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ACTES DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE

Séance du 1er juin 1906.

Présidence de M. E.-A. MARTEL

Vice-président de la Commission centrale.

Voyage du Dr Sven Hedin. — D'une correspondance du célèbre voyageur datée de Seislan, 15 avril 1906, nous extrayons le passage suivant que nous devons à l'obligeance de M. de [-apparent:

« J'ai trouvé deux fois le grand Kévir. C'est un lac de boue et de sel, horizontal comme la mer. J'ai recueilli 1 200 pages de notes, 169 feuilles de cartes. 50 grands panoramas de montagnes (chacun long de 2 m. 50), 100 portraits au crayon d'indigènes, 500 photographies.

« Du Kévir, j'ai rejoint Tebbes, oasis admirabte, puis le désert de Rahabar, Najbend, N'eh et Seistan. La saison était trop avancée pour gagner le Lout; et, enfin, mon but était le Tibet. Cependant j'ai amassé des matériaux pour un gros ouvrage scientifique sur des portions très peu connues de la Perse.

« Ici, à Seistan, je me repose une semaine. C'est un pays très intéressant pour moi: il me rappelle le Tarim et le Lop-nor; Helment et Hamun! Malheureusement cette annéeci, il y a des inondations telles, qu'on ne voit presque rien que de l'eau. J'ai eu l'occasion de faire la navigation d'une partie du Hamun et, en partant d'ici, je verrai le Helment.

« L'exploration est rendue actuellement très difficile par la peste qui ravage affreusement le pays. Imaginez que, dans le village Deh-Gourg, sur 170 habitants, 150 sont morts. Les Anglais ont tout fait pour arrêter le fléau; mais les Persans sont fanatiques et il y a deux semaines ils ont dirigé une sérieuse attaque contre le consulat. Le docteur anglais croit que, cette fois, la peste se dirigera vers l'ouest. C'est affreux, mais grandiose en même temps et on se sent singulièrement petit et faible vis-à-vis de pareilles forces de la nature! »

Exploration de M. R. Chudean. — Aux notes intéressantes fournies par M. le Dr Hamy et que nous avons publiées en avril' s'ajoutent des informations communiquées par M. Gautier, qui nous avait permis de suivre les principales étapes de M. Chudeau jusque dans l'Air. Ce dernier s'est ensuite rendu d'Agadès dans le Damergou.

« A la fin de décembre, nous écrit M. Gautier, il était encore à Zinder, d'où il se préparait à faire une pointe sur le lac Tchad. Nous allons donc avoir des renseignements précis sur la géologie d'une grande région qui n'a pas été parcourue par un géologue professionnel depuis Overweg, le compagnon de Barth.

« D'autre part, le colonel Laperrine, poursuivant l'exécution du plan que nous avions ébauché avec lui au mois de mai de l'année dernière, fait en ce moment une pointe vers

1. La Géographie, XIII, 4, p. 304-308.

le sud qui le conduira au moins jusqu'à Hasi Achourat au nord-est de Mabrouk. J'ai câblé à Tombouctou pour prévenir M. Chudeau; qui pourrait peut-être profiter de cette occasion, comme c'était primitivement son intention, pour revenir par un itinéraire nouveau en France à travers le Sahara. Je crains bien, il est vrai, que M. Chudeau ne puisse pas être à Tombouctou nn temps utile. »

Délimitation Congo-Cameroun. — Les dernières nouvelles du commandant Moll, envoyées au président de la Société, sont de Koundé, le 12 mai dernier. « Ici tout marche à merveille, écrit-il, et je n'éprouve que des satisfactions. Nous voici à Koundé et, grâce à cinq occultations bien observées, nous avons déjà déterminé ce point important du protocole. A la Pin de ce mois la mission française n'aura plus aucun travail à faire au sud du sixième parallèle. Je pousse déjà des reconnaissances vers le nord. Nous sommes tous en parfaite santé et pleins d'ardeur. L'entente règne avec les Allemands; elle ne peut être meilleure.

