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abortif efficace. A notre avis, il ne faut donc pas repousser par une fin de non-recevoir avec un parti pris d'expectation ou de scepticismé exagéré loute tentative nouvelle. La clinique a précisément pour mission de soumettre au contrôle de la critique expérimentale toute proposition nouvelle de traitement local abortif de l'érysipele, à la condition toutefois que le moyen proposé ne soit pas dangereux et offre quelque probabilité de succes.

C'est en vertu de ce principe que nous avons cru de notre devoir de soumettre immédiatement à l'expérimentation clinique un nouvel agent proposé dans le numéro 45 du Berliner klinische Wochenschrift. Le profes. seur Lücke, de Berne, a publié dans ce journal plusieurs observations trèsdémonstratives de l'efficacité de l'huile de térébenthine, appliquées en onctions sur la surface de l'érysipele traumatique. Les inductions théoriques qui ont conduit le professeur suisse à l'emploi de ce moyen sont assez intéressantes pour être brièves ment reproduites.

Le professeur Lücke est parti d'une idée admise par la plupart des chirurgiens, à savoir : que l'érysipele traumatique se développé généralement sous l'influence d'une cause ou d'un agent infectieux, arrivant à la plaie, soit par l'intermédiaire de l'air noso eomial, soit par le contact plus direct à l'aide des pansements ou des instru: ments de chirurgie. De la plaie, l'érysypele s'étend en surface dans toutes les direetions, sans suivre ni le trajet des vaisseaux sanguins ni celui des lymphaliques. De ce point primitive ment affecté le mal se propage de proche èn proche par une véritable migration; soit de l'agent infectant lui-même, soit des éléments orgà niqués contaminés.

Or d'un côté, on sait que les huiles volatiles, et notamment l'essence de térébenthine, possèdent des propriétés désinfectantes, et de l'autre, qu'elles pénètrent assez facilement dans la profondeur des tissus, qu'on les applique en frictions ou éri vnctions répétées. Ces deux propriétés recommandent rationnellement cette substance comme offrant les conditions d'un agent utile dans le traitement abortif de l'érysipele infectieux et traumatique. L'expérimentation clibique a confirmé ces prévisions ; elle a démontré l'efficacité abortive des

onctions térébenthinées dans une dizaine de cas d'érysipele traumatique. De ces cas de succes, l'auteur rapporte quatre observations, toutes très-rémarquables, dont les résultats méritent bien certainement de fixer sérieusement l'attention des praticieus. L'érysipele, dans tous les cas cités, a été très-rapidement enrayé. Le mal local s'est arrêté, et la température fébrile est brusquement descendue, non pas au septième ou neuvième jour, mais dès le troisième ou le cinquième jour de la maladie.

Dans aucun des cas traités par l'huile de térébenthine, l'érysipele n'a eu ni la durée ni l'extension prévues au moment de l'invasion. (Gaz, méd. de Strasbourg.)

Emploi de l'écorce de chêne comme succédané de l'écorce de quinquina, pour l'usage externe. Les médecins de campagne, guidés souvent par la nécessité, sont amenés à chercher hors des officines divers agents thérapeutiques. C'est ainsi que le docteur Bourguel (de Graisessac ) a songé à remplacer l'écorce de quinquina par celle de chêne dans les pansements de certaines solutions de continuité de la peau.

Les observations suivantes semblent le prouver.

Obs. 1. G***, maçon, cinquantecinq ans, de constitution robuste, s'est piqué, il v à cing ou six mois, à une branche d'aubépine, à négligé la petite plaie et continué son travail ordinaire Une pustule parut et fut le point de départ d'une plaie augmen: tant toujours, se recouvrant de croûles et fournissant du pus, du sang ou de la sérosité sanguinolenté. Deux ou trois remèdes empiriques furent employés sans résultat.

Un confrère consulté parla d'une operation. Le málade effrayé vint me demander conseil.

La plaie se trouve sur le dos de la main gauche, à la racine des trois doigts externes; la peall est rouge, indurée sur certains points, comme rongée sur d'autres ; à la circonférence l'épiderme soulevé forme un liseré très-distinct.

la pression n'est douloureuse que sur un point (d'autres l'ont été antérieurement) ; le pus ou le sang s'échappent avec plus d'abondance tantot sur un point, tantôt sur un autre; divers petits pertuis laissent suinter continuellement de la sérosité roussâtre.

