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Fresnel nous offre de même les mots 1nmr n‘: 1215 un, « il a construit le jour dhah de A’t’tor. n Régulièrement et dans le système de con—struction des phrases dans les autres idiomes sémitiques, il faudrait, pour l’un et l’autre cas, mm, avec la proposition exprimée. Maisla langue des inscriptions de l‘Yémen omet le plus souvent les prépositions et affectionne tout spécialement les constructions par simple apposition qui constituent une des particularités caractéristiques de sa syntaxe; nous avons eu déjà plusieurs fois l’occasion de le remarquer dans le cours de ces études. On trouve cependant très-régulièrement et avec la préposition =11fi:, « dans l'année, » en tête de toutes les dates de celles des

tables de bronze du Musée Britannique qui portent des mentions d'époque. . _ ‘ ’

Les deux noms dejours sacrés que fournissent ainsi, d’un cote, notre inscription, et, del‘autre, le n" 9 de Fresnel, de l’autre, le n° 45 de la publi—

blicalion de notre savant compatriote, 3m et 111’, n'ont point la physionomie sémitique et ne se rattachent naturellement à aucune racine de cette famille. Seraient-ils un héritage de l'antique population des Adites, issue de le race de Kousch, à laquelle était due la première origine de la. civilisation nationale de 1’Yémen? /

Quoi qu'il en soit, la traduction que nous proposons à la suite de cette

analyse pour l'inscription‘ de Khariba comprise dans les planches du

journal de la Société asiatique de Bombay, est la suivante :

« Son Eminence Yedàyl, (ils de Samahâli, puissant de Saba, a consacré » le temple d'Almakah dans le jour hd. »

La planche VI du même numéro du recueil scientifique anglo—indien contient encore le dessin d’un monument himyaritique très-précieux, qui provient de Muret: et se conserve en original dans le Musée de la Société asiatique de Bombay ;il serait fort à désirer que l'on pût en posséder un moulage à Paris. C'est un bas-relief en marbre blanc qui représente un buste de femme aux longs cheveux nattés, vêtue d’une tunique aux riches broderies, la main droite ouverte et élevée, la gauche ramenée sur la poitrine et tenant un oiseau, problablement une image divine. Au-dessous règne une inscription en deux lignes, dont le type paléographique rappelle de très-près celui de la grande inscription de Hisn-Ghorab. Malheureusement ce texte parait mutilé, la fin des lignes manque et nous n’avons aucune donnée pour apprécier l'étendue des lacunes. Aussi, dans l’état actuel de la science, serait-il tout-àd‘ait imprudent et prématuré d'es— sayer d’en donner une interprétation. Le seul parti sage est de s'abstenir. »

M. RENIER commence la lecture du Rapport de M. Ern. Desjardins sur les résultats de son exploration archéologique dans la région du Danube inférieur, adressé, à la précédente séance, par M. le Ministre de l'instruction publique.

Sont présentés à l'Académie les ouvrages suivants :

4' Au nom de M. Wnnnmmon,’le tirage a part de son mémoire sur la chronologie de la vie du rhéteur Aelz‘us Art‘stt’dc, faisant partie de la 4" partie du t. XXVI des Mémoires de l‘Académie.

2° De la. part de l’Académie royale des sciences de Bavière, classe d’histoire, le tome IX, 3*’ partie, de ses Mémoires (Municb, 4866, in—Lü). 3° Sur quelques anciennes COMPOSITIONS (Darstellungen) de l'époque

des Empereurs d’Allemagne, lecture faite dans la séance de l’Académie

royale de Bavière, le 28 mars 4867, pour la fête du 408° anniversaire de sa fondation par le D’ Wilh. v. Giesebrecht, membre de la classe d’his— toire (in-4°, 4867, en allemand).

4° Eæplomtt‘on archéologique de la Galatie, etc., par MM- Perrot, Guillaume et Delbet : 48'3 et 49e liv. (in-l“).

