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OCT 19 320

DZ
C37

HISTOIRE GÉNÉRALE

DES

AUTEURS SACRÉS

ET ECCLÉSIASTIQUES.

AUTEURS ECCLÉSIASTIQUES

(SUITE DES IV ET V® SIÈCLES

Saint Augustin, évêque d'Hippone et docteur de l'Eglise

de saint Au.

ARTICLE [er.

se fut établie dans le monde. Son père, qui HISTOIRE DE SA VIE.

se nommait Patrice, était bourgeois de Ta

gaste 8. Il avait assez de naissance pour être Naissance 1. Tagaste, en Afrique, ville de la pro admis à toutes les charges de la ville, mais gustin, en

i vince de Numidies, près de Madaure et
V

peu de biens. Il fut longtemps sans croire d'Hippone", fut le lieu où saint Augustin prit en Jésus-Christ, et ne se convertit que sur naissance, le treizième de novembre de l'an la fin de sa vie. Monique, sa femme, fut 354 . Cette ville, engagée auparavant tout mère de notre Saint, plus encore selon l'eseutière dans le schisme des donatistes, était prit que selon la chair. Elle eut encore de revenue depuis peu à l'unité catholique, inti. Patrice d'autres enfants, puisque saint Aumidée par les lois des empereurs. Orose ? et gustin 10 parle d'un frère qu'il avait avec lui Mamert Claudien donnent à saint Augustin à Ostie en 388, lorsque sa mère mourut. On le nom d'Aurèle, sous lequel il fut connu croit que c'était Navige, le même qui se trouplus ordinairement depuis que sa réputation vait avec lui l'an 386, à la campagne, chez

35+,

1 On peut consulter sur ce point les cuvres de saint Augustin, et surtout ses Confessions, ses tractations, tom. fer, et ses Épitres, tom. II; - la Vie de saint Augustin, par saint Possidius, évêque de Calame, tom. X; – de saint Augustin, de l'édition Bénédictine; - les œuvres de saint Jérôme et surtout ses épitres et ses dialogues contre les Pélagiens; - saint Prosper d'Aquitaine, et surtout sa Chronique; - Gennade, le livre des Écrivains ecclésiastiques, chap. XXXVIII; - la Vie de saint Augustin, par les Bénédictins, tom. XI de l'édition de Paris; - Cuper et Stilting, Acta Sanctorum, 28 août, tom. XIV d'août; - Berti, Commentarius de rebus gestis S. Augustini librisque ab eo conscriptis, Venise, 1756, in-4; – Poujoulat, His toire de saint Augustin, sa vie, ses euvres, Paris,

1843, 3 vol. in-8; - Busch, Librorum S. Augustini
recensus plane novus, Dorpat, 1822, in-4; - Saint
Augustin, par le docteur Kloth, 2 vol., Aix-la-Cha-
pelle, 1840. – Vie de saint Augustin, par Binde-
man, Berlin, 1814. (Léditeur.)

2 Possidius, in Vita August., cap. 1.
3 August., Epist. 7, cap. II, num. 6.
4 August., lib. 11 Confess., cap. III, num. 5.
& Prosp., in Chron., et Possid., in Vita, cap. XXXI.

August., Epist. 93, num. 17.
7 Rid., in Vita August., pag. 434, et Mam., lib, II
de Stalu animæ, cap. x.

& Possid., in Vita, cap. I.
9 August., lib. IX Confess., cap. ix, num. 22.
10 Lib. IX Confess., cap. XI, num, 27.

cation. I est fait caléchumene.

