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-\wwe tx-r twuntmctiuii le nom de Dânes (norr. Dânir, p. Dállnir, 1 .Im s vd l *O \\\ peut dim qu`it*i tout, ou å peu près, est hypothétique. L`espace \\*l\\å\i=*tubÈ«~ ui separe les Danois des Gètes est franchi d`un bond. ct, s Èc |\\“mier t e ces deux peuples n'apparaît dans l'histoire qu`avec des .mteuzx du vi* siècle. Procope, Jornandès et Grégoire de Tours, si Juruzze n~enti\~n n`est laite en Sarmatie, en Germanic, de Daces, de l\x:ules_ de Naves, les échanges supposés de noms expliquent ce siåerce. la critique doit se montrer plus dilïicile. Elle remarquera que `x: :ze nwuxuitre aucun nom germanique dans les noms gètes et daces ¿μ.Î nous ont ete transmis, encore moins de noms danois et vieux I?\Yi§]\I¢'$~ Elle ne peut prendre les Goths que là où ils se présentent avec une appellation et dans des conditions qui permettent de les reœuu.xitre. c'est-in-dire aux deux premiers siècles de notre ère, sur les beni: de la Baltique. Ils s`y montrent sous les noms de Gothones, Gul*f'-ws _ au voisinage d`autres nations germaniques telles que les Burgonršcc-:~s ou Burgundes, les Yandales. Elle sait par Pythéas qu`ils étaient åešå tîxes dans cette région au quatrième siècle avant notre ère. consé.guemmeut si lepoque où les Gètes setrouvaient aux bouches du Danube; ele : s denc absolument aucun droit de supposer que ces Gothons ›.3-zz: eté une partie des Gètes qui se seraient portés plus au nord. Les .rsfimilatious de Jornandès et des auteurs byzantins ne sauraient être ici ~ en airieuse considération, puisqu`elles ne reposent sur ann fondement et ne sont, de leur part, que de pures suppositions snggerées par des ressemblances de noms. On sait, dailleurs, avec quel Il':Jl.Îl'I.iiI'Q les écrivains de cette époque appliquèrent les noms ethniques. msumment ceux de Scytlies et de Sarmates. et l`on voit. par ce que dit Procope. que les Grecs du Bas-Empire confondaient tous les barbares et ne voyaient en eux qu`une même race *_ Sous ne pouvons nous permettre qu'une seule allirmalion à Yégard des Gètes et des Daces, c'est qu`ils n`appartenaient pas à la race ougroturque. qui ne s'est montrée en Europe qu`å l'époque où le nom de ceux-ci s`efi'ace de l'histoire. Si l`on prend en considération ce fait que les Scythes-Slololes sont les premiers qui paraissent être passés du àin anlo-caspien au nord du Pont-Euxin, le berceau des Gètes devra être cherché ailleurs. Leur parenté probable avec les Thraces. dont ils punùseut naroir constitué qu'un rameau septentrional 3, la route la

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plus naturelle qu'ils ont pu suivre pour se rendre d'Asie aux embouchures de l'Ister, nous conduisent à supposer qu'ils avaient pénétré dans leur nouvelle patrie par les côtes de l'Asie-Mineure. Ils devraient ainsi être rattachés, non à la souche que représente, dans le chapitre \ de la Genèse, Madaï ou Magog, mais à celle que personnifie Thiras, et chez laquelle nous reconnaissons, avec M. Knobel et la grande majorité des commentateurs, les Thraces.