« Nos travaux ont marché beaucoup plus rapidement que je ne m'y attendais. Va-t-il en être de même dans le nord de Koundé? je l'ignore; mais je m'attends à plus de difficultés. Le pays n'est d'ailleurs pas du tout connu en dehors de l'itinéraire Lôfler et de celui-ci je n'ai pas grand'chose à ma disposition. Quant à la situation du pays, nous n'y avons aucune influence et on me signale la population comme hostile. Tout cela retardera peutêtre un peu notre arrivée à Lamé et nos opérations. Néanmoins j'espère maintenant terminer ma mission au printemps prochain (1907). »

Chemin de fer du Cap au Caire. — De Cape Town, le 20 février 1906, M. le consul Vossion, membre de la Société, nous a adressé la note suivante : « D'après les derniers renseignements que j'ai pu obtenir du Bureau central des Rhodesian Railways, établi au Cap, la ligne ferrée a atteint la rivière Kafoué, affluent de gauche du Zambèze ; elle traversera cette rivière sur un pont qui est presque terminé. Un pont provisoire de bateaux sert au transport des matériaux. Il n'y aura donc aucun retard dans le mouvement en avant de la construction de la ligne. La rivière Kafoué est franchie en un point situé approximativement par Ci040' de Lat. S. et 28"40' de Long. E. de Greenwich. De ce point, la ligne est construite sur une longueur de 109 milles, jusqu'aux mines de Broken Hill. La station de Broken Hill est située par 14° 35 de Lat. S. et par 28° 31' de Long. E. ,;

« Après Broken Hill, les arrangements financiers ne sont pas encore pris pour la continuation de la ligne, mais le délai ne saurait être long. En attendant la conclusion des négociations engagées à Londres et au Cap, il y a un groupe qui explore et prépare le terrain pour le tracé de la route de Broken Hill aux rives du lac de Tanganyika. Il n'y a aucun doute à avoir que la ligne conçue par Cecil Rhodes sera construite.

« La meilleure carte à consulter, celle qui sert du reste aux travaux de la maison Pauling et Cic qui a le contrat de la construction, est la carte de la Rhodesia, partagée en provinces et districts sous l'administration de la British South Af'rica Company en 1903, publiée à Londres par Edward Stanford, 12-14 Long Acre, London \Y. C.

<i Dès que les travaux seront repris de Broken Hill au Tanganyika, et de là aux grands lacs, je ine ferai un plaisir de vous en informer, en vous donnant les détails qui viendront à ma connaissance. »

Utilisation des chutes du Niger. — M. Le Myre de Vilers reçoit de M. le ministre des Colonies la lettre qui suit:

« M. le président,

>< Mon prédécesseur n'avait pas manqué de faire part à M. le gouverneur général de l'Afrique occidentale française de votre désir d'obtenir les renseignements les plus complets sur les chutes du Nigeravoisinant les régions où pourrait aboutir le Transsaharien en vue de leur utilisation éventuelle pour la traction électrique de ce chemin de fer.

« Par lettre, en date du 11 mai dernier, M. Roume m'a fait connaître que M. Millot, enseigne de vaisseau, membre de la mission hydrographique du Niger, avait été chargé d'étudier cette question.

<c M. Millot se trouve actuellement dans le bief de Tomhouctou à Niamey, et pourra, par suite, procéder à l'étude des nombreux rapides qu'on rencontre dans le fleuve après Ansongo.

c J'aurai soin de vous tenir au courant des résultats obtenus. »

Celte mission spéciale a pour point de départ une libéralité faite à la Société.

La Société exprime à M. Leygues sa gratitude pour la suite qu'il a bien voulu donner à la démarche de M. Le Myre de Vilers.

L'étude à laquelle M. Millot se livre sur le cours du Niger complète les travaux de prédécesseurs tels que le lieutenant Brulard, de l'artillerie coloniale, qui lui-même succède au capitaine Fourneau et au commandant Lenfant.

