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risation prudente, il ne voulait pas les abolir brusquement ; elles étaient comme un souvenir des derniers temps de la république et un écho des guerres civiles, et dans les dernières années du règne on n’en trouve plus trace. D’ailleurs tous les proconsuls, dont on trouve les têtes sur les monnaies provinciales, étaient des personnages considérables, alliés à la famille impériale ou très—influentsà la cour, et cette circonstance ajoute un intérêt de plus à la série de portraits dont nous allons enrichir l’iconographie romaine. Les exemples suivants en seront la preuve.

l° Paullus Fabius Maximus. — Il existe des médailles d'Hiéra— polis en Phrye‘gie, signées du nom même du magistrat local, Zu’lo‘tp.0ç Œùänot‘rptç, et portant, les unes, la tête et le nom d’Auguste, les autres, la tête et le nom de Fabius Maximus. Ces pièces ont été frappées la même année, dans la même ville, et les portraits sont complétement différents; il est évident que l'un est celui d’Auguste et l’autre celui de Fabius, ainsi que l'indiquent les deux légendes. Paullus Fabius fut consul en 743, et proconsul d’Asie en 749; il avait épousé Marcia, cousine germaine d’Auguste,_et il fut un des amis intimes de ce prince. Son proconsulat d’Asie est mentionné dans une inscription. (C. 1. Gr. 3902, li.)

2° C. Asinius Gallus. —-Les monnaies de Temnus en Eolie, signées du nom du magistrat ’Am)&.äç ‘I’ottvioo, nous offrent tantôt la tête et le nom d’Auguste, tantôt la tête et le nom de Gallus; les portraits sont différents et dans ce cas aussi il ne peut y avoir de doute. Le proconsulat de Gallus, personnage fort connu du reste, n’est attesté que par ces médailles. Il avait été consul en 746, et dut gouverner l’Asie en 753 ou 754.; il avait épousé Vipsania Agrippina, fille d'Agrippa, après qu’elle eut été répudiée par Tibère.

3° M. Tullius Cicero. — La médaille frappée à Magnésie du Sipyle avec le nom de Cicéron est bien connue, et a été souvent discutée par les numismatistes. Nous croyons que le portrait n’est pas celui de l’orateur, mais de son fils, qui fut proconsul d’Asie vers l'an 730. * »

Il“ M. Plautius Silvanus. — Sur les monnaies de Pergame, avec la légende Hepyot,ttnvoï Zûäawo’v, on voit le proconsul debout et couronné par un autre personnage; sans doute la province d’Asie lui avait décerné une couronne comme à Paullus Fabius. Silvanus fut consul en 759, et gouverna probablement l'Asie en 758; quelques années plus tard il reçut les insignes du triomphe en récompense de ses succès en lllyrie. Sa mère était la célèbre Urgulania, favorite de l'impératrice Livie.

5° P. Quinctilius Varus. —Il fut consul en 744 et proconsul d‘Afrique en 747; on voit son portrait sur les monnaies d’Achulla et d'Hadrumetum, décrites par Müller ; sa défaite et sa mort en Germanie sont connues de tous. Par sa femme Clodia Pulcra, Varus était allié à la famille impériale.

6° L. Volusius Saturninus. — Son portrait se voit sur les monnaies d'Achulla, d'Hadrumetum et de Gergis. Il fut consul en 749, proconsul d’Afrique en 748, et plus tard légat de Syrie. Sa mère était fille de Tiherius Claudius Nero, l'aieul de l'empereur Tibère.

7° Africanus Fabius Maximus. —- Il était frère de Paullus Fabius; il. fut consul en 744, et proconsul d'Afrique en 750. Sa famille était une des plus illustres de Home.

Ces sept exemples prouvent suffisamment que sous le règne d’Auguste les portraits de quelques proconsuls des deux grandes provinces d'Asie et d’Afrique ont été reproduits sur les monnaies locales. Nous n'avons cité que des exemples certains, empruntés à des médailles que nous avons pu examiner nous-même. On en trouvera probablement d'autres, mais pas beaucoup; car cette distinction paraît avoir été réservée à de très-grands personnages, illustres par leur naissance ou par leur position à la cour d’Auguste, et dont plusieurs étaient parents ou alliés de la famille impériale. »

M. VINCENT commence la lecture, en communication, d'un tra— vail annoncé d'abord comme ayant pour but de déterminer la véri— table date du Décret de Canope, et auquel, d'après les observations de plusieurs de ses confrères, il se propose de donner plus d'étendue et de fixité a la fois, en le reproduisant sous le titre de Re— cherches sur le calendrier des Lagides.

ANALYSE.

«4° Le calendrier macédonien des Ptolémées est lunisolaire et fondé sur le cycle de Méton.

2° Il est essentiellement distinct, par son point initial dans l’année, du calendrier chaldéomacédonien (qui a fait l’objet des recherches de M. Th. H. Martin), quoique l’un et l'autre soient fondés sur le même principe.

3° Trois doubles dates ont servi de base à l'appui de ces propositions.

(A) L’identité du premier péritios et du 25 me’sori, donnée par le n° 63 du Recueil des papyrus du Louvre, formé par l'illustre Lnrnounr’s et publié par M. BRUNET ne Pnnsm.

C'est, je crois, avec toute raison que notre savant confrère rapporte cette double date à l'an 464 avant notre ère et au roi Ptolémée Philométor : la date se traduit, dans le calendrier julien, par le 22 septembre 464.