5° La légende de Cadmus et les établissements phéniciens en Grèce, par M. Fr. Lenormant (Extr. du L XV des Annales de philosophie chreä tienne, ‘Paris, 4867, in-8“). ‘

6° ‘E‘kMvnxà ’Avéxäora, etc. Recueil publié aux frais de l’Etat, par Constantin N. Sathas, tomes 1 et Il (Athènes, 4867, in-8°). — Le tome I, après une introduction étendue et intéressante de M. Sathas, renferme un poème ou récit en vers de Jean Coronœos, sur les exploits des volontaires grecs en Europe au XVe siècle; le tome II, la guerre de Crète au XVIIe siècle, racontée en 24 chants par Athauase Scliros, natif de Pikridès, 4°‘ médecin du gouvernement de Venise à. Candie, mort en 4664 dans la ville assiégée. Cette chronique compte 9287 vers et s’étend de l’année 4644, date du début de la guerre, à la nomination du marquis Giron Francesco Villa, comme capitaine-général de Candie. La publication en est faite d'après une copie de Mustoxydi : on ignore où se trouve maintenant le manuscrit original. —- A l’occasion de cette présentation M. Fr. Lenormant adresse au bureau la note suivante: et Une autre chronique grecque, en vers, de la guerre de Candie par un moine crétois nommé Akakias Diakrousis, en religion frère Anthimos, laquelle s’étend jusqu’à la prise de Réthymo en 4646 et au commencement du blocus de la ville même de Candie, a été imprimée à Venise sous le titre de : Anÿmmç — 3L6: c7otxmv — roü Bewoü 1:olépou rob’ èv -:_i‘; — Nficup Kpfirn yevop.s’vou, si; -rfiv ônolcw TCE(JIÉXEV., ri;v —— o‘nlnpômru xcà ocÎx(Mûwaiofll ‘EÛÎJV ä.&éœv &yozpnvz’îw, xac‘t -— 7:63; ëxupleuo‘av äXt p6vov t<‘:t Xozwà, Kot‘t ‘rb 'Pe'.äu—- y.0v (Là tout ïSkov ‘:6 mot, mû 810v évez 1cole—— (LOÜGW, Mi 00515 ‘:‘0 (LETÉÂO‘I K&c7pov. —Xuv‘reûeïqoc ‘Impôt ’Av.&lp.ou '[epouovo'zxou '[OÜ 51è: rot“: Selon, zen‘! ’Aws — lutoù'

(figaro; ’Amou’ou p.ê -rb vopczc‘3‘s'v‘to; 1:0?» Aî&xpoüæ, (sic). Elle parut pour la première fois en 4667, ainsi que l’enseigne une note de la seconde édition : npmsruvrïbàu (sic) si; toé; (sic) qg(€‘(', olzetoc; abroü o‘waMmprxec (sic) (J.è BtôË<pœpauç (sic) npoefnfimctç, ml vüv vaws‘1‘t paranunwñsî’aa xcc‘t parc‘: 1clelamç êmpsketazç ôtop3æ&s’fæa. La réimpression fut publiée à Venise en 4679, en format in—4 2, chez Valentino Mortali et constitue une plaquette de 64 pages. Cette chronique en vers n'est signalée ni par Papadopoulo Vréto ni par aucun de ceux qui ont traité jusqu'à présent de la littérature et de la bibliographie du grec moderne. On n’a. encore retrouvé aucun exemplaire de la première édition. L’unique eæcmplair‘e connu de la seconde a été découvert par moi à Athènes en 4863 et rapporte’ à la bibliothèque de l'Institut. »

7° Mémoires de la Société littéraire des sciences de Castres, 6° volume (4867, in-8°) .

8° Annales de philosophie chrétienne : août 4867.

9° M. Imbert, de la Société des Antiquaires de l'Ouest, adressepar lettre un exemplaire de l'ouvrage intitulé : Registre de correspondance et biographie du duc Henry de la Trémot‘lle (4649-4667), Poitiers, 4867, 4 vol. in-8°. Cet ouvrage destiné au concours des Antiquités de la France ne pourra y être admis, la période historique à laquelle il se rapporte étant en dehors des limites fixées par le règlement.

40° M. Dsusr.n fait hommage, au nom de l’auteur, d’un opuscule inti— tulé : Première lettre sur les campagnes du comte de Derby en Guyenne, Saintonge et Poitou, adressée à M. Lacabane, directeur de l'École impériale des chartes, par M. Bertrandy, inspecteur général des Archives (Bordeaux, br. in-8"). '

Séance du vendredi 18.
PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÉRIEB.

Le procès—verbal de la séance précédente est tu, et la rédaction en est adoptée.

Il n’y a pas de correspondance.

Sont présentés à l'Académie les ouvrages suivants :

4° Au nom de M. de Rossi, correspondant, Bulletin d’archéologie chrétienne : n° 4 (juillet et août 4867), renfermant une dissertation étendue sur les monuments du IV" siècle concernant l’e’glise de S. Pudenziana.