Retour et départs d'explorateurs. — Nouvelles diverses. — A cette séance assistent deux de nos collègues chargés tous deux de missions de la Société dans le Soudan égyptien. L'un est M. Bonnel de Mézières, administrateur des Colonies, dont les travaux ont été résumés dans une lettre qu'il nous écrivait du Caire, le 7 mai, et que nous avons publiée en juin. Un rapport très substantiel fait suite à cette missive et donnera lieu à plusieurs notes détaillées sur les questions économiques, politiques et scientifiques qu'il lui a été donné d'aborder.

Quant à M. Charles Alluaud, qui cette fois encore, a été accompagné dans son voyage par Mnic Alluaud, il vient d'étudier particulièrement la faune du bassin du Nil bleu et de ses affluents entre Khartoum et la frontière abyssine.

D'autres de nos collègues, également présents à cette réunion, sont sur leur départ: M. Pelliot et ses deux collaborateurs, qui. dans une quinzaine, prendront le chemin de l'Asie centrale pour y accomplir une longue et savante exploration dont nous avons déjà signalé l'intérêt1: — M. Marc-Bel qui se rend au Congo français avec un but scientifique, économique et industriel. La topographie de la région entre le Niari et le bas Congo n'est encore qu'ébauchée et sa géologie est moins avancée encore. Il s'agit plus spécialement de l'élude minière du bassin cuprifère du Niari, dont le centre est M'Boko-Songho. La création d'une voie de communication — sans doute une voie ferrée — paraît s'imposer pour faciliter l'exploration de cette mine. M. Bel emmène avec lui M. Devès, ancien élève de l'École des mines d'Alais, quatre chefs mineurs, un officier topographe et géodèse du Service géographique de l'Armée et un médecin naturaliste.

La correspondance comprend encore cet extrait du Journal de Saint-Pétersbnurg, du samedi 14 avril 1906, sur le Trans-Alaska-Sibérien : « La commission spéciale nommée par Sa Majesté l'Empereur, pour régler les conditions d'exécution du chemin de fer de Kansk au détroit de Behring, vient de terminer ses travaux. Les délégués des différents ministères et les délégués spéciaux qui composaient la commission, avaient tenu à s'entourer des avis des hommes les plus compétents en matière technique, économique et stratégique; car, sur ces deux derniers points, d'importantes modifications au tracé de la voie ferrée avaient été proposées par M. Loïcq de Lobel, délégué du syndicat américain. Sans s'arrêter aux objections, d'ailleurs peu sérieuses, qui furent présentées, la commission a approuvé, article par article, toutes les conditions soumises par le syndicat américain, qui de son côté avait souscrit aux obligations que lui imposait le gouvernement impérial. »

Enfin deux notes sont parvenues au président, l'une de M. E. Laine, de la Société de Géographie de Lille, au sujet d'une ingénieuse montre boussole-solaire, munie d'un cadran de vingt-quatre heures, d'une lecture facile et permettant de s'orienter rapide

1. La mission Pelliot a quitté Paris le 15 juin; elle était à Moscou le 19. Un télégramme adressé à M. le professeur Léon Vaillant par son fils, médecin de l'expédition, le 25 juin, lui annonce l'arrivée des voyageurs, en parfaite santé, à Tachkenl.

ment en plaçant la petite aiguille dans la direction du soleil; l'autre de M. de Rey-Pailhade, de la Société de géographie de Toulouse se rapportant à l'enquête ouverte par les clubs nautiques de Nice et de Cannes sur l'emploi de l'unité décimale d'angle. Partant 4e ce fait que la Convention nationale, par décret du 4 frimaire an II, institua la division décimale du quart de la circonférence et la division décimale du jour, M. de Rey-Pailhade demande que la division du quart de cercle en cent grades en usage pour certains travaux cartographiques soit adoptée dans les grandes écoles; c'est d'ailleurs le vœu émis au congrès international de la navigation tenu à Lisbonne en 1904, vœu tendant à l'application générale du système décimal à la mesure de la circonférence et du temps.

Présentation d'ouvrages. —M. Alfred Grandidier, de l'Institut, dépose sur le bureau de la Société l'index bryologicus qu'a rédigé et publié à ses frais notre collègue M. le général Paris.

