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D'Adisa, village situé sur un éperon avancé de cette chaîne, la descente dans la forêt de Handak est très abrupte. Le gué de Gombali, où l'expédition franchit le Nil bleu après trois jours de marche dans la kolla, est à 704 mètres d'altitude.

C'est vers ce point que l'Abaï, arrêté dans sa course vers le sud par l'éperon des monts Limmou nommé Endibo, et qui a contourné plus ou moins capricieusement, dans la dépression de la forêt de Handak la base du mont Sarébanti, prend après avoir reçu les eaux de la Didessa, la direction du nord à travers les territoires soudanais.'

La Didessa est le tributaire le plus important de l'Abaï.

A partir du confluent de cette rivière, et tout le long du fleuve et de ses affluents, les Galla se livrent au lavage de l'or. Nedjo est le grand marché aurifère de cette région; on en exporte annuellement environ 2 millions de francs d'or provenant, en majeure partie, du Dabous, des rivières du Béni Ghangoul, du Tournât et de leurs affluents.

L'habitat des Galla ne dépasse pas les plateaux de Mendi; les terres basses sont habitées par les Changalla. Les Berta, qui constituaient la principale tribu de cette région, ont été complètement détruits et dispersés parles Derviches.

M. Blundell a relevé à la boussole sa route dans le bassin de l'Abaï. La carte au 1000 000e, qui accompagne son récit, est basée sur ces levés, corrigés par des observations de latitude et ajustés, dans la partie occidentale, sur les positions astronomiques du major Gwynn.

C'est une précieuse contribution à la cartographie encore bien indigente de cette partie de l'Abyssinie vers laquelle l'exploration tend cependant à se porter de plus en plus. M. Cuesneav.

AMÉRIQUE

Les pêcheries aux États-Unis dans les grands lacs '. — Les pêcheries dans les grands lacs de l'Amérique nord ont rapporté en 1903 aux pêcheurs des Etats-Unis 13 727 ;500 francs, représentés par 39 0io900 kilogrammes de poisson. Les espèces les plus productives ont été les suivantes:

La campagne commence après la disparition des glaces (avril) et se termine avant l'arrivée des premiers froids (octobre). Parfois, en hiver, on prend du poisson en pratiquant des trous dans la glace.

[table]

i. Department of Commerce and Labor. Report of the Bureau of fisheries, 1904. Washington, 1905.

Dans le lac Supérieur, les pêches les plus fructueuses ont été faites dans leseaux des comtés de Marquette et d'Alger et aux îles des Apôtres. La truite abonde surtout sur les côtes de l'Isle Royale. Divers ports expédient le hareng vers SaintPaul et Minneapolis pour les besoins des fermiers de l'ouest.

Le lac Miehigan tient le record dans les statistiques. Dans les baies poissonneuses du nord, dans la Green Bay, en particulier, 3 241 pêcheurs ont réalisé ua butin, que les négociants de Chicago et de Green Bay ont payé o 452 750 francs.

Dans le lac Huron, les eaux de la baie de Saginaw sont les plus riches. Bay City est le port de pèche important et le marché principal.

L'Eric vient, dans les statistiques, après le Miehigan. La pêche y a occupé 2121 personnes qui ont vendu pour près de 4 millions de francs de produits a BulTalo, Erié, Sandusky, etc.

Dans l'Ontario, on a pêche principalement l'esturgeon, la perche jaunâtre et le poisson chat. L. Perrccuot.

Le mouvement commercial des principaux ports des États-Unis1. — Au point de vue du chiffre des affaires les ports des Etats-Unis se classent ainsi : New-York, Boston, la Nouvelle-Orléans, Galveston, Philadelphie, Baltimore, San Francisco et le Puget Sound.

Le tableau suivant donne, pour chacun de ces ports, la valeur des échanges pendant l'année 1905:

Importations Exportations Total

en millions <1<- francs, en millions de francs, en millions do francs.

New-York 3 074 2 882 6 556

Boston 546 479 1025

La Nouvelle-Orléans 113 "44 857

f.alveston 31 773 804

Philadelphie 365 350 715

Baltimore 127 534 60)

San Francisco 228 246 474

Puget Sound 54,9 290 344,9

En 1904 Boston, ne venait qu'au troisième rang. L'énorme valeur des exportations de la Nouvelle-Orléans et de Galveston dérive du commerce des grains. Les compagnies de chemins de fer ayant consenti des tarifs très bas pour le transport des céréales en faveur de ces ports, ces villes tendent à absorber l'exportation de ceproduit, et nombre de navires, après être allés porter des cargaisons dans le nord, s'en vont chercher un fret de retour à Galveston et à la Nouvelle-Orléans.