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Vérévonde , et qui prenait part aux entre- rompit même le cours jusqu'à ce que l'on
viens de philosophie que le Saint y avait avec eût amassé l'argent nécessaire pour les lui
ses amis, et où l'on écrivait tout ce qui se faire continuer à Carthage. Pendant ce temps
disait.

de vacances, les voluptés commencèrent à le son 6d1. 2. Aussitôt après la naissance d'Augus- dominer tyranniquement '. Il courait dans

! tin, Monique, sa mère, eut soin de le faire le précipice avec un tel aveuglement, qu'il
marquer du signe de la croix et de lui faire commettait le crime non-seulement pour y
goûter ce sel divin et mystérieux, qui est la trouver du plaisir, mais encore pour être
figure de la vraie sagesse, en le mettant au loué de l'avoir commis. Cependant il deman-
nombre des catéchumènes. C'est ce qui lui a dait à Dieu la chasteté'; mais, ajoutait - il,
fait dire qu'avant d'être manichéen, il était que ce ne soit pas encore si tôt : car il crai-
chrétien catholique. Comme on s'aperçut“ gnait que le Seigneur ne fût trop prompt à
bientôt qu'il ne manquait ni d'esprit ni de l'exaucer, et qu'il ne le guérit plus tôt qu'il
mémoire, on pensa à l'appliquer à l'étude de ne voulait de la maladie d'impureté, aimant
l'éloquence, et on l'envoya pour cet effet bien mieux le plaisir de la satisfaire, que le
à Madaure, qui était une ville voisine. Il bonheur d'en être délivré.
trouva plus de goût dans cette études, qu'il 4. Étant arrivé à Carthage sur la fin de Ira:
n'avait fait dans les premières instructions l'an 370, il y étudia la rhétorique sous un

in Carthagen
où l'on apprend à lire, à écrire et à comp- nommé Démocrate, et tint bientôt le pre-
ter , quoique plus utiles; et il prenait plaisir mier rang 10 parmi ceux qui étudiaient dans
dans l'étude des belles-lettres, à cause des la même école; ce qui lui causait une joie
fables et des fictions des poètes dont elles mêlée de présomption, et le rendait tout en-
sont remplies. Mais, bien que ces mêmes flé d'orgueil. A l'ambition d'exceller parmi
contes se trouvassent également dans les ceux de son école, se joignirent les feux de
poètes grecs comme dans les latins, il avait l'amour infâme, que le changement de lieu
une extrême aversion pour les premiers, par n'avait point éteints. « Je n'aimais pas en-
suite de celle qu'il se sentait pour la lan- core, dit-il, mais je désirais d'aimer. Et je
gue grecque, dont l'étude mêlait comme une tombai enfin dans les filets où je souhaitais
espèce d'amertume dans la douceur de ces tant d'être pris ; je fus aimé, et j'arrivai
fables, d'ailleurs si ingénieuses et si char- même à la possession de ce que j'aimais;
mantes. Il fallut néanmoins vaincre cette ré- mais quels effets de votre miséricorde et de
pugnance pour le grec: et, à force de me- votre bonté ne me fites - vous point sentir,
naces et de châtiments, on l'obligea à l'ap- Ô mon Dieu, par le fiel et par les amertumes
prendre; mais il avoue qu'il ne le posséda que vous répandites sur ces fausses dou-
jamais parfaitement, et qu'il n'en savait ceurs ! Car ces malheureux liens où je m'é-
pas assez pour entendre les livres que les tais jeté si volontiers, ne servirent qu'à me te-
Grecs ont écrits sur la Trinité. Ses progrès nir exposé aux traits ardents de la jalousie,
dans les autres sciences l'engagèrent insen- des soupçons, de la crainte, de la colère, des
siblement dans les désordres que produit la querelles et des démêlés. » Mais, quelque
vaine gloire; et il avait honte de n'être pas penchant qu'il se sentit pour le plaisir, il mit
aussi enchanté de l'amour de la vanité et du une espèce de règle 11 dans ses désordres,
monde, et aussi perdu que les autres.

car il ne vit qu'une seule femme sous le titre L'oisiveté 3. Il était âgé d'environ quinze ans lors de concubine, et lui garda la fidélité, quoiber, en 370. qu'il revint de Madaure à Tagaste, où il qu'elle ne lui fût pas jointe par un mariage

passa la seizième année de son âge en la légitime. Il en eut un fils nommé Adéodat,
maison de son père, c'est-à-dire l'an 370. doué d'excellentes qualités 18.
Occupé de la chasse des oiseaux et de toute 5. L'année avant la naissance d'Adéodat, n perd
autre chose que de ses études, il en inter- c'est-à-dire en 371, saint Augustin, qui était en 3717 **

je fail tom

• August., lib. de B. Vita, num. 7 et 14. — * Lib. I Confess., cap. xi, num. 17.

