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à M. Gaussail, professeur de pathologie interne à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Toulouse.

M. Bonnemaison, suppléant pour les chaires de médecine proprement dite à l'Ecole préparatoire de Toulouse, est chargé de la suppléance du cours de pathologie interne à ladile Ecole, pendant la durée du congé accordé à M. Gaussail.

Ecole pratique des hautes études. - M. Alphonse Milne-Edwards, docteur és sciences naturelles, docteur en médecine, aide-naturaliste de la chaire de zoologie (mammalogie et ornithologie) du Muséum d'histoire naturelle, est nommé directeur adjoint du laboratoire d'anatomie zoologique et physiologique annexé à l'Ecole pratique des hautes études.

Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers. - M. Guérineau, professeur de pathologie externe à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers, est nommé professeur de clinique externe à ladile Ecole, en remplacement de M. Gaillard, décédé.

M. Delaunay, professeur adjoint d'anatomie et physiologie à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers, est nommé professeur de pathologie externe à ladite Ecole, en remplacement de M. Guérineau.

M. Jallet, suppléant pour les chaires d'accouchement, de pathologie et de clinique chirurgicales à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers, est nommé professeur adjoint d'anatomie et de physiologie à ladite Ecole, en remplacement de M. Delaunay.

M. Chedevergne, suppléant pour les chaires de médecine à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers, est nommé suppléant pour les chaires d'accouchement, de pathologie et de clinique chirurgicales de ladite Ecole, en remplacement de M. Jallet.

M. Alban de la Garde, docteur en médecine, est nommé suppléant pour les chaires de médecine et de pharmacie à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers, en remplacement de M. Chédevergne.

Concours. — Les thèses pour le concours d'agrégation ouvert près la Faculté de médecine seront soutenues dans l'ordre suivant :

1er mars. – M. Brouardel (Etude critique des diverses modifications employées contre le diabèle sucre), argumenté par MM. Lécorché et Cornil.

M. Ferrand (De ia médication antipyrétique), argumenté par MM. Fernet et Chalvet.

5 mars. — M. Olivier (Des atrophies musculaires), argumenté par MM. Leven et Lancereaux.

M. Hayem (De la bronchite, pathologie générale et classification), argumenté par MM. Bouchard et Laborde.

5 mars. – M. Damaschino (La pleurésie purulente), argumenté par MM. Brouardel et Lécorché.

M. Cornil (Des différentes espèces de néphrites), argumenté par MM. Ferrand et Chalvet.

8 mars. — M. Chalvet (Physiologie pathologique de l'inflammation), argumenté par MM. Olivier el Leven.

M. Lancereaux (De la polyurie, diabète insipide), argumenté par MM. Hayem et Bouchard.

10 mars. — M. Laborde (Physiologie pathologique de l'iclère), argumenté par MM. Damaschino et Brouardel. * M. Lécorché (Des altérations athéromateuses des artères), argumenté par MM. Cornil et Ferrand.

12 mars. — M. Fernet (De la diathèse urique), argumenté par MM. Chalvet et Olivier.

M. Leven (Des chorées, pathologie générale et classification), argumenté par MM. Lancereaux et Hayem.

15 mars. – M. Bouchard (De la pathogénie des hémorrhagies), argumenté par MM. Laborde et Damaschino.

Pour les articles non signés :

F. BRICHETEAU.

THÉRAPEUTIQUE MÉDICALE.

Du diagnostic des fièvres par la température (1);

Par le professeur SÁB.

(26 article.)

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES MALADIES DU PREMIER GROUPE. Ce groupe comprend la fièvre intermittente, la fièvre pyémique, et une forme de tuberculisation.

Le frisson existe dans presque toutes les maladies de ce groupe. Dans la fièvre intermittente simple, que le type soit quotidien, tierce, etc., il n'y a aucun cas dans lequel il n'y ait de frisson, pourvu qu'il n'y ait pas eu d'intervention thérapeutique. Dans la fièvre pernicieuse il y a presque toujours un frisson.

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Il faut distinguer trois catégories de fièvres pernicieuses :

1° Celle dans laquelle se présentent des phénomènes cérébraux : délire, convulsions, etc. Au début on ne pense pas à une intoxica

(1) Leçon clinique professée à Chopital de la Charité (suite). Voir la livraison précédente, p. 145.

TOME LXXVI. 5° LIVR.

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tion paludéenne ; au bout de neuf à dix heures tous les accidents sont terminés, et l'on attribue cet heureux effet à l'intervention des sangsues ou des vésicatoires, puis le lendemain reviennent les mêmes accidents qui, cette fois, sont mortels. Ceci ne peut arriver que quand on ne tient pas compte de la température qui est toujours à plus de 40 degrés; de plus, il y a eu un frisson plus ou moins intense.

2° Les fièvres pernicieuses vasculaires. Le frisson est presque permanent pendant tout l'accès, et elles aboutissent en général à la forme syncopale. La température est à 41 ou 42 degrés.

