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Dans la rougeole, après l'éruption il se fait une montée, puis lá défervescence survient le septième ou huitième jour.

Notez bien ces différences relativement à l'éruption :

Dans la scarlatihe, une fois l'éruption faite, le thermomètre se maintient et monte.

Dans la variole, après l'éruption, le thermometre tombe rapidement, pour remonter le huitième jour s'il y à suppuration.

Dans la rougeole, après l'éruption, le thermomètre thonte un jour, puis baisse, mais lentement.

Diagnostic de la variole et de la rougeole. — Il peut arriver qu'au début de la période éruptive on Hésite à se prononcer, car certaines éruptions de rougeole boutonteuse ressemblent singulièrement à la papulê variolique. Dans ce cas, le thermomètre tranche la difficulté:

Dans la variolé, le thermomètre tombera après l'éruption:
Dans la rougeole; le thermometre monte ou se soutient.

Diagnostic de la scarlatiné et de la rougéole. - Certaines scarlatines n'ont pas une éruption bieri franche, elles offrent un pointillé sans rougeur qui peut les faire confondre avec la rougeole ; mais dans ces cas, si la température a été prise régulièrement, on n'a qu'à se fier à l'époque du début de l'élévation de la température dans la scarlatine, la température, dès le deuxième jour de l'éruption; touche au maximum et å un maximum considérable; tandis que dans la rougeolé, au deuxième jour de l'éruption, la chaleur tombe:

Ainsi par une analyse rigoureuse de la marehe de la températiirë et de la marche parallèle de l'éruption; on doit arriver à un diagnostic précis.

(La suite au prochain numéro.)

ve l'acétate dc methylamino (1);

Þát M. PERSONNË, Pharmácien de l'hôpital de la Pilie.
Et de l'emploi de ce nouveau médicament tonique;

Par M. le professeur Bélier.

On avait peu étudié les transformations que subissent les principes contenus dans le grain de café vert, sous l'influence de la chaleur; on savait seulement, d'après les recherches de MM. Boutron

(1) Traduit du journal anglais The Practionner, no i.

.

et Frémy d'une part, et de M. Payen d'un autre côté, que lå substance brune amère et le principe aromatique sont produits par là décomposition de la portion du grain, qui est soluble dans l'eau, et qu'une grande partie de la caféine disparaît pendant la torréfaction, entraînée, disait-on, avec les produits volatils.

En grillant le café dans un appareil permettant de recueillir tous les produits volátils, M. Personne s'est assuré que si la caféine est entraînée avec eux, c'est dans une proportion si minime qu'elle ne peut être évaluée en poids, et n'explique pas la perte considérable que subit ce principe lors d'une torréfaction faite avec soin; perte qui est égale à près de la moitié de la caféine existant primi tivement dans le grain; et il a réussi à démontrer que la caféine disparue s'était transformée en une base volatile, lá méthylamine (C*H*Az) qui a été découverte par M. Wurtz.

Voici les faits qui prouvent la transformation de la caféine en méthylamine pendant la torréfaction du café.

Si la caféine pure est soumise à l'action de la chaleur, et si la vapeur passe à travers un tube chauffé à près de 300 degrés centigrades (ce qui représente le calorique nécessaire pour la torréfaction), et rempli de fragments de pierre ponce qui retardent le passage des matières volatilisées, il n'y a qu'une faible décomposition ; la plus grande partie de la caféine restant intacte et la petite portion qui est modifiée ne donnant que du cyanogène comme produit spécial.

Cette expérience tendrait donc à prouver que ce n'est pas là caféine qui fournit l'alcaloïde qui existe dans le café grillé. Mais on obtient un tout autre résultat, si au lieu d'agir sur la caféine pure on expérimente sur cette substance lorsqu'elle est à l'état sous lequel elle existe dans le grain. Or M. Payen á montré que la caféine se trouve dans le grain sous la forme d'un tanhate, c'est-à-dire une combinaison de cette substance avec un tannin spécial au café. Et en soumettant à l'action de la chaleur le tannaté de caféine préparé avec le tannin de noix de galle, on obtient de la méthylamine comme åvec le café vert; ce qui prouve que ce composé se comporte, sous une température de 300 degrés centigrades, comme le tannate de caféine isolé par M. Payen. La totalité de la méthylamine, qui se formé pendant la torréfaction, ne se trouve pas dans le résidu solide; une certaine proportion est entraînée avec les substances volatilés.

