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térotomie, dans les cas d'occlusion in- quoi nous saisissons cette occasion de testinale, pourvu qu'il n'existe pas de le recommander à l'attention de ceux péritonite. M. L. Thomas pense qu'en de nos confrères qui n'y auraient pas l'absence de signes et de renseigne encore eu recours. (Gazette des hôpiments pouvant faire connaître le siége taux, 1869, no 50.) de l'obstacle, l'entérotomie doit être pratiquée de préférence à droite, afin de rechercher le cæcum, qui se pré Deux cas de tétanos guéri sentera entre les lèvres de l'incision par l'aconit, par Wunderlich. dans le cas où l'arrêt a son siége dans 1. Enfant de quatorze ans, atteint le gios intestin. (Société de chirurgie, de tétanos traumatique à forme tres28 avril 1869).

douloureuse. Le mal est caractérisé

par l'opisthotonos, la contracture Enoore les sevices du vési- d'un grand nombre de muscles, parcatoire. A l'appui de la note sur ce ticulièrement de ceux de la face, sujet, publiée récemment par M. Fons enfin par des convulsions réflexes sagrives dans la Gazette hebdoma spontanées et multiples. En même daire et reproduite dans un de nos temps, sueur profuse et éruption miderniers fascicules, nous empruntons liaire confluente. Au début tempérala breve mention du fait suivant à la ture presque normale (370,4 à 38,5) clinique de M. Peter.

et exagération à peine appréciable de Un vieillard atteint de broncho- la fréquence du pouls. La plaie, point pneumonie, auquel on avait appliqué de départ de la maladie, n'offre rien un large vésicatoire sur la poitrine, a de spécial. On administre la morsuccombé... à la gravité de sa maladie phine à la dose de 1 à 5 centigrammes; sans doute, mais aussi, il faut le dire, on fait prendre des bains à 34 degrés. à la grave complication de gangrene La pinpart des symptômes s'allénuent, survenue sur la plaie du vésicatoire mais momentanément. L'aconit est adet d'un érysipele circonvoisin.

ministré (10 gouttes de teinture quatre Le professeur ne voulant pas que fois par jour, ce qui équivaut, à la ce fait soit perdu pour l'enseignement, fin du traitement, à 24 grammes de en a pris occasion de rappeler cette teinture et à 2 grammes d'extrait). règle générale, de n'appliquer qu'avec Durant la diminution des symptômes, une grande circonspection des vésica- température normale (5702 à 3705) et toires chez les vieillards, chez les en- ralentissement du pouls, qui tombe aufants et chez les sujets cachectiques, dessous de la moyenne ordinaire. et, lorsqu'il y a indication impérieuse 11. Homme de trente ans, peu vigoude recourir à cette médication, d'évi reux, ayant les poumons malades. ter au moins les applications trop Tétanos spontané généralisé. Trismus larges et surtout trop prolongées. Il et opisthotonos prononcés; en même importe dans ces circonstances de ne temps contracture d'un grand nombre jamais laisser les vésicatoires assez d'autres muscles; convulsions réflexes longtemps pour qu'ils puissent leser le spontanées et mulliples; éruption derme. M. Peler recomman rti miliaire et sueur abondante; tempéraculièrement pour les enfants un ture à pine fébrile, 380,3 ; pouls faiprocédé qu'il met habituellement en blement accéléré. Une pneumonie inpratique, et qui consiste à surveiller tercurrente ne modifie pas les conde près l'action du vésicatoire, en le vulsions ; mais elle élève un peu la soulevant de temps en temps pour en température, 380,5 à 380,6, et déterconstater les effets, et à l'enlever dès mine un léger mouvement fébrile. La qu'on commence à apercevoir la fri température tombe bientôt à 370,7, et sure de l'épiderme. Il suffit alors, le pouls diminue de fréquence. La après avoir ainsi enlevé l'emplâtre morphine, administrée à l'intérieur vésicant, de le remplacer par un ca au début, et plus tard en injections, taplasme, pour voir se produire une le chloroforme en frictions sur les sécrétion suffisamment abondante de parties convulsées et en embrocations sérosité et obtenir de la vésication sur le reste du corps, amènent une tout l'effet qu'on en désire, sans amélioration, mais seulement passa avoir à en craindre les inconvénients. gere. L'emploi de l'aconit change au

Ce procédé, qui est employé par contraire complétement l'état du mabon nombre de praticiens, n'est pas lade: 5 gouttes administrées trois fois encore suffisamment connu, nous par jour, en tout 108,8 de teinture. avons lieu de le penser. C'est pour- Au début de l'amélioration et pen

dant sa durée, la température est normale (360,8 à 370,5); la fréquence du pouls est plutôt au-dessous de la moyenne.

