Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

lumniam sustinens et oppressus cunctis diebus....., est enregistré sous le no 1. Quant à l'autre mémoire, enregistré sous le n° 2, il porte pour épigraphe : « Res ardua vetustis noritatem dare, novis auctoritatem » (Pline, N. H., præf., 15).

4° Pour le même prix, sur la question nouvelle proposée en 1865 pour 1867 (Déterminer quels furent les peuples qui, depuis le XIe siècle de notre ère, occupérent la Thrace, etc.), aucun mémoire n'est par

venu.

II. Pour le concours Gobert : 1° OEuvres de Gerbert, pape sous le nom

de Sylvestre II, collationnées sur les manuscrits, précédées de sa biographie, suivies de notes critiques ou historiques, par M. A. Olleris, doyen de la faculté des lettres de Clermont-Ferrand (Paris et Clermont-Ferrand, 1867, 1 vol. in-4°, 6 exempl.); 2° Les épopées françaises, étude sur les origines et l'histoire de la littérature nationale,

par M. Léon Gautier, l. II (Paris 1866, 1 vol. in-8°, 6 ex.). III. Pour le concours des antiquités de la France : 1° Notice sur les

divisions territoriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine, par M. Emile Mabille (Paris, 1866, 1 vol. in-8°, 2 exempl.);

2° du même auteur, La pancarte noire de saint Martin de Tours, brûlée en 1793, restituée d'après les textes imprimés et manuscrits (Paris, 1866, 1 vol. in-8°, en double exemplaire); 3° Notice historique et archéologique sur les communes du canton de Ville-sur-Tourbe (Marne), par M. Edouard de Barthélemy, membre titulaire du Comité impérial des travaux historiques (Paris, 1864, br. in-12); 4° Notice historique sur Coiffy-le-Château et ses institutions, par le même (Paris, 1866, br. in-8°); – 5° Hist. de la ville de Perpignan, par le méme (Bordeaux, 1866, br. in-8°); 6° Catalogue des gentilshommes en 1789 et des familles anoblies ou titrées depuis le 1er Empire jusqu'à nos jours, par MM. Louis de la Roque et Ed. de Barthélemy (Paris, 33 livr., 1861-67); 7. Du droit de marque ou droit de représailles au moyen âge, par M. René de Mas-Latrie (Paris, 1866, br. in-8°, accompagnée de 154 feuillets de pièces justificatives manuscrites); – 8° Campagne et bulletin de la grande armée d'Italie commandée par Charles VIII, par M. de la Pilorgerie (1 vol. in-12, 1866, 2e exemplaire); go Recherches chimiques sur la patine des

siles taillés, par M. A. Meillet (Montauban, 1866, 4 feuille in-8°). IV. Ouvrages offerts : 10 Notizie genealog. di famiglie nobili degli

antichi stati della monarchia di Savoia, cui si premette la tragica

[ocr errors]

storia di Jacopo Valperga di Masino, pel (te Luigi Cibrario (To-
rino, 1866, 1 vol. in-8°); 2° Revue historique de droit français
et étranger, nos de septembre-décembre 1866; - 30 Mémoires de la
Société impériale d'agriculture, sciences et arts d'Angers, t. IX,
1re partie, 4866; -4° Revue orientale, no 60, 1866; – 5° L'Orient,

n° 8 (25 déc. 1866).
L'Académie se forme en comité secret.

1

Séance du vendredi 11.

PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÉRIER,

Il est donné lecture de la correspondance.

Par une lettre du 7 janvier, M. Henri Weil, récemment nommé correspondant de l'Académie à Besançon, offre à la Compagnie sa vive gratitude pour le titre dont elle l'a honoré, et l'assure de sa ferme résolution de remplir tous les devoirs que lui impose ce titre, dans la ligne d'études qu'il suit avec persévérance.

