Abbildungen der Seite
PDF

» sésame [consacré à l’usage] des temples pourl'an 49, pour » l'an 48... total... »

Papyrus VIII, Ibid.

« L’an XX, le 25 d’Athyr, Démétrios fils de Sosos, Crétois, re— » connaît que Dionysios et Asclépiadès, les préposés au service » des huiles, lui ont fait mesurer, pour le compte des deux Jumel» les du grand Sérapéum, deux métrètes de sésame. Soit 2. » L'an XX, le 25 d'Athyr. Mesuréà Cratéros, le facteur de Dorion, » le caissier, en présence de Chrysippos et d’Aréos, qui viennent » de la part de Taytc (sic) et de Tays (sic), sur l’huile de sésame [consacrée à l’usagc] des temples: pour les Jumelles du Sarapicum, l’an 49... l’an 48, total... » (4).

Sur le dos de cette dernière pièce, on lit: aup€oukaéw ôrto‘ypoctpvîv, « je conseille la souscription », formule très-obscure et dont j’a— voue ne pas me rendre bien compte. Mais les autres parties de ces documents sont assez claires, et, en les rapprochant du papyrus Raifé, on distingue, dans les affaires de ce genre :

4° La fabrique d’huile de sésame produit des contributions apportées en nature au fisc des Ptolémées : rit éloctoup‘vaïov.

20 Le dépôt des huiles fabriquées : ai; élude ou s’kot‘t’x‘tî.

3° L’attribution faite‘ par les dépositaires, sur l’ordre de leur supérieur, aux personnes autorisées en à leurs représentants, avec assistance de deux témoins. On verra d’ailleurs, par une pièce qui va être mentionnée ci-dessous, que la délégation des ayants-droit n’était pas nécessairement directe.

Une dernière singularité nous reste à signaler dans le papyrus que nous publions. C’est la forme épistolaire, et en particulier la

U

U

(4) Les chiffres qui terminent ces deux pièces me semblent douteux et je n‘ose les ‘traduire; les fac-simile qu’a publiés M. Vorshal des papyrus de Londres ne donnant que des spécimens de l’écriture de chaque document, le contrôle des transcriptions n’est pas toujours possible pour ces pièces comme il l’est, grâce à la munificence de notre Académie, pour les papyrus de nos collections parisiennes. '

formule xulpzzv en tête d'un simple reçu. Cela non plus n’est pas sans exemple, même sur des pièces plus courtes encore. Le papyrus C’ de Leyde est un reçu donné à. Démétrios, fils de Sosos, le Crétois, par un Ptolémée, fils de Ptolémée, le mandataire des Jumelles, de deux métrètes d’huile de sésame, avec décharge expresse et renoncement à toute réclamation ultérieure. Cette quittance contient le mot xodpsw, suivi des mots ôy.oÀoyôfi cinéxew, « je reconnais détenir un, et par conséquent « avoir reçu » qui rappellent également notre papyrus. On trouve encore xozipaw en tête de plusieurs comptes de dépenses dans les papyrus 58 et suivants de la collection du Louvre.

Dans l’ordre des actes administratifs, la pièce inédite du cabinet Baifé vient donc prendre place tout juste avant les papyrus VII et VIII du British Museum, et, bien qu’elle puisse n’être pas pré— cisément de la même date et n’avoir pas de rapport direct avec l’afi‘aire si compliquée des malheureuses Jumelles, cette pièce nous apporte un élément utile pour recomposer le système de l’administralion financière sous les Ptolémées.

A ce titre, elle n'est pas sans valeur, et elle méritera d’être si— gnalée aux personnes qui étudient dans son ensemble l’histoire économique de l’Egypte au temps de la domination macédonienne. »

M. DE Loncru'nmn fait la communication suivante, au sujet de monuments antiques récemment découverts. '

M. R. Géry, numismatiste très-zélé qui habite Voiron, départe— ment de l’Isère, nous fait connaître une intéressante trouvaille qui vient d’avoir lieu à Vilette, paroisse dépendant de Saint-Laurent-du—Pont, dans le voisinage 'de la Grande—Chartreuse. -— Des ouvriers occupés à niveler l’emplacement d’une ancienne église, dont les déblais obstruaient la façade d’une église nouvellement construite, ont mis à découvert quelques antiques monuments : deux tombes de pierre, un bloc de 4!D,60 de long, sur lequel on lit en magnifiques caractères de la belle époque, romaine, hauts de 49 centimètres :

QVIRINO AVG
SACRVM

Un cippe de forme quadrilatérale, haut de 4H\,50 avec soubassement et chapiteau. On lit sur une de ses faces cette inscription entourée d’une bordure saillante :

QVIRINO AVG
COTVS MODES
TVS ET lVLs MA
GRINVS EX RP

Dix lettres capitales à chaque ligne : c’est probablement afin/de conserver la régularité de ce nombre que le nom IVLI VS a été abrégé.

« A la secondeligne, dit M. Géry, on pourrait lire C OIV S au lieu de C OTVS, parce que la barre supérieure des T est si courte que ces caractères ressemblent à des I. » Nous ferons remarquer que le nom C0105 est inscrit sur des monnaies gauloises d'argent, au revers desquelles on lit le nom 0 RGI T IRIX. Mais, d'un autre côté, on se rappelle que COTVS est le nom d'un Eduen cité par César (Bell. Gall., VII, 32, 33).