Que penser quant à la réalité de l'influence de l'agent mis en cuvre. nous voulons dire de l'aconit, sur la guérison dans ces deux cas ? La réponse n'est pas facile : car d'une part nous voyons le tétanos guérir à la suite de l'emploi de bien des moyens très-divers, opiacés, belladone, qui. vine, chloroforme, bains de vapeur etc.; et d'autre part, ce que nous savons de la valeur de nos préparations d'aconit en France ne nous inspire qu'une médiocre confiance dans ce médicament, tel que nous l'avons à notre disposition. Toutefois, en tenant compte, comme il convient, de ce fait que dans ces cas l'amélioration a commencé à se montrer aussitôt après l'administration de l'aconit ; tenant compte aussi des propriétés vénéneuses de cette plante, nous ne pouvons révoquer en doute qu'elle ne soit pourvue d'une action parfaitement réelle; reste à savoir si celte action est applicable avec avantage dans le tétanos. C'est ce que d'autres observations, basées sur l'emploi de préparations bien faites, pourront nous montrer plus tard. (Journal central de médecine de Berlin, et Union méd., 1869, nQ 53.)

les battements devinrent plus intenses et douloureux, et, au mois de janvier, le malade se représenta à l'hôpital. L'anévrysme avait repris son volume primitif au-dessus de la clavicule, et les pulsations en étaient si fortes qu'il semblait prêt à se rompre sous la main. La douleur du bras droit était telle, qu'elle empêchait le sommeil depuis plusieurs mois. Le malade était obligé de se tenir sur son séant, incliné à droite, et la faiblesse de la main, tout atrophiée, l'empêchait d'écrire.

Le 6 janvier, M. Langenbeck fit une injection de 3 centigrammes d'extrait aqueux d'ergot de seigle sous la peau recouvrant la tumeur ayec le mélange suivant :

Extrait de Bonjean.... 2,5 Esprit-de-vin et glycé

rine, dd........... 7,5

L'ergot de seigle eontre les anévrysmes internes, Fonde sur la propriété hémostatique de l'ergot de seigle par son action contractile sur la fibre musculaire, M. le professeur Langenbeck vient d'appliquer cet agent avec succès à la cure des anévrysmes internes, ainsi qu'il résulte d'un mémoire lu à la Société médicale de Berlin. Il s'agissait d'un anévrysme de la sous-clavière droite dont le malade, âgé de quarante-cinq ans, était atteint depuis 1864. Une opération n'étant pas indiquée à cette époque, le célèbre chirurgien se borna à l'application de quatre moxas sur la tumeur, afin d'y déterminer une suppuration prolongée. Une grande amélioration "s'ensuivit, et les douleurs intenses du membre correspondant disparurent. Jusqu'au milieu de 1868, le malade put ainsi reprendre ses occupations, la tumeur étant diminuée de volume, indolente, mais toujours pulsatile. Mais elle augmenta rapidement durant les chaleurs de l'été,

La diminution de la douleur fnt telle que, un ou deux jours après, l'opéré dormait tranquillement. Tous les trois jours ces injections furent renouvelées en augmentant graduellement la dose du médicament jusqu'à 18 centigrammes, de manière que, au 17 février, 2 grammes avaient été employés. L'amélioration aussi était croissante, et le malade pouvait maintenant écrire une longue lettre. Quoique très-distincts encore, les battements étaient beaucoup plus faibles et moins étendus. Aucun effet général du médicament ne fut observé.

Entre autres considérations venant corroborer l'efficacité de ce nouvel emploi de l'ergotine, M. Langenbeck cite en post-scriplum le cas d'un charpentier de quarante-deux ans, admis le 16 février dans sa clinique pour une blessure de l'épaule gauche reçue deux jours avant. L'examen décela un anévrysme de la radiale droite à environ 3 centimètres audessus du poignet, que le blessé déclara avoir depuis vingt ans environ. La tumeur avait acquis graduellement le volume d'une noisetie, et était le siège de battements. Le lendemain, 15 centigrammes de la solution précédente furent injectés sous la peau de la tumeur, et, dès le lendemain, elle était disparue complétement. A sa sortie, vingt-neuf jours après l'injection, la radiale était dans son état normal, sans que la flexion des doigts causât la projection, la saillie de la

tumeur, comme cela avait lien avant l'injection. (Wochenschr., no 12.)

