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BELGIQUE.

Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, mise en ordre et publiée sous la direction de la Commission royale d`histoire. par Alphonse Wauters, archiviste de la ville de Bruxelles, membre de l`Académie royale de Belgique, t. Il (noi-1 190). Bruxelles, imprimerie de Hayez, 1868, in li” de xvm-883 pages. - Cet ouvrage. rédigé sur le même plan que la Table chronologique (les diplômes de l'histoire de France, publiée par Bréquigny. est appelé à rendre le même genre de service aux études historiques pour ce qui se rapporte aux annales des anciens Pays-Bas. Un premier volume. comprenant l'indication ou l'analyse des chartes imprimées antérieures au xix' siècle. a paru en 1866. Celui-ci est consacré aux chartes et diplômes des années i 101 à 1 190. Il est précédé d`une savante introduction, dans laquelle M. Alphonse Wouters recherche quelle a été la participation des Belges aux événements mémorables du xn' siècle. Ce sujet amène l'auteur à citer les principaux dignitaires civils et ecclésiastiques que la Belgique fournit alors aux contrées étrangères, et il en prend occasion pour retracer. en quelques pages intéressantes, la vie de Wibald. abbé de Stavelot et de Corvey. qui fut le contident et le ministre des empereurs Henri V. Conrad et F rédéric Barberousse. Deux tables . l'une des noms de personnes. l'autre des noms de lieux , et un index bibliographique terminent le volume. Collection de chroniques belge: inédites, publiée par ordre du Gouvernement. _ Mo: nnments pour servir à l'histoire des provinces de Namur, de Hainaut et de Luxembourg. - Cartulaine de Fabbaye de Cambron, publié par J. J. de Smet, chanoinepêniten cier de la cathédrale de Gand, membre de l'Académie royale de Belgique. Première partie. Bruxelles, imprimerie de Hayes, 1869. in-A° de xxx-A99 pages. - Le vilage de Cambron. situé dans le Hainaut, à deux lieues de la ville d'Atli, avait été donné par Pépin le Bref . en 750. à l'abbaye de Saint-Denis . qui le céda. en 861. la un personnage nommé Witramne, eu échange d'autres biens. Au xxl' siècle. ce domaine appartenait å Anselme de Trazignies ou Trazegnies. seigneur de Péronne-ler Binche et chanoine de Soignies. qui, voulant y établir un monastère. s'adressa à saint Bernard pour lui demander quelques religieux de son Ordre. Sans songer a son âge avancé, l'illustre abbé de Clairvaux se rendit dans le Hainaut avec douze de ses moines et installa lui-même. en 1 1ú8. la nouvelle abbaye sous le nom de NotreDame de Cambron. Ce monastère acquit bientôt une grande importance et devint la maison-mère de plusieurs autres communautés religieuses. notamment des couvent! du Verger et de Fontenelle près de Valenciennes, d'Espinlieu près de Mons, de la Cambre et de Beaulieu au diocèse de Malines, de Baudeloo et du NouveauBois au diocèse de Gand. Il resta florissant jusqu'à sa suppression å la lin du siècle dernier; aujourd'hui, quelques pans de murs. des tombeaux mutilés et une tour en mines marquent seuls son emplacement. Les cartulaires de Cambron, transportés en Hollande à l'é oque de l'enlrée des Français en Belgique, ont été retrouvés å La Ha e par M. le chanoine de Ram et sont actuellement conservés dans les archives dela cathédrale de Malines. C'est le plus ancien et le plus précieux de ces cartulaires. vetus cartularium Camberonense, que la Commission d'histoire de l`Académie royale de Belgique a résolu de comprendre dans sa collection de documents inédits. Un des membres les plus distingués de cette Académie. M. de Smet, qui, depuis la mort regrettable de M. de Bam, a été chargé du soin de cette publication, vient d`en faire

paraître la première partie. Ce volume s'ouvre par une inlroduction dans laquelle le savant éditeur rappelle l'histoire de la fondation du monastère de Cambron et donne la liste de ses abbés avec quelques détails biographiques sur chacun d'eux. Viennent ensuite les textes latins des chartes du carlulaire. Ces chartes se partagent, dans ce volume, en cinq divisions : I. Privilégia Pontificum romanoram. La bulle la plus ancienne est d'Alexandre III, en 1172; la plus récente, de Clément VI, en i34a. La plupart concernent spécialement l'abbaye de Cambron; d'autres sont relatives à l'Ordre de Cîteaux en général. II. Cartee de Camberone, comprenant les actes se rapportant aux biens que l'abbaye possédait dans son voisinage immédiat, depuis l'approbation donnée, en 115a, par l'évêque de Cambrai, à l'acquisition de l'église et de l'alleu de Cambron, jusqu'à une décision arbitrale, qui termina, en i346, un différend survenu entre les moines et Sohier de Havrech. III. Curtœ de Lumbisuele. Actes concernant les biens annexés à la ferme abbatiale de Lombisceul. Cette partie commence par la charte d'acquisition de l'alleu de Lombisceul, en 115a, et finit par un acte de i3a4. IV. Cartœ deRosaria. Actes relatifs aux biens annexés à la ferme des Rosiers (1176-1^76.) V. Cartee de Stoupedich. Nombreux diplômes concernant les propriétés dépendantes de la ferme de Stoppeldik (1337-1397). Nous nous proposons de revenir sur cette publication lorsqu'elle aura été complétée par un second volume.

