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vol. in-8°), accompagné des six opuscules suivants de l'auteur : 1. Nozioni sulla Rezia dalle origini alle tre leghe (Milano, 1863, in-8°), accompagné d'un Rapport fait à l'Institut historique de France sur cet vuvrage par M. Ern. Breton, président (Milan, 1864, in-8°); – II. Il duello. Appunti storici e morali (Milano, 1865, in-8°); III. Sulle monete di Sardegna (Milano, 1868, in-8°); – IV. La Zecca di Milano nel secolo XV (Asti, 1865, in-8°); V. Lettere inedite di illustri Italiani nelle scienze e nelle lettere, etc. (Milano, 1866, in-8°); VI. Cenno genealogico sulla famiglia Torriani da Mendrisio (Milano, 1866, in-8°).

8° Victor Cousin, l'école éclectique et l'avenir de la philosophie française, par A. T. Gatien-Arnoult, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Toulouse (1867, br. in-8°, avec une lettre d'envoi).

9o Notes bibliographiques pour servir à l'étude de l'histoire et de l'archéologie, publiées par Alexis Dureau, tre année, 1863 (Paris, 1866, in-12).

10° Revue historique de droit français et étranger, numéro de janvierfévrier 1867.

11° L'Investigateur, numéro de janvier-février 1867.

M. DE ROUGÉ fait ensuite hommage à l'Académie du fer fascicule de la 1re partie de son ouvrage intitulé : Chrestomathie égyptienne, choix de textes égyptiens transcrits, traduits et accompagnés d'un commentaire perpétuel et précédés d'un abrégé grammatical (1867, 1 vol. in-40).

M. WADDINGTON fait hommage des 55€ et 56e livraisons du Voyage archéologique en Grèce et en Asie Mineure, par Pa. LE Bas et W. H. WADDINGTON (pages 249-312 du texte, avec 4 pl. gr. in-4°).

M. DE LASTEYRIE dépose sur le bureau, de la part de l'auteur, le 4. et dernier volume de l'Histoire des arts industriels au moyen-âge, par M. J. Labarte. L'ouvrage comprend, outre le texte, deux magnifiques volumes de planches, publiés déjà depuis quelque temps. « Nul, ajoute M. de LASTEYRIE, n'était mieux préparé que M. Labarte à un travail de ce genre. Jadis copropriétaire d'une des plus riches collections de Paris, la collection Debruge-Dumesnil, dont il a publié une description trèsjustement estimée, c'est là et dans nos musées que cet estimable archéologue a commencé la série d'études qu'il devait compléter bientôt par de fructueux voyages en Italie, en Allemagne et en Orient. Recueillant partout sur son chemin les monuments les plus intéressants du moyenage, les faisant dessiner, photographier sous ses yeux, il a pu ainsi, non sans grands labeurs et grandes dépenses, réunir les éléments du bel ouvrage aujourd'hui offert à l'Académie. La conscience, l'exactitude avec

lesquelles tous les monuments y sont reproduits suffiraient pour faire des deux volumes de planches une publication infiniment précieuse pour l'étude du moyen-âge. Il va sans dire que le texte très-développé dont M. Labarte les a accompagnés en augmente encore beaucoup la valeur. C'est certainement l'étude la plus complète qui ait été publiée sur l'histoire des arts industriels. Que, dans un cadre aussi vaste, il se soit glissé quelques erreurs de détail, on ne saurait s'en étonner. Certaines assertions de l'auteur ont pu être contestées dans le sein même de l'Académie. Mais critiquer un point de détail est autrement aisé que de mener à bonne fin un ensemble d'études comme celui-là. En pareil cas, le plus habile est celui qui se trompe le moins. Nul autre, peut-être, ayant à traiter autant de points différenls, à résoudre autant de questions jusqu'ici négligées, n'eût commis moins d'erreurs que M. Labarte, et c'est pour cela, dit en terminant M. de LASTEYRIE, que son livre obtiendra certainement l'estime de tous les juges compétents. »

M. Renan présente la 70 livraison du Chaldäisches Wörterbuch über die Targumim und einen grossen Theil des rabbinischen Schriftthums, de M. le Dr Lévy (Leipzig, 1867, in-4°).