3 August., De Utilit. credendi, cap. I, num. 2.

* August., lib. I Confess., cap. IX, num. 14, et lib. II, cap. III, num. 5.

8 Lib. I Confess., cap. XIII, num. 20 et 21. 6 Auf, ist., lib. III De Trinit., num. 1.

7 Lib. I Confess., cap. XII et XIX. - 8 Lib, IL Confess., cap. III, num, 6 et 7.

9 Lib. VIII Confess., cap. vii, num. 17.
10 Lib. III Confess., cap. III, num. 6,
11 Lib, IV Confess., cap. Ile
12 Lib. IX Confess., cap. VI.

à aimer la

enlend sans

commence alors dans la dix-septième année de son âge, le mal avait un principe réel et éternel, sagesse. il perdit son père. Mais sa mère * continua à opposé à Dieu comme au principe du bien. maitre les fournir à ses entretiens, de même que Roma- L'avidité 10 qu'il avait de connaitre la vérité livres des nien, le plus considérable des habitants de par une lumière claire et certaine, servit enphilosophes

Tagaste, qui, depuis son séjour à Carthage, lui core à l'engager dans les rêveries des maniavait prêté toute sorte de secours. En 373, chéens : car le nom de la vérité était contiil arriva, selon l'ordre que l'on tenait ordi- nuellement sur leurs lèvres ", et ils en parnairement pour apprendre l'éloquence, à la laient sans cesse, bien qu'elle ne fût point lecture du livre de Cicéron, intitulé Hor- avec eux. Un autre motif 12 le poussa à métence. Ce livre, qui est une exhortation à priser la religion qui lui avait été inspirée la philosophie, le toucha de manière qu'il dès son enfance par ceux dont il tenait la vie, changea toutes ses affections. Il ne le lisait pour suivre les manichéens et les écouter pas pour polir son style, mais pour nourrir avec tant de soin; dans l'Église catholique, son esprit. Une chose " le refroidissait dans disaient-ils, on effrayait les fidèles par des sul'ardeur qu'il se sentait pour la lecture de perstitions, et on leur commandait de croire ce livre : c'est qu'il n'y voyait point le nom sans les instruire par la raison; et eux, au de Jésus-Christ profondément gravé dans contraire, ne pressaient personne de croire, son cour, parce qu'il l'avait sucé avec le qu'après lui avoir fait connaître la vérité et lait. Il résolut donc dès-lors de s'appliquer lui avoir. levé tous ses doutes. Les objecà lire l'Écriture sainte pour en prendre con- tions que ces hérétiques faisaient contre les naissance. Mais il n'était pas encore capable généalogies que saint Matthieu et saint Luc d'entrer dans des secrets impénétrables aux font de Jésus-Christ troublèrent également superbes. A l'âge d'environ vingt ans, il lut l'esprit de saint Augustin qui, n'ayant encore seul le livre des Catégories d'Aristote, et en aucune connaissance des divines Ecritures, comprit tout le sens, aussi bien que ceux qui, donnait sans peine dans des sentiments dont pour l'entendre, avaient eu recours aux plus il ne pouvait apercevoir la fausseté. C'est ce excellents maitres. Il entendit de même, qu'il confessa depuis avec beaucoup d'humisans le secours de personne, tous les livres lité dans un discours qu'il fit à son peuple, des arts libéraux qui lui tombèrent entre les et où il attribue tous ses égarements à l'ormains. Enfin il était instruit de l'astrologie gueil dont il était dominé dans sa jeunesse. judiciaire, et savait ce que les philosophes « Vous pouvez m'en croire, disait-il 13, lorsont écrit sur cette matière. Mais, au lieu que je vous parle du respect avec lequel de tirer avantage de ses talents et de ses nous devons recevoir ce que nous apprend connaissances ?, il ne s'en servit que pour se la sainte Ecriture : car je ne vous le dis perdre.