Aucun point n'est fluctuant, la peau est encore légèrement mobile et affectée d'une sensibilité voisine de la douleur, que l'air extérieur, le soleil, le contact, etc., suffisent à provoquer.

Je prescris la décoction vineuse de quinquina, des manuluves émollients, des cataplasmes la nuit, car le malade déclare qu'il ne cessera pas un instant son travail.

Quarante jours après, une partie du bord interne est seule guérie, tandis que du côté externe le mal a fait des progres. C'est alors que je fais essayer l'écorce seconde de chêne (une poignée par litre d'eau, réduire de moitié par l'ébullition).

Huit jours après la main est entièrement guérie et le malade peut travailler sans l'envelopper aucunement. Sans doute la guérison était commencée, mais on ne peut mettre en doute dans ce cas la grande efficacité de l'écorce de chêne.

Obs. II. T***, soixante-cinq ans, affecté de vitiligo depuis cinq ans. Largés taches décolorées au dos des mains, avec pigment autour, taches au cou et aux parties génitales depuis cette année seulement.

En travaillant aux champs, une pierre l'atteignit sur la tache de vitiligo de la main droite; il se développa en ce point une large phlyctène, mi. partie remplie de pus et de sang. Je l'ouvris avec une épingle et pansai à sec, ayant bien soin de conserver l'épiderme.

Quarante-huit heures après, tout le dos de la main était recouvert de croûtes, laissant passer au-dessous d'elles une humeur séro-purulente; le malade vint me trouver fort en souci. Quatre applications de la décoction d'écorce de chêne eurent raison du mal du jour au lendemain.

Obs. III. Mme B***, trente-huit ans, scrofuleuse, eut une crevasse à l'ex trémité de l'index droit, au côté externe. Elle fut mal soignée el dispa rut au bout de quatre mois, laissant tout le côté correspondant du doigt recouvert d'une éruption papulo-vési . culeuse, suintante, et ayant résisté à une foule de moyens variés.

Guérison en huit jours par l'écorce de chêne.

Obs. IV. J***, quarante-cinq ans, d'une bonne constitution, mais adonné aux alcooliques, fut égratigné par un

lapin à la face dorsale du pouce gauche. Au bout de deux ou trois jours, la plaie devint croûteuse, et il se développa sur l'avant-bras, en arrière, à la réunion du tiers inférieur et des deux tiers, supérieurs, une phlyctène pareille à celle de l'observation fi. Le malade en l'ouvrant ne conserva pas l'épiderme.

Guérison de 'l'égratignure en dix jours et de la phlyctène en trois semaines. .

Obs. V. Mme B**, trente ans, lymphatique. Plaie sur la crête du tibia droit, s'agrandissant toujours, ayan résisté à divers onguents ou cérats, guérie radicalement en dix jours.

Obs. VI. F***, trente-quatre ans, scrofuleux, mordu profondément par un rat au médius droit. Toute la peau de la phalange se mortifia, laissant une plaie de fort mauvais aspect, rapidement guérie (dix à douze jours) par l'emploi du même moyen.

Il faut signaler aussi les bons effets de l'écorce de chêne dans le traitetement des ulcères variqueux anciens; plusieurs malades traités d'un côté par ce moyen, de l'autre par l'occlusion, en ont retiré un bénéfice à peu pres égal dans les cas les moins fåcheux. La guérison peut s'obtenir, mais il faut de la persévérance.

Les plaies qui succèdent aux eschares, dans les maladies graves, revêtent fort vite un bon aspect si on les panse avec de la charpie trempée dans cette décoction.

Ces faits, quoique peu nombreux, paraissent suffisants pour engager d'autres praticiens à expérimenter cette médication, et cela pour trois raisons :

1° La terminaison toujours favorable, souvent rapide;

2. Le point de départ de la lésion qui n'a jamais été la même ;

Go La facilité qu'on a à se procurer l'écorce de chêne et la nullité de son prix. (Gaz. des hôpit.)

Théorie de la dissolution du calomel dans l'organisme. La théorie de M. Mialhe touchant la dissolution du calomel dans l'organisme est généralement admise. D'après cette théorie, le calomel, en présence des chlorures alcalins dissous dans les liquides organiques, se transforme partiellement en bichlorure de mercure soluble qui est facilement absorbé. M. Jeannel conclut d'expéde sel gras. (Journal de médecine de Bordeaux, février 1869.)

riences nombreuses que la théorie de M. Mialhe est au moins insuffisante.