Les monuments signalés par M. Géry sont remarquables à plus d'un titre. Les dédicaces à Quirinus paraissent être de la plus grande rareté. M. Mommsen en a publié une :

QVIRINO
L. AIMILIVS. L. F.
PRAITOR

qui appartient au temps de la République. Celles qui ont été re— cueillies à Vilette sont gravées sous l’Empire, ainsi que l’indique le mot AV G, épithète qui se voit a la suite d'un certain nombre de noms divins.

Quz‘rinus, dans ces inscriptions, se rapporte—H1 à Romains ou à Janus ? Horace a dit : Janum Quirinum clausit (Carm. lV, xv, 9). Suétone, dans la vie d’0ctavianus (22) : Janum 0uirinum ter clu— sz‘t. Macrobe (Sat. 1, 9) : In sacris quoque invocamus... Janum Quirinum... Quirinum quasi bellorum potentem, ab hasta quam Sabini curim vacant. Suivant Servius, le même surnom aurait été donné à Mars : Cum tranquillus est Quirihus dicitur (adI Aen., v. 296). Mais dans tous ces passages, Quirinus n'apparaît pas seul, ainsi qu’il se voit dans les textes de Vilette, tandis que sur les beaux deniers de la République, fabriqués par des magistrats de la famille Memmia, on lit le surnom QVIRINVS écrit près de la tête barbue et laurée que les plus savants antiquaires ont reconnue pour celle de Romulus; et si, avant l’époque impériale, le souvenir des rois de Home était conservé sur les monuments publics, il pouvait être rappelé avec plus de soin encore après l'avènement d’Auguste. Cet empereur, dans l’inscription d’Ancyre, mentionne parmi les édifices qu’il avait élevés près du Capitole, AEDEM QVI R INI S, c’est-à-dire un sanctuaire consacré à Romulus et à Rémus.

Si l'on considère le nom Quirinus placé en tête des deux tuscriptions de Vilette comme se rapportant à Romulus, on sera conduit à penser que le culte de ce personnage ne doit pas avoir été borné à quelques dédicaces; et nous aurions à chercher 31. parmi les statuettes destinées aux laraires, il ne se retrouverait pas quelques figures du fondateur de Home. Les monuments nouvellement exhumés sont donc, comme on le voit, de nature à faire naître des observations intéressantes. »

M. Ferdinand Delaunay continue la lecture de son Mémoire, en communication, sur le traité de la vie contemplative, compris parmiles OEuvres de Philon et sur les questions d'histoire religieuse qu’il implique.

MOIS DE NOVEMBRE.
Séance du vendredi 4.

PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÊRIER.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et la rédaction en est adoptée. Il est donné lecture de la correspondance.

Trois nouvelles lettres sont adressées en date des 5, 7 et 8 cou— ANNÉE 1867. 24

rant par MM. Huillard—Bréholles, Le Blant et Oppert, qui se présentent aux suffrages de l’Académie pour la place de membre ordinaire vacante et rappellent les titres sur lesquels ils fondent leur candidature. —- Ces trois noms sont ajoutés à la liste des candidats.

L'ordre du jour appelle l'exposition et l'examen des titres de ces candidats. L’Académie se forme en comité secret.

La séance étant redevenue publique, ou passe à la présentation des ouvrages offerts.

4° M. LE PRÉSIDENT, au nom de M. un SAULCY, fait hommage a l‘Académie, de l’Histoire d'IIérode, roi des Juifs (Paris, 4867, 4 vol. in-8°).

2° M. le SECRÉTAIRE PERPÉTUEL fait hommage, au nom de M. HAURÊAU, du tome II du Catalogue des livres imprimés de la bibliothèque des avocats à la Cour impériale de Paris (Paris, 4867, in-8°) .

3° Au nom de M. Dsusus, d'une Note sur le manuscrit de Prudence, n° 8084 du fonds latin de la Bibliothèque impériale.

Sont offerts en outre :

4° De la part de M. D’Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et des comtes de Champagne, t. VI, 2’ partie (Paris, 4867, in-8°).

5° Mémoires de l’Académie de Toulouse, 6° série, t. V, 4867 (4 vol. in-8‘J).

6° La nomenclature médicale des Arabes, par le Dr Favrot (br. in—8°, 4868), avec une lettre d'envoi.

7“ Etudes sur les Antiquités juridiques d'Athénes, par M. Exdpère Caillemer, professeur à la Faculté de droit de Grenoble (br. in-8", 4867).

8° Etude sur un case en plomb trouve’ dans les ruines de Carthagc, par M.V. Godard-Faultrier (Angers, 4867, in-8").

9° Journal asiatique : n° de juillet 4867.

40° Bibliothèque de l’Ecole des Chartes : Il° livr. de 4867.

44° Annales de la philosophie chrétienne : nD de septembre 4867.

42° Annales de la, propagation de la foi : novembre 4867.

43° L’Ort‘ent : n° du 48 octobre 4867.

440 Le Cabinet historique : août et septembre 4867.

Pour le concours des Antiquités de la. France :

45° Histoire de Marcoussis, de ses seigneurs et de son monastère, par M. V. A. Malle-Brun (Paris, 4867, in—42), 2 ex.

« ZurückWeiter »