Émanant d'un clinicien aussi consommé, ces observations ont une va

leur qui exclut le doute et qui commande au contraire de les répéter. (Union médicale.)

TRAVAUX ACADÉMIQUES. Nouvel appareil pharyngo, goscopes habiluellement en usage, laryngoscapique. M. Galante remédie aux inconvénients suivants : présente un nouvel appareil pharyn to l'impossibilité d'examiner le mago-laryngoscopique qu'il a construit lade debout ou couché; 30 la diffioulté sur les indications de M. le docteur de se procurer une lampe convenable; Ch. Fauvel.

3° le temps perdu à mettre cette lampe Cet appareil, inhérent aux laryn, en état de servir.

GALANTE

PARIS.

Ce nouveau laryngoscope est composé: 1° d'un tire-langue, sur lequel la langue est attirée et fixée à l'aide du pouce de la main gauche; 29 d'une lenlille bi-convexe surmontée d'un miroir plan, à inclinaison variable, et enfin d'une lampe à essence minérale, qui, sous un très-petit volume, donne un éclairage suffisant pour bien voir dans le miroir laryngien toutes les parties de la glotte, et au besoin y porter des topiques.

La main gauche de l'opérateur sup

porte l'appareil et maintient la langue abaissée ; la main droite applique le miroir laryngien, qui est vivement éclairé par la lentille susindiquée. Le miroir plan, ineliné convenablement, permet au malade de voir l'image de son larynx.

Cet appareil a été expérimenté à la clinique de l'auteur, M. le docteur Ch. Fauvel, et à l'hôpital du Gros Caillou, dans le service de M. le docteur Liebermann.

VARIÉTÉS, Jeudi dernier a eu lieu la réception de M. CI, Bernard à l'Académie française. Notre éminent confrere a reçu l'accueil le plus sympathique, et M. Patin, qui lui a répondu, a su le louer avec un tact exquis et une grâce parfaite.

Le discours de l'éminent physiologiste n'a été que l'exposé de sa profession de foi scientifique, et nous sommes heureux de pouvoir donner à nos lecteurs la péroraison de ce magnifique discours :

« Quelles sont les limites des sciences ? de quelle nature sont les rapports qui les unissent ? Ces questions restent en quelque sorte toujours présentes, et elles ont été de tout temps l'objet des méditatians des esprits éminents.

« On ne saurait fixer le nombre des sciences, parce qu'elles sont le résultat du morcellement successif des connaissances humaines, par notre esprit borné, en une foule de problèmes séparés. Néanmoins on a distingué deux ordres de sciences : les unes partant de l'esprit pour descendre dans les phénomènes de la nature, les autres partant de l'observation de la nature pour remopter à l'esprit. Leur point de départ est différent, mais le but est le même : la recherche et la découverte de la vérité. Ce sont les ténèbres de notre ignorance qui nous font supposer des limites entre ces deux ordres de sciences.

« Dans l'étude des sciences, notre raison se débat entre le sentiment naturel qui nous emporte à la recherche des causes premières, et l'expérience qui nous enchaine à l'observation des causes secondes. Toutefois les luttes de ces systèmes exclusifs sont inutiles, car dans le domaine de la vérité chaque chose doit avoir nécessairement son rôle, sa place et sa mesure.

« Notre premier sentiment a pu nous faire croire qu'il nous était possible de construire le monde à priori, et que la connaissance des phénomènes naturels, en quelque sorte infuse en nous, s'en dégagerait par la seule force de l'esprit et du raisonnement. C'est ainsi qu'une école philosophique, célèbre en Allemagne, au commencement de ce siècle, est arrivée à dire que la nature n'étant que le résultat de la pensée d'une intelligence créatrice, d'où nous émanons nous-mêmes, nous pouvions, sans le secours de l'expérience et par notre propre activité intellectuelle, retrouver les pensées du Créateur. C'est là une illusion. Nous ne pourrions pas même concevoir ainsi les inventions humaines, et, s'il nous a été donné de connaitre les lois de la nature, ce n'est qu'à la condition de les déduire par expérience de l'examen direct des phénomènes, et non des seules conceptions spéculatives de notre esprit.

