins d’Arnold Raisius.

il prouve que, suivant la règle de Saint-Be- On a de lui de courts sermons à ses novices,
noît, un moine qui en a quitté l’babit ne mais qu'on n'a pas encore mis au jour. Il est
peut être sauvé, l'eût-il quiité pour prendre parlé d’Achard dans le premier livre des Mi-
l'habit clérical. Lantbert pensait le contraire, racles des moines de Citeaux, par Herbert 7.
et s'appuyait sur ce que la bénédiction so- 18. Le lévite Adalbert, que Pitseus dil Adalberi.
lennelle de l'habit monastique ne faisait rien avoir été moine bénédictin de la congréga-
au salut, et sur plusieurs exemples, entre au- tion de Cluny dans le monastère de Spaldin-
tres celui du solitaire Abraham, qui prit un gen en Angleterre, vers l'an 1160, fit aussi
habit de soldat pour aller retirer sa nièce du des extraits du commentaire de saint Gré-
désordre où elle vivait. Francon répond goire sur Job, qu'il dédia au prêtre Hérimann.
qu'on ne peut, sans impiété, regarder comme L'épître dédicatoire, ou prologue , se lit
inutile, la consécration des habits, des orne- dans le premier tome des Anecdotes de dom
ments des vases destinés au sain! ministère, Martène. Pitseus fait mention de quelques
telle qu'elle se fait dans l'Eglise; qu'encore homélies du diacre Adalbert, et d'un de ses
que la bénédiction de l'habit ne serve de rien ouvrages intitulé : Miroir de l'état de l'homme.
à un mauvais moine pour le salut, c'est tou- 20. [Sous l'année 1141, les éditeurs de la
jours, quiind il le quitte, un témoignage de Patrologie ont reproduit au tome CLVII, col. moine de Cir-
damnation. A l'exemple objecté du solitaire 1379-1386, d'après le père Labbe, Biblioth.
Abraham, il répond que cet exemple nenova. manusc., tome premier, page 650, un
prouve rien, parce qu'il ne quitta son habit court opuscule sur les miracles de la sainte
que pour un temps, et dans le dessein de Vierge. L'auteur était moine de Cluny,
sauver sa nièce.

comme il le dit dans le prologue qu'il adresse

Francon.

Gauthier,

ay

1 Eadem Verbi potentia assumit panem in manibus, el divinæ benedictionis uc Verbi quod ipse est effectu vertit in corpus suum, salutis nostræ sacramentum. Franco, lib. X de Gratia, pag. 315.

2 Tom. XXI Bibliot. Patr., pag. 327. [Patrol., tom. CLXVI, col. 807-810.]

3 Ibid. [Patrol. lat., ibid., col. 810-814.]
" Trithem., de Script. Eccles., cap. CCCLXVII.
$ Oudin, tom. II, pag. 959.

Les écrits de Francon sont suivis dans la Patrol., tom. CLXVI, col. 813-832, de la Chronique d'Afflinghem, d'après Pertz, Monum. Germ. Hist. Script., tom. IX, pag. 407 et suiv. D'Achéry l'avait déjà publiée au t. X du Spicil., p. 585. L'auteur anonyme, qui était moine, écrivait vers l'an 1109. (L'éditeur.)

7 Herbert, lib. I de Miracul., cap. v; tom. II oper. Bernardi, pag. 1140, edit. 1719.

8 Marten., tom. I Anecdot., pag. 84.

à un moine de Saint-Venance. Il raconte en France en an village appelé des Dormants,
quatre chapitres les miracles opérés par et en un autre endroit où se trouvait aussi
l'intercession de la sainte Vierge, devant une image en peinture représentant la Bien-
une de ses images qu'on possédait en heureuse Marie.]

CHAPITRE XXIX.

Hugues, chanoine régulier de Saint-Victor.

(Ecrivain latin, 1142.]

