Mémoires sur les prisons: Coittant Maison d'arrêt de Port-Libre. Luxembourg. Précis historique sur la maison d'arrêt de la rue de Sèvres. Madelonnettes. La Mairie, La Force et Le Plessis. Voyage de cent trent-deux Nantais envoyés à Paris par le Comité révolutionnaire de Nantes. Les horreurs des prisons d'Arras. Relation de ce qu'ont souffert pour la religion les prêtres français inserméntés, déportés en 1794 dans la rade de l'ile d'Aix, près Rochefort. Éclaircissemens historiques et pièces officielles

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Baudouin frères, 1823
 

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Seite 34 - ... lisait le journal du soir, comme à l'ordinaire; à l'article du tribunal révolutionnaire, on vient à nommer dans la liste des suppliciés le citoyen et la citoyenne de Charas. Au même instant Labretèche, qu'on ignorait être de leurs parents, tomba roide; on eut toutes les peines du monde à le rappeler à la vie. Du 2. — Les receveurs généraux des finances attendent l'ordre de leur liberté provisoire, qu'ils croient ne pouvoir pas arriver avant quatre jours , attendu les longues formalités;...
Seite 53 - Il fut le confident de leurs tendres alarmes; Plus d'une fois il fut baigné de larmes. Vous que des temps moins rigoureux Amèneront dans cette enceinte, Pleurez cet arbre généreux : Il consolait la peine, il rassurait la crainte, Sous son feuillage on fut heureux.
Seite 236 - Ravage se lait; mais le lendemain matin , on s'aperçoit qu'on lui avait attaché à la queue un assignat de cent sous avec un petit billet où étaient écrits ces mots : On peut corrompre Ravage avec un assignat de cent sous et un paquet de pieds de mouton.
Seite 50 - Mais, renoncez-vous à votre pension, leur at-on dit ? — Non , parce qu'elle représente les biens qu'on nous a pris. — Mais la loi défend de payer ceux ou celles qui refusent de lui obéir , et comment vivrez-vous ? — La Providence aura soin de nous. — Mais la Providence ne vous donne pas de pain. — Nous ne demandons rien à personne. — Comme la république ne souffre pas d'ennemis dans son sein, on vous déportera : où voulez-vous aller? — En France , qui est notre patrie.
Seite 68 - On les a priés d'ôter leurs bonnets , parce qu'il n'ya que le concierge , les porte-clefs et commissionnaires qui aient le droit d'en porter. Tel est le règlement de la prison. La femme Momoro vient d'arriver, et nous a confirmé l'arrestation d'Hébert. En nous apprenant celle de son mari , elle a dit au greffe qu'on s'était assuré d'elle pour l'empêcher d'aller réclamer son mari à la section > mais que cette mesure n'empêcherait pas les patriotes de se remuer. Du 25.
Seite 58 - Nous n'avons pas le temps d'écrire , leur dit-il ; encore une fois, que ceux qui ont des plaintes à former les fassent publiquement, et qu'ils ne parlent que d'après leur ame et conscience. » Une dispute survenue entre quelques invalides faillit faire perdre à Grappin le fruit de ses soins généreux. De braves gens, qui n'avaient rien à reprocher au citoyen Sombreuil , ne voulaient pas passer du côté des dénonciateurs , malgré les instances et les menaces de quelques séditieux ; la rixe...
Seite 176 - Console-toi , lui disait le respectable vieillard ; la mort n'est point un mal pour qui ne peut plus faire du bien. Ta sensibilité est en ce moment pour mon cœur une bien douce récompense. Adieu . mon ami ! adieu , Joseph ! pense quelquefois à moi. — Ah ! je ne vous oublierai jamais...
Seite 236 - ... lui avait attaché à la queue un assignat de cent sous avec un petit billet où étaient écrits ces mots : On peut corrompre Ravage avec un assignat de cent sous et un paquet de pieds de mouton. Ravage, promenant et publiant ainsi son infamie, fut un peu décontenancé par les attroupements qui se formèrent autour de lui et les éclats de rire qui partaient de tous côtés. Il en fut quitte, dit-on, pour cette petite humiliation et quelques heures de cachot. Revenons au côté des douze. Ce...
Seite 152 - Réal, l'accusateur public du tribunal assassin du i 7 août , était arrivé la même nuit ; il leur disait qu'ils seraient probablement de la même charretée, qu'ils joueraient les premiers rôles, tandis que lui, victime obscure et inconnue , son nom ne passerait pas même à la postérité. Il vit que Camille avait apporté des livres sombres et mélancoliques , tels que les Nuits d'Young et les Méditations d'Hervey. « Est-ce que tu veux mourir d'avance?
Seite 494 - D'où vient le vent qui souffle sur la France. La promenade est un corridor noir Qu'éclaire à peine une seule fenêtre, En tout portant douze petits carreaux, Qui laissent voir six monstrueux barreaux Bien traversés , scellés en fort salpêtre. Vous jugez bien que les ris et les jeux Sont exilés pour jamais de ces lieux. Un jour pourtant- quand l'heureuse nouvelle Du lâche Anglais expulsé de Toulon...

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