Mémoires et notes de Choudieu: représentant du peuple à l'assemblée législative, à la convention et aux armées (1761-1831)

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Plon, Nourrit, 1897 - 484 Seiten
 

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Seite 228 - Il suffit de lire ses différents discours pour se convaincre combien il était supérieur à tous ceux qui l'accusèrent et qui n'ont pu le vaincre qu'en l'assassinant. Je n'aimais pas Robespierre parce qu'il n'était pas aimable, mais ce n'est pas une raison pour être injuste envers lui ou pour me joindre à ses ennemis lorsqu'il n'est plus. Quant à son ambition, elle ne m'a paru jamais bien démontrée et je n'ai pu voir en lui pendant toute sa carrière politique qu'un républicain, trop austère...
Seite 282 - Fréron à. ... . . . .Les fusillades sont ici à l'ordre du jour ; la mortalité est parmi les amis de Louis XVII, et sans la crainte de faire périr d'innombrables victimes, telles que les patriotes détenus, tout était passé au fil de l'épée ; comme sans la crainte d'incendier l'arsenal et les magasins, la ville eût été livrée aux flammes ; mais elle n'en disparaîtra pas moins du sol de la liberté. Demain et jours suivants nous allons procéder au rasement.., Fusillades jusqu'à ce qu'il...
Seite 165 - Comme citoyen , comme magistrat du peuple , je viens vous annoncer que ce soir, à minuit, le tocsin sonnera , la générale battra. Le peuple est las de n'être point vengé.
Seite 195 - Chapeau bas citoyens, voilà celui pour lequel vos juges demandent aide et secours. Ces paroles prononcées, le pouvoir exécutif m'enleva, et, placé au milieu de quatre torches, je fus embrassé de tous ceux qui m'entouraient. Tous les spectateurs crièrent : Vive la Nation ! Ces honneurs, auxquels je fus...
Seite 195 - Je voyais bien que vous n'étiez pas une de ces chenilles de la liste civile; mais j'ai tremblé pour vous , quand vous avez dit que vous étiez officier du roi. Vous rappelez-vous que je vous ai marché sur le pied? — Oui; mais j'ai cru que c'était un des juges. — C'était parbleu bien moi ; je croyais que vous alliez vous fourrer dans le haria , et j'aurais été fâché de vous voir faire mourir ; mais vous vous en êtes bien tiré ; j'en suis bien aise , parce que j'aime les gens qui ne...
Seite 131 - ... le Roi du lieu du combat, pour empêcher le combat; mais alors on ne peut concevoir quel oubli ou quel motif y fit laisser les combattants : renonçant à la défense du Roi, comment s'obstina-t-on à la défense de sa demeure, qui n'était plus qu'un poste sans importance?
Seite 195 - Bourges, et apprenti perruquier. Le troisième, vêtu de l'uniforme de garde national, me dit qu'il était fédéré. Chemin faisant, le maçon me demanda si j'avais peur. « Pas plus que vous, lui répondis-je. Vous devez vous être aperçu que je n'ai pas été intimidé dans le guichet; je ne tremblerai pas dans la rue. — Vous auriez tort d'avoir peur, me dit-il, car actuellement vous êtes sacré pour le peuple ; et si quelqu'un vous frappait, il périrait sur-le-champ. Je voyais bien que vous...
Seite 346 - ... hommes a désarmé près de deux cents déserteurs. Depuis cinq jours je n'ai cessé de dire que l'hésitation enhardissait la malveillance. Je regrette que le sang français ait coulé par des mains françaises ; mais vous seriez responsable, je le serais moi-même, si nous ne prenions pas des mesures sévères contre la désertion. Toute l'autorité est dans vos mains ; la mienne est paralysée depuis le 24 par les autorités qui me sont subordonnées. Vous en avez eu la preuve complète le...
Seite 194 - A peine ces mots divins furent-ils prononcés que tous ceux qui étaient dans le guichet m'embrassèrent. J'entendis au-dessus de moi applaudir et crier bravo ! Je levai les yeux, et j'aperçus plusieurs têtes groupées contre les barreaux du soupirail du guichet...

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