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feuilles 34 et 35 revêtues du visa pour l'impression. Les feuilles 36 et 37 sont en ce moment soumises à la correction des commissaires de l'Académie, et la copie est presque entièrement en état. Déjà la Commission s'occupe de la rédaction du tome XXVI. Le tome XXV se terminera à l'année 1308. Le plus célèbre des écrivaios morts dans les premières années du XIVe siècle est

Jean Duns Scott, le docteur Subtil, dont la doctrine téméraire a été scrupuleusement analysée par M. E. Renan. M. P. Paris fournira au mêine vuluine une notice étendue sur les chansons de geste du commencement du siècle qui en vit le prompt et irrémédiable déclin.

Telle est, Messieurs, la situation satisfaisante à bien des égards, mais sous des réserves que je serais heureux de n'avoir plus à faire, de nos grandes collections historiques, diplomatiques, littéraires, dotées libéralement par l'Etat. J'en viens à d'autres Recueils, la plupart fondés par vous, où coopèrent des savants étrangers à l'Académie, et dont la direction sé partage entre votre Commission des travaux littéraires et votre secrétaire perpétuel, de concert, pour vos Mémoires, avec la Commission dite d'impression.

La publication du recueil des Notices et Extraits des manuscrits, que vous avez hérité de l'ancienne Académie, vers la fin de son existence glorieuse, est aujourd'hui, je puis le dire, à jour. Le tome XXI est sur le point d'être complété par la publication de sa partie orientale, et par la fin de cette œuvre longue et épineuse, la traduction des Prolegomenes d'IbnKhaldoun, qui n'attend plus qu'une table spéciale, jugée indispensable, dont l'impression s'avance. Nous devrons cette traduction faite en français, avec des notes où le texte arabe est rectifié et élucidé sur bien des points, à notre savant confrère M. DE SLANE.

En même temps s'imprime, avec une égale activité, pour former là seconde partie du tome XXII du même recueil, le travail d'un jeune savant, d'un philologue d'une capacité déjà éprouvée et d'un nom qui nous est cher, M. Thurot, sur les manuscrits de nos grammairiens du moyen âge. Sept feuilles vont être tirées, quarante placards sont en composition, et les trois cents pages de copie qui doivent terminer le volume ont été déposées à l'Imprimerie impériale.

Les deux nouveaux volumes, depuis longtemps déjà sous présse, des Mémoires des savants étrangers à l'Académie marcheut avec une lenteur qui s'explique, sans se justifier complétement, par la nature des travaux qui les forment. L'un est la première partie du Syllabaire assyrien, par M. Ménant, qui occupera le tome VII tout entier de la première série du

l'autre, non moins important dans son genre (quoique plus court), est le mémoire sur les Inscriptions inédites de Delphes, par M. C. Wescher. Le Syllabaire assyrien, Quvre laborieuse autant que dispendieuse, ne compte encore que vingt-deux feuilles tirées et deux bonnes à tirer ; la vingt-cinquième, en première épreuve depuis le 23 novembre dernier, ne peut être corrigée efficacement, dit l'auteur, que lorsque la suite de la liste des signes sera composée. Cette liste formerait les feuilles 26, 27, 28. Espérons qu'elle nous conduira à la moitié de ce premier volume.

Quant au mémoire de M. Wescher, la partie imprimée en bonnes feuilles ou en épreuves ne comprend encore que les treize premières feuilles, plus deux planches d'inscriptions. J'ai lieu de penser que l'auteur d'une part, l'Imprimerie impériale de l'autre, tiendront compte de mes observations réitérées pour accélérer l'exécution de ce travail entièrement rédigé d'ailleurs, qui arrête tous ceux qui doivent le suivre dans un volume dont les matériaux, je l'ai déjà dit il y a six mois, sont sous ma main.

Je n'ai plus qu'un mot à ajouter, Messieurs, mais un mot gravë, puis

Recueil ;

qu'il s'agit de vos propres Mémoires, et que je suis plus particulièrement responsable de la marche régulière du recueii si justement estimé qui les redferme, y compris l'Històiré des actes de votre vie académique, écrite d'époque en époque. Pour celle-ci, retardée par diverses causes qui ne tiennent ni à ma volonté, ni à l'emploi de mon temps, entièrement consacré à l'Acadéinie qui le sait, si elle est restée en apparence quelque peu stationnaire, en réalité elle a fait un grand pas. Non-seulement la copie a été envoyée à l'impression jusqu'à la fin du volume, mais, à partir des treize feuilles tirées depuis longtemps, tout est aujourd'hui en épreuves et m'attend plus que la correction, sauf certaines vérifications qui ne m'arrêteront plus.