M. le général Paris, dont les travaux sur les Mousses sont bien connus et très justement appréciés par les bryologistes, vient de terminer cet important ouvrage, qui comprend cinq volumes où sonténumérés tous les genres et espèces de mousses connues, avec leur synonymie et leur» habitat », en tout 14 067 espèces! En 1878, on n'en connaissait que 7 422; leur nombre a donc doublé en l'espace de vingt-deux ans.

M. Grandidier ajoute:

« C'est un travail considérable et fort utile que je suis heureux de féliciter M. le général Paris d'avoir mené à bonne lin; il a demandé une dose de science et de travail qui mérite tous nos éloges.

« Cet ouvrage se termine par des tableaux, où les 397 genres énumérés dans l'index sont répartis suivant les régions où on les trouve, et une carte où cette répartition géographique est indiquée. Aucune autre classe du règne végétal, à ce que je sache n'a été l'objet d'un semblable travail, qui est fort intéressant pour la géographie botanique. »

Coup d'oeil sur le Soudan égyptien. — L'oasis de Siouah. — Le chemin de fer de la Cyrénaïque, pur le capitaine de Saint-Exupéry. -- Grâce aux relations qu'il a entretenues avec lord Croiner et S. A. le khédive, le vicomte de Saint-Exupéry a pu visiter utilement l'Egypte et le Soudan. C'est surtout l'organisation du Soudan qu'il se propose de faire connaître aux membres de la Société de Géographie.

Aperçu physique sur le Soudan égyptien. — En 1898, le Soudan égyptien était désolé; Khartoum ruiné et rasé. La population, qui au temps de Gordon Pacha, comptait de 8 à i) millions d'habitants, n'en avait plus, après l'œuvre destructive du mahdi et du khalife, que 2 millions environ. Toutes les terres étaient en friches, et partout les mimosas épinaux reconquéraient le sol ameubli. Mais le vainqueur d'Omdourman, lord Kitchener, résolut de ramener sans retard ce pays à la prospérité dont il jouissait depuis Mehemet Ali. Avec une rare activité, en sept ans, l'action bienfaisante du vainqueur s'étendit sur un territoire dont les limites extrêmes vont du S* au 23e degré de Lat. IV. et du 24" au 38e degré Long. E. (de Greenwich).

Entre ces limites, le climat du Soudan égyptien présente de grandes différences. Si le vent du nord, en soufflant d'Alexandrie jusqu'au lac Victoria-Nyanza régulièrement de novembre jusqu'à mai, rafraîchit la température, la pluie n'offre point la même uniformité. Du nord à Berber, elle est très rare. De là jusqu'au sud de Khartoum, il n'y en a qu'en été. Mais au sud du Ci "de Lat. >'., régulières en été, les pluies permettent chaque année aux habitants d'obtenir une récolte. Enfin elles sont diluviennes en juillet, août et septembre sur toute l'Ethiopie et alimentent la crue du Nil. Par suite, ce climat a de grandes différences de salubrité. Celui de Ouadi-llalfa, Berber et Khartoum est sain par sa sécheresse, malgré la chaleur. Mais celui du haut Nil et des marais du llahr-el-Ghazal est pernicieux. Les terres, enlin, sont de valeur bien inégale.