M. MÉRIMÉE fait hommage, au nom de l'auteur, M. le comte Alex. Przezdziecki, de sa dissertation sur l'Oraison à la très-sainte Vierge, prose latine attribuée généralement à saint Casimir, mort à Vilna, à la fin du XVe siècle. M. le comte Przezdziecki prouve que cette oraison est beaucoup plus ancienne et qu'il y a grande apparence que saint Bernard en est l'auteur. Ce volume imprimé avec le plus grand soin à Cracovie (1866, gr. in-80) contient une très-belle miniature représentant saint Casimir Jagellon.

M. LABOULAYE présente le Discours d'ouverture prononcé par M. E. de Rozière, inspecteur général des Archives, à la séance publique de la Société des Antiquaires de Normandie du 20 décembre 1866 (br. in-89),

M. LITTRÉ présente en ces termes les Recherches de M. le Dr Daremberg Sur l'état de la médecine durant la période primitive de l'histoire des Hindous : « L'idée de ce mémoire est le produit d'une ingénieuse érudition. M. le Di Daremberg a écrit un important mémoire sur les notions physiologiques et médicales que les poemes d'Homère représentent. Aller au delà a été impossible, puisque rien n'a été conservé de la période pré-homérique, dite quelquefois période orphique, mais, avec beaucoup de sagacité, il a jugé que l'équivalent de cette période se trouvait chez un peuple de même race et de même mythologie, qui,

lui, avait gardé les hymnes de l'antique période; il a donc minutieusement compulsé le Rig Veda et mis en lumière les conceptions que l'on avait sur la vie et la maladie dans le XIVe ou XVe siècle avant l'ère chrétienne. Les Aryens de l'Inde et ceux de la Hollade sont assez parents pour qu'il soit permis de prolonger l'histoire des idées des uns par l'histoire des idées des autres. »

M. Maury présente la Carte du Soudan occidental, dressé par ordre de S. Exc. M. le marquis P. de Chasseloup-Laubat, ministre secrétaire d'Etat au département de la marine et des colonies, par M. E. Mage, lieutenant de vaisseau (1 feuille grand-aigle, 1866).

L'Académie se forme en comité secret pour reprendre la discussion sur le rapport présenté par la commission du Corpus des inscriptions sémitiques.

La séance étant redevenue publique, M. DE ROUGÉ commence la lecture en communication d'un travail qu'il prépare « Sur les invasions des peuples dela Méditerranée en Egypte vers le XIVe siècle avant notre ère. »

Séance du mercredi 17.

PRÉSIDENCE DE M. DE LONGPÉRIER.

Il est donné lecture de la correspondance.

Par un message, en date du 13 avril, M. le Ministre de l'Instruction publique accuse réception des mémoires des membres de l'Ecole d'Athènes soumis au jugement de l'Académie en 1866, et dont les uns doivent être renvoyés aux auteurs pour être revus et complétés, tandis que les autres sont proposés pour être insérés dès à présent soit dans les Archives des missions, soit dans un recueil spécial.

Par un second message, du 16 courant, M. le Ministre accuse réception du manuscrit de la bibliothèque de Saint-Marc à Venise (Théodore Prodrome et Nicétas), qui lui a été renvoyé, par une lettre du 6, pour être réintégré dans cette bibliothèque.

M. de Montzey demande à retirer du concours des Antiquités

de la France son ouvrage sur les Institutions d'éducation militaire jusqu'en 1789.

M. REINAUD, au nom de la Commission du prix Volney, informe l'Académie que six ouvrages, adressés en temps utile pour le concours de linguistique, ont été distribués aux membres de ladite Commission dans la séance qu'elle a tenue ce jour même et dont il a été dressé un procès-verbal.

M. RENAN reprend et termine la seconde lecture de son mémoire sur la dynastie des Lysanias d’Abilène.

ANALYSE.