Académie royale de Belgique. Compte rendu des séances de la commission royale d'histoire et recueil de ses bulletins; III" série, t. X, II'-V* bulletin, in-8° de aïo pages. — Ce recueil continue d'offrir des renseignements nombreux et variés qui intéressent l'histoire des anciens Pays-Bas et, très-souvent, celle de la France elle-même. Parmi les documents que l'Académie royale d'histoire de Belgique a joints au compte rendu de ses séances des 6 janvier, 6 juillet, îa octobre et 9 novembre 1868, nous avons remarqué les suivants : Deux chroniques inédites des aimées 1369-1371, contenant la généalogie de Charlemagne et des ducs de Lotharingie et de Brabant, texte latin publié avec notes par M. Bormans; notice d'une collection de documents concernant le comté de Chiny, conservées dans les archives départementales de la Moselle, à Metz, par M. Gachard ; notice d'un manuscrit de la bibliothèque de la ville de Metz renfermant la correspondance de Philippe II avec don Cristoval de Moura, relative à la succession et à la conquête du royaume de Portugal; notice sur le recueil qui se publie à Madrid sous le titre de: Collection de documentes inedilos para la historia de Espaiia, par M. Gachard.

ITALIE.

Il globo, ossia la dinamica « la descrittiva terrestre, par Scipione Saya Moleti. 1.1"; Messine, imprimerie de Ribera, 1868, in-8" de 200 pages. — M. Saya Moleti , dans l'introduction développée qu'il a placée en tête de ce livre, montre l'intérêt que présentent les études géographiques, et indique les objets divers qu'elles embrassent, les limiles qui les séparent des autres sciences. Le premier volume contient l'exposé des notions générales de physique, de météorologie et de géologie. qui doivent précéder l'étude de la géographie proprement dite. Cet exposé est partagé sous quatre titres : la chaleur, l'atmosphère, l'eau, la terre. Le peu d'espace accordé à ce dernier chapitre, qui traite de la géologie, ne semble pas en rapport avec l'importance du sujet et le développement donné à la partie météorologiqueL'ouvrage est composé d'ailleurs avec beaucoup de soin et de méthode. Dans un
cadre assez restreint, l'auteur nous paraît avoir réussi à présenter, sans sécheresse
et d'une manière intéressante, un grand nombre de faits, y compris les résultats les
plus récemment acquis à la science. Ce premier volume fait bien augurer des sui-
vants, qui contiendront sans doute la partie la plus importante du travail de M. Saya
Molcti.

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/ miei ullimi ricordi, par Vincenzo Mortillaro, marchese di Villarcna. Palerme.
imprimerie de P. Pensante, 1868, in-zi" de xu-3g8. — Après s'être fait connaître
par divers travaux d'érudition, tels que son dictionnaire sicilien-italien, ses cata-
logues des chartes de l'église royale délia Magione.ses éludes sur les médailles arabes-
siciliennes de la bibliothèque de Palerme, M. le marquis de Villarena consacre
maintenant les loisirs que lui ont faits son âge et les révolutions politiques à re-
cueillir ses souvenirs et à les raconter, en faisant ressortir les enseignements résul-
tant des événements auxquels il s'est trouvé mêlé ou qui se sont passés sous ses
yeux. Le volume dont nous venons de donner le litre fait suite aux Reminiscenze
dei miei lempi, ouvrage publié à Palerme en i865. M. de Villarena joint à ses récits
des réflexions morales, politiques et religieuses, pleines de sagesse, et parle de ce
qui lui est personnel avec une simplicité et une modération faites pour lui gagner
les sympathies du lecteur. Ses études variées et une mémoire heureuse lui four-
nissent à chaque instant des citations empruntées aux écrivains les plus divers de
l'antiquité et des temps modernes, citations dont il abuse un peu, au point d'en
donner ordinairement plusieurs dans chaque page. La lecture de ces souvenirs ne
pourra qu'inspirer beaucoup d'estime pour le caractère de l'auteur, et, indépen-
damment de leur valeur littéraire et morale, ils fourniront d'intéressantes indica-
tions sur les événements contemporains et l'état présent des esprits dans l'Italie mé-
ridionale.

TABLE.