Khartoum et l'œuvre de lord Kitchener. — Lord Kitcltener pressentit, dès 1896, la valeur de cette région. Aussi décida-t-il, d'abord, de faire un chemin de fer de Ouadi-Halfa vers Khartoum, et de reconstruire cette ville, ancienne capitale du Soudan et résidence de Gordon. Elle est, d'ailleurs, le centre géographique de la contrée. Située au confluent des deux Nils, elle est au débouché des vallées qui viennent de l'Equateur el d'Ethiopie et sur la limite nord de la région des pluies. Près d'elle, à Omdourman, les caravanes viennent apporter les produits de l'ouest. A travers les décombres, on traça les avenues, les rues et les places. Mais les propriétaires fonciers réclamèrent leurs biens. Alors, par esprit de justice et aussi dans le but de s'attacher la population indigène, lord Kitchener décida île partager la ville eu trois bandes parallèles au Ileuve, de dimensions variables, et d'indemniser équitablement les anciens propriétaires. Puis, pour la facilité des transactions, on attribua une valeur égale d'un millième le pied carré à tous les terrains de la ville. Ce qui fait par mètre carré 1 piastre (0 IV. 26) environ. Malgré tout, la spéculation s'empara vite de l'œuvre. En mars 1900, on offrait 3 livres égyptiennes (78 fr.) le mètre carré d'un terrain de la première zone qui a vue d'un côté sur le Nil bleu. Mais le gouvernement a refréné et utilisé cette spéculation par un décret qui oblige tout acquéreur à construire une maison dans un délai fixé et d'une valeur déterminée sous peine d'expropriation. De plus, sûr de l'avenir, le gouvernement ne vend plus ses terrains urbains, il les loue par baux à longs termes, allant jusqu'à "0 ans. Aussi la ville prospère. Elle compte déjà 12 000 habitants, dont un quart peut-être de Grecs, Syriens ou Égyptiens. Les nègres, ne peuvent élever leurs cases qu'aux environs, ou à Omdourman, qui compte encore 48 000 habitants, grâce au commerce des caravanes et des barques à voile.

Les chemins de fer du Soudan égyptien. — En réalité c'est le chemin de fer de Ouadi Halfa qui a créé Khartoum. Mais cette voie de 2 347 kilomètres qui relie Khartoum à Alexandrie est trop longue et trop coûteuse. Pour la suivie, les marchandises doivent subir cinq transbordements. Débarquées à Alexandrie, elles changent de wagon à l.ouqsor où le chemin de fer devient à voie étroite. A chellal, elles prennent le bateau pour monter à Ouadi Halfa dans le chemin de fer du Soudan. A Khartoum nord, elles prennent encore le bateau pour débarquer sur la rive gauche gauche du Nil bleu. Aussi la tonne de charbon qui est de 27 à 30 francs à Alexandrie, s'élève à Khartoum à 90 ou 95 francs.

Ces conditions économiques firent décider la construction du chemin de fer Nil-mer Ilouge, et en quinze mois le colonel Macaulay a jeté les 520 kilomètres de rails qui relient Souakim et Port-Soudan à la station de l'Atbara, où le chemin de fer se raccorde au réseau du Soudan. Mais pour achever avec rapidité et économie cette œuvre gigantesque, le colonel se fit entrepreneur. Il recruta des nègres, les forma en équipes de 50 hommes obéissant chacune à un chef de même race et les paya fort bien. Le salaire du travailleur varia de 5 à 8 piastres tarif, alors qu'une famille indigène peut vivre par jour avec une piastre tarif. L'appât du gain portant le nègre à ne point se nourrir, le colonel se fit restaurateur; puis pendant le premier mois, il obligeait chaque ouvrier à travailler à la journée. Dès le second, après l'avoir réconforté, il le faisait travailler aux pièces. Et ainsi, les frais de construction ne s'élevèrent qu'à 35 612 500 fr., ce qui met le kilomètre à 66, 500 fr. el abaisse le prix du charbon à Khartoum à 45 et 50 fr.

Un tel succès sera suivi d'autres, avec d'autant plus de sécurité que le personnel à créer est formé, et l'on fait déjà les études d'une voie qui reliera Kassala à Thamiam sur la ligne Nil-mer Houge; les travaux pour régulariser le débit du Ileuve Gâche sont commencés. Ce fleuve, en effet, ne pouvant s'ouvrir un passage vers la vallée de l'Atbara, transforme en marais la région qui s'y oppose; et celle-ci sera drainée et irriguée comme la Hasse-Égypte. Elle contribuera à nourrir Port-Soudan etSouakiin. En attendant, Kassala sera reliée à Khartoum par une route que les automobiles parcourront en douze heures.

Dès à présent d'autres études sont en voie d'achèvement pour faire refluer sur Khartoum tout le commerce de Soudan et faire de cette ville le véritable centre commercial de ces immenses régions. La ligne Ouadi-IIalfa-Khartoum sera continuée vers le sud pen

Im Gboobaphie. - T. XIV, 1000. 4

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