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8° De Insula Nacre, thesim proponebat Foc. litter. Paris. Ern. Dugit. (Ibid., 4867, in-8°).

9° Dritter Jahresberz’cht des Vercins für Erdhunde zu Dresden (Dresden, 4866, in-8").

46° Die Mande-Negcr—Sprachcn psychologz‘sch und phonetz‘sch betrachtet von Dr H. Steinthal (Berlin, 4867, in-8"). '

44° Edipo e la mitol0gia comparaia, saggio-critico di Domenico Comparctti, professore nella B. Università di Pisa (Pisa, 4867, in-8°).

42° Fragments tirés d’un gros recueil diversement élaboré par un ancien écolier du collège de Juilly, soit entendu fiz'scrétæmænt l’Altesse, Prince de Ponts, marquis de la Cha’taignereye (Paris, 4867, in-8°).

43° Abhandlungen der Käm‘gl. 66hmi3chcn Gesellschafl der Wisscnschaf— ton, v‘er Folge, 44‘°' Bd. von den Jahren 4865 und 4866 (Mit 7 Tafeln Abbildungen); Prag, 4866, in-4°.

' 44° Sitzungsberz‘chte der K. b6hmi30hm GescllscM/“t dcr Wisscnschaflen in Prag. Jahrg. 4865-4866 (4 br. in-8°).

45° Bullcltz‘no di urchcologia cristiana, 5* année, n” 3 (mai—juin 4867).

46° Revue archéologique, n° d’août 4867.

47° Annales de philosophie chrétienne, n° de juin 4867.

48° Le Cabinet historique, n° de juin-juillet 4867.

49" L’Orient, n"5 du 40 et du 25 juillet 4867.

M. Encan offre, au nom de M. G. Gorresio, l'Urnnsmm, testa con note secondai codici della recensions Gaudana (Parigi, della stamp. imperiale, 4867, gr. in-8°). «

«g Ce livre, dit M. EGGER, est au Ramayana ce que les poëmes dits cycliques, chez les Grecs, sont à l’lliade et à l’0dyssée.ll en existe, comme du Ramayana, deux rédactions principales attestant deux traditions, l'une du nord, l’autre du sud de l'lnde. C'est la rédaction dite Gaudâna que publie M. Gorresio, d'après les mss. de la. Bibliothèque impériale, avec des notes critiques et une courte et instructive préface qui montre à quels titres ce volume peut être considéré comme le complément de la belle édition donnée par M. Gorresio du Ramayana. »

M. VVADDINGTON offre à l’Académie, au nom de M. Aucapitaine, une brochure intitulée « Les Beni—Mczab (Sahra algérien). i| — En faisant cet hommage, ‘M. Aucapitaine a prié M. Wrtuumarox de dire à l'Académie qu'il se mettait à sa disposition pour concourir à. son recueil d'inscriptions sémitiques, en lui envoyant les empreintes d’inseriptions berbères qu’il pourra trouver en Afrique, où il va retourner.

M. Renan communique à l’Académie le mémoire suivant :

Eœameu de quelques faits relatifs dl't‘mpératrt’œ Faustine, femme de Marc—Aura‘Ie .

« Pour prouver que l'empereur Marc-Aurèle oussa quelquefoisla bonté jnsqu'àla faiblesse, on a coutume d‘alléguer 'indulgence excessive dont il aurait fait preuve envers une épouse tout-à—fait indigne de lui. L’histoire semble avoir prononcé une sentence définitive sur le compte de Faustine. Il est reçu que, joignant l'ambition d'une Agrippine aux débauches d'une Messaline, non contente de déshonorer son mari, elle le trahit, nous des intelligences avec ses ennemis, négocie de sa mort éventuelle, remplit Home et les provinces du scandale de ses mauvaises mœurs, empoisonna peut-être son gendre Vérus. La noble attitude de Marc—Aurèle, jetant au feu les lettres « qui auraient pu le forcer de haïr malgré lui (4) n, a été généralement interprétée comme un effet de la résolution qu'il avait prise de ne rien voir, pour ne point sortir de son inaltérable douceur. Il y a quelques années, m'occupant de MarwAurèle, j’adoptai cette opinion à la suite del'unanimité des critiques (2). Quelques jours après, une couversation que j'eus ici même avec l'homme de notre temps qui connaît le mieux l'histoire de l'empire romain, M. LÉON RENIER, me fit douter si la mauvaise réputation de Faustine n'est pas du nombre de ces injustices qui forment trop souvent le fond de ce que nous croyons savoir du passe.