Begues, son

1. Hugues fut célèbre dans le xile siècle, gelhusius, Gobelin Persona, Trilhème et auet ses ouvrages ont continué sa réputation tres, qui n'ont écrit que dans le xve siècle. dans les siècles suivants. Il s'est formé une 2. D'un goût décidé pour l'étude, Hugues Ses études. dispute entre les savants sur le lieu de sa ne négligea aucune des connaissances 3 qui naissance. L'auteur de sa Vie le fait naître forment les savants. Il s'informait exacteen Saxe, d'une famille illustre, et Henri Mei- ment du nom de toutes les choses qui se bomius le Jeune a fait une dissertation ex- présentaient à ses yeux, disant qu'il n'était près pour appuyer cette opinion; elle est pas possible de connaître la nature des choimprimée à la fin du troisième ' tome des ses dont on ne connaissait pas le nom. Ce Ecrivains d'Allemagne. Les témoignages qu'il fut apparemment ce désir d'apprendre, qui allègue sont ceux d’Engelhusius, de Gobelin l'engagea de bonne heure à quitter sa patrie, Persona, de Trithème, et de plusieurs autres pour aller s'instruire sous de meilleurs maiauxquels on peut ajouter celui d'Albéric de tres. Dans un voyage à Marseille 4, il visita Trois-Fontaines, dont la Chronique a été ren- le tombeau de saint Victor, y fit ses prières, due publique à Hanovre en 1698 par Guil et obtient de celui qui était chargé de la laume Leibnitz. La plupart de ces écrivains garde de ses reliques, une dent et quelques disent encore que Hugues prit l’habit de autres parcelles. chanoine régulier en Allemagne, dans le mo- 3. Il en fit présent à Gilduin, abbé de Il se fait nastère de Saint-Pancrace à Hamerlève. Saint-Victor, proche de Paris. Cette abbaye, gulier à SaintDom Mabillon 2 a embrassé un sentiment qui ne faisait que de naître, était en réputation seigao. contraire. Il soutient sur l'autorité d'un an- de grande régularité. Hugues demanda d'y cien manoscrit de l'abbaye d'Anchin, où le être admis, et après ses épreuves, il prolien de la naissance de Hugues est marqué nonça ses võux entre les mains de Gilduin. avec l'année de sa mort, qu'il naquit à Ypres C'était en 1115, la dix-huitième année de en Flandre, et qu'il en sortit dès sa plus son âge; il était donc né en 1097. Après s'êtendre jeunesse. Robert, abbé du Mont-Saint- tre perfectionné dans les études de philosoMichel, qui écrivait dans le XIIe siècle, fait phie et de théologie à Saint-Victor, il y enHugues originaire de Lorraine; ce qui re- seigna lui-même ces deux sciences avec apvient au témoignage du manuscrit d’Anchin, plaudissement. Il eut parmi ses disciples parce que la Flandre faisait partie du grand nombre de personnes distinguées, royauine de Lothaire. Robert, ayant été con- dont plusieurs furent dans la suite élevées temporain de Hugues, est, à l'égard de sa au cardinalat, à l'épiscopat et aux autres naissance, plus croyable, que ceux qui n'ont principales dignités de l'Eglise. L'éminence écrit que plusieurs siècles après, comme En- de sa doctrine le faisait regarder comme un

chanoine re

Victor; y en

1 Edit. Helmstad., an. 1688.

Anno ab incarnatione Domini 1142, obiit dominus Hugo canonicus S. Victoris, III idus Februarii. Qui er Iprensi territorio ortus, a puero exulavit. Et hæc et plura alia sui ingenii monumenta reliquit. Apud

Mabillon., in Analectis, tom. I, pag. 263; et edit. fol.,
pag. 133. Vide Mabillon., lib. LXXVII Annal., num.
141.
3 Ifugo, lib. III Didascal., cap. II.
Hugonis vita, tom. I, Oper.

latine en

1142,

des plus grands théologiens de son siècle. en état d’écrire sur toutes sortes de matières, la Patrologie
On l'appelait un second saint Augustin', ou car il avait l'esprit très-pénétrant, et une 1854].
la langue de ce saint docteur, parce qu'il s'é- grande facilité d'écrire comme de parler. Ses
tait appliqué plus particulièrement à la lec- ouvrages ont été imprimés en trois volumes
ture des écrits de ce père.

in-folio, à Paris, en 1526; à Venise, en 1588; Sa mort en 4. Entièrement occupé des exercices de la à Cologne, en 1617; à Rouen, en 1648. L'é