Un rapprochement assez significatif paraît indiquer qu'au nord du Pont-Euxin se sont succédé trois langues répondant à trois grandes races. Dans Hérodote, nous trouvons les principaux affluents de la mer Noire, depuis le Danube jusqu'au Borysthène, désignés par une certaine catégorie de noms auxquels font place, dans les siècles suivants, d'autres noms renfermant le radical dan, d'une physionomie tout indo-européenne. L'Ister devient le Danubius1, le Tyras devient le Danastris, le Borysthène devient le Danapris. Un seul de ces noms formé du radical dan ou tan apparaît dans Hérodote, et il est donné au plus oriental des llcuves qui se versent de ce côté. C'est le Tanaïs, le Don actuel. Il y a donc là un indice que la langue qui se parlait au Ve siècle avant notre ère sur le Palus-Maeotis s'est répandue dans les siècles suivants jusqu'à l'embouchure du Danube, qu'elle a, par conséquent, évincé l'idiome auquel étaient empruntées les dénominations adoptées par l'écrivain d'Halicarnasse et dont les Grecs continuèrent à faire usage. Plus tard, quand arrivent les populations ougro-turques, les fleuves changent encore parfois de nom. Le Volga perd celui de Rha pour prendre celui d'Etel oud'Itil, que lui donnent les tribus turques, puis celui de Bolgar, Volgar, que lui imposent les Ougro-Turcs et d'où est dérivé son nom actuel.

Si l'on fait attention que le Tanaïs d'Hérodote arrosait le pays des Sarmates, on sera enclin à supposer que ce fut la langue sarmatique qui, en se répandant à l'ouest, apporta les noms de Dnieper, de Dniester et de Danube2, tandis que les premiers noms de Borysthène, de Tyras et d'Ister, devaient appartenir à l'idiome des Gèles ou des Thraces. On a pu se convaincre, par ce que j'ai dit dans le précédent article, que les Sarmates s'étaient, vers le commencement de notre ère. de plus en plus avancés à l'ouest; cela expliquerait comment leur idiome d'origine indo-européenne a pu être porté sur le littoral nordouest du Pont-Euxin. L'origine vindo-sarmatique des Slaves conduit à regarder la langue de ceux-ci comme ayant dû avoir une assez grande affinité avec l'idiome saimatique;«t, en effet, parmi les noms nouveaux de rivières qui se substituent en même temps que ceux dans lesquels entre le radical dan, nous trouvons donné à l'Hypanis celui de Bayes, lequel est entièrement slave et subsiste dans le nom actuel de Boug. Lehrberg1 nous dit que dans la langue ossèthe, qui appartient à la famille indo-européenne, dan signifie rivière, ce qui est une preuve que la langue des Alains, dont le peuple ossèthe descend, était liée de près à l'idiome sarmatique, et, en effet, la description qu'Ammien Marcellin nous a laissée des Alains décèle un peuple voisin des Germains. Procope les regarde même comme une nation gothique2.

1 Strabon (VII, p. a53) nous dit que, de son temps, le nom d'Ister était demeuré a la partie du Danube voisine de ses bouches, tandis que le nom de Danubius ou Danuvius s'appliquait surtout à la partie de ce fleuve qui arrosait le pays des Daces. —'■ "'Strabon (VII, p. a53) rapporte que les Scythes, les Bastarnes et les Sarmates .«.'étaient souvent avancés sur la rive septentrionale de l'Ister.

Si je ne puis souscrire à une foule d'identifications acceptées par M. Bergmann, je reconnais cependant qu'H a indiqué avec une grande approximation la voie suivie par les populations asiatiques pour pénétrer en Europe. Cette voie est, au reste, celle que nous tracent les migrations subséquentes. Il y a comme de grands chemins naturels, dont les barbares ne pouvaient guère s'écarter et qui étaient marqués par les steppes, les principaux cours d'eau et les grandes plaines. En sorte que la direction suivie par les barbares, du n" aux x* et xie siècles de notre ère, nous fournit celle qu'ont dû suivre des migrations beaucoup plus anciennes. Mais, si le savant professeur de Strasbourg a distingué la bonne route, il s'est, à mon avis, trompé sur les heures de départ et a pris souvent l'express au lieu du train de petite vitesse. De là le contraste entre ce qu'ont de judicieux, tout au moins de probable, ses vues générales, et ce qu'il y a d'arbitraire et de forcé dans ses vues de détail.