M. Paul Meyer écrit au Secrétaire perpétuel, en date du 11 janvier, pour l'informer que l'emploi d'archiviste aux Archives de l'Empire, dont il a été nouvellement investi, n'ayant pas été jugé compatible avec celui d'auxiliaire attaché aux travaux de l'Académie, il se voit forcé de se démettre des fonctions que l'Académie lui avait confiées en 1865, et il en exprime, dit-il, ses sincères regrets.

L'ordre du jour appelle la nomination des Commissions des prix à décerner en 1867.

Quatre scrutins de liste ont lieu successivement.

1° Pour le prix ordinaire, prorogé de 1865 en 1867, sur la question ainsi conçue : « Etudier les sermons composés ou prêchés en France pendant le XIII° siècle. Rechercher les noms des auteurs et les circonstances les plus importantes de leur vie. Signaler les renseignements qu'on pourra découvrir dans leurs ouvrages sur les mæurs du temps, sur l'état des esprits, sur l'emploi de la langue vulgaire et en général sur l'histoire religieuse et civile du XII° siècle. » Sont nommés pour former la Commission MM. PARIS, WALLON, DELISLE et JOURDAIN.

2. Pour le prix ordinaire proposé en 1865, pour 1868, sur la question suivante : « Examiner dans leur ensemble les opuscules et fragments connus sous le nom d'OEuvres morales de Plutarque ; distinguer entre ces divers ouvrages ceux qui sont authentiques, ceux qui sont apocryphes, ceux dont la forme originale a été seulement altérée par des remaniements postérieurs. S'appuyer sur les indices de tout genre que peut offrir l'étude historique, philosophique et grammaticale des écrits dont il s'agit. » -- Sont nommés : MM. BRUNET DE PRESLE, ROSSIGNOL, EGGER et MILLER.

3° Pour le prix Bordin, prorogé jusqu'en 1867, sur la question « Réunir toutes les données géographiques, topographiques et historiques sur la Palestine, disséminées dans les deux TALMUDS, dans les MIDRASCHIM et dans les autres livres de la tradition juive (MÉGilLATH-TAANITH, SÉDÉR-OLAM, SIPĖRA, SIPARI, etc.). Présenter ces données dans un ensemble systématique en les soumettant à une critique approfondie et en les comparant à celles que renferment les écrits de Josèphe, d’Eusèbe, de saint Jérôme et d'autres auteurs ecclésiastiques ou profanes. » - Sont nommés MM. REINAUD, DE SAULCY, RENAN et MUNK.

4° Pour le prix de numismatique à décerner en 1867, MM. DE SAULCY, DE LA SAUSSAYE, BEULÉ et WADDINGTON.

M. DELISLE, au nom de la Commission du prix Gobert, fait le rapport suivant :

« La Commission du prix Gobert a arrêté, comme il suit, la liste des ouvrages admis à concourir pour le prix Gobert : 1. La France sous Louis XV, par M. Alph. Jobez (3 vol. in-80); - II. La France pontificale, par M. H. Fisquet (10 vol. in-8); - III. Histoire de l'abbé de Rancé, par M. l'abbé Dubois (2 vol. in-8°); IV. Mémoires du peuple français depuis son origine jusqu'à nos jours, par Augustin Challamel (2 vol. in-80); - V. Correspondance générale de Madame de Maintenon, publiée par Théoph. Lavallée (4 vol.

in-12);

VI. CEuvres de Gerbert, par A. Olleris (1 vol. in-4); - VII. Les épopées françaises, par Léon Gautier, t. II (1 vol. in-80); VIII. Layettes du trésor des Chartes, par feu M. Teulet (2 vol. in-4°). La Commission, après avoir pris connaissance des termes du testament du baron Gobert, a jugé que rien ne s'opposait à l'admission du travail de feu M. Teulet, dont le second volume a été

[ocr errors]

publié dans les délais fixés par les règlements de l'Académie. — A ces huit ouvrages s'ajouteront les livres qui ont obtenu les prix au dernier concours, savoir : 1° l'Histoire poétique de Charlemagne, par M. Gaston Paris; 2° Les Épopées françaises, par M. Léon Gautier, t. I. »

L'Académie donne acte de ce rapport, dont les conclusions sont adoptées.

