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Saint-Cloud, dont le nom se trouve formellement énoncé en tête de deux ouvrages latins. médiocrement étendus, qui. existent parmi les manuscrits de notre Bibliothèqueimnériale sous les n°’ 7284 ettät7t (ancien 900 de Saint«Victor). L’auteur de la netiee, le savant M. Littré, a caractérisé et analysé avec son exactitude ordinaire ces deux ouvrages intitulés. l’un, Calendrier de la Reine, l’autre Almanach, et il n’a pas manqué de relever en

' ' outre dans le premier, qui s’adresse à la reine Marie de

Brabant, deuxième femme de Philippe le Hardi, la mention d'un troisième ouvrage, d’ailleurs inconnu, où devaient être expliquées les utilités multipliées d’un instrumentappelè dz‘rectom’um,

« Cette indication afourni à, M. D’Avezac un trait de lumière sur l’auteur d'un petit traité se rapportant précisément à un tel instrument. Parmi les manuscrits de la Bibliothèque de l’Ar— senal, dont M. Paul Lacroix, l’un des conservateurs, s'applique a rédiger un catalogue raisonné, s'est rencontrée une plaquette in-folio (B. L. F. 347)de 8 feuillets en vélin , la plupart couverts de belles miniatures, et dont les deux derniers sont consacrés à un instrument représenté a la suite d’un calendrier par une grande figurerichement peinte en or et couleurs, mais malheureusement inachevée, et dépourvue de toutes les inscriptions in:tériepres (tant lettres que chiffres) qui devaient la compléter. Le texte, qui occupe la page suivante, a pour titre : I/tz‘lz‘tas instru— mentz' quod directorium appellatur. _Il consiste d’abord en 28 vers latins, a la suite desquels se développe en français une paraphrase explicative de leur contenu, le tout d’une écriture qui semble de la fin du 48° siècle. Les deux premiers vers entrent ainsi en matière :

Presens ingenium directorium vocitavi,
C,ujus virtutes multiplices reseravi.

Et les deux derniers‘ désignent ainsi l'auteur :

Versieulos faber hos ego Gulllermus fabricuvi,
Quorum romanum regine_ sic reseravi.

D'une part, cette désignation d’un Guillaume (avec le surnom soit fiçtif, soit réel de Faber ou Lefobvro), comme auteur d'un instrument appelé directarium, dont il énumère les vertus dans des Vers latins expliqués ensuite en français a une reine; d'auire part, la. déclaration faite par Guillaume de Saint-Cloud dans un écrit dédié a la reine Marie de Brabant, qu'il a exposé ailleurs les vertus de l'instrument appelé directorium, ce sont la des indices qui s'appellent et se complètent mutuellement; en sorte, ajoute M. n'Avnzsc, que je dois a mon vieil ami et savant 00Hfui—are, M. Littré, la satisfaction de reconnaître dans Guillaume de Saint-Cloud l'auteur du petit traité relatif au directara‘um que j'avais entre les mains, et que je lui apporte de mon côté ce petit traité méme, dont il n'avait encore rencontré qu'une simple mention. »

Sont offerts à l'Académie les ouvrages suivants:

4° Bulletin‘ d'archéologie chrétienne, de M. de liossi : VI= année, n° 6. .

2" Ueber die Krishnaianmâshtami (Krishna's Geburtsf‘est), par M. W 0— her, correspondant (Berlin, 4868, 4 vol. in-4°).

30 Une pénalité des lots Gombettes et les lumières qu'elle jette sur l'origine des Burgondes, par M. Eug. Bcauvois, membre de la Société des antiquaires du Nord (Copenhague et Châlon—sur—Saûne, 4868, br. in-4°).

4° Revue africaine .- 42" année, n‘ 72 (novembre 4868).

5° Bulletin de l'oeuvre des pèlerinages en terre Sainte : n° 50 (janvier4869).

M. RENIER offre à l’Académie, au nom l)e M. Ch. de Vigncral, capitaine d'état—major, la suite de sa publication Sur les ruines romaines de l’Alge’rt‘e (Paris, 4868, 4 vol. in-éfl). Cette partie nouvelle se rapporte à la Kabylie du Djurjura. L'auteur a parcouru en tous sens cette contrée, mesuré tous les tronçons de voies romaines qu'il a découverts, pratiqué des fouilles en divers lieux. et les résultats qu'il a obtenus sont tout-à-fait dignes d'être signalés. A Tiklat, par exemple (l'ancienne Tubusuptus), il a retrouvé deux nécropoles superposées l'une à l'autre, d'une longueur de 500 mètres environ sur 2 à 300 de largeur, et qui ont dû se succéder à 2 ou 3 siècles d'intervalle. Les tombes en sont construites avec le plus grand soin; ou y retrouve des traces de monuments avec colonnes et soubasse

ments en pierres de taille, des stèles, etc. Devant ces stèles on rencontre généralement un dé de pierre creusé et fermé par un couvercle. Plusieurs n'avaient pas encore été descellés. M. De Vigneral en ayant ouvert un y a trouvé une enveloppe de plomb, et dans cette enveloppe une tête, les os du crâne avec des cheveux encore adhérents, ce qui n'empêche pas qu’il n'y ait des urnes funéraires dans ces tombeaux, en sorte qu'à une époque postérieure à l'occupation romaine, ces populations paraissent avoir gardé, avec l'usage de brûler les morts, la coutume d'en conserver la tête en des lieux séparés. — L'auteur a recueilli et publié dans son ouvrage un trèsgrand nombre d'inscriptions.