vie régulière et de l'étude, il ne fut élevé à dition de Venise est de Thomas Garzon,
aucun grade de supériorité à Saint-Victor. chanoine régulier de Saint-Jean de Latran;
Trithème et quelques autres disent néan- celle de Rouen, des chanoines réguliers de
moins qu'il en fut prieur. Il y en a même qui Saint-Victor de Paris, chez Jean Berthelin.
ont avancé, qu'après la mort de Gilon, car- [Les tomes CLXXV, CLXXVI et CLXXVII de
dinal et évêque de Tusculum, qui tenait le la Patrologie latine, reproduisent l'édition de
parti d'Anaclet, Hugues lui avait succédé. Rouen, mais avec des modifications assez
Mais on ne produit là-dessus aucun témoi- considérables. Les ouvrages supposés sont
gnage des écrivains contemporains. La veille rejetés dans les appendices; les matières sont
de sa mort, Osbert, son infirmier, lui ayant distribuées dans un meilleur ordre; on y
administré l'extrême-onction en présence de trouve des préfaces nouvelles, et enfin di-
toute la communauté, lui demanda s'il ne vers opuscules qui étaient encore inédits.
voulait pas encore recevoir le corps du Sei- Le premier volume renferme d'abord les
gneur, qu'il avait déjà reçu deux jours au- Prolegomènes qui comprennent : 1° un essai
paravant. Hugues, d'un air et d'un ton qui sur la fondation de l'école de Saint-Victor de
marquaient sa surprise et une espèce d'indi- Paris, par l'abbé Hugonin; 2° l'étude critique
gnation : « Bon Dieu, lui dit-il, vous me de- des œuvres de Hugues de Saint-Victor, par
mandez si je veux recevoir mon Dieu! Allez le même; 3° une notice sur Hugues de Saint-
vite à l'église ?, et apportez-moi le sacré Victor, par les religieux bénédictins de la
corps de mon Seigneur. » Osbert y courut congrégation de Saint-Maur; 4° une notice
aussitôt, l'apporta, et tenant entre ses mains tirée de Fabricius; 5° deux catalogues de
ce pain de vie, il dit à Hugues : «Voici celui Hugues de Saint-Victor, publiés par M. Hau-
que vous avez désiré; reconnaissez et adorez réau. Viennent ensuite les préfaces de l’édi-
le corps de notre Seigneur. » Alors se levant tion de 1525, et celles de l'édition de 1648;
sur son séant et étendant les deux bras vers le l'épître d'Osbert sur la mort de Hugues, et
Saint-Sacrement : « Oui, je l'adore, dit-il, les témoignages des anciens sur Hugues. Les
en présence de cette compagnie, et je le re- cuvres sont divisées en quatre parties. La
çois comme la source et le principe de mon première renferme les auvres exégétiques;
salut. » Ayant demandé ensuite la croix, il la deuxième, les cuvres dogmatiques; la
la baisa; invoqua la sainte Mère de Dieu, et troisième, les auvres mystiques; la qua-
expira en présence de ses frères, un mardi, trième, les épîtres. Les cuvres exégétiques
11 février , an 1142. Ses vertus le firent res- occupent la premier volume. Les ouvra-
pecter avant et après sa mort. On allait surges douteux y forment un appendice. Dans
son tombeau 3, où l'on assure qu'il se faisait je tome II, on trouve les euvres dogmati-
des miracles. Son corps fut depuis transféré ques, les cuvres mystiques et les épitres.
du cloître derrière le grand autel de l'église. Un appendice aux cuvres dogmatiques ter-
de Saint-Victor, où l'on conserve les reliques mine le volume. Le troisième volume ren-
du saint martyr, que Hugues avait apportées ferme : 1° la suite de l'appendice aux æuvres
de Marseille.

dogmatiques de Hugues, c'est-à-dire les auSes écrits 5. Ayant passé toute sa vie à l'étude des tres écrits dogmatiques qui ne sont point de trois tomes, belles-lettres, des beaux-arts, de l'Ecriture Hugues de Saint-Victor; 2o un appendice aux

sainte, de la philosophie, de la théologie, de cuvres mystiques dans lequel on reproduit 1668 (et daue l'histoire sacrée et profane, Hugues se trouva les cent sermons attribués à Hugues de

imprimés à Paris en 1526, à Rouen en

1 Hugon. vita, ibid.

2 Curre cito in ecclesiam, et affer cito corpus Domini mei. Quod cum prout jusserat fecissem, veni ante lectum ejus, et tenens panem sanctum vitæ æternæ manibus meis : « Adora, inquio, et cognosce corpus Domini nostri. » Ille vero se erigens quanium valebat,

et extollens utrusque manus suas ad sancta illa : Adoro, inquit, coram omnibus vobis, Dominum meum et accipio ut salutem meam, etc.» Osbertus, Epist. ad Joan., tom, I Oper. Hugon., in Vitu ejus.

3 Ibid.

Prophèles, p.

[ocr errors]

Explications

TT..

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

llegoriques

du Nouveau

tenus dans le

221.

edit, an. 1648,

Saint-Victor, et un autre sur l'Assomption vre, savoir de porter l'homme au mépris des
de la sainte Vierge. Chaque volume est ter- choses mondaines en leur en faisant voir
miné par une table analytique des matières, l'instabilité. Il s'attache donc uniquement au
avec une autre table des matières qui y sont sens moral, qu'il développe en dix-neuf ho-
traitées.

mélies. On voit par la préface, qu'avant de
Les opuscules qui se trouvaient mêlés avec réduire ses explications en forme de dis-
d'autres æuvres et qui sont reproduits à leur cours, et de les mettre par écrit, il les avait
place sont les cinq Septenaires; l'explication données de vive voix et avec plus d'étendue.
du Magnificat; la Manière et de lire et d'ap- 9. Ses notes sur les Lamentations de Jé- Notes sur les
prendre, reproduite d'après Martène. Il en rémie, et sur les prophéties de Joel, d’Abdias, 146, etc.
est de même du canon de la Cène mysti- renferment l'explication du texte en plusieurs
que, ouvrage reproduit parmi les écrits sup- manières, selon le sens littéral, l'allégorique
posés. Ce sont là toutes les additions que et le moral.
nous avons remarquées dans la nouvelle édi- 10. Les Allégories sur l'Ancien Testament n
tion, qui ne renferme rien d'inédit.]

