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Canada s'est affirmée par la publication de 8!) cartes dont le tableau suivant donne la répartition:

Cartes générales 3

Territoire du Yukon 7

Colombie Britannique 9 (Échelle d'un inch pour un mille, 63 360*.)

Territoires du Nord-Ouest. . . ',i

Ontario 10 — —

Québec 5 — —■

Baie d'Hudson 4

Régions arctiques 1

Nouveau Brunswick 2 — —

Nouvelle Ecosse 33

"icT

En 1906, M. A.-P. Low, actuellement directeur de cet important service scientifique, a publié les résultats d'une exploration qu'il a accomplie en 1903 dans la région lacustre du Chibougaman '. La carte topograpbique et géologique (233440 qui accompagne ce mémoire fournit la première représentation précise de la partie nord de la province de Québec comprise entre le 49° 30' et le 30° 13' de Lat. N. et entre le 74° et le 73° 30' de Long. O. de Gr.

Charles Rabot.

Le progrès du commerce des États-Unis d'Amérique avec l'étranger de 1895 à 19052. — Dans ces dix dernières années, le commerce des États-Unis d'Amérique avec l'étranger a augmenté dans des proportions absolument extraordinaires. Toutes les dissertations publiées sur le développement industriel des États-Unis no frappent que momentanément le lecteur, pourrait-on dire; combien plus violente est l'impression laissée, dans ce cas, par les statistiques.

De 189.Ï a 1903 la valeur du commerce de la grande république américaine avec l'étranger a presque augmenté des trois quarts, de 71,2 p. 100, passant, pendant cette période, de 7 097 millions de francs (1893) à 13 180 millions de francs lOD-i. soit un accroissement de près de 4 milliards et demi de francs- Cette augmentation se décompose ainsi : de 1893 à 1903 les importations ont passé de 3639 millions de francs à 3387 millions, soit une augmentation de près de 2 milliards en chiffres ronds (1928 millions) ou de 32,7 p. 100, et les exportations sont montées de 4 037 millions à 7 392 millions de francs, une augmentation de plus de 3 milliards et demi, ou de 88 p. 100!

Le tableau suivant indique la répartition de cette augmentation par parties du monde:

1. Geological Suriey of Canada. — A.-P. Low, Report on tlie Chibougamau mining région, in the nortliern part of tlie province of Québec, 1905. Ottawa, Government printing Bureau. 1906.

2. Department of Commerce and Labor. Bureau of Slatistics. O. P. Austin, chief of Bureau. Aiuili/sis of the Foreign Commerce of the United States. — Showing tlie principal articles formin? the trade of llie United States willi the varions countries of the world; on each year from IS95 to 1905. Washington, Government printing Ofliee, 1U06.

Importations aux États-Unis.

Valeur en 189."> Valeur en 1905 Augmentation Pourcentage

eu millions de francs, en million* de francs, en millions île Francs. île rautdnciitatiim.

Dp l'Europe 1918 2 703 . 78:; 41

De l'Amérique du Nord1 . . 669 1136 407 69,8

De l'Amérique du Sud. ... 560 7:;:! 193 34,4

De l'Asie 388 809 421 108,7

De l'Afrique 35 .">0 11 :i8,3

De l'Océanie 87 120 39 45,5

Exportations des Etats-Unis.

Valeur eu 1805 Valeur en 1905 Augmentation

en millions île francs, en millions de francs, en millions île Iran.

En Europe 3 139 5 104 1 965

Dans l'Amérique du Nord. . 542 1 302 760

Dans l'Amérique du Sud. . . 167 284 117

En Asie 80 642 556

En Afrique 35 93 58

En Océanie 65 105 100

Pourcentage
de I augmentation.

02,6
140

09,5 041,7 102,1

i:.2,3

L'augmentation des exportations à destination de l'Europe se décompose ainsi

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Et. pendant cette période décennale 1895-1905, les importations de produits manufacturés en provenance d'Europe n'ont augmenté que de 19 p. 100, soit de 134 millions de francs (703 millions en 1895, 837 millions en 1905}. Les entrées d'articles de luxe, d'origine européenne, ont monté dans une proportion beaucoup plus considérable : 57,8 p. 100, soit de 268 millions (463 millions de francs en 1895, 731 en 1905). preuve de l'augmentation de la fortune publique aux Etats-Unis. Mais le fait le plus intéressant à l'importation d'Europe est l'accroissement des arrivages de produits bruts destinés à être transformés, par les manufactures américaines. Cette rubrique accuse une augmentation de 93,3 p. 100, soit de 884 millions de francs (937 millions de francs en 1895; 1 821 en 1905j- Nouvelle preuve de la puissance industrielle des Etats Unis et des progrès de son indépendance économique à l'égard de l'Europe! Cuarles Rabot.

I. Sous la rubrique • Amérique du Nord ■ la statistique américaine comprend, outre le Canada et Terre-Neuve, les Antilles, le Mexique et l'Amérique Centrale.