« Prenez garde, me dit notre savant confrère, à l'insuffisance des historiens de l'époque des Antonins. Accordons (ce qui n'est pas) que tous les auteurs grecs et latins qui ont parlé de Faustine soient d'accord pour la fle'trir ; vous savez par quelle étrange destinée le meilleur siècle de l'histoire ne nous est connu que par de très-médiocres récits. A partir du moment où Tacite et Suétone nous manquent, nous n'avons plus que Dion Cassius, misérablement tronqué par Xiphilin. et ces pauvres historiens de l'Ht‘stoz‘re Auguste, si mal informés, si crédules, écrivant souvent à une distance de plus d'un siècle des événements, recueillant des anecdotes comme des vérités. Les monuments, les inscriptions, les écrits qui n’ont

as la prétention d'être historiques, sont de bien meilleures sources pour es temps dont il s'agit. Or les témoignages de ce genre sont favorables à Faustine. MarœAurèle, en une pareille question, a bien le droit d'être écouté. Sa correspondance avec Fronton, le beau passage des Pensées où il parle de son épouse, valent l'autorité de tous les écrivains de l’Ht‘staire Auguste ensemble. Pour moi, je suis porté à croire qu'il y a là. une de ces calomnies mises en circulation par la malveillance de quelques— uns, accueillies avidement par la légèreté de tous. » Discutant alors le fait de la complicité de Faustine dans la révolte d'Avidius Cassius notre savant confrère me montre. par de lumineux rap rochements combien, depuis Tillemont jusqu'à Bononasr et M. Noël des ergers, la critique a été injuste pour Faustine, en repoussant d'importantes pièces justtfictt— tives, dontles dernières découvertes de l’épigraphie prouvent l'authenticité. En attendant le jour où M. LÉON RENIER traitera ce sujet avec l'autorité qui n'appartient qu'à lui, on a voulu réunir ici quelques-unes des considérations qui commandent au moins d'apporter beaucoup de réserve dans

(Il) "Ives pi}. . . . .. and ämuv o’woquarcr6fi pwÿîaarirutar. (Dieu Cassius, LXXI, ). (2) Journal des Débats, 8 et 9 juillet i864.

un procès historique où les témoins à charge ont été admis d'emblée comme croyables, et où les témoins à décharge ont été mal écoutés ou repoussés sur d’injustes préventions.

I

Nous n'avons pas d'histoire contemporaine de Marc-Aurèle. Marins Maximus et Dion Cassius, les plus anciens historiens qui ont traité de son règne, lui sont postérieurs d'une génération. L'ouvrage de Marins Maxi— mus est perdu, et on ne peut assez le regretter (l). Marins Maximus devait avoir vu de près les ministres et les lieutenants de Marc-Aurèle. Il était très-défavorable à Faustine (2). Il croyait à sa complicité dans la révolte d'Avidius Cassius. Malgé les critiques que les anciens ont adressées à l'histoire de Marins Maximus (3), c'est là une autorité sérieuse. Nous entrevoyons déjà clairement que Faustine eut dans l'entourage immédiat de son mari d’ardents ennemis.

Dion Cassius écrivit dans des conditions analogues à celles de Marins Maximus. Il avait connu des familiers de Marc-Aurèle (t), et il a pour cet empereur une admiration sans bornes (5). Il lui reproche seulement d'avoir en trop d'indulgence pour les fautes (&puprfipara) d'autrui, surtout de sa femme (6), et de n'avoir jamais su ni rechercher ni punir ce qui se faisait de mal autour de lui. Il affirme qu'Avidius Cassius se révolte. « trompé par Faustine » (7). A l'en croire, Faustine, persuadée que Marc— Aurèle était près de mourir, voyant d'ailleurs Commode très—jeune et peu doué du côté de l'intelligence, voulut s'assurer l'avenir. Par un mes

sage secret, elle aurait invité Avidius Cassius à se faire proclamer, dès

qu'il apprendrait la mort de l'empereur. En cas de succès, elle lui promettait de l'épouser. Dion Cassius admet volontiers que Faustine se tua, avant d'entrer en Syrie, pour éviter le jour qui allait se faire sur son intrigue (8). Comme nous n'avons pas le texte complet de Dieu, nous ne pouvons dire s'il insistait sur les autres crimes que l'histoire reproche à Faustine. Cela n’est pas probable cependant; énumèrent, en effet, les malheurs immérités qui frappèrent Marc-Aurèle, il parle de son fils, non de sa femme (9). Quoi qu'il en soit, il est clair que Dion Cassius appar— tenait comme Marins Maximus au parti qui, par une sorte de piété pour la mémoire de Marc-Aurèle, jugeait Faustine avec beaucoup de sévérité. Les historiens de l'Histoire Auguste, environ soixante-dix ans plus tard, présentent les choses d'une manière qui donne bien à réfléchir. Jules Ca