paraissent pas être de Hugues de Saint-Vic- delecimento Ecrits con. 6. François Bordier, abbé de Saint-Victor, tor, non plus que celles sur les quatre Evan- Testament, p. premier tome, qui prit soin de la première édition des cu- giles. On verra dans la suite qu'elles sont de Rolomagi, p. vres de Hugues, c'est-à-dire de celle de l'an l'auteur des vingt-quatre livres d'Extraits, et

1526, la dédia à Michel Boudet, évêque de que cet écrivain était postérieur de plusieurs
Langres. L'épître dédicatoire a été réimpri- années à Hugues; que ces allégories faisaient
mée dans les éditions postérieures. L'éditeur la seconde et la troisième partie de ces ex-
commence le premier tome par les Prolégo- traits; et que la première, qui est imprimée
mènes de Hugues sur l'Ancien et le Nouveau dans le second tome, a un objet tout diffé-
Testament, où il examine ce que l'on entend rent, ne traitant que des arts et de l'histoire 1.
sous le nom d'Ecriture divine; les divers sens Ce qui suit, tant sur l'Evangile de saint Jean
dont elle est susceptible; l'ordre, le nombre, que sur les Epîtres de saint Paul, n'est pas
l'autorité des livres dont elle est composée; non plus de Hugues de Saint-Victor : ce n'est
qui en sont les auteurs; les différentes ver- ni sa méthode, ni son style. C'est l'ouvrage
sions qui en ont été faites; quels sont les de quelque scolastique du xie siècle, où
livres que l'on nomme apocryphes; comment l'usage commun n'était d'éclaircir les diffi-
on peut concilier les contrariétés apparentes cultés que par demandes et par réponses.
des livres historiques de l'Ecriture; et plu- Celles qui regardent l'Evangile de saint Jean?,
sieurs autres questions intéressantes.

paraissent même être d'un autre interprète Notes sur le 7. Hugues donne ensuite de courtes notes que les questions et les réponses sur les Epip. 10 et sair sur les cinq livres de Moïse, que l'on nomme tres de saint Paul. C'est un style différent.

Pentateuque. Il suit dans ces notes le sens 11. Hugues, dans son commentaire sur la Common-
littéral et historique. Celles qu'il fait sur le Hiérarchie céleste de saint Denis, suit la ver- üliérarchiece.
Prologue de saint Jérôme au prêtre Didier, sion latine de Scot Erigène. Il ne témoigne Denys, p.469.
sont dans le même goût; de même que celles aucun doute sur la supposition de ce livre,
qu'il fait sur les livres des Juges, des Rois. qu'il croyait être de bonne foi de l'Areopagite.
On verra dans la suite que les notes sur les Ce commentaire fut imprimé séparément en
Psaumes ne sont pas de lui.

1502 3. On le trouve sous le nom de Hugues Homélies 8. Dans l'explication de l'Ecclésiaste, Hu- de Saint-Victor, parmi les manuscrits d’Asiaste, p. 73. gues se fait un principe d'entrer dans les lexandre Petaw, dans la bibliothèque du Va

vues que Salomon a eues en écrivant ce li- tican 4.

Pentatesque,

taire sur

la

leste de saint

[ocr errors]

l'Eccle.

1 On a ajouté à l'interprétation allégorique de regarde l'ouvrage dont il est question comme au-
saint Matthieu deux opuscules qui ne font nullementthentique. (L'éditeur.)
partie de ce commentaire. Le premier est une expli- Le livre De differentia divinæ ac mundanæ theo-
cation de l'Oraison dominicale, tom. I, col. 770 des logiæ forme dans l'imprimé le premier livre de la
ceuvres de Hugues dans la Patrologie latine; le se- Hiérarchie céleste. (L'éditeur.)
cond porte le titre de Septenarium ou de quinque Un des catalogues du xive siècle, imprimé par
Septenis, ibid., col. 406. Voyez ibid., Prolegomena, M. Hauréan, Bulletin des comités historiques, juillet
col. 11. (L'éditeur.)

1851, mentionne un commentaire sur la Hiérarchie
? Le catalogue publié par M. Hauréau, Bulletin du ecclésiastique; mais il n'est pas celui qu'indiquent les
comité historique, juillet 1851, attribue à Hugues de auteurs de l'Histoire littéraire de la France. Voyez
Saint-Victor des notes sur saint Jean, et M. Hauréau Hauréau, ibid. (L'éditeur.)

« ZurückWeiter »