« La méthode expérimentale ne se préoccupe pas de la cause première des phénomènes, qui échappe à ses procédés d'investigations ; c'est pourquoi elle n'admet pas qu'aucun système scientifique vienne lui imposer à ce sujet son ignorance, et elle veut que chacun reste libre dans sa manière d'ignorer et de sentir. C'est donc seulement aux causes secondes qu'elle s'adresse, parce qu'elle peut parvenir à en découvrir et à en déterminer les lois, et celles-ci n'étant que les moyens d'action ou de manifestation de la cause premiere, sont aussi immuables qu'elle, et constituent les lois inviolables de la nature et les bases inébranlables de la science.

(Mais nos recherches n'ont point atteint les bornes de l'esprit humain: limitées par les connaissances actuelles, elles ont au-dessus d'elles l'immense région de l'inconnu qu'elles ne peuvent supprimer sans nuire à l'avancement même de la science.

« Le connu et l'inconnu, tels sont les deux pôles scientifiques nécessaires. Le connu nous appartient et se dépose dans l'expérience des siècles. L'inconnu seul nous agite et nous tourmente, et c'est lui qui excite sans cesse nos aspirations à la recherche des vérités nouvelles dont notre sentiment a l'intuition certaine, mais dont notre raison, aidée de l'expérience, veut trouver la formule scientifique.

« Ce serait donc une erreur de croire que le savant qui suit les préceptes de la méthode expérimentale doive repousser toute conception à priori, et imposer silence à son sentiment pour ne plus consulter que les résultats bruts de l'expérience. Non, les lois physiologiques qui reglent les manifestations de l'intelligence humaine ne lui permettent pas de procéder autrement qu'en passant toujours et successivement par le sentiment, la raison et l'expérience; seulement, instruit par de longues déceptions et convaincu de l'inutilité des efforts de l'esprit réduit à lui-même, il donne à l'expérience une influence prépondérante, et il cherche à se prémunir contre l'impatience de connaître, qui nous pousse sans cesse vers l'erreur. Il marche avec calme et sans précipitation à la recherche de la vérité; c'est la raison ou le raisonnement qui lui sert toujours de guide, mais il l'arrête, le retient et le dompte à chaque pas par l'expérience; son sentiment obéit encore, même à son insu, au besoin inné qui nous fait irré. sistiblement remonter à l'origine des choses, mais ses regards restent tournés vers la nature, parce que notre idée ne devient précise et lumineuse qu'en retournant du monde extérieur au foyer de la connaissance qui est en nous, de méme que le rayon de lumière ne peut nous éclairer qu'en se réfléchissant sur les objets qui nous entourent. »

Pour les articles non signés : F. BRICHETEAU.

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Une pratique de quarante ans au sujet de la pneumonie (1): Par le docteur DAUVERGNe père, médecin de l'hôpital de Manosque et des épidémies

de l'arrondissement de Forcalquier, etc.

(3e article.)

Pathogénie de la pneumonie. – Jusqu'à présent la pneumonie a été et est encore une inflammation pour les médecins. Jusque-là le mal ne serait pas grand; mais ce qui en devient un très-grand, c'est d'interpréter à l'inverse les phénomènes physiologiques de cette inflammation. On la regardait comme un excès de vitalité organique, partant comme une entité morbide réagissant par une activité propre sur le reste de l'organisme, activité qu'on exprimait par cette maxime aussi vieille que la médecine: Ubi stimulus, ibi fluxus. Or tout prouve aujourd'hui, clinique, physiologie, anatomie pathologique, que ce vieil adage doit être remplacé par cette loi opposée : Ubi laxus, ibi fluxus.

En effet, j'ai rapporté en 1853, dans mon Hydrothérapie générale, des faits cliniques qui me conduisaient à dire « que la cause de l'inflammation n'était pas dans la sensibilité organique augmentée, comme le voulait Bichat, ni dans l'irritation, ainsi que l'indiquait Broussais, mais bien dans les liquides et la faiblesse des capillaires.

Cette manière de voir, que je tirais de l'analyse des faits, ne fait plus question depuis les beaux travaux de M. Claude Bernard sur les nerfs vaso-moteurs et leur paralysie; et cependant les résultats auxquels il est arrivé n'étaient plus une nouveauté, puisque, avant que l'observation et la force de l'induction m'y amenassent moimême, Vacca, en 1765, à Florence, a soutenu le premier qu'« une congestion ou demi-stagnation de sang ne peut se manifester dans une partie du corps sans y produire une débilité absolue ou relative. » J. Thompson, dans son Histoire de linflammation, a dit : «Dans l'état de santé, la résistance à la distension est égale à la force d'impulsion; quand cette résistance devient inférieure, la distension

(1) Suite et fin; voir la livraison du 15 mai, p. 385.

TOME LXXVI. 11° Livr.

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