3° Dans le troisième groupe, que Torti a appelé fièvres pernicieuses colliquatives, cholériformes, etc., il n'y a pas le frisson ni la température élevée que l'on observe dans les deux premiers groupes. Le frisson et l'élévation de température peuvent manquer au début, mais apparaître à la fin, et la chaleur peut monter à 40 et 41 degrés. Ces phénomènes forment une série morbide que nous allons cher

cher à expliquer. Il y a une pé6 riode préfébrile qui a passé ina

perçue, malgréļes avertissements de Dehaen, qui avait noté l'ascension de la colonne thermométrique une demi-heure avant le frisson. Gavarret, en 1840, annonça le même fait, mais on n'en tint pas compte, et ce sont les recherches récentes qui ont mis hors de doute sa réalité. Une fois le frisson plus ou moins intense déclaré, la température augmente de 2 degrés, arrive à 40, 40,5 en deux heures de temps. Il n'y a pas d'autre cas de maladie ou l'ascension soit si brutale; ce

maximum ne dure pas, et la durée six heures.

descente est brusque; mais cette descente reste lente tant qu'elle n'a pas été de 1 degré. Une fois que le thermomètre a dépassé 40 et 41, la chute est précipitée et la courbe presque verticale. En totalité, l'accès dure de dix à douze heures.

Pendant ce temps, il s'est fait une combustion exagérée : l'urée, le représentant de la décomposition de nos tissus, est dans les urines

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en quantité double de la normale; outre l'urée, on trouve un dépôt d'acide urique et des urates.

Survient alors un intervalle apyrétique, suivi d'un nouvel accès. Ces accès reviennent toujours entre sept heures du matin et deux heures de l'après-midi.

Fièvre pyémique. – On y trouve une période préfébrile, un frisson violent, mais il faut huit, dix, douze heures pour atteindre le maximum de la température.

Ce maximum atteint au plus 40 à 41 degrés. Il persiste de deux à huit heures, formant un niveau (1) graphique; puis le thermomètre descend rapidement, en trois ou cinq heures.

Les produits de décomposition (urée et acide urique) sont en bien moins grande proportion que dans la fièvre intermittente ordinaire. L'apyrexie est incomplète; enfin l'accès fébrile revient à une autre heure que le précédent et suivant un autre type.

Fièvre intermittente tuberculeuse. --- C'est une maladie fréquente, surtout dans l'armée, où on pourrait la prendre pour une fièvre intermittente vrạie; cette erreur aboutit à une thérapeutique inutile, car alors on emploie, mais sans effet, le sulfate de quinine, l'arsenic et l'hydrothérapie. Nous la décrirons plus tard.

PAYSIOLOGIE DU FRISSON ET DE LA FIÈVRE. Nous ne sommes plus à l'époque où l'on croyait que la fièvre est un être nouveau, venant s'emparer de l'individu. Pour nous, le frisson comprend : (a) une combustion; (b) une sensation ; (c) une cxcitation des vaisseaux sous l'influence de cette sensation ; (d) l’action consécutive sur les nerfs et les muscles.

(a) Opération chimique. — Quelle qu'elle soit, la cause fébrile met le feu à l'organisme, il y a une destruction des tissus et le malade fabrique un excès de chaleur ; d'autre part, il peut retenir de la chaleur et l'empêcher de se perdre, mais les urines prouvent qu'il y a eu combustion, car il y a un excès d'urée.

Où se fait cette combustion? Il est à peu près démontré que les muscles ne font pas d'urée én excès ; 'en effet, un'individu

(1) On comprend sous le nom de niveau ou plateau graphique la partie du tracé qui indique une température peu variable pour un espace de temps. On dit que dans une maladie il y a un plateau de plusieurs heures, de plusieurs jours. Ainsi, dans la figure 4, il y a un niveau de température à 41 degrés pendant trois heures.

(Note de la Rédaction.)

sain ne fait pas plus d'urée en forçant l'exercice musculaire : le combustible seul s'use et non la machine qui est le muscle.

Il y a dans le sang des centaines de millions de globules qui font les frais de la combustion, la preuve c'est l'anémie que l'on constate après deux ou trois accès; la rate augmentée de volume en détruit plus et le déchet se retrouve dans l'urine sous forme d'urée; il y a donc combustion avec excès de température.

(b) Sensation de frisson. — Puis le malade accuse la sensation de frisson. Il éprouve un vif sentiment de froid et on peut croire à une réfrigération réelle de l'individu, tandis qu'en fait il y a un échauffement rapide du sang. Ainsi échauffement et sensation simultanée de froid. Or, quand un individu se refroidit après une perte abondante, comme la diarrhée cholérique par exemple, il se refroidit mais il n'y a pas de frisson. La cause du frisson n'est donc pas le refroidissement, mais le passage brusque de 37 à 41 degrés de la température. Cette élévation subite impressionne le système nerveux qui traduit par une sensation douloureuse cette impression. L'expérience a démontré que dans un air chauffé brusquement de 37 à 41 degrés les nerfs présentent une excitabilité excessive, capable de provoquer des convulsions.

A cette cause s'ajoute une autre circonstance, c'est la différence entre la température centrale et celle de la périphérie; ce contraste impressionne encore le système nerveux; mais c'est la première cause qui domine, car le frisson a lieu même dans le lit quand on diminue l'écart entre la température centrale et périphérique; la sensation, c'est-à-dire la douleur, suit une marche centripete , arrive à la moelle inconsciente, qui réagit sur tous les nerfs moteurs et vasculaires. Il suffit, pour prouver cette action réflexe, de rappeler les expériences de Tholozan et de Brown-Sequard : plongez une main dans l'eau froide, la sensation produit une contraction même des artères opposés.

Phénomènes consécutifs. — Sous cette même influence, il y a engourdissement des membres, fatigue, céphalalgie, malaise général, absence de sécrétion; le malade ne sécrète pas d'urine pendant le frisson.

Au stade de frisson succède le stade de chaleur caractérisé par le relâchement des vaisseaux, la facilité de la circulation, et puis surviennent le stade de sécrétion, les sueurs, la détente. L'excès de température s'en va par l'évaporation, et sous l'influence de cette déperdition d'eau il se fait une nouvelle concentration des urines avec

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