Quant à vos Mémoires, dont le XXVIe tome, première partie, pourra paraître, j'ai tout lieu de le croire, avant l'expiration du premier semestre de cette année 1867, l'impression en a été entravée aussi par des causes d'un autre genre; mais ces difficultés sont aujourd'hui levées; la mise en pages, arrêtée après le tirage des, dix premières feuilles, est reprise; à I'heure qu'il est, onze feuilles nouvelles vont être tirées après correction déjà faite, et huit placards en épreuves également corrigées prendront place à la suite. Trois mémoires lus deux fois devant l'Académie, et pour lesquels les formalités préalables à l'impression sont en voie d'accomplissement, termineront cette première partie du tome XXVI. Elle sera d'un intérêt aussi varié que sérieusement scientifique, et des planches, qui sont par ellesmêmies des documents d'un haut prix, accompagneront le texte du volume.

Je vous demande la permission, en terminant ce long rapport, de remettre au suivant de vous faire connaître les mesures qui seront prises, sur ma proposition, par la Commission des travaux littéraires, toujours si zélée pour tous vos intérêts, afin d'arriver à résoudre deux difficultés plus fâcheuses que toutes les autres, qui ne doivent point tenir indéfiniment en échec le complément de deux de nos collections. L'une concerne la bonne exécution de la Table de la seconde série de vos Mémoires, destinée à former le tome XXIÍ si retardé de votre recueil; l'autre menace plus que jamais de paralyser la partie française, restée de si bonne heure en chemin, de la Table orientale des quatorze premiers tomes des Notices et Extraits des manuscrits. »

M. le SECRÉTAIRE PERPÉTUEL soumet à la sanction de l'Académie deux propositions qui ont été adoptées par la Commission des travaux littéraires, le 29 décembre 1865, et dont la suite avait été suspendue jusqu'à la conclusion définitive des mesures prises pour la publication et la distribution des Papyrus grecs de l'Égypte, faisant partie du Recueil des notices et extraits des manuscrits. La première proposition est de réunir en un volume et de déposer dans la bibliothèque de l'Institut tous les papiers provenant de feu M. LETRONNE qui ont servi à la publication, l'intention de sa famille, déclarée par M. BRUNET DE PRESLE, principal éditeur des Papyrus, étant que ces papiers deviennent la propriété de l’Institut. Cette proposition est adoptée et la famille de M. LETRONNE

sera remerciée au nom de l'Académie. - La seconde proposition est que le Papyrus appartenant à feu M. JOMARD, qui a été publié dans le même recueil, et que sa famille a donné également à l'Académie, avec divers fragments d'autres papyrus contenus dans une boite, soit, ainsi que ces fragments, remis à l'Administration du Musée du Louvre, pour être joints aux originaux qui ont été la base des fac-simile et des transcriptions dont se compose le recueil. Cette mesure aurait le même but que celles qui ont été prises en diverses occasions par l'Académie pour des documents analogues qui lui appartenaient, à savoir de placer ces documents plus ou moins précieux là où ils pouvaient compléter une suite et être mis plus utileinent à la portée des savants et du public instruit. Cette proposition est adoptée, comme la précédente ; la famille de M. JOMARD en sera informée et de nouveau remerciée au nom de l'Académie. Quant aux mesures d'exécution, l'Académie les remet à la diligence de son Secrétaire perpétuel.

M. EGGER commence la seconde lecture de son mémoire sur les fragments inédits de l'orateur Hypéride.

M. VINCENT communique une lettre de M. l'abbé Cochet, correspondant de l'Académie, l'informant de la découverte à Bellencombre, aux environs de Dieppe, dans les démolitions de la vieille église datant du XIe ou XIIe siècle, mais avec des remaniements modernes, de plusieurs vases engagés dans le mur intérieur et qualifiés d'acoustiques. La gravure d'un de ces vases mise sous les yeux de l'Académie porte la date de 1742, ce qui réduit singulièrement l'importance de la découverte.

M. LE PRÉSIDENT continue la lecture du mémoire de M. Cotheraux sur la chronologie de Diodore de Sicile.

On passe à la présentation des livres :

1° Il est fait hommage, au nom de M. Lepsius, correspondant de l'Académie, à Berlin, de la première partie de l'ouvrage intitulé : « Das bilingue Dekret von Canopus in der Original-grosse mit Uebersetzung und Erklärung beider Texte. » Cette première partie comprend, après une introduction de l'auteur, le texte grec (avec une traduction), le texte hiéroglyphique (avec une transcription et une traduction interlinéaire) et huit planches d'une belle exécution (Berlin, 1866, gr. in-4°).