(B) L’identité du 48 me’c/zir et du 4 .ra ndicos, donnée par la pierre de Rosette pour l’an IX de Ptolémée Epiphane. -— Mais je prouve

r que cette date doit se référer à l'an 549 de Nabonassar, 499 de

notre ère, et non à l’année 552 de Nabonassar, 496 de notre ère, comme l’admettent généralement les égyptologues.

(C) L’identité du 7 apelle’us et du 47 tybi, donnée par le décret de Canope pour l’an lX d’Evergète. — Mais je rapporte cette date au 8 mars 243 (en 505 de Nabonassar), et non au 7 du mois de mars 238 (en l’an 540 de Nabonassar), comme M. Lepsius propose de le faire (p. 48).

4° La locution 7rapozÂotp6dvsw T'>]V fiowzksiav 7retpc‘x 103 1‘tetrpé; était (comme le prétend avec raison SAINT—MARTIN) laformule consacrée pour exprimer que le fils du roi régnant reçoit la couronne de la main de son père qui l'associe au trône. »

Sont présentés ensuite à l’Académie :

4° Descripcion general de las monedas hispano-crz‘stianas desde la invasion de los Arabes (Madrid, 4866, 4 vol. in-4°). 2° Le Boussillon considéré dans ses rapports avec la France et avec

l’Espagne, par M. Germain, doyen de la. Faculté des lettres de Montpellier, correspondant de l’Académie (Monlpellier, 4867, br. in-8°).

3° Revue africaine : janvier 4867.

4° Dieu et son homonyme, par M. Ad. Saïsset (Paris, 4867,4 vol. in-4“).

5° Questions économiques. Le papier—monnaie en France et en Chine, par M. Lacroix, professeur à la Faculté des lettres de Nancy (4866, br. in—8").

6° L'épisode d'Honnucuws. Nouveau contingent pour la critique du Faust de Goethe, par M. Schœbel (Paris, 4867, br. in-8°).

7° Mémoires de l'Académie de Stanislas: année 4865 (Nancy, 4866, 4 vol. in-8°).

8° Annales de la propagation de la foi: mars 4867.

Séance du vendredi 15.

PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÉRIER.

M. le PRÉSIDENT informe l’Académie que M. le Secrétaire perpétuel étant indisposé ne peutse rendre à la séance et qu'il a chargé M. WALLON de tenir sa place. Il appelle en conséquence M. WALLON au bureau. ,

MM. Huillard—Bréholles, Guessard et Le Blant écrivent à l‘Académie pour solliciter la place laissée vacante dans son sein par la mort de M. MUNK. —— Leurs noms sont portés sur la liste des candidats avec ceux de MM. Fauche et Léouzon Le Duc, dont les lettres sont rappelées.

L'ordre du jour appelant l'exposition et l'examen des titres des candidats, l’Académie se forme en comité secret.

La séance étant redevenue publique, M. le PRÉSIDENT déclare que la discussion des titres est close et que l'élection aura lieu à hui

' taine.

M. RRNAN commence la seconde lecture de son mémoire sur la dynastie des Lysanias d’Abz‘lène.

M. REINAUD ofi‘reàl‘Académie, au nom de l'auteur, M. Weil, professeur

de langues orientales à l'Université de Heidelberg et correspondant de

l'Institut, une Histoire des nations musulmanes depuis Mahomet jusqu'au XVI’ siècle (Geschichte der Islamz‘tz‘schen Vôlker). Il signale les services que peut rendre à la science ce livre, où l'auteur a su résumer les documents nombreux qu'il a recueillis et mis en œuvre dans de précédentes publications.

Il eslfait encore hommage à l’Académie d'un mémoire intitulé: De Galatt’a provinet’a romane, et thèse savante que M. Perrot vient de soutenir devant la Faculté des lettres avec un succès que pouvaient faire présager les résultats de sa mission en Galaiie, etle grand ouvrage dont il poursuit la publication. 1)

Séance du vendredi 22.

PRÉSIDENCE DE M. DE wncmänma.

Le PRÉSIDENT donne lecture des articles du règlement relatifs à l'élection des membres ordinaires. — On procède à l'élection. Nombre des votants 36, majorité absolue 49. M. Guessard obtient 20 suffrages, M. Le Blant M, M. Fauche i. —- En conséquence, M. Guessard est proclamé membre de l’Académie. —- Son élection sera soumise à l'approbation de S. M. I’Empereur.

M. Vullers, professeur de langues orientales vivantes à l'université de Giessen, écrit à l'Académie pour lui annoncer l'envoi d'un manuscrit destiné au concours du prix Volney. — Ce manuscrit n'étant pas arrivé, l'auteur en sera averti, si ce retard dure quelques jours encore.

L'Académie est invitée à désigner un lecteur pour la prochaine séance trimestrielle des cinq Académies.—M.le PRÉSIDENT donne

' la liste des lectures entendues depuis le 4" janvier. -— M. Maman

est désigné pour sa Notice sur un ms. du A“ siècle de l’Erruoromenu MAGNUM.

M. RENAN lit à l'Académie le rapport de la Commission spé— ciale chargée de l'examen du projet d'un Corpus insm‘ptz‘anum semitz‘earum.

M. ne RoueÉ présente à l'Académie un vase égyptien dont il a

fait récemment l'acquisition pour le musée du Louvre. —— Cet objet est intéressant àun double point de vue: 49 il porte les

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