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AUSTRALASIE

Recensement de la population de la Nouvelle-Calédonie '. — D'après le recensement du 15 avril 1900, la population de la Nouvelle-Calédonie, abstraction faite des troupes et des marins, est de 52560 habitants, soit 1 835 unités de moins qu'en 1901. Cette décroissance provient de la diminution de l'élément pénal (7 914 transportés en 1906 contre 10 506 en 1901). L'élément blanc libre comprend 12 96(5 unités contre 12 253 en 1901, soit une augmentation de 713 unités ou de 6 p. 100, et la population de couleur immigrée. 3 336 individus, au lieu de 3148 en 1901. L'effectif des tribus canaques demeure stationnairc, 27 833 en 1906, 27 768 en 1901. En cinquante ans la population indigène paraît avoir diminué de moitié. Cn. R.

RÉGIONS POLAIRES

Nouvelle carte de la baie Van Keulen (Spitsberg) et les conditions tectoniques de cette baie. — L'expédition suédoise de 1898 au Spitsberg, dirigée par le professeur A. G. Nathorst, a fait, dans la baie Van Keulen (cote occidentale), un long séjour (28 juin 16 juillet) dont le Dr Axel Hamberg a profité pour dresser la carte de cette baie et des massifs montagneux qui l'encadrent.

Établie à l'aide de la photogrammétrie, cette carte vient d'être publiée à l'échelle du 100 000e par les soins de l'Académie des sciences de Stockholm. Son exécution parfaite met en évidence la perfection des procédés d'impression en couleurs employés à l'étranger. Au point de vue, non seulement géographique, mais encore pratique, il importe de signaler cette carte. Aujourd'hui que chaque été le Spitsberg est visité par des yachts et par des paquebots de touristes, de tels documents peuvent être utiles aux capitaines de ces navires, d'autant que les services hydrographiques qui possèdent dans leurs collections des cartes du Spitsberg ne les tiennent pas à jour chaque année, en raison du peu de fréquentation de ces parages. Il est; toutefois, nécessaire d'ajouter que les cartes, comme celle de M. Axel Hamberg, sont topographiques et non hydrographiques, par suite qu'elles ne doivent être utilisées par des navigateurs que comme renseignements.

Les montagnes riveraines de la baie Van Keulen présentent trois faciès différents en relation avec la constitution géologique de la région. Sur la rive droite s'étendent des plateaux [Tafelberg] offrant fréquemment une structure en gradins, lesquels sont formés par de petites plaines dont le plan est parallèle à celui de la stratification. Ces gradins dérivent de l'inégale résistance opposée aux agents de dénudation parles différentes couches tertiaires de ces montagnes (grès durs et argilites). Sur la rive gauche apparaissent, au contraire, des cimes arrondies formées de couches jurassiques tendres. D'après M. A. Hamberg, ce faciès serait dû, pour une part, à l'érosion glaciaire qui aurait agi avec plus d'intensité sur ce versant que sur celui situé en face. Egalement sur la rive gauche, vers l'entrée de la baie, sous le méridien du cap Ahlstrand, ce sont, ensuite, des chaînons d'aiguilles et de pitons élancés, orientées nord-sud. Ces crêtes appartiennent à la zone alpine du Spitsberg occidental qui est la prolongation de la chaîne calédonienne; elles, ont été rapportées à l'assise de l'Hekla-Hook; en tout cas, elles sont au moins d'âge silurien. Sur ces crêtes s'appuient des couches plus récentes, fortement redressées et probablement également plissées. A l'est de cette zone de dislocation jalonnée par le glacier Hess, sur la rive sud, et, par le mont Bravais, sur la rive nord, les assises jurassiques et tertiaires s'étendent horizontalement sur les deux bords du fjord.

1. la Quinzaine coloniale, XVII, n° 19. 10 octobre 1900, p. 568.

2. Axel Hamberg. Aslronomische, photogrammetische und erdmagnelisclte Arbeilen der ion A. GNalhorst yeleiteten schviedischen Holarerpedition, /*'.9# (une carte et 8 figures dans le texte), in Kungl. Sienska Vetenskaps-Akadeniiens Handlingar, H. 39, n" 6. Uppsala et Stockholm, 1903.

Un des traits les plus remarquables de la baie Van Keulen est l'étranglement formé, à son entrée, par l'île des Eiders et par deux langues de terre qui avancent l'une vers l'autre, le cap Ahlstrand et le cap Antarctic. L'entrée de la baie Van Mijen avec la longue île d'Axel présente une disposition semblable. Ces barrages sont des témoins du Carboniférien supérieur qui se sont maintenus grâce à la résistance de leurs assises.

