La couronne littéraire: composée de morceaux principalement extraits des poètes et des prosateurs contemporains les plus distingués : ouvrage essentiellement moral et religieux ...

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Chez Ferra Jeune Libraire, 1824 - 240 Seiten
 

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Beliebte Passagen

Seite 88 - J'y cherche la trace des pleurs Qu'en m'y laissant peut-être y répandit ma mère ! Souvent aussi mes pas errants Parcourent des tombeaux l'asile solitaire; Mais pour moi les tombeaux sont tous indifférents; La pauvre fille est sans parents Au milieu des cercueils ainsi que sur la terre.
Seite 131 - Mes sœurs, l'onde est plus fraîche aux premiers feux du jour. Venez : le moissonneur repose en son séjour; La rive est solitaire encore; Memphis élève à peine un murmure confus; Et nos chastes plaisirs, sous ces bosquets touffus, N'ont d'autre témoin que l'aurore. «Au palais de mon père on voit briller les arts; Mais ces bords pleins de fleurs charment plus mes regards Qu'un bassin d'or ou de porphyre; Ces chants aériens sont mes concerts chéris; Je préfère aux parfums qu'on brûle en...
Seite 199 - O toi, de ma pitié profonde Reçois l'hommage solennel, Humble objet des regards du monde, Privé du regard paternel ! Puisses-tu, né dans la souffrance, Et de ta mère et de la France Consoler la longue douleur! Que le bras divin t'environne, Et puisse, ô Bourbon, la couronne Pour toi ne pas être un malheur! Oui, souris, orphelin, aux larmes de ta mère...
Seite 121 - Rendez-moi ma pauvre chaumière, Le laitage durci qu'on partageait le soir, Et, quand la nuit tombait, l'heure de la prière, Qui ne s'achevait pas sans laisser quelque espoir. « Ma mère, tu m'as dit, quand j'ai fui ta demeure : Pars, grandis et prospère, et reviens près de moi.
Seite 82 - L'orage a frappé le chêne Qui seul était mon soutien; De son inconstante haleine Le zéphyr ou l'aquilon Depuis ce jour me promène De la forêt à la plaine, De la montagne au vallon. Je vais où le vent me mène, Sans me plaindre ou m'effrayer ; Je vais où va toute chose, Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier ! Arnault.
Seite 116 - L'homme n'est qu'un roseau le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser. Une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt; et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
Seite 115 - QU'ENTENDS-JE ? autour de moi l'airain sacré résonne ! Quelle foule pieuse en pleurant m'environne ? Pour qui ce chant funèbre et ce pâle flambeau? O mort ! est-ce ta voix qui frappe mon oreille Pour la dernière fois? Eh quoi ! je me réveille Sur le bord du tombeau ! O toi!
Seite 87 - Jamais sous son toit de feuillée Le joyeux laboureur ne m'invite à m'asseoir; Et de loin je vois sa famille, Autour du sarment qui pétille Chercher sur ses genoux les caresses du soir. Vers la chapelle hospitalière En pleurant j'adresse mes pas, La seule demeure ici-bas Où je ne sois pas étrangère, La seule devant moi qui ne se ferme pas!
Seite 111 - D'espoir, de jeunesse, d'attraits, Aujourd'hui tu parais brillante ; Et ta course, insensible et lente, Peut-être amène les regrets ! Ainsi chaque soleil se lève Témoin de nos vœux insensés ; Ainsi toujours son cours s'achève En entraînant, comme un vain rêve, Nos vœux déçus et dispersés.
Seite 196 - demandait la jeune ombre. « Je suis un prisonnier, je ne suis point un roi. » Hier je m'endormis au fond d'une tour sombre. » Où donc ai-je régné? Seigneur, dites-le-moi.

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