CiiAKLKS Rabot.

Explorations en Bolivie. — De toutes les régions que traverse, du cap Horn à l'isthme de Panama, la puissante chaine des Andes cjui forme le squelette de l'Amérique du Sud, celles qui sont du domaine bolivien restent de beaucoup les moins explorées et les moins connues. Les Andes intérieures de Bolivie sont encore mal définies, leur hydrographie est encore incertaine. Cependant, une suite ininterrompue d'expéditions sont venues, pendant ces dernières années, améliorer de beaucoup cette situation, et, dans ces expéditions fructueuses, la France a certainement la part la plus importante.

l. Diplom. and consul. Reports, n" 3598. Ann. Ser.— Trade of the Consulat- District of Boston for the year 1905. Foreign Oflice, mai ) 1)06, p. 1.

Nos lecteurs ont encore à la mémoire ce qui a été dit ici même de la magnifique mission organisée par MM. de Créqui-Montfort et Sénéchal de la Grange et ce qui a été écrit par elle. Nous ne reviendrons sur son œuvre que pour annoncer, pour une date prochaine, la publication du résultat fécond de ses travaux sur la géographie, l'anthropologie, l'archéologie, la géologie, la linguistique des régions des hauts plateaux de l'Amérique du Sud.

Tandis que la mission française faisait tous ses efforts pour ne pas se laisser distancer et y parvenait, une importante mission allemande, celle des D" Steinmann Hœk et Bistram, parcourait, elle aussi, pour en faire l'étude géologique, les hautes sierras et les hautes vallées boliviennes. Partis de Jujuy et de Binconada, région de l'Argentine limitrophe de la Bolivie, ces explorateurs atteignaient Tarija, puis Potosi et Sucre, Cochabamba, Oruro, enfin la région de la Cordillera Beal et La Paz. Ce magnifique itinéraire a été publié cette année par les Mitteilungen de Gotha '.

Il est facile, en étudiant de près les deux cartes qu'elle a publiées, de voir quelle perturbation et eu même temps quelles rectifications, la mission allemande a apportées à la connaissance topographique de l'intérieur de la Bolivie, en traversant et en relevant les innombrables crêtes, en suivant les non moins innombrables vallées qu'elle a rencontrées, dans des parages très imparfaitement connus jusqu'ici et que la mission française dans ses laborieuses investigations avait laissés dans son est.

Enfin, nous avons à parler d'une autre exploration qui vient fort heureusement se souder à l'itinéraire Steinmann et le compléter, celui d'un de nos compatriotes, M. J.-B. Vaudry, ingénieur des Arts et Manufactures, qui fait partie de la commission de délimitation entre le Brésil et la Bolivie et à qui ses voyages ont donné l'occasion de relever en 1904 un très important itinéraire dans les départements boliviens de Chuquisaca, Santa-Cruz et Tarija. La roule suivie par ce voyageur, relevée et appuyée sur des déterminations astronomiques, part de Sucre, passe par Padilla, Monteagudo, Muyû Pampa ou Sapirangui, Cuevo, San Francisco du Pilcomayo, descend ce fleuve au delà de la Colonia Crevaux, et, remonte ensuite à l'ouest, passant par Caiza, Aguaircnda, Yacuiba (en Argentine), Carapari, Itau, San Luis, pour aboutir à Tarija. C'est une route d'environ 1300 kilomètres qui fixe, elle aussi, d'importantes stations habitées, des coudes et des méandres de cours d'eau, des cols et des somrnels de montagnes, et, constitue, en somme, des (ils nouveaux qui enserrent davantage les mailles encore très larges du réseau des itinéraires boliviens et établissent les points essentiels qui marquent le détail de la topographie de ces régions très difficiles d'accès. Les levés de M. Vaudry ont été faits à la boussole et au podomètre; les altitudes ont été prises à l'aide du baromètre altimétrique Goulier. Des coordonnées géographiques des points importants ont été prises tous les 30 ou 40 kilomètres. Ainsi le consciencieux explorateur a pu dresser une excellente carte au 50000- qui est encore inédite.

1. Erliiuterung zur Routenkarte der Expédition Steinmann, Hœk, v. llistvam in den Anden von Bolivien 190.1-04. Von Dr. Henry Hœk untl Prof. Dr. Oust. Steinmann {mit i Karlen), in l'etermanns Mitteilungen. Gutha; Jiistus Perthes. 52 Band, 1906. — l.