2° Par M. le PRÉSIDENT et avec une note de M. Oppert, Inscription cunéiforme du Musée de Zitrich, texte et traduction par M. Joseph Grive], trésorier d'Etat à. Fribourg (Suisse), cahier lithographié, in-4°. Cette inscriptionest un exemplaire de l'inscription modèle (Standard inscription) trouvée à Nimroud et reproduite sur un très-grand nombre de bas-reliefs conservés dans presque tous les musées de l’Europe. M. Grivel l'a. éditée et publiés pour la première fois avec une traduction.

Il a exprimé d'une manière très—pratique les idéogrammes en traits et les signes phonétiques en pleins, sans embarrasser le lecteur par la transcription des idéogrammes en caractères phonétiques. La traduction est irréprochable presque de tout point.

3° La guirlande précieuse des demandes et des réponses, publiée en sanscrit et en tibétain et traduite pour la première fois en français par M. Ph. Ed. Foucaux, professeur de sanscrît au collége de France (Paris, 4867, in-8°) avec une courte introduction où le savant traducteur discute la questlon relative au véritable auteur de cette espèce de catéchisme de morale commun aux Brahmanes et aux Bouddhistes, lequel ne saurait être Çankara Atchttrya, le célèbre philosophe et commentateur védantiste.

4° Bulletin de la Société impériale des Antiq. de France: 4° trim. 4866.

5° Revue archéologique : octobre 4867 .

6° Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d‘Augers: E’.‘ trimestre de 4867.

‘7° L'Orient : 25 septembre 4867.

8° Négociations de Charles VI[ et de Louis XI avec les évêques de Metz pour la chdtellenie cl’Epiual, par M. L. Duhamel, ancien élève de l’Ecole des chartes,etc. (Paris, 4867), in-8". — Double exemplaire destiné au concours des Antiquités de la France. Renvoi à la future commission.

A défaut de lectures des membres de l’Académie portées à l’ordre du jour, M. le Vmc-PnÉsmnur continue la lecture du Mémoire de M. Ern. Desjardins, concernant ses'eæploratz’ens archéo— logiques dans la région du Danube inférieur.

Séance du vendredi 25.

PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÉRIER.

Le procès—verbal de la séance précédente est tu, et la rédaction en est adoptée. _

Il n’y a pas de correspondance officielle.

M. DE Wrrrs lit la note suivante sur le colosse d’Hercule trouve’ au théâtre de Pompée à Rome.

« Une des découvertes les plus importantes qui aient été faites à Rome dans ces dernières années est cette de la statue colossale de bronze doré, retrouvée au mois de septembre 4864, sous les ruines du théâtre de Pompée. Les circonstances de cette découverte sont connues (l); je n’entrerai donc dans aucun détail à cet égard. D'ailleurs I’Académie a déjà reçu une communication relative à cette découverte, au mois d'avril 4866, quand M. Banni, qui venait de voir cette œuvre d’art, en a parlé devant la compagnie (2).

Cette statue colossale est restée inédite. C'est grâce à l'obligeance du cardinal Antonclli que, l'hiver dernier, pendant mon séjour à Rome, j'ai obtenu l'autorisation d'en faire prendre une photographie, et aujourd’hui je m’estime heureux de pouvoir mettre cette photographie sous les yeux de l’Académie.

Cette statue colossale, haute d'environ 4 mètres (3m 83 cent), après avoir été restaurée, a été placée dans la grande salle ronde au Musée du Vatican.

Tout le monde est d'accord pour y reconnaître un Hercule jeune ayant la peau de lion suspendue sur le bras gauche. On a rétabli, d'après des modèles antiques, dans la main droite la massue dont on avait retrouvé quelques débris, et dans la gauche les pommes du jardin des Hespérides. La tête, une et entourée d’une simple bandelette. est légèrement inclinée vers la gauche; la bouche est entr'ouverte; aux tempes paraissent les poils d'une barbe naissante. Mais si tout le monde est d'accord pour re— connaître dans ce colosse Hercule. on ne l'est pas du tout sur l'époqueà laquelle il a été exécuté. Lors de la découverte ou émit plus d'une opinion, et encore aujourd'hui on est loin d'être du même avis. Rien n‘est plus difficile en effet que de fixer d'une manière rigoureuse l'âge d'un monument ancien; car à toutes les époques, dans tous les siècles, en a tenté d'imiter des œuvres d'art qui étaient devenues célèbres.

On a cherché à retrouver dans les traits du fils d’Alcmène un portrait impérial; les uns ont voulu y reconnaître la tête de

(4) Bull. de I'Inst. arch., 4864, p. 227 et suiv. -— Cf. la Correspondance de Rama des 24 sept., 45 oct.', 5 nov. 4864et 24 janv. 4865.

(2) Voir les Comptes rendus des séances de l'année 4866. p. 404 et suiv.

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