M. DE LASTEyrie lit en communication une notice sur un mors de cheval très-ancien qui se trouve à la real Armeria de Madrid. Le catalogue de cette collection en donne la description suivante : « Mors de cheval d'une forme rare et d'une extrême lourdeur, qui

passe, quoique sans fondement, pour avoir été celui de Wittiza, » avant-dernier des rois goths, et qui fut trouvé, dans le cours » de l'année 1836, en Andalousie, sur l'emplacement où l'on » croit que ce prince fut vaincu et mis à mort par son compétiteur » D. Rodrigue. Il est plein de niellures d'argent. » - Mis sur la voie par cette indication, mais se méfiant un peu de la négation sans preuves qu'elle contient, M. de LASTEYRIE s'est attaché à chercher, dans les caractères mêmes de l'objet en question, à quel art, à quelle époque, à quelle civilisation, voire même à quel personnage l'objet en question pouvait avoir appartenu. Il en présente un dessin de grandeur naturelle, d'après lequel on peut s'assurer que ce mors est de l'espèce connue sous le nom de mors brisés, c'est-à-dire composés de deux canons articulés dans l'embouchure. Mais ce qu'il y a ici de particulier, c'est que lesdits canons, au lieu d'être cylindriques ou de forme cylindroïque, comme c'est l'usage, sont prismatiques, à quatre faces irrégulières, avec les arêtes taillées en pointes de diamant. Cette circonstance, jointe à la longueur démesurée des branches latérales, devait faire du mors dont il s'agit un engin d'une puissance extrême et vraiment terrible pour le malheureux cheval condamné à l'emboucher. Evidemment antérieur à l'époque où les Maures furent expulsés d'Espagne, ce mors, portant en plusieurs places l'effigie de la croix, ne peut par conséquent être rattaché ni à l'art romain, ni à l'art musulman. Reste l'ère wisigothique à laquelle on se trouve conduit, non pas seulement par voie d'exclusion, mais aussi et surtout par l'examen de l'objet lui-même, matière et ornementation. L'ap

plication de l'argent sur le fer était, comme on le sait, une industrie métallurgique spéciale aux peuples dits barbares qui envahirent les débris de l'empire romain. Le style d'ornementation familier à ces mêmes peuples, et particulièrement les volutes cannelées, les courbes terminées en bec d'oiseau, dont ils faisaient si fréquemment usage, se retrouvent sur le mors du musée de Madrid. - Au milieu de ces ornements très-caractéristiques on remarque, en outre, divers monogrammes qui méritent une attention toute particulière. Eux-mêmes rappellent par leur forme les monogrammes du même genre qui se voient sur diverses monnaies frappées à Mérida, à Narbonne et dans d'autres lieux sous les derniers rois wisigoths. Ainsi qu'on peut le voir sur le dessin soumis à l'Académie, un de ces monogrammes, monté en croix, renferme très

visiblement les lettres V, 1, T et A. En combinant d'une certaine façon les bras de la croix avec la barre supérieure du T, on y trouve également le Z, ce qui achève de donner tous les éléments du nom de WITTIZA, interprétation d'autant plus admissible que la forme des lettres est ici absolument identique à celle qui se remarque sur les monnaies de ce prince, même évasement de l'angle du V, même A sans barre, qui n'est autre qu'un V renversé.

[ocr errors]

Le monogramme ainsi composé orne une des bossettes du mors. Sur une autre, se trouvent assemblées moins symétriquement, mais très-lisiblement, les lettres A, V, G, S et T précédées d'une croix et suivies d'un I. En rattachant cette dernière

« ZurückWeiter »