M. LE BLANT continue sa lecture Sur l'accusation de inagic diri— ge'e contre les premiers chrétiens.

M. RENAN dit, à l’occasion de cette lecture, que les cas de folie sont regardés chez les musulmans, tout aussi bien que chez les chrétiens en Orient, comme des possessions. Les musulmans renvoient méme leurs fous on possédés aux chrétiens pour les guérir, et surtout au couvent de Saint-Autoine qui est réputé avoir une vertu toute spéciale dans les cas de ce genre.

Séance du vendredi 1.9.

PRÉSIDENCE un M. REGNIER.

Le procès-verbal de la séance précédente est _lu et adopté. Il n'y a pas de correspondance ofiiciclle.

M. Nnunsr fait la seconde lecture de son mémoire sur le sens du mot vicus.

M. Bnupnr on PRESLE, a l'occasion du passage allégué du grammairien Gharisius, pense qu'il faut admettre deux sens succès—

’sit‘s du mot oz‘cus, ayant désigné une agglomération de maisons,

un hameau, etc., avant de s'appliquer à une rue.

M. NAUDET reproduit la distinction qu'il a faite, se fondant sur l'autorité de Varron, du sens de vicus à. Rome, où il signifiait rue, et en dehors de Rome, où il désignait une agglomération de maisons dans la campagne.

M. LE PRÉSIDENT signale l'accorddu passage de Charisius avec l’usage des grammairiens actuels.

M. LABOULAYE, alléguant le Digeste, pense que le sens exclusif

de rue donné a vicus est une erreur qui parait venir du grammairien Festus. '

M. Mxunr estime que le mot en question s’employait simulta

nément dans les deux acceptions diverses de rue et de quar— lier.

M. NAUDET ne saurait partager cet avis; il soutient qu'à Rome le sens du mot est exclusivement celui de rue.

M. Ecenn est frappé de la grave difficulté que soulève le passage, rappelé par lui, de Suétone, pour le sens originaire de vicus, qui paraît avoir reçu, seulement au temps d’Auguste, l'acception nouvelle que maintient l’auteur du mémoire.

M. NAUDET soutientqu’Auguste ne fit d'autre innovation que celle des régions ou quartiers, et qu’il laissa aux vici, comme aux compz‘ta, carrefours, l’application consacrée.

M. LABOULAYE, en présence de cette diversité d’opinions et

d’autorités, avoue son embarras, et craint que la question ne puisse être résolue.d’une manière définitive.

Sont offerts à l’Académie :

4° Au nom de M. WALLON, sa Notice biographique sur M. VINCENT (extr. du Correspondant). ‘

2° Au nom de M. Lmm;’:, la il“ livraison de son Dictionnaire de la langue française (FER—FOR).

3° De la part de M. le Sénateur Fiorelli, l'Annonce de l'inaugu— ration solennelle faite par le roi Victor-Emmanuel, le 8 février dernier, des nouvelles fouilles d’Herculanum. Discours du ministre de la maison royale. Lecture d'un décret royal affectant une somme de 30,000 livres pour l'encouragement des fouilles nouvelles d’flerculanum, et fondant une place gratuite à l'école archéologique de Pompéi(fascic. in-4°).

4° Giornale degli scaoi dz‘ Pompei : Nuova serie pubblic. dagli alunni della scuola archeolog. vol. I (Napoli, 4868, in-4°).

5° Saggio cronolog. ossia Storia della moneta romana dalla fondazione

ANNÉE 4869. 3

de’ Romaäflacc’tduta dell‘ Impero d’0m‘dente, par D. Ijùigi ‘Pizzamîglio (Rome, 4867, in-4°, avec 3 pl. ‘de monnaies ‘et une, 'te‘uræ: d’envoi). ‘

6'’ Journal asiatique : octobre et novembre 4868.

‘'7'’ [Revue archéologique : février 4869.

M. Encan fait hommage, au nom de l'auteur, de l'ouvrage intitulé cr Ithaque, le Péloponne‘se et Trois : recherches archéologiques », par Henry Schliemann (Paris, 4869, in-8° avec 3 pl, lithogr.). '

L’Académie se forme en comité secret. '

La séance étant redevenue publique, M. n’Avnzxc‘éoi’nmence la lecture, en communication, d’une lettre qu’il a écrite Sur la découverte ‘de l’Amérique septentrionale par les Cabot.

Séance du vendredi 26.
PRÉSIDENCE DE M. maman.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu , et la rédaction en est adoptée.

Il est donné lecture de la correspondance officielle.

Par un message du 19 février, M. le Ministre de l’Instruction publique adresse l’ampliation d'un décret, rendu sur sa proposition, par lequel l’clection que l’Académie a faite de M. Max Müller, pour remplir la place d’associé étranger, vacante par suite du décès de M. Welcker, est approuvée.

Le décret est ainsi conçu :

Napoléon, par la grâce de Dic'u et la volonté nationale, Empereur des Français, à tous présents et à venir, salut;

sur le rapport danotre Ministre secrétaire d’Etat, au département de l'Instructron publique; '

Vu le rapport de notre Ministre secrétaire d’Etat au département

' de ‘l‘Instr‘nction publique;

Vu ‘le 'procès—V‘erbulde la séance tenue le 42 février 4869 par l’Académie des ‘Inscriptions ‘et Belles—Lettres de l"Institùt impérial de France, '

Avons décrété et décrélons ce qui suit :
“A‘in‘. Ï‘".

L’électien que l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de

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