(1) Voir le mémoire de Bononnsr sur Marius Maximes. Œuores complètes, t. V, p. 455 et suiv. (Sous presse).î

(2) Vulcatius _Gallicanus, Vie d‘Aoidius Cassius, 9. Il haïssait Commode et fit des vers contre lui. Lampride, Commode, 43. _

(3) « Marins Maximus, homo omnium verbosissimus, qui et mythtsto— ricis se voluminibus implicavit. » Vopiscus, Firmus, l.

(4) Tû’w oowsvop.évœv aéré} ñxouoaz. (LXXI, 33.) — ' ÊYÛD GOŒP(ÏJG Ÿl*°°°°‘ (Ibid). Cf. LXXII, 4.

(5) LXXI, 36. '

(6) LXXI, 34.

(7) LXXI, 22.

(8) LXXI, 29.

(9) LXXI, 36.

pitolin, le biographe de Marc-Aurèle, raconte les faits les plus graves contre Faustine (4). Ses débauches, à Rome, à Gaëte, furent ignobles et publiques. Commode n'était pas le fils de Marc-Aurèle; il aurait eu pour père un gladiateur. Plusieurs fois, on osa. conseiller à. Marc-Aurèle de ré— pudier son épouse. « Il faudrait rendre la dot, » aurait-il répondu; la dot, c'était l’empire. Faustine toujours selon les bruits rapportés par Capitolin, fut complice d'Avidius ‘assius. Après avoir eu des rapports coupables avec son gendre Lucius Vérus, elle l'aurait empoisonné. Sur la scène, un comédien eut l‘audace d’indiquer par un jeu de mots compris de tout le peuple le nom d'un de ses amants. L'avancement qu’obtinrent ses favoris, notamment Tcrtullus, fut un scandale. Mais une particularité importante que l'on n’a pas assez remarquée, c'est que Capitolin ne rapporte aucune de ces allégations sans y joindre un signe de doute : At‘unt quidam, quod cerisfima‘le videtur, multi femnt, fertur, ut quidam dicunt, fuit sermo, etc. Une des versions relatives au gladiateur, père supposé de Commode, est si absurde qu’il la traite de conte populaire : Talem fabetlam oulgart‘ sermoue conteæunt. Les prétendues relations criminelles de Faustine avec Vérus sont aussi rangées par Capitolin au nombre des fables. Cette réserve scrait-elle un efi‘et du culte qu'il a voué à la mémoire de Marc—Aurèle? Nullement; car il prend soin de nous dire que, dans sa pensée, une vie si sainte, si parfaitement innocente, ne pouvait être flétrie par aucun fâcheux voisinage, même par celui d'une «épouse infâme ». Ces marques d'hésitation viennent de ce que les historiens de l’Hz‘stoz‘re Auguste avaient assez de renseignements pour voir que les allégations contraires à l'honneur de Ë‘austine venaient d'une opinion hostile et n'étaient pas exemptes d'esprit e parti.

En effet, un autre écrivain de l’Ht‘stot‘re Auguste, Vulcatius Gallicanus, le biographe d'Avidius Cassius, accuse formellement Marins Maximus d'avoir cherché à diifamer Faustine (infamari eam oupîens), et absout cette dernière du plus grave des soupçons qui pesaient sur sa mémoire, la complicité avec Avidius Gassius (2). Il fait mieux. Il rapporte des lettres qui, si elles sont authentiques, la disculpent d'un si grave reproche. Nous reviendrons bientôt sur ce point; pour le moment, il suffit de remarquer que, vers l'an 300, l'opinion relative à Faustine n'était pas arrêtée, que les accusations concordantes des Marius Maximus et des D1011 Cassius excitaient de la défiance, et que sur plusieurs points on les trouvait en contradiction avec des documents alors existants.

‘Les abréviateurs du IVe siècle firent ce que font d'ordinaire les auteurs d’abrégés et de livres élémentaires. Ils supprimèrent tous les signes d'atténuation, éteignirent les nuances, affirmèrent hardiment. Aurélius Victor, par exemple, n'a. pas un doute (3). Faustine fut un prodige d'1mpudeur, une tache dans la vie de Marc-Aurèle. Cette assertion sera désormais mdéfiniment répétée. Julien ne fit que se conformer à l'opinion commune, en adressant à la mémoire du saint empereur deux reproches : le premier, de n'avoir pas déshérité Commode; le second, d'avoir tro pleuré une femme qui ne le méritait pas (4). Ainsi fut dicté à la posténte le jugement concernant Faustine. De graves historiens, écrivant cinquante ans après sa

(4) Capitolin,Ant. Phil., 49, 23, 524, 26, 29; le même, Vents Imp., 40. Comparez Lampiide, Commodus Ant., 8.