Le sentiment religieux en Grèce, par M. Jules Girard. (Article de M. Boulé. 1. ... 193

La vie et les travaux du baron Cnuchy, par C. A. Valson. (Article de M. J. Bertrand.) 205

Les Gèles ou la filiation des Scythes aux Gèles et des Gètes aux Scandinaves, etc.

( 1" arùcle de M. Alfred Maury.) 815

Le Mahàbliàrata, par M. Hippolyte Fauche. — Fragments du Mabàbhârata, par
M. Th. Pavie. (15* article de M. Barthélémy Saint-Hilaire.) 233

Nouvelles littéraires , 247

PIN DR LA TABLE.

DES SAVANTS.

MAI 1869.

Œvvhes De Lagrange publiées par les soins de M. J. A. Scrret sous les auspices de S. Exe. le Ministre de l'Instruction publique, t. I, II, III. Paris, Gauthier-Villars, 1866, 1868.

M. Serret, en réunissant et classant par ordre de date les œuvres éparses de Lagrange, en surveillant avec autant d'habileté que de zèle la correction du texte et l'exactitude des formules, aura rendu aux géomètres un service véritable dont je suis heureux de le remercier ici.

Pourquoi faut-il pourtant commencer cet article par un reproche?

En ouvrant le premier des trois volumes publiés jusqu'ici, on rencontre, à la deuxième page, à la suite de quelques lignes de M. Serret, une notice sur la vie et les ouvrages de Lagrange par Delambre. Les études de Delambre, il est permis de le dire, le préparaient mal à apprécier les œuvres de l'illustre analyste.

On doit regretter que le savant et judicieux éditeur se soit déchargé ainsi d'une partie intéressante de la tâche qu'on attendait de lui. La notice de Delambre, publiée en 1812 dans les Mémoires de l'Académie des sciences, ne méritait pas les honneurs d'une seconde édition, et les plus beaux mémoires de Lagrange n'ont pu recevoir de l'habile astronome qu'une louange insignifiante et banale. Lagrange, s'il faut en croire Delambre « se passionna pour Virgile avant de pouvoir lire Archimède et Newton, et devint bientôt passionné pour la géométrie des anciens, qu'il préféra d'abord à l'analyse moderne;». . . «un mémoire, que le célèbre « Halley avait composé tout exprès pour démontrer la supériorité de « l'analyse, eut la gloire de convertir Lagrange et de lui révéler sa véri« lubîe destination. »

L'assertion est invraisemblable. Que Lagrange ait admiré Archimède, personne n'est tenté d'en douter, mais qu'une dissertation de l'astronome Halley ait été nécessaire pour lui faire apprécier Bernouilli et Euler, il est bien difficile de le croire. J'ai eu la curiosité de rechercher dans les œuvres de Halley les pages dont une influence si heureuse pour les sciences ferait, sans contredit, si elle était avérée, l'une des productions les plus importantes du très-illustre ami de Newton. Le seul écrit de Halley qui puisse répondre à l'indication de Delambre est intitulé: An instance of the excellence of the modem Algebra in the resolution of the prnblem ofjinding thefoci of optic Glasses univvrsally.

Représentant, dit-il, tous les résultats en une seule formule, il résume toute la science en un seul théorème qui, exprimé par des propositions détachées, suivant la méthode des anciens, pourrait fournir le sujet de traités considérables.

Une telle phrase, à l'occasion d'un tel problème, devait être pour Lagrange, quatre-vingts ans plus tard, un lieu commun confirmé vingt fois par ses premières éludes.

La théorie du son et l'étude des vibrations sonores sont le sujet de l'un des premiers mémoires de Lagrange, et le jeune débutant n'est pas entièrement d'accord avec d'illustres prédécesseurs : Newton, Taylor, Euler, Bernouilli et D'Alembcrt, en s'exerçant sur le même problème, n'avaient pas obtenu les mêmes résultats. Le jugement vague et superficiel porté par Delambre sur cette difficile question montre, à chaque ligne, qu'il n'en a pas pénétré les détails.

«D'Alembert, dit-il, ne se rendit pas. Dans ses lettres particulières « comme dans ses mémoires imprimés, il proposait de nombreuses ob«jections, auxquelles Lagrange a répondu depuis, mais qui peuvent au « moins laisser ce doute. Comment, dans une science à laquelle on ac« corde universellement le mérite de l'exactitude, se peut-il que des gé« nies du premier ordre soient divisés entre eux et puissent discuter «longtemps? C'est que, dans les problèmes de ce genre, dont les so« lutions ne peuvent être soumises à l'épreuve d'une expérience directe, « outre la partie du calcul, qui est assujettie à des lois rigoureuses et sur « laquelle il n'est pas possible d'avoir deux avis, H y a toujours une « partie métaphysique qui laisse du doute et de l'obscurité. » Cette réflexion est juste, mais Delambre ajoute : «C'est que, dans les calculs « mêmes, les géomètres se contentent souvent d'indiquer la marche des

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