qu'après avoir été autrefois trompé par les well tombe 6. Accoutumé par les Catégories d'Aris- manichéens, lorsqu'étant encore jeune, je aie des ma. tote à raisonner de Dieu comme des corps, il voulais examiner les divines Écritures, avant nichéens, en

le cherchait, non par la lumière de l'esprit, d'en avoir demandé l'intelligence avec piété. mais par les organes des sens, et ce fut ce Aussi je ne faisais que me fermer moi-même qui le retint longtemps dans l'hérésie des la porte de mon Seigneur par une conduite manichéens, où il tomba vers l'an 374; ne si déraisonnable. Je devais frapperafin qu'on pouvant concevoir une substance spirituelle, m'ouvrit, et je me la fermais de plus en plus. il ne pouvait dissiper les fantômes 8 et toutes J'étais assez bardi de chercher avec orgueil les chimères de ces hérétiques. Ce qui le fit ce que l'humilité seule peut faire trouver. » tomber dans leurs erreurs, fut la peine où Après avoir été ainsi trompé, il n'oublia rien il était de connaitre l'origine du mal". Son pour tromper les autres. Il troubla la simpliesprit, fatigué par les recherches qu'il en cité de plusieurs personnes ignorantes par laisait, se laissa aller à croire avec eux que la vaine subtilité de ses question. Il enga

dans l'héré.

274.

1 Lib. III Confess., cap. VII, num. 7, et lib. II Acad., cap. II, num. 3.

2 Lib. III Confess., cap. IV, num. 7, et lib. VI, cap. XI, num. 18.

3 Ce livre n'existe plus depuis longtemps. (L'éditeur.) -- Lib. III Confess., cap. iv, num. 8.

· Lib. IV Confess., cap. XVI, num. 28.

? Lib. V Confess., cap. III, - 7 Lib. VI Confess., cap. XVI, num. 30. - 8 Lib V Confess,, cap. XIV.

9 Lib, III Confess., cap. vii, num. 12.
10 August.. De Utilit. cred., cap. I, num. 2
11 Lib. VII Confess., cap. vi, num. 10.
12 De Utilit. Cred., cap. 1, num. 2.
13 August., Serm. 51, cap. V, num, 6.

1

n1 commence à se

en

gea même dans ses erreurs Alypius, le plus est où vous êtes ?.» En effet, la pieuse mère
illustre de ses amis; Romanien, dont il avait ayant regardé à côté d'elle, vit son fils sur
reçu tant de bienfaits, et un nommé Ho la même règle où elle se tenait. Saint Au-
norat , qui n'avait fait jusqu'alors aucune gustin, à qui elle raconta ce rêve, préten-
profession du christianisme.

dait qu'il marquait que sa mère serait un
7. Sa familiarité avec ces hérétiques lui fit jour de son sentiment; mais elle répondit
défier des bientôt apercevoir ? qu'ils combattaient avec sur-le-champ : « Cela ne peut être; il ne
manichéens
beaucoup plus d'éloquence les opinions des m'a

pas été dit : Vous êtes il est, mais : Il autres, qu'ils ne prouvaient la leur avec est vous êtes 8. force et avec solidité : ce qui l'empêcha de 8. Ce songe consola tellement sa mère, nensels'attacher entièrement à eux. Il ne les suivit qu'elle lui permit de demeurer avec elle gne à Care

thage, donc qu'avec précaution et réserve, se con et de manger à sa table, ce qu'elle ne souf- 378. tentant d'être du nombre de leurs auditeurs, frait plus depuis quelque temps, tant elle sans participer à leurs infâmes mystères. Il avait en horreur l'hérésie des manichéens. voyait aussi avec peine qu'ils ne célébraient On met cet événement à Tagaste, environ la fête de Pâques que peu ou point, sans

