Poésies nouvelles de Alfred de Musset: 1836-1852

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Charpentier, 1860 - 283 Seiten
 

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Seite 1 - Regrettez-vous le temps où le ciel sur la terre Marchait et respirait dans un peuple de dieux? Où Vénus Astarté, fille de l'onde amère, Secouait, vierge encor, les larmes de sa mère, Et fécondait le monde en tordant ses cheveux?
Seite 83 - Tu demandes à Dieu de soulager ton âme ; Ton âme est immortelle, et ton cœur va guérir. Le regret d'un instant te trouble et te dévore ; Tu dis que le passé te voile l'avenir. Ne te plains pas d'hier ; laisse venir l'aurore. Ton âme est immortelle , et le temps va s'enfuir. Ton corps est abattu du mal de ta pensée ; Tu sens ton front peser et tes genoux fléchir. Tombe, agenouille-toi, créature insensée ; Ton âme est immortelle, et la mort va venir. Tes os dans le cercueil vont tomber...
Seite 50 - II pousse dans la nuit un si funèbre adieu, Que les oiseaux des mers désertent le rivage, Et que le voyageur attardé sur la plage, Sentant passer la mort, se recommande à Dieu.
Seite 41 - Mes chers amis, quand je mourrai. Plantez un saule au cimetière. J'aime son feuillage éploré, La pâleur m'en est douce et chère, Et son ombre sera légère A la terre où je dormirai.
Seite 93 - Je ne puis; — malgré moi l'infini me tourmente. Je n'y saurais songer sans crainte et sans espoir ; Et, quoi qu'on en ait dit, ma raison s'épouvante De ne pas le comprendre, et pourtant de le voir.
Seite 3 - Ta gloire est morte, ô Christ! et sur nos croix d'ébène Ton cadavre céleste en poussière est tombé ! Eh èien, qu'il soit permis d'en baiser la poussière Au moins crédule enfant de ce siècle sans foi, Et de pleurer, ô Christ ! sur cette froide terre Qui vivait de ta mort, et qui mourra sans toi ! Oh!
Seite 80 - Au milieu des transports d'un peuple furieux Qui semblait en passant crier à ma jeunesse : «Toi qui pleures ce soir, n'as-tu pas ri comme eux ? » C'est là, devant ce mur, où j'ai frappé ma tête, Où j'ai posé deux fois le fer sur mon sein nu "; C'est là, le croiras-tu ? chaste et noble poète, Que de tes chants divins je me suis souvenu.
Seite 77 - A ton tour, reçois-moi comme le grand Byron. De t'égaler jamais je n'ai pas l'espérance; Ce que tu tiens du ciel, nul ne me l'a promis, Mais de ton sort au mien plus grande est la distance. Meilleur en sera Dieu qui peut nous rendre amis. Je ne t'adresse pas d'inutiles louanges, Et je ne songe point que tu me répondras; Pour être proposés, ces illustres échanges Veulent être signés d'un nom que je n'ai pas. J'ai cru pendant longtemps que j'étais las du monde; J'ai dit que je niais, croyant...
Seite 163 - J'écoutais cependant cette simple harmonie, Et comme le bon sens fait parler le génie, J'admirais quel amour pour l'âpre vérité Eut cet homme si fier en sa naïveté. Quel grand et vrai savoir des choses de ce monde, Quelle mâle...
Seite 49 - Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux, Ses petits affamés courent sur le rivage En le voyant au loin s'abattre sur les eaux. Déjà, croyant saisir et partager leur proie, Ils courent à leur père avec des cris de joie, En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.

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