(2) Vie d’Am’dt’us, 9, 40, 44 .

3 Cæsares 1m.

((13 0025., p.312, édit. Spanheim. cr. ibc‘d., p. 334-335.

mort, lui furent hostiles. Des historiens médiocres, mais de bonne foi, écrivant cent vingt ou cent trente ans après sa mort, raconlèrent les mauvais bruits qui couraient sur son compte, tantôt en inclinant à les accepter, tantôt en les réfutant, toujours en exprimant leurs doutes. Puis vinrent les écrivains de seconde et de troisième main, qui tranchèrent la question dans le sens le plus défavorable, et fixèrent, comme il arrive presque toujours, l'opinion dominante. Voyons si nous possédons, en dehors des textes historiques, quelque moyen pour contrôler un tel jugement.

Le témoignage des monuments figurés sera sûrement tenu pour suspect. Ce‘ témoignage est des plus favorables à Faustine. Elle y paraît tout occupée d'institutions de bienfaisance, et surtout de ces collèges de «jeunes Faustiniennes », destinés à élever et àdoter des demoiselles pauvres, dont les premiers exemples remontaient à sa mère (4). Un élégant bas—relief de la villa Albani représente Faustine entourée de jeunes

filles et versant du blé dans le pli de leur vêtement. Dans un autre bas-.

relief, elle assiste à. un discours de son mari; elle se tient derrière l'em— pereur sous les traits de l'Abondance, et elle écoute. Enfin, une belle sculpture qui se voit à Rome, au Musée du Capitole, représente son apothéose. Pendant que Faustine est enlevée au ciel, l'excellent empereur la suit de terre avec un regard plein d'amour (2). Les médailles sont à l'avenant; elles nous présentent l'impératrice tantôt sous les traits de la Pudicitiu, tantôt ous les traits de Vénus (3). Ce sont là, dira-t-on, des

(4) Hist. Aug., Ant. ‘Pins, 8 ; Ant. Phil., 26 ; Ales: Sev., 57; et les médailles.

(2) Noël des Vergers, Essai sur Marc-Auréle, p. 423, 428 et suiv.; AMPÉRE, L‘Emp. rem. à Home, 11, p. 236 et suiv.

(3) M. DE LONGPÉRIER me fournit à ce sujet la note suivante : « Quant aux monnaies de consécration de Faustine, on les trouve en tous métaux, c'est-à-dire de bronze et par conséquent frappées par ordre du sénat, senatusconsulto, et des deux autres métaux, or et argent, dont la fabrication appartenait à la cassette impériale. On trouve sur ces monnaies DIVA FAVSTINA FIA. Le surnom est insolite; mais il peut être attribué à ce que Faustine était la fille de Pins, plutôt qu'à un mérite particulier. Il y a aussi les monnaies d'argent, de grand et moyen bronze de Faustine la Jeune avec le revers PVDICITIA ; ceci abien une certaine importance. Eckhel a cherché à atténuer le sens de ce revers, en mentionnant la monnaie d'Hadrien qui porte PVDIC. « An Faustinæ» pudicitia in his numis jactalur per suelam adulalionem ? An eo more, quo principibus proponimus, ut esse velint, quod esse deberent ?Etiam Hadriani pudicitiam crepant nnmi nullo pacte istud laudis promeriti. » Mais le grand antiquaire viennois n'a pas réfléchià ceci : le mot PVDIC est écrit au revers d'une monnaie d'argent d'Adrien, non pas en légende, mais dans le champ, à côté d'une figure debout qui représente l'impératrice Sabine, la première qui ait. employé le type de la Pudicitia, et qui a laissé un très-grand nombre de monnaies avec ce revers. Ainsi l'argument tombe. Sabine était une femme ambitieuse et sévère, qui n'a pas fait parler les petits journaux de son temps. La seule chose qui m'inquiète au sujet de Faustine la Jeune, c'est le déluge de Vénus que nous montrent les monnaies. VENVS tout court, VENVS GENETRIX, VENVS FÉLIX, VENVS VICTRIX. Cela peut vouloir dire simplement qu'elle était belle. Certainement, on n'aurait pas pris un pareil type, si la réputation de Faustine avait été aussi mauvaise que le disent les historiens. ) '

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