Autour de la baie Van Keulen la glaciation se manifeste avec une grande puissance. Si sur la rive nord du fjord il ne paraît exister que des appareils locaux, sur l'autre rive toutes les vallées sont occupées par de puissants courants glaciaires et son extrémité supérieure est garnie par le glacier Nathorst, large de plus de 6 kilomètres. Cet appareil est le seul de ce bassin qui parvienne jusqu'à la mer; tous les autres (rive gauche) s'arrêtent sur des plages, larges de jKOO à 1 200 m. bordées de hauts fonds et de lagunes, qui sont évidemment le produit de l'alluvionnement à la suite du recul des glaciers; ces terres basses ont été formées par le dépôt des masses énormes de sédiments charriés par les torrents glaciaires, dont le cours s'allonge, à mesure que les glaciers se retirent. Un des effets les plus remarquables de cet alluvionnement s'observe près de la rive droite du glacier Nathorst, où un puissant torrent, issu de cet appareil, comble progressivement l'angle nord est de la baie.

D'après la forme actuelle de son front, le glacier Nathorst paraît en voie de régression. Son extrémité inférieure présente, en effet, une profonde indentation, de part et d'autre de laquelle, le long des rives, des fragments de glaciers couverts de débris morainiques marquent l'ancienne extension de l'appareil. En avant du front, de nombreux icebergs échoués indiquent la présence d'un haut fond étendu, engendré, lui aussi, par l'alluvionnement glaciaire. Dans un avenir prochain, si la régression continue, le glacier Nathorst se transformera de glacier mouillé par la mer en glacier se terminant sur le sol, suivant le processus très judicieusement décrit par Sir Martin Conway '.

Ce glacier est, de plus, remarquable par l'abondance des moraines superficielles dans sa partie gauche. Ces dépôts, au lieu d'affecter un tracé linéaire comme d'habitude, dessinent des paraboles concentriques, qui n'atteignent pas l'extrémité inférieure du glacier. Sur les deux nappes de névé (névé sud-ouest et névé sud) qui alimentent cette partie du glacier, aucune traînée de pierres n'est visible. Suivant M. Hamberg, ces moraines superficielles [proviendraient de la moraine de fond du névé sud-ouest laquelle deviendrait intraglaciaire en aval du conlluent des deux courants, et progressivement ensuite arriverait à la surface par suite de l'ablation de la glace. M. A. Hamberg voit dans chacune de ces moraines paraboliques le résultat de poussées en avant, par à-coups, de portions du névé sud-ouest, en s'étendant sur le névé du sud.

1. Sir Martin Conway, Wilh Ski ant sledje over arclic glaciers, Londres, 1898, p. 11. l.x Géographie. — T. XIV, 1906. 15

Charles Rabot.

Coordonnées de plusieurs points importants du Spitsberg '. — Pendant l'expédition du professeur A. G. Nathorst au Spitsberg en 1898, le D' Axel Hamberg a déterminé les coordonnées de trois points importants de cet archipel. Ce sont:

1° Cap Weissenfels (extrémité ouest du Svenska Forland):

78» 41'17* de Ut. N.

20° 57' 50* de Long. 0. de Gr.

Précédemment Mr A. Hamberg avait admis pour la longitude de ce point: 26° 56'30'. 2° Cap Altmann fpointe sud de l'île du Roi Charles):

78° 49' 42" de Lat. N.

28° 7 50" de Long. E. de Gr.

La longitude provisoire adoptée par M. A. Hamberg était de 28° 6' 42".
3° Ile Charles XII (côte nord du Spitsberg):
80° 41'41" de Lat. N.

La latitude précédemment admise pour cet îlot, une des terres les plus septentrionales du Spitsberg, était 80° 44'. Charles Rabot.

Résultats de la chasse dans l'océan Glacial en 1906. — Chaque printemps partent des ports de la Norvège septentrionale, principalement de Tromsô, de petits voiliers de 30 à 50 tonnes montés par 8 ou 10 hommes qui, pendant l'été, se livrent à la chasse des mammifères terrestres et marins autour du Spitsberg et de la Nouvelle-Zemble, parfois môme jusqu'à la côte nord-est du Gronland.

En 1906,31 de ces navires sont partis de Tromsô. D'après une statistique publiée par le Verdens Gang, de Kristiania (n" du 26 octobre 1906), ils ont rapporté de cette campagne : 296 ours blancs dont 26 vivants, 135 morses dont 3 vivants. 4 494 stenmatopes mitres [Ci/stophora cristata Erxl), 1335 phoques barbus iPhora barbala Fabr. I, 572 phoques communs (Phoca vitulina L.), 2 « Rottlenose » [llilfieroodun diodon), 136 bélugas (Delphmapterus leucas Pall.), 288 rennes, 1 narval. 4 123 tonnes de lard de cétacé, 489 kilogrammes d'édredon, 61 renards bleus et 80 renards blancs. La valeur de ces prises a été évaluée à 343000 francs.

Charles Rabot.

1. Axel Hamberg, Astronomische, pholoQrammetincite und erdmagnetische Arbeilen der Voh A. G. Salhorst geleitelen schweditchen Polarexpedition tX98 (avec une carte et 8 fip.), in Kungl. Svenska Vetenikaps-Akademiens Handlinqar, B. 3'J, n° 6. Uppsala et Stockholm, 190j.

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