Il est facile d'obtenir l'alcaloide du café grillé en distillant l'extrait de café, préparé avec de l'eau froide, avec une base faible comme la chaux ; de même que l'addition de cet alcali à une infusion met immédiatement en liberté la méthylamine, dont l'odeur ammoniacale est promptement appréciable. La liqueur alcaline ainsi obtenue est ensuite saturée par de l'acide chlorhydrique et évaporée à siccité; le résidu est traité par de l'alcool rectifié, bouillant, qui dissout le sel de méthylamine dans un état de grande pureté. Ce sel, distillé avec un morceau de potasse, perd sa base qui reste dans l'eau, dans laquelle elle est très-soluble; et enfin en saturant cette liqueur alcaline par de l'acide acétique, on obtient l'acétate de méthylamine, qui peut être employé de la même façon que l'acétate d'ammoniaque. Cette base a été extraite du café en assez grande quantité pour être reconnue à ses propriétés physiques et chimiques et au chlorure double qu'elle forme avec le platine.

L'existence de la méthylamine dans le café grillé étant parfaitement démontrée, on peut se demander si cette substance ne serait pas le principe ou l'un des principes auxquels il faut attribuer l'action excitante du café.

En effet, ces propriétés stimulantes ne doivent pas être attribuées à la catéine; car, outre que le café vert ne possède pas ces qualités, on a vu que la caféine disparaît en partie pendant la torréfaction.

L'acétate de méthylamine fut administré expérimentalement à sept malades du service de clinique de M. le professeur Béhier à la Pitié.

Le premier malade était un homme anémique, présentant une légère excitation du pouls, qui battait 105 fois par minute. 1 gramme d'acétate de méthylamine fut donné. Les premiers effets furent une augmentation de la fréquence du pouls et une diminution de la tension artérielle. Le maximum de la fréquence du pouls, 125 pulsations à la minute, fut atteint huit minutes après l'ingestion de la substance et persista quarante-six minutes. La tension artérielle, qui avait beaucoup baissé, commença alors à remonter. Une heure et dix-sept minutes après l'administration du médicament le pouls étant à 120, la tension artérielle était réellement plus haute qu'avant l'expérience et se trouvait très-notablement élevée.

La seconde expérience fut faite sur un jeune homme offrant une excitation fébrile du pouls, qui était à 105, mais chez lequel la force d'impulsion du ceur était beaucoup plus grande que dans le cas précédent, car le maximum de la courbe de la pulsation (1) fut

(1) Il s'agit ici, comme dans les observations suivantes, de la hauteur de la

obtenu avec une pression équivalant à 280 grammes (1), qui fut employée pendant l'expérience. 1 gramme d'acétate de méthylamine fut donné à neuf heures quarante-trois minutes du matin. Les premiers effets appréciables furent constatés à neuf heures cinquante-sept minutes; la tension était sensiblement baissée et la fréquence du pouls avait diminué de 10 pulsations. A dix heures neuf minutes, la tension s'était relevée et le pouls était remonté à 102. A dix heures quarante et une minutes, une heure après la prise du médicament, la tension avait considérablement augmenté et avait dépassé son élévation primitive; le pouls était à 100 et on observa une singulière irrégularité de la ligne générale, marquant la pression artérielle, qui indiquait un degré inusité de l'influence des mouvements respiratoires. On ne constata à l'auscultation aucune altération des bruits du cour. Le malade éprouva une sensation de refroidissement dans les extrémités inférieures.