Disons pour terminer ce qui concerne ici la Bolivie, et puisque M. Vaudry fait partie de la commission bolivienne de délimitation avec le Brésil, qui est chargée de fixer sur le terrain la frontière définitive, dans la région du haut Paraguay, que cette frontière a été arrêtée par un traité signé à Petropolis le 17 novembre 1903. D'un commun accord, les commissions de délimitation des deux pays doivent commencer leurs travaux en 1906 par la région des Lagunas. Y. Huoi.

RÉGIONS POLAIRES

Nouvelle carte du Grônland. — La commission danoise des explorations géographiques et géologiques au Grônland vient de publier une carte générale de cette terre arctique au 2000000''. Coordonnant tous les levers accomplis depuis trente ans, ce document constitue une représentation de l'état actuel de nos connaissances cartographiques du Grônland. De l'immense ligne de côtes que possède cette terre polaire, seule aujourd'hui demeure en blanc In section du littoral nord-est comprise entre le 79° de Lat. N., point extrême aperçu par l'expédition du duc d'Orléans, et le 83" 50' de Lat. N., la terre de l'Académie atteinte par Peary. Prochainement cette lacune sera comblée. L'expédition Mylius Erichsen partie récemment de Copenhague, a précisément pour objet la reconnaissance de la partie du Grônland nord-oriental restée jusqu'ici inconnue.

Dans l'œuvre considérable que représente celte carte, la plus large part a été accomplie par les explorateurs danois. A ces missionnaires scientifiques est dû le lever de toute la côte occidentale du 60° au 73° de Lat. N., représentant en ligne droite 3200 kilomètres, nombre qui est plus que décuplé par les innombrables dentelures de cette côte fjordienne.

Ajoutons que cette carte figure la portion de la côte orientale située au delà du 77° de Lat. N. et qui a été entrevue par l'expédition du duc d'Orléans en 1905.

Chaules Bwiot.

Nouvelle expédition du prince de Monaco au Spitsberg. — Le 9 juillet S. A. S. le prince de Monaco a quitté Tromso, sur son yacht Princesse Alice, h destination du Spitsberg.

Comme dans ses précédentes campagnes le prince emmène avec lui de nombreux savants, qui poursuivront des recherches, chacun dans le domaine de leur spécialité. C'est, d'abord, le l)r Bruce, l'ancien chef de l'expédition antarctique écossaise, que se propose d'explorer le l'iinz Charles Forcland, la grande île de la côte ouest du Spitsberg demeurée jusqu'ici pour ainsi dire inconnue; c'est ensuite le capitaine Isachsen, de l'armée norvégienne, qui fut comme on sait le topographe de l'expédition Sverdrup dans l'archipel polaire américain. Accompagné du Dr Louet du 2e cuirassiers, du lieutenant norvégien Staxrud, de trois sous-officiers également norvégiens, et d'un jeune géologue de l'université de Kristiania, cet officier doit explorer et relever les massifs glaciaires entre la Red bay et la Magdalena bay.

1. Korl over Grônland udgivel of Commissioncn /'or Ledehen af de geologiske og geographiske Cndersôgelser i Grônland. Copenhague, 1900 2 UuO 000" (en 4 feuilles).

Le professeur Hergsell, qui fait partie de l'expédition continuera ses expériences sur la circulation atmosphérique au moyen des ballons sondes.

De son côté, comme d'habitude, le prince se livrera à des recherches océanographiques et zoologiques avec la collaboration du Dr Richard, directeur du Musée océanographique de Monaco.

L'expédition comporte, outre la Princesse A lice, un second vapeur destiné à servir de lien entre le gros de l'expédition et le groupe de Isechsen. Ga. R.

Étendue comparée des régions inconnues dans l'Arctique et dans l'Antarctique1. — D'après des mesures planimétriques exécutées par le Dr W. S. Rruce, l'ancien commandant de l'expédition antarctique écossaise, le continent antarctique, demeuré jusqu'ici pour ainsi dire entièrement inconnu, couvrirait une surface de 1416(5753 k2. Cette valeur est de beaucoup supérieure à celle admise jusqu'ici. La zone polaire australe renferme, en outre, une étendue océanique de plus de 2 200000 k2 complètement inexplorée. C'est donc à plus de 10 368000 k* que s'élève l'étendue de la zone inconnue située autour du pôle sud, soit à peu près la surface de l'Europe et de l'Australie réunies (17 354560 k 2, suivant M. Rruce). Dans l'Arctique l'étendue de la zone inconnue serait 3,4 millions de k*.

Ca. R.

I. W.-S. Bruce, The area of Unknown Anlarclic Régions eompared with Australia, Unknown Arclic lier/ions and British hles, in The Scolti-h Geographical Magazine, juillet 1906.

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