Nous renvoyons au Journal de decine de Bordeaux ceux qui voudraient connaitre les détails des expériences, et nous signalerons seulement les conclusions.

Les carbonates alcalins sont les principaux décomposants du calomel; en présence des liquides alcalins, les corps gras dissolvent l'oxyde de mercure provenant de la décomposition du calomel; les chlorures alcalins en dissolution, même concentrée, ne produisent qu'une décomposition comparativement insignifiante du calomel.

S'il est vrai, comme l'a indiqué M. Mialhe, que le chlorure mercureux, sous l'influence des chlorures alcalins, à la température de l'organisme, donne toujours une quantité plus ou moins grande de sublimé corrosif, il serait erroné de soutenir avec lui que c'est à cette transformation partielle que le calomel doit ses propriétés médicales. En réalité, une faible partie du calomel ingéré peut être dissoute dans l'estomac en présence des liquides acides qui contiennent du sel marin, mais la principale, la plus considérable décomposition du calomel a certainement lieu au contact des liquides intestinaux alcalins. Alors interviennent les corps gras. Une longue série d'expériences ont démontré à M. Jeannel que, dans les liquides mixtes composés d'eau, de bicarbonate alcalin et d'huile grasse, une très-notable proportion d'oxyde de mercure provenant du calomel de composé passe en dissolution dans les corps gras; cet oxyde perd alors l'énergie de ses affinités chimiques et peut être émulsionné et absorbé sans produire aucune irritation locale. La ihéorie de M. Jeannel explique pour quoi l'action du calomel esi tardive et généralement inoffensive.

Cette action est presque nulle tant que le médicament reste dans l'estomac en contact avec les liquides acides et légèrement chlorurés; elle se prononce dès que le médicament est parvenu dans l'intestin, où réagit un

donnant n du bichlorure; mais là interviennent à la fois l'albumine et les corps gras, qui atténuent ou annullent l'action irritante du sel mercuriel soluble et de l'oxyde résultant de la décomposition du calomel. Le mercure est absorbé sous la forme d'albuminate ou

Contracture permanente du membre supérieur droit, datant de quatre ans, guério par des injections sous-cutanées d'atropine. Mile C*** âgée de vingt ans, brune, d'une santé délicate, vint au mois de mai 1867 demander les soins de M. le docteur Desprez. A près différentes manifestations de rhumatisme articulaire, elle avait été prise quatre ans auparavant de douleurs dans l'articulation scapulo-humérale droite et dans le membre correspondant, douleurs qui s'étaient calmées au bout de quelque temps, mais en laissant une contraclure des plus prononcées. Plusieurs médecins distingués avaient été consultés, mais tous les moyens mis en cuvre étaient restés sans résultat.

Au moment où M. Desprez vit la malade pour la première fois, le bras était fortement appliqué contre la poitrine, l'avant-bras néchi à angle droit, et les doigts portés à leur maximum de flexion, laissant voir leur empreinte sur la face palmaire de la main. Le tendon des muscles pectoraux, qui s'insère sur l'humérus, formait un bord rigide inflexible. Les moindres mouvements que l'on voulait imprimer au membre étaient très-douloureux; il fallait faire un effort considérable et soutenu pour arriver à écarter le bras du tronc de quelques centimètres; des douleurs vives se faisaient alors sentir dans tout le membre et arrachaient des cris à la patiente. Il n'y avait aux articulations ni épanchement de liquide ni déformation autre que celle résultant d'une flexion exagérée et prolongée; il y avait de l'atrophie du membre, mais qui ne paraissait être que le produit de la douleur et du manque d'exercice.

Pensant que la cause de ces accidents devait avoir pour siége principal tout ou partie du plexus brachial et agissait ainsi sur tous les muscles fléchisseurs, notre confrère fit choix de la belladone comme du moyen qui Tui paraissait le plus efficace pour faire disparaître l'élément douleur en même temps que la contracture. Il l'emploga d'abord sous forme de liminent sur le membre et surtout sur sa face interne, là où la peau plus fine se prête le mieux à l'absorption, se proposant, si la chose était nécessaire, d'employer

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le sommeil chloroformique pour faire qu'ici qui soit à peu près inconl'extension forcée du membre.

