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DES

INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

COMPTES RENDUS

DES SÉANCES DE L'ANNÉE 1867

NOUVELLE SÉRIE.

TOME IN

PARIS

AUGUSTE DURAND ET PEDONE LAURIEL, ÉDITEURS

RUE CUJAS, (ANCIENNE RUE DES GRĖS, 7)

1867

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L'ordre du jour appelle l'élection d'un Président et celle d'un Vice-Président.

Par un premier scrutin, M. DE LONGPÉRIER, Vice-Président, est élu, à la majorité absolue, Président de l'Académie pour l'année 1867.

Par un second scrutin, M. RENIER est élu Vice-Président.

M. BRUNET DE PRESLE, président sortant, remercie l'Académie de l'intérêt bienveillant qu'elle lui a témoigné pendant le cours de sa présidence, traversée par une cruelle épreuve. S'il l'a surmontée, s'il a fait trêve à sa douleur, il le doit aux encouragements qu'il a trouvés autour de lui, aux efforts qu'il a faits pour répondre à la confiance de ses confrères en remplissant avec une application résignée les devoirs qu'elle lui imposait. Il se trouve heureux, du reste, de remettre dans les mains d'un ami, et en de si bonnes mains, les fonctions dont il se sépare aujourd'hui. M. le PRÉSIDENT sortant appelle ensuite MM. DE LONGPÉRIER et

ANNÉE 1867.

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RENIER à prendre les places de Président et de Vice-Président qui les attendent et déclare le bureau de l'Académie constitué pour 1867.

M. de LONGPÉRIER, en montant au fauteuil, remercie, au nom de l'Académie, M. BRUNET DE PRESLE du zèle dont il a fait preuve pendant le cours de sa présidence et du dévouement, plus grand pour lui que pour un autre, qu'il a mis à en remplir scrupuleusement tous les devoirs. Il perd au bureau un soutien, un conseil, dont il sent plus vivement que jamais tout le prix, en présence du redoutable honneur que vient de lui conférer l'Académie; cet honneur, du reste, est mêlé en ce moment d'une grande amertume, car le premier et triste devoir qu'il ait à remplir est d'annoncer à l'Académie la perte qu'elle vient de faire d'un de ses plus savants et plus assidus correspondants, M. Noël des Vergers, enlevé à Nice, il y a deux jours, par un mal sans remède, à sa famille, à ses amis, à l'archéologie qui lui devait plus d'une découverte et d'excellents travaux.

M. le SECRÉTAIRE PERPÉTUEL donne lecture de la correspondance officielle.

M. le Ministre de l'Instruction publique, par un message du 25 décembre, adresse à l'Académie la première partie d'un mémoire qu'il vient de recevoir de M. le Directeur de l'École française d'Athènes, renfermant des inscriptions inédites recueillies en Attique et en Béotie par M. Blondel, membre de 3e année de cette école. Cette première partie, annoncée comme devant être suivie de deux autres, sera renvoyée, selon le désir de M. le Ministre, à l'examen de la future Commission.

L'Académie, reprenant son ordre du jour, passe à la nomination des Commissions annuelles.

Dans un premier scrutin de liste, sont élus nominativement, pour faire partie de la Commission des travaux littéraires en 1867, MM. NAUDET, MOHL, LABOULAYE, WALLON, EGGER, REGNIER, MAURY, Delisle.

Dans un second scrutin, pour la Commission des antiquités de la France, sont élus MM. VITET, DE SAULCY, EGGER, MAURY, DELISLE, DE LASTEYRIE, HAURÉAU, DESNOYERS.

Un troisième scrutin designe comme membres de la Commission de l'École d'Athènes MM. DE LABORDE, BRUNET DE PRESLE, DeuèQUE, MILLER, et WADDINGTON.

Par suite d'un quatrième et dernier scrutin, MM. GARCIN DE TASSY et Mohl sont réélus membres de la Commission centrale administrative de l'Institut.

On passe à la présentation des mémoires et ouvrages adressés pour les concours et à celle des livres offerts.

I. Mémoires : 1° Pour le prix ordinaire (proroge jusqu'en 1867) « sur

les sermons composés ou préchés en France pendant le XIIIe siècle. » Quatre mémoires portant les épigraphes suivantes. Mémoire n° 1 : « Et ut easdem homilias quisque aperte transferre študeat in rusticam romanam linguam, aut theotiscam, quo facilius cuncti possint intelligere quæ dicuntur. » (Turonense concilium, III, Canon. 17, Lábbe, t. VII, col. 1263); Mémoire n° 2 : « La prédication en France au XIle siècle avait été quelquefois éloquente, elle avait même renouvelé, après un long silence, le genre de l’Oraison funèbre. Au siècle suivant, la tyrannie de la scolastique envahit tout et l’éloquence périt. » (VICTOR LE CLERC, Disc. sur l'état des lettres au XIVe siècle) ; Mémoire rio 3 : « Bene dicere est scienter et perite et ornate dicere » (Cic. de Oratore, lib. 11); Mémoire n° 4 : « Tutius audire est quam docere » (Sermon de Jacques de Vitry, Bibl. Imp., Ms. N. D. 76, fo 40).

2° Pour le concours du prix ordinaire proposé pour 1867 et relatif aux OEuvres morales de Plutarque, un mémoire portant pour épigraphe: & Quid de philosophiæ notitià dicam cujus ille (Plutarchus) omnes partes exccussit ? ....... Quid de reliquis antiquitatis partibus quarum nulla est quin ex eo egregie possit illustrari, multæ quarum notitiam ei soli debeamus. » (Wyttenbach, Animadv. in Plutarchi moralia, III, 231).

30 Pour le prix Bordin (prórogě jusqu'en 1867) sur cette question: « Réunir toutes les données géographiques, etc., sur la Palestine disséminées dans les deux Talmuds, dans les Midraschim, etc. ), deux mémoires, dont l'un, annoncé comme une révision de celui qui fut présenté au concours de 1865, et portant, avec la même épigraphe tirée d’Horace (Carm. I, Od. 16) « Altis urbibus ultimæ..... », unë 2e épigraphe empruntée au Deuteronome, XXVIII, 33, Fructus terrce tuce et omnes labores tuos comedet populus, quem ignoras, et eris semper ca

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