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L’autenr suppose que Phylarchos était présent à l'assemblée qui se tint à. Tégée et qu'il veilla a la gravure du décret ; il ex— plique ainsi l’absence des formes du dialecte arcadien que l'on retrouve dans desinscriptions même d'une époque postérieure.

M. RENIER communique la note suivante :

« Notre savant confrère, M. Edmond Le Blant, a bien voulu me communiquer une inscription, dont la copielui a été adressée, le 24 février dernier, parM. Sansas, de Bordeaux. Cette inscription

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est gravée sur deux des faces d'un cippe à base carrée, qui a_

été trouvé dans la démolition de l'enceinte romaine, et qui est aujourd'hui déposé au musée de la ville. Ce cippe a perdu son couronnement; mais il a conservé sa base, qui fait corps avec lui. On lit sur la face principale :

nT'MEIWOR

EJOMITI AE

CIVISTREV

E R'DF‘A N

5.XX'LEOaCON

IVGPKARISS
POSVIT

Au-dessous, sur la plinthe, est dessinée une ascia.

Sur la face latérale droite :

HICIACET
EXANIMEN
CORPVSDO
MITIAECIV
5.TREVERAE
DEF'V‘KFEB
POSTVMO
003

La corniche du monument devait porter, au-dessus de la

face principale, les lettres D. M. abréviation de la formule Dits Mam‘bus, et l'inscription de cette face devait se lire ainsi:

« D(iis) M(anz‘bus) e]t memoriae Domitiae, civis 'l‘rever(ae), » d(e)l‘(unctae) an(norum) ,viginti. Leo conjugi kariss(imae) » p0suit. » ' Il ne manque rien à l’inscription de la face latérale, qui se lit ainsi: . v « Hic jacot exanimen corpus Domitiae, civ(is) Treverae, de— » functae quintum k(alendas) Feb(ruarias) Postumo co(n)s(ule).»

M. Sansas se demande si cette double inscription est chrétienne; ce qui le'porterait a le croire, c’est la formule hic jacet eæam‘men (pour eæanime) corpus, par laquelle commence l'inscription de la face latérale. Mais cette formule n'a rien de chrétien, et l'on en trouve des exemples sur les monuments et chez les auteurs païens (4). .

Ce qui fait le principal intérét« de cette inscription, c'est le consulat dont elle est datée.

On ne connaît que deux consuls qui aient porté le surnom de Postumus, et ce sont deux consuls sufi‘ecti :

C. Vibius Postumus,

qui fut nommé consul Sufl‘ectus avec C. Ateius Capito, aux calendes de juillet de l'an 758 de Rome (5 de notre ère).

Il n'est pas nécessaire de démontrer que ce n’est pas de lui qu'il est question dans notre inscription, qui, ainsi que le prou— Vent les mots civis Treverae, qu'on y lit, est d'une époque où la Gaule était déjà depuis longtemps divisée en civitates.

Le second consul du nom de Postumus est

M. Egnaliua Postumas, qui fut aussi consul sufl‘ectus, en 936 de Rome (483 de notre ère), avec M. Herennius Secundus.

(4)‘Il n'est pas nécessaire de citer des monuments païens où se trouve employée la formule hic jacet; quant à l'expression eæamine

' corpus. on en trouve un exemple chez Quintilien, IV, 3, 43.

Ce n'est pas de lui non plus qu'il est question dans notre ‘in-— scription. On sait en effet qu'à la fin du premier siècle de notre ère on avait cessé, non—seulement dans les provinces, mais même a Borne, de dater les monuments par les noms des consuls suffecti, et qu'on ne se servait pour cela que des noms des consuls ordinaires. '

On remarquera d’ailleurs que notre monument est daté par le nom d’un seul consul,

Postumo causale;

or Borghesi a démontré (l) qu'on ne datait de cette manière que dans deux circonstances :

4° Quand la mémoire de l'autre consul avait été condam— née.

Ce n’est pas le cas de notre inscription. La mémoire de M. Ateius C apito et de M. H erenniu? Secundus n’a pas été condam— née; nous avons des monuments postérieurs à leur consulat, qui le prouvent d’une manière irréfragahle; et d'ailleurs j'ai donné une raison qui suflit complètement pour démontrer que ce n’est pas d'un de ces deux consuls qu'il est ici question. '

2° Quand le consul par le nom duquel on voulait dater était un empereur.

C'est évidemment le cas de notre inscription, et le Postumus qui y est mentionné en qualité de consul ne peut être que l'empereur,

M, Casst‘anius Latinius Postumus.

