Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

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Oxford University Press, 1922 - 102 Seiten
 

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Seite 43 - Gardez-vous d'écouter cet imposteur; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne...
Seite 91 - Telle est , en effet, la véritable cause de toutes ces différences : le sauvage vit en lui-même ; l'homme sociable , toujours hors de lui, ne sait vivre que dans l'opinion des autres, et c'est pour ainsi dire de leur seul jugement qu'il tire le sentiment de sa propre existence.
Seite xii - Accoutumés dès l'enfance aux intempéries de l'air et à la rigueur des saisons , exercés à la fatigue , et forcés de défendre nus et sans armes leur vie et leur proie contre les autres bêtes féroces, ou de leur échapper à la course , les hommes se forment un tempérament robuste et presque inaltérable ; les...
Seite viii - Commençons donc par écarter tous les faits, car ils ne touchent point à la question. Il ne faut pas prendre les recherches dans lesquelles on peut entrer sur ce sujet pour des vérités historiques, mais seulement pour des raisonnements hypothétiques et conditionnels, plus propres à éclaircir la nature des choses, qu'à en montrer la véritable origine, et semblables à ceux que font tous les jours nos physiciens sur la formation du monde...
Seite 56 - Pour le poète, c'est l'or et l'argent; mais pour le philosophe, ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain.
Seite 92 - Il suit de cet exposé que l'inégalité, étant presque nulle dans l'état de nature, tire sa force et son accroissement du développement de nos facultés et des progrès de l'esprit humain , et devient enfin stable et légitime par l'établissement de la propriété et des lois.
Seite 32 - ... c'est elle qui, au lieu de cette maxime sublime de justice raisonnée, Fais à autrui comme tu veux qu'on te fasse, inspire à tous les hommes cette autre maxime de bonté naturelle, bien moins parfaite, mais plus utile peut-être, que la précédente : Fais ton bien avec le moindre mal d
Seite v - Je conçois, dans l'espèce humaine, deux sortes d'inégalités : l'une, que j'appelle naturelle ou physique, parce qu'elle est établie par la nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du corps et des qualités de l'esprit ou de l'âme; l'autre, qu'on peut appeler inégalité morale ou politique, parce qu'elle dépend d'une sorte de convention, et qu'elle est établie ou du moins autorisée par le consentement des hommes.
Seite 7 - Je ne vois dans tout animal qu'une machine ingénieuse , à qui la nature a donné des sens pour se remonter elle-même , et pour se garantir , jusqu'à un certain point, de tout ce qui tend à la détruire ou à la déranger. J'aperçois précisément...
Seite 78 - Sans entrer aujourd'hui dans les recherches qui sont encore à faire sur la nature du pacte fondamental de tout gouvernement , je me borne , en suivant l'opinion commune , à considérer ici l'établissement du corps politique comme un vrai contrat entre le peuple et les chefs qu'il se choisit...

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