testable. Les frictions amenèrent au bout de C'est à ce titre que le professeur quelque temps une assez importante Lister (de Glasgow) l'a introduit en amélioration. Mais, dans le but d'ob chirurgie et en a fait le préventif par tenir de la belladone lout le résultat excellence de la suppuration des plaies possible, M. Desprez se décida à ad et de toutes les suites graves et danministrer en injections sous-cutanées gereuses qui peuvent en être la conl'alcaloïde de cette plante; il fit en séquence. En le plaçant entre la plaie conséquence préparer une solution de et l'air extérieur, qui, selon lui, prosulfate neutre d'atropine, 5 centi voque la suppuration par les germes grammes, pour eau distillée, 20 gram organiques nombreux qu'il contient, mes. Une première injection fut faite il prétend éviter cette complication en avec 25 gouttes de cette solution sur la les détruisant. De là son buile phéniface antérieure du grand pectoral ; il quée dont il imbibe des linges qu'il y eut à la suite quelques signes légers place sur l'endroit des abces, des d'intoxication, vertiges , dilatation tumeurs à ouvrir, et qu'il traverse des pupilles ; trois jours après, amé avec l'instrument aussi préalablement lioration notable, muscles moins ri trempé dans ce mélange. Il en regides, douleur moins vive quand on couvre également les plaies qu'il lave essayait d'écarter le bras. Une nou avec de l'eau phéniquée au vingtième velle injection fut pratiquée avec et il en imbibe les fils à ligature. En30 gouttes au même point, puis trois fin une espèce de diachylon phéniautres avec 35 gouttes à la partie in- qué lui sert à recouvrir les plaies et à terne el inférieure du bras: chacune

intercepter l'air extérieur. d'elles fut suivie d'une amélioration Cette méthode fait beaucoup de de plus en plus prononcée, tellement bruit en Angleterre, autant pour elle qu'après la cinquieme la guérison que contre elle. On cite à l'appui fut complete. Depuis, les mouvements quelques succès étonnants de la résont revenus complétement, l'atro- section du poignet, d'extraction d'un phie a disparu, et la santé générale, corps étranger volumineux du genou avec l'aide de l'iodure de fer, du quina et une fracture avec plaie et ouverture quina et d'un bon régime, s'est beau de l'articulation tibio-tarsienne. Mais coup améliorée. (Bull. méd. de l'Aisne, ce sont là des exceptions que toutes 1868, 1er trim.)

les méthodes chirurgicales peuvent revendiquer. D'une manière plus gé

nérale, on dit qu'elle change les frac. De l'emploi de l'acide phé tures compliquées en fractures simples nique dans la pratique chi par l'absence de suppuration, que les rurgicale. Depuis que l'acide phé pansements n'exhalent pas d'odeur et nique, ou carbolique des Anglais, est ne contiennent pas de pus, que la devenu à la mode, on en use et l'on réunion par première intention est la en abuse en lui attribuant des pro règle, et que depuis dix-huit mois on priétés impossibles, car elles s'ex ne voit ainsi dans les salles de M. Liscluent réciproquement. Il acquiert ter ni erysipele, ni infection purusurtout ces propriétés merveilleuses lente, ni pourriture d'hôpital. (Jourentre les mains des Anglais, qui en nal de méd. et chir. prat., janvier.) sont engoués. Ils l'ont ainsi vanté tout A entendre les fauteurs de cette récemment comme antipériodique méthode, elle serait antiseptique par contre les fièvres épidémiques mal excellence. Mais voici la réponse cacaractérisées qui depuis trois ans dé tégorique et péremptoire qui vient de ciment l'Ile Maurice, et qui paraissent leur être faite. Des rapports annuels tenir bien plus du typhus, de la fièvre de l'infirmerie même où M. Lister obpernicieuse et du relapsing fever que tient de si brillants succès, il résulte de l'intermittente simple. D'autres en que, de 1860 à 1862 inclusivement, ont fait un antisyphilitique, ce qui va c'est-à-dire avant l'emploi de la méêtre un nouvel argument pour les très- thode, sur 126 amputations de cuisse, rares négateurs de l'action spécifique de jambe, de bras et de l'avant-bras, du mercure Comment concilier deux il y eut 41 décès, soit 1:5, tandis propriétés si distinctes ? Mais il est à que sur 73 pratiquées en 1867 et 1868, présumer qu'une analyse très-sévère c'est-à-dire depuis qu'elle est emdes faits les réduirait lout simplement ployée à profusion, la mortalité a été à son action antiseptique, la seule jus de 30, soit 1 : 2 1/2.

