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EUVRES COMPLÈTES

DE

J. J. ROUSSEAU

:

IMPRIMERIE GÉNÉRALE DE CH. LAHURE

Rue de Fleurus, 9, à Paris

EUVRES COMPLÈTES

DE

J. J. ROUSSEAU

TOME PREMIER

PARIS

LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET Cie

BOULEVARD SAINT-GERMAIN, N° 77

1865

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NOTICE SUR J. J. ROUSSEAU.

On ne peut prononcer le nom de J. J. Rousseau sans évoquer le sou. venir de Voltaire. Il n'y a rien de plus différent que le génie de ce deux grands hommes, dont l'un représente le scepticisme et l'autre la foi; mais leurs noms comme leurs gloires sont devenus inséparables parce qu'à eux deux ils ont opéré dans les m urs et dans les idées la révolution la plus prompte et la plus durable dont l'histoire ait gardé le souvenir. D'autres écrivains peuvent avoir eu plus d'éloquence et de profondeur; personne n'exerça jamais une telle influence sur son temps et sur son pays.

Il faut connaître la vie de J. J. Rousseau pour apprécier ses écrits, et même pour les comprendre; car ses oeuvres ne sont qu'un perpétuel épanchement, et, soit qu'il ait raison ou qu'il se trompe, c'est toujours son coeur qui le fait parler. Il a fait lui-même le commentaire de sa philosophie en écrivant ses Confessions.

Rousseau naquit à Genève le 28 juin 1712. Il croyait être né le 4 juillet, parce qu'il confondait le jour de son baptême avec celui de sa naissance. Son père était horloger; il descendait d'un protestant francais réfugié à Genève en 1529. Rousseau perdit sa mère en naissant. Il passa peu de temps dans la maison paternelle, où il ne fit que dévorer des romans, qu'il délaissa ensuite pour se jeter sur les vies de Plutarque. « Je n'avais rien conçu, dit-il en parlant de ces premières lectures ; j'avais tout senti. »

Rousseau n'était encore qu'un enfant lorsque, son père ayant quitté Genève à la suite d'une querelle, on le mit sous la tutelle de son oncle Bernard. Il se regardait et tout le monde le regardait dès lors comme fils unique, parce que son frère, plus âgé que lui de sept ans, avait quitté son maître d'apprentissage, et disparu sans laisser de traces. Jean-Jacques fut mis en pension à Bossey, avec le fils de son tuteur, chez le ministre Lambercier; il y passa deux années, qu'il regarde comme les plus douces de sa vie. Une punition qu'il souffrit injustement changea ses impressions et son caractère; et c'est au sentiment de cette première injustice soufferte qu'il attribue dans sés Confessions la haine qu'il éprouva toute sa vie pour les oppresseurs et les tyrans.

Rappelé à Genève avec son cousin, il y resta trois ans, étudiant un peu la géométrie, faisant des comédies en secret, et plus tard des sermons. Sa famille pensa d'abord à le faire horloger, ensuite ministre. Enfin on se détermina pour le métier de procureur, et on le mit chez le

ROUSSEAU I

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