La ville d'Abila n'eut d'importance que vers l'époque du commencement de notre ère. Elle eut alors une dynastie qui joua un certain rôle dans les affaires de l'Orient, et qui a pour la critique un intérêt tout particulier, l'évangéliste saint Luc ayant placé le nom du tétrarque de l’Abilène à côté de ceux de l'Empereur, du procurateur de Judée, des tétrarques de la maison d'Hérode et du grand-prêtre de Jérusalem, dans les synchronismes de la date solennelle qu'il assigne à la prédication de Jean-Baptiste et au commencement de la vie publique du Christ. Il y a là seulement une difficulté qui a fort embarrassé les exégètes. A la date où l'évangile de saint Luc (III, 1) mentionne un tétrarque d’Abilène du nom de Lysanias, c'est-à-dire en l'an 15 du règne de Tibère (28 de J.-C.), il y avait 62 ans que le dernier Lysanias connu par l'histoire était mort, et Zénodore, qui jusqu'à un certain point peut être considéré comme le continuateur de la dynastie, était mort lui-même depuis 47 ans. La numismatique, dans la question présente, donne des résultats absolument parallèles à ceux des textes historiques. Les trois princes de la dynastie de Chalcidène qui nous sont connus par les textes sont aussi révélés par les médailles, pas un de plus, pas un de moins. C'est l'épigraphie qui aide le plus à la solution de ce singulier problème : deux inscriptions jettent beaucoup de jour sur la dynastie des Lysanias; la première fut découverte par Pococke à Nébi-Abil, c'est-à-dire à Abila même, mais elle a aujourd'hui disparu, et on ne la connait

que par la copie de ce voyageur, que MM. Franz et Cavedoni ont essayé de restituer. M. RENAN émet le veu que les personnes instruites qui demeurent à Damas aient constamment l'oeil ouvert pour voir si, dans les démolitions et reconstructions qui peuvent avoir lieu à Nébi-Abil, quelque lambeau de la précieuse inscription ne se montrera pas de nouveau à découvert. L'autre inscription est à Baalbek ; si on l'avait complète, elle trancherait sans doute la question, puisqu'elle n'est autre chose que l'inscription du mausoléc des derniers membres de la dynastie qui nous occupe. Malheureusement, ce beau monument épigraphique a eu le plus triste sort, et ce n'est que par des efforts assez pénibles qu'on arrive à se le représenter. M. Renan en a essayé pourtant une nouvelle restitution; après quoi, réunissant aux données éparses dans les historiens les nouvelles indications fournies par l'une et l'autre inscription, il retrace ainsi qu'il suit l'ordre de la dynastie des Lysanias :

<< Vers l'an 220 avant J.-C., dit-il, il semble qu'on trouve déjà un Mennée, personnage puissant du côté de l'Iturée.

L'an 85 avant J.-C., premiers indices de la puissance de Ptolémée, fils de Mennée, autour de Damas.

Vers l'an 70 avant J.-C., Ptolémée, fils de Mennée, est souverain de Chalcis, d’Abila et d'Héliopolis. Il bat monnaie, avec le titre de tétrarque. Il exerce une action presque souveraine dans toute la région au delà de l'Hermon. Des Ituréens ou Arabes de sa famille arrivent à régner dans le Liban et sur la côte, à Tripoli, à Botrys, à Gigartus, à Byblos.

L'an 40, Ptolémée, fils de Mennée, meurt. Son fils, Lysanias, lui succède dans la principauté de Chalcis, d'Abila, d'Héliopolis. Il bat monnaie, avec le titre de tétrarque. Il ajoute à son domaine Panéas et le pays de Houleh. Il possède en un mot une principauté dont le centre était l'Hermon.

L'an 34 avant J.-C., Lysanias est tué. Cléopâtre s'empare d'une partie de ses domaines.

L'an 32, après la ruine des affaires de Cléopâtre et d’Antoine, la famille de Lysanias se rétablit en la personne de Zénodore, son fils, qui exerce l’éparchie de la Batanée, de la Trachonitide

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