Revue des deux mondes, Band 167

Cover
Au bureau de la Revue des deux mondes., 1883
 

Was andere dazu sagen - Rezension schreiben

Es wurden keine Rezensionen gefunden.

Ausgewählte Seiten

Inhalt

Andere Ausgaben - Alle anzeigen

Häufige Begriffe und Wortgruppen

Beliebte Passagen

Seite 704 - Ce que j'appelle cristallisation, c'est l'opération de l'esprit, qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l'objet aimé a de nouvelles perfections.
Seite 352 - On peut devenir un peintre, un sculpteur, un musicien même à force d'étude; on ne devient pas un auteur dramatique. On l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir. C'est un caprice de la nature qui .vous a construit l'œil d'une certaine façon pour que vous puissiez voir d'une certaine manière qui n'est pas absolument la vraie, et qui cependant doit paraître la seule, momentanément, à ceux à qui vous voulez faire voir ce que vous avez vu. L'homme qui est appelé...
Seite 705 - Je te dis toujours la même chose, parce que c'est toujours la même chose, et si ce n'était pas toujours la même chose...
Seite 806 - Gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche, Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler. Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.
Seite 373 - Quand un homme et une femme ont l'un pour l'autre une passion violente, il me semble toujours que, quels que soient les obstacles qui les séparent, un mari, des parents, etc., les deux amants sont l'un à l'autre, de par la nature, qu'ils s'appartiennent de droit divin, malgré les lois et les conventions humaines.
Seite 338 - Retiré à la campagne au fond du Bourbonnais, dit M. Fiévée dans ses mémoires, une seule observation me rappelait à la politique. ; tout paysan que je rencontrais dans les champs, les vignes et les bois, m'abordait pour me demander si on avait des nouvelles du général Bonaparte, et pourquoi il ne revenait pas en France; jamais aucun ne s'informait du Directoire2.
Seite 346 - Vous étiez plus jeune, il ya vingt ans, lorsque je marchais à vos côtés et que vous donniez le bras à Chateaubriand, à pareil jour, à pareille heure, en parcourant certaine allée que je vois presque de mon lit et où, à mon très grand regret, je ne puis pas aller célébrer cet anniversaire ; mais vous n'étiez pas plus aimable. Votre présence et votre souvenir font également mes délices. Continuez à vous faire adorer et aimez-moi toujours un peu. Les tubéreuses ne sont pas encore...
Seite 329 - Eh bien ! le sort d'une femme est fini quand elle n'a pas épousé celui qu'elle aime ; la société n'a laissé dans la destinée des femmes qu'un espoir; quand le lot est tiré et qu'on a perdu , tout est dit...
Seite 322 - ... ramener votre attention : cela me rend fort affairé. Si Dieu me prêtait vie et mettait devant mes yeux les hasards que je lui demande , il ne me faudrait cependant que trois semaines , pour amasser tous les livres que je crois dignes d'être placés , non pas dans votre bibliothèque , mais dans votre alcôve ; et si je parviens à me les procurer, il me semblera que je n'ai plus rien à faire au monde.
Seite 335 - Staël si on ne l'a pas vue avec Benjamin Constant. Lui seul avait la puissance, par un esprit égal au sien , de mettre en jeu tout son esprit , de la faire grandir par la lutte, d'éveiller une éloquence, une profondeur d'âme et de pensée, qui ne se sont jamais montrées dans tout leur éclat que vis-à-vis de lui; comme lui aussi n'a jamais été luimême qu'à Coppet.

Bibliografische Informationen