Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Band 32,Teil 2;Bände 33-34

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Fradet et Oudin Libraires, 1869
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Seite 200 - Il sait se faire adorer dans l'exécution même de la conscription et de la levée des impôts. Nous sentons que sa probité, sa douceur, sa justice, l'ordre parfait qu'il a établi dans tout ce qui dépend de lui, nous sauvent chaque jour des milliers de vexations, et que nous n'éprouvons d'autres maux que ceux qui sont inévitables.
Seite 268 - Ce moment était terrible : les cris des soldats , le roulement des tambours, le feu des obus , qui jetait sur la ville une lueur sombre , le bruit de la mousqueterie et du canon, l'odeur et la fumée de la poudre , tout contribuait à l'impression que recevaient de ce combat ceux qui attendaient de son issue la vie ou la mort. Au milieu du bruit , nous gardions un morne silence. Déjà nous avions passé une demi-heure dans cette cruelle attente, lorsque nous entendîmes tout-à-coup crier à l'entrée...
Seite 198 - ... en leur reprochant une charité qui leur attirait trop l'affection de leurs voisins ; tantôt mon mari était obligé d'aller rendre compte de sa conduite à Paris ; tantôt une partie de chasse était représentée comme une réunion de Vendéens ; quelquefois on nous blâmait d'aller en Poitou , parce qu'on trouvait que notre influence y était trop dangereuse; d'autres fois on nous reprochait de ne pas y habiter, et de ne pas employer cette influence au profit de la conscription. Les gens...
Seite 267 - SUR les neuf heures du soir, l'alarme se répandit dans la ville. Une patrouille de hussards républicains , profitant de la négligence incorrigible avec laquelle nos soldats se gardaient, s'avança jusqu'à l'entrée de la ville. On cria : Aux armes ! En un clin-d'œil l'armée fut sur pied, et les hussards s'enfuirent.
Seite 255 - Les républicains , impatientés de perdre ainsi du monde , sans voir leurs ennemis, et sans être attaqués en ligne , firent un mouvement pour se mettre en bataille sur une hauteur qui se trouvait derrière eux. Henri profita du moment, et se mit à crier :« Mes amis, les voilà qui s'enfuient! ». Les paysans se le persuadèrent. Aussitôt ils sautèrent de toutes parts par-dessus les haies , en criant : Vive le Roi! Les échos augmentaient le bruit. Les Bleus...
Seite 256 - Son amour-propre se blessait facilement ; il s'emportait sans propos, quoiqu'il fût d'une politesse cérémonieuse ; il avait un peu d'ambition, mais bornée comme toutes ses vues. Dans les combats il ne savait qu'aller en avant, en disant : • — Mes enfants, la Providence nous donnera la victoire.
Seite 272 - ... leur unique nourriture. Heureusement leur beurre est fort bon : c'était notre ressource. Le lendemain il fallut encore nous disperser. La métayère me conduisit , le matin , chez le maire. En revenant, je trouvai deux cavaliers qui passaient au galop; ils nous firent crier : Vive la république!
Seite 258 - Le bien de l'armée le détermina à ne pas refuser, bien qu'il trouvât fâcheux d'être presque toujours éloigné du combat. On lui conserva sa place au conseil de guerre; et comme il était le seul des chefs qui eût un domicile fixe, des demandes de tout genre lui étaient presque toujours portées.
Seite 260 - Nous écoutions attentivement le bruit du canon, et son éloignement nous fit juger de la position de l'armée : bientôt je l'entendis gronder plus vivement et se rapprocher de plus en plus. La peur me saisit ; je me mis à courir sans rien attendre; je traversai la...
Seite 254 - ... ces braves gens étaient un peu effrayés : la plupart n'avaient pas vu le feu ; d'autres venaient d'être témoins d'une défaite ; presque tous se voyaient sans armes. Cependant la troupe arriva jusqu'aux Aubiers , que les Bleus occupaient depuis la veille. Les paysans se répandirent autour du village , marchant derrière les haies en silence. Henri , avec une douzaine de bons tireurs , se glissa dans un jardin assez près de l'endroit où étaient les républicains. Caché derrière la haie,...

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