Dans la troisième observation, il s'agissait d'un malade qui, avec un pouls à 87, présentait une ondée volumineuse (8 millimètres en hauteur) sous une pression de plus de 270 grammes. 1 gramme d'acétate fut donné, et l'on prit successivement quatre tracés, à plusieurs intervalles, dans l'espace de soixante et dix minutes. On constata une augmentation constante de la tension artérielle avec une accélération modérée du pouls. A la fin de l'expérience, la tension était très-notablement plus élevée qu'avant et le pouls battait 95 fois par minute. Le malade ne ressentit pendant tout le temps ni chaleur, ni douleur, ni aucune sensation appréciable.

Le sujet de la quatrième expérience était un homme atteint de peritonite chronique avec un pouls à 88 et donnant un tracé d'une bonne hauteur (6 millimètres sous une pression de 270 grammes). 3 grammes d'acétate furent donnés, et quatre tracés furent successivement pris à divers intervalles dans l'espace d'une heure.

ligne ascensionnelle qui, dans le tracé sphygmographique de chaque pulsation artérielle, indique la force avec laquelle la paroi du vaisseau est soulevée par le choc de l'ondée sanguine.

(1) Nous devons rappeler qu'on s'est servi, pour ces recherches, du sphygmographe de M. Marey, modifié par M. le professeur Béhier.

L'une des principales modifications apportées à l'instrument consiste en ce que le levier, dont l'extrémité libre doit se mouvoir sur la bande de papier, ne s'applique au niveau du trajet de l'artère radiale que par la pression d'une vis spéciale ; de plus, cette vis commande un petit cadran sur lequel la pression qui a été exercée est mesurée par des divisions qui représentent des grammes.

L'effet fut une élévation continue et progressive de la pression ar: térielle, la fréquence du pouls restant sans aucun changement. L'élévation de la tension constatée à la fin était très-considérable.

Le cinquième maļade n'avait pas de fièvre; son pouls était à 72, avec une légère irrégularité, mais donnant, sous une pression de 299 grammes, une courbe de moyenne hauteur (5 millimètres). 1 gramme d'acétate fut administré et l'on prit successivement, dans l'espace de 80 minutes, sept tracés. Au bout de treize mi. nutes, il se manifesta une élévation modérée de la tension, quị se mainting de 5 à 10 minutes. Trente-trois minutes après l'ingestion du médicament, la tension tomba au-dessous de son niveau primitif ; le pouls était plus irrégulier et il y avait une notable oudylation de la ligne de descente de chaque pulsation. Vingt minutes plus tard, la tension s'était élevée plus haut que ja. mais; les oscillations avaient presque disparu et l'irrégularité que présentait encore le pouls, semblait soumise à une légère influence de la respiration. Vingt minutes plus tard encore, la tension était revenue à son niveau primitif. A la fin de l'expérience, elle s'était élevée au plus haut point qu'elle eût jamais atteint; le pouls était très-régulier et très-peu plus fréquent qu'avant la prise de la substance. La fréquence n'avait jamais été beaucoup modifiée pendant toute la durée de l'expérience.

Dans la sixième observation, il s'agissait d'un malade dont le pouls, à 105, donnait le maximum de la hauteur de la courbe (8 millimètres) sous une pression de 150 grammes seulement. Cette expérience fut imparfaite, parce que l'instrument avait glissé un peu avant qu'on eût pris le second tracé; mais les effets du dicament n'en furent pas moins trèş - sensibles. 187,50 d'acétate furent pris et le maximum de la tension artérielle fut atteint vingtneuf minutes après ; le pouls étant alors très-contracté et à 100, et le malade éprouvant un refroidissement général. Quinze minutes plus tard, il y eut subitement une sensation de chaleur et une sueur profuse, tandis que la tension était sensiblement abaissée et le pouls était à 115. A la fin de l'expérience, soixante-dix-huit minutes après l'ingestion de la substance, la tension avait baissé, mais se trouvait encore beaucoup au-dessus de son niveau primitif; le pouls était à 100 et la sensation de chaleur avait augmenté.

La septième expérience fut faite sur un homme atteint d'un rétrécissement de l'orifice aortique dont le pouls était à 100. La courbe s'élevait à 8 millimètres, et il n'y avait pas de dicrotisme.

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