Il est incontestable que les populations établies à l'est de l'Europe au temps d'Hérodote, c'est-à-dire dans la première moitié du v" siècle avant notre ère, doivent être considérées comme une des divisions de cette grande armée d'invasion qui conquit la partie du monde que nous habitons sur une population encore clair-sernée et misérable. Mais estce à dire pour cela que les Gètes et les Scythes soient précisément ceux que nous trouvons cinq ou six siècles plus tard au nord de l'Europe? Je reviendrai sur cette question en traitant des nations indo-européennes. Je dirai seulement ici que le laps de temps qui s'est écoulé

1 Cité par C. d'Ohsson, Des peuples du Caucase, p. iSli. Sjôgren, dans le vocabulaire ossèthe qui accompagne son Ossetische Sprachlehre, donne le mot don avec le sens de rivière. — ' On doit aussi rapprocher le nom du Donetz au temps d'Hérodote, Syrgis, de celui de Visurgis, que portait le Weser.

entre l'arrivée des Germains et des Scandinaves sur la frontière de l'Asie et leur établissement au cœur de l'Europe paraît avoir été beaucoup plus considérable que celui qui sépare l'expédition de Darius en Scythie de celle de César dans la Gaule. M. Bergmann prend pour guide, dans ses identifications, des noms ethniques dont il suit intrépidement les transformations. Si les Indo-Européens avaient conservé avec la ténacité qu'il suppose les dénominations portées par eux en Asie, nous retrouverions dans la Germanie bien d'autres noms géographiques empruntés à leur berceau que ceux en petit nombre qu'il pense avoir découverts. Tant qu'un peuple garde sa langue et son homogénéité, on le voit transporter avec soi les mêmes noms de lieux, de tribus, de montagnes et de rivières. C'est ainsi que les contrées occupées par les Celtes se reconnaissent à la quasi-identité des noms géographiques qui s'y rencontrent, que les Hellènes ont appliqué les leurs partout où ils se sont établis, que des noms germains existent là où des nations germaniques ont pénétré. Rien de cela pour les Scythes et pour les Gètes. Evidemment ces peuples se sont arrêtés dans l'Europe orientale et n'ont pas poussé leurs migrations jusqu'à l'ouest; ou, si quelques-unes de leurs tribus se sont aventurées au nord et au centre de l'Europe , elles ont été absorbées par d'autres populations, et l'on n'en peut plus distinguer de vestige. Il est vrai que M. Bergmann croit trouver une autre catégorie de preuves pour l'opinion qu'il soutient dans ce qu'il appelle la continuité organique des phénomènes de l'état social et de l'état intellectuel de ces peuples. Mais cette continuité, il en voit la démonstration dans des analogies d'institutions, d'usages et de croyances, qui se fussent offertes à son étude, s'il avait rapproché des Germains et des Slaves certaines populations de l'Asie, les populations dravidiennes, par exemple, qui n'appartiennent assurément pas à leur race.

Dans la liste des enfants de Japheth, que nous donne le chapitre x de la Genèse, il ne me reste plus qu'à rechercher les nations personnifiées par Javan. Leur examen va nous conduire dans une autre direction que celle que suivirent la plupart des nations représentées par les frères de ce patriarche. Il nous fournira des rapprochements plus concluants que ceux à l'aide desquels on peut essayer de retrouver la voie de Magog et de Thiias. M. Bergmann nous en apporte les éléments; aussi est-ce avec lui que j'entreprendrai d'élucider ce dernier point.

Alfred MAURY.

[La fin à un prochain cahier.)

NOUVELLES LITTÉRAIRES.

INSTITUT IMPÉRIAL DE FRANGE.

ACADÉMIE FRANÇAISE.

L'Académie française u tenu, ie jeudi 27 mai 1869, une séance publique pour la réception de M. Claude Bernard, élu en remplacement de M.Flourens. M. Patin, directeur de l'Académie, a répondu au récipiendaire.

ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES.

Dans sa séance du g8 mai, l'Académie des inscriptions et belles-lettres a élu M. Defrémery à la place vacante par le décès de M. le marquis de Laborde.

ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS.

Dans sa séance du i5 mai, l'Académie des beaux-arts a élu M. Félicien David à la place vacante, dans la section de composition musicale, par le décès de M. Berlioz.

LIVRES NOUVEAUX.

FRANCE.

Etudes sur les maladies éteintes et les maladies nouvelles, pour servir à l'histoire de évolutions séculaires de la pathologie, par Charles Anglada, professeur de pathologia

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