Les fractures compliquées donnent des résultats encore plus défavorables. Sur 114 cas traités dans la première période, il y a eu 26 décès ou 1:41/2 ; sur 59 survenus en 1868 et traitées par ce moyen il y a eu 20 décès, c'est-à-dire plus de 1:3. (Med. Times, mars.)

On ne peut mieux contredire la souveraine efficacité d'une méthode que d'opposer ainsi une statistique en règle à quelques exemples exceptionnels, des allégations vagues.

venant de la fistule stomacale d'un chien.

Une première application eut lieu le 12 février sur tonte la surface ulcérée au moyen d'un pinceau doux. Une légere ardeur s'ensuivit, ainsi qu'une hémorrhagie qui nécessita l'application de charpie. Enlevé le lendemain, ce pansement n'avait opéré aucun changement sensible. Il fut renouvelé le 14 et le 16; mais le suc gastrique avait fusé en abondance, et il s'ensuivit aussitôt un vaste érysipele fébrile qui suivit son cours ordinaire.

Le 21, la tumeur était réduite de moitié; le ganglion de l'oreille était disparu et celui de l'angle maxillaire abcédé. Néanmoins une quatrième application fut faite, et des phénomènes de gastricisme survinrent. L'abcès s'ouvrit le 24, et la tumeur continua à diminuer de jour en jour, tellemeät que le 1er mars, à la surprise de tous les témoins de cette expérience, elle était réduite à une plaie plane recouverte de granulations rosées, sans trace des deux glandes existant audessous. Des cautérisations régularisèrent la plaie, et le 19 mars la malade quitta ('hôpital parfaitement débarrassée de sa tumeur et dans un état général très-satisfaisant. (Gaz. med. Lombarda, 20 février.)

Tumeur cancéreuse guérie avec le snc gastrique. Une femme de cinquante-deux ans entra à l'hôpital de Lodi le 10 janvier 1868, dans le service de chirurgie du docteur Tansini, pour une tumeur de la région temporale gauche dont l'origine remonie à 1864. Dure et indolore au début, elle s'accrut, devint sensible et s'ulcera en saignant au moindre choc ou attouchement au point de donner lieu à d'abondantes hémorrhagies.

A l'examen, cette femme est amaigrie et d'un aspect vieillot. Sa peau est ridée, lerreuse, rugueuse. Reglée à vingt ans, elle cessa de l'être à quarante et fut sans cesse maladive et mé. norrhéïque. Sa tumeur; du volume d'un gros euf de dinde, occupe toute la région temporale, ulcérée à sa face interne avec écoulement d'un ichor exhalant l'udeur spécifique du cancer. Son immobilité fait soupçonner la dégénérescence de l'os sousjacent. De faciles et abondantes hémorrhagies obligent de recourir aux astringents de toute sorte pour les arrêter. Deux ganglions dégénérés, durs et gros comme une feve, s'observent au-devant de l'oreille correspondante et à l'angle maxillaire.

Après deux consultations des médecins et chirurgiens de l'hôpital sur l'opportunité de l'amputation, la crainte de rencontrer des adhérences avec le temporal et la dégénérescence des ganglions voisins, autant que l'éloignement de la malade pour celte opération, la firent repousser, et cette femme allait être congédiée lorsque le célèbre physiologiste Lussana, étant venu dans le service le 4 février, suggéra l'application du suc gastrique sur la plaie comme propre à digérer et absorber cette tumeur. Le conseil fut accepté, et M. Lussana fournit lui-même le suc gastrique pro

Sulfite de soude dans la syphilis. Le docteur S.-J. Radcliffe, de Washington, rapporte, dans le Medical and surgical Reporler, qu'il a employé les suites et les hyposulfites dans la syphilis, et que les résultats obtenus lui ont paru dignés d'être portés à la connaissance de ses confrères, afin de les engager à contrôler ses expériences. Il a d'abord administré ces médicaments dans les cas de syphilis secondaire ou tertiaire; mais plus récemment il a également prescrit les suites et les hyposulfites dans la syphilis primitive, après un court traitement mercuriel et avec un avantage marqué. Dans les cas de syphilis secondaire déjı ancienne, et dans ceux caractérisés par le passage de la deuxième à la troisième pé. riode, avec manifestations locales consécutives au chancre primitif, telles qu'ulcérations phagédéniques. affections de la bouche, du pharynx ou des cavités nasales, il a vu, sous l'influence de l'usage interne et externe de ces agents, les parties arriver plus vite et bien à une guérison solide, l'état cachectique disparaitre, et par

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