vers l'an 375. Pendant qu'il enseignait la veilles, sans jeûne extraordinaire, sans au rhétorique en cette ville, il eut pour auditeur cune solennité, et qu'ils n'en rendaient au Alypius '', qui, dans un âge peu avancé, faicune bonne raison. Enfin le

peu

d'assurance sait paraitre beaucoup d'inclination pour la qu'il trouva parmi eux, et le désir de son vertu ; ils lièrent entre eux une amitié trèsavancement dans le monde, ralentirent beau étroite. Saint Augustin s’unit 11 aussi étroicoup l'ardeur qu'il avait eue pour les écou tement avec un autre jeune homme de son ter. Il n'abandonna néanmoins leur parti âge, avec lequel il avait été nourri dès l'enqu'après l'avoir suivi pendant neuf ans, c'est fance et fréquenté les écoles; mais à peine à-dire depuis l'an 374 jusqu'en 383, qui était y avait-il un an qu'il goûtait la douceur de la vingt-huitième année de son âge. Il semble cette amitié, que Dieu lui enleva son ami même qu'il ne le quitta entièrement qu'en et le tira de ce monde. La douleur que cette 385, ou même en 386, lorsqu'il se convertit mort lui causa, l'obligea de quitter son pays tout-à-fait. Comme sa mère était pénétrée et de passer à Carthage, où il enseigna la d'une vive douleur de le voir tombé dans rhétorique "?, vendant l'art de vaincre l'esune hérésie si détestable, elle priait toutes prit de l'homme par la parole, et étant luiles personnes qu'elle en croyait capables, de même vaincu par la passion de l'intérêt et de conférer avec lui pour combattre ses erreurs

l'honneur. Pendant son séjour à Carthage, et l'instruire de la vérité. Un saint évêque à il fit connaissance avec un célèbre médecin qui elle faisait la même prière, refusa d'ob nommé Vindicien, qui s'était autrefois aptempérer à sa demande en disant que la lec- pliqué comme lui à l'astrologie judiciaire. ture des livres des manichéens le détrom C'était un homme âgé, convaincu par la perait. Comme elle ne laissait point de le raison et par l'expérience qu'il n'y a point presser, il lui dit : « Allez, continuez de de science humaine capable de prévoir les prier pour lui, car il est impossible qu'un choses futures. Ce fut 13 de lui dont Dieu se fils pleuré avec tant de larmes périsse ja servit pour détromper saint Augustin. Il se mais. »

persuada enfin que quand les prédictions Dieu promit encore à Monique le salut de des astrologues se trouvent véritables, cela son fils en diverses autres manières, et en vient, non pas du hasard, comme le disait particulier, par un songe dans lequel une Vindicien, mais de l'ordre de Dieu même 14 personne, la voyant affligée de la perte de qui, gouvernant tout l'univers avec une jusson fils, lui dit : « Tenez-vous en repos, ne tice suprême et une sagesse incomparable, voyez-vous pas que ce fils que vous pleurez fait, par de secrets mouvements, que, sans

3

. Lib. III Confess., cap. XII. – 2 August., De Utilit.
cred., cap. I, num. 2. August., De Utilit. cred.,
cap. I, num, 2. * August., lib. III Confess., litt.
Potitian., cap. XVII.

August., Confess., Epist. manich., cap. VIII.
• August., lib. III Confess., cap. XI, num. 19.
* Ibid., cap. XI. 8 Ibid., cap. XI, num. 20.

• Lib. III Confess., cap. XI, num. 19.

10 Lib. VI Confess., cap. vii, num. 11.

11 Lib. IV Confess., cap. IV, num. 7.

12 Possid., in Vita, cap. I, et August., lib. IV Confess., cap. II, num. 2.

13 Lib. IV Confess., cap. Ili, num. 4 et 5. 1. Lib. VII Confess., cap. vi, num. 8 et 10.

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