Nous savons, en effet, par ses médailles, qu'il prit le titre de consul, et qu'il fut

003 en 958
cos. {T en 259
005. fil en 260
cos.lmen 265
cos. il en ‘267 (2)

(J) Sali’ etc‘t di Giouenate, dans ses Œuvres, tom. V, p. 115.
(2) Voy. Eekhel, D. n. u., t. Vll, p. 457 et suiv.

Brie inscription de Cadix (4) et une inscription de Quinte— nilla (2) lui donnent le titre de COS. Îl. Il ne porte que celui de 608 dans une inscription du Gévaudan (3), et cette inscription, est probablement de la même année que la nôtre, c’est-à-dire de l'an 258 de notre ère. ‘

Mais ce qui donne un grand intérêt à cette inscription, c'est

que c'est jusqu'à présent la seule dans laquelle un consulat de

Postumus soit employé comme une date. Les autres inscriptions, que j'ai citées, sont des inscriptions de bornes milliaires, et les mots 608 ou COS. Î[ n'y figurent que comme des titres, parmi ceux que portait Postumus a l'époque où ces monuments ont été élevés.

L’Académie se forme en comité secret

Séance du vendredi 30.

PRÉSIDENCE DE M. aucuns.

Le procès—verbal de la séance précédente est lu et la rédac— tion en est adoptée.

Il est donné lecture de la correspondance ofliciell_e.

Par un message en date du 29 avril, M. le Ministre de Fin.— struction publique accuse réception de l'exemplaire qui lui a été offert, au nom de l’Académie, de chacune des trois publications récentes faites par elle: 4° du tome 1 des Historiens arméniens des croisades; 2° du tome XXII, 28 partie, des Notices et extraits des manuscrits ;, 3° du tome XXV de l'Histoire littéraire dela France. Il prie le Secrétaire perpétuel de présenter à la Compagnie ses remerciments et la félicite de l'activité qu'elle apporte dans ses travaux.

M. Naunar termine la seconde lecture .de son Mémoire sur le

(4) Ilübner, Corp. inscr. lat., vol. Il, n. 4943.
(2) Hühner, ibid., n. 4949.
(a) Bouillet, Statistique du Puy—de-Däme, p. 87.

/

personnel administratif dans les provinces au-dessous des magis— trots.

Sont présentés à l'Académie par le SECRÉTAIRE PERPÈTUEL les ouvragés suivants :

4° Au nom de M. HUILLARD-BRÉHOLLES, le tirage à part de son Mémoire sur la rançon du duc de Bourbon JeanI (4445-4436), inséré dans la 2° partie du tome VIII du Recueil des savants étrangers (4869, in-4°). ‘

De la part de l'Université catholique de Louvain, le tome X du Chair de Mémoires de la Société littéraire qui y est annexée (4869, in-8“) et l' Annuaire de cette Université pour 4869 (in—18).

3° Le monde gallowoman‘n. — Le roi des cent rois. Récits du temps de Jules César, par M. Arthur Ponroy (Paris et Poitiers, 4868, in—8"). — Avec une lettre d'envoi.

4° Monographie de Greg, par M. l'abbé Jumel (Amiens, 4869, in-8°).

5° M. Castan adresse les deux exemplaires du tirage définitif qu'il avait annoncé de son Mémoire sur le Capitole de Vesontto et sur les Capitales provinciauæ du monde romain, déjà soumis à la Commission des Antiquités de la France pour le concours de 4869. — Renvoi à ladite Commission.

6° M. RENIER présente, au nom de M. Ern. Desjardins‘, les trois premières livraisons de sa nouvelle édition (grand in—fol.) de la Table de Peutinger, d'après l'original conservé à Vienne, précédée d'une Introduction historique et critique, et accompagnée de divers Appendices (Index, notices et cartes), destinés à éclairer sous tous les points de vue ce précieux monument de la géographie ancienne. Le travail de M. Desjardins est publié, aux frais du département de l’Instruction publique, à la librairie Hachette, et M. le Ministre de l'Instruction publique a donné à cette entreprise extrêmement méritoire tous les encouragements qu'on pouvait attendre de lui.

M. DE Vocür’: fait hommage de l'ouvrage définitif, dont il a été fait plusieurs communications partielles à l’Académie, intitulé : Syrie centrale. — Inscriptions sémitiques publiées avec traduction et commentaire (Paris, Baudry,4 vol. grand in-4°, 432 pp. de texte et 46 planches). ‘ 7

M. MILLER lit, en communication,un travail intitulé: Descrip—

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