2° M. G. D'Eichthal, par une lettre dont il est donné lecture, fait hommage, au nom de l'auteur, M. Nicolaïdes, de l'île de Crète, de l'ouvrage intitulé : « Topographie et plan stratégique de l'Iliade » (1 vol. in-8°, accompagné d'une carte, Paris 1867). Cet ouvrage est précédé d'une préface de M. D'Eichthal, qui en fait ressortir avec intérêt et élévation, le caractère, la portée, les mérites, surtout à l'heure présente.

Revue archéologique : n° de janvier 1867. 4° L'Orient : n° 9 (10 janv. 1867).

5° FORUM VOCONII devant le congrès scientifique de France, par M. Rossi (Toulon, 1866, in-8°), avec une lettre de l'auteur, datée du 12 janv. 1867 et par laquelle est demandée l'admission au concours de cette même année.

· Renvoi au concours de 1868.

Séance du vendredi 25.

PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÉRIER.

M. le Secrétaire informe l'Académie que la lettre par lui adressée à M. Bernardo Quaranta, correspondant à Naples, pour le remercier en son nom de l'envoi de ses derniers mémoires, vient de lui être renvoyée par la poste avec cette mention trop significative à la suscription : Morto.

M. Bruel, archiviste-paléographe, par une lettre du 19 janvier, annonce qu'il retire la demande formée par lui en date du 9 (et qui n'est point parvenue) pour la place vacante d'auxiliaire attaché aux travaux de l'Académie.

M. L. Fallue écrit au Secrétaire perpétuel, le 21 janvier, qu'un tumulus gaulois vient d'être découvert sur le territoire d'Argenteuil et qu'il l'a visité. La notice qu'il a rédigée à ce sujet, et dont il envoie une copie, ayant été déjà publiée dans les journaux, il n'y est pas donné d'autre suite.

M. RENAN demande et obtient la parole pour faire en son nom, et au nom de MM. DE SAULCY, DE LONGPÉRIER, et WADDINGTON, à l'Académie une proposition motivée et développée, tendant à la publication, sous ses auspices, d'un Corpus inscriptionum semitica

ANNÉE 1867.

rum. Après avoir établi qu'un tel recueil, réclamé par l'intérêt de la science dans son état actuel, ne pourrait être fait nulle part plus naturellement qu'en France, et devrait, pour atteindre sûrement son but, être entrepris dans des conditions que l'Académie seule peut remplir, il en trace le plan, les divisions, les limites, tels qu'ils ont été arrêtés de concert par les signataires de la proposition. Il indique les diverses espèces et variétés de textes dont se composerait l'ouvrage, la manière dont ces textes seraient reproduits, transcrits, traduits, brièvement commentés. Quant au mode d'exécution littéraire, l'Académie formerait, dans son sein, une commission permanente de quatre membres élus par elle, qui en serait chargée et qui pourrait s'adjoindre deux membres auxiliaires, l’un en France, l'autre à l'étranger. L'exécution matérielle, avec toutes les questions administratives et financières qu'elle soulève, lesquelles paraissent pouvoir être résolues sans difficultés insurmontables, serait l'objet d'un examen ultérieur. Pour le moment, les auteurs de la proposition prient l'Académie de vouloir bien nommer une Commission qu'elle chargerait d'examiper en détail leur demande, leurs idées, et qui, après s'être entendue avec la Commission des travaux littéraires et la Commission administrative, présenterait à la Compagnie un projet arrêté dans toutes ses parties, sur lequel elle aurait à se prononcer en complète connaissance de cause.

Un débat s'élèvę sur la manière de procéder qui vient d'être proposée. - L'Académie consultée se prononce pour le renvoi préalable de la proposition à la Commission des travaux littéraires.

M. EGGER continue la de lecture de son mémoire sur les fragments, inédits de l'orateur Hypéride,

M. DE SAULCY rappelle à l'Académie qu'il a donné, dans son Voyage en Terre-Sainte, pl. LII, fig. 13 et 14, un nouveau texte d'une inscription qui se trouve, répétée en termes identiquement semblables, sur deux des piédestaux de la grande enceinte sacrée de Baalbek. Cés piédestaux étant situés à plus de dix mètres audessus du sol, il n'avait pu déchiffrer les inscriptions dont il s'a

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