GÉOGRAPHIQUE DU LUXEMBOURG; PAR PI. VAND DRMAELENT Chevalier de l'ordre Léopold, membre de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, de l'Académie royale des sciences de Turin et de Lucques, des Sociétés de géogra- LE DOCTEUR MEISSER, PROFESSEUR DE L'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES, SECRÉTAIRE-PERPÉTUEL DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES MÉDICALES ET NATURELLES DE BRUXELLES, MOMBRE DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE MADRID, EST CHARGÉ DE LA RÉDACTION ET-DE-LA-CORRESPONDANCE. SUR LA PROVINCE DE LUXEMBOURG. Le pays désigné sous la dénomination de province et de grand duché de Luxembourg ne correspond exactement ni à l'ancien duché de ce nom ni au département des Forêts. Par les traités de 1815, le Luxembourg a acquis en entier le duché de Bouillon (1), recouvré les territoires de S-Hubert, Marche, Durbuy et La Roche, qui avaient été placés hors du département des forêts, et perdu les territoires de S-Vith et de Bidbourg qui avaient appartenu à l'ancien duché et qui étaient restés unis au département. Du côté de la Prusse, on a adopté, en 1815, les limites naturelles de la Moselle, de la Sûre et de l'Our, en enlevant au Luxembourg tout ce que l'ancien duché avait possédé au-delà de ces rivières, possessions que le département des Forêts avait en partie conservées pendant la réunion à la France (2). (1) Eo 1795, une partie de l'ancien duché de Bouillon, le canton de Paliseul, avait déjà élé réunie au département des Forêts. Il est toulefois à remarquer que les enclaves possédées par l'ancien duché de Bouillon, telles que Malvoisin, Patignies, le Sart-Custine, Gédinne, sont restées hors du Grand-Duché de Luxembourg. (2) Les deux rives de la Moselle, la rive gauche sans interruption de Schengen à Igel, au |