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contemporaine du théâtre et de la grande prospérité de Juliobona. Elle est l'œuvre d'un artiste italien, d'un artiste mosaïste de Pouzzoles, formé aux meilleures écoles de son temps. Enfin nous avons tout lieu de croire qu'elle était le pavage d'un temple d'Apollon et de Diane, ainsi que paraissent l'insinuer les sujets qu'elle représente et les figures votives rencontrées sur sa surface. »

M. RENIER complète cette intéressante communication par des remarques sur les deux inscriptions et particulièrement sur la seconde qui lui parait indiquer soit le maître de l'artiste, soit peut-être le lieu où il s'était formé (Amorgos).

Sont offerts à l'Académie des ouvrages suivants :

10 Au nom de M. De Wailly, lė tirage à part du Mémoire sur la langue de Joinville (in-40 de 278 pp.) qui doit faire partie du tome XXVI, 2° partie, du Recueil de l'Académie.

2o Di ulteriori scoperte nell'antica necropoli a Marzabotto nel Bolognese, ragguaglio del conte Giov. Gozzadini, senatore del regno d'Italia, etc. (Bologna, 1870, 1 vol. in-fo, avec 17 pl. lithographiées).

Sludj sulla lingua umana, etc., del dottor Aless. Ghirardini (Milano, 1869, gr. in-80).

4° Publications de la section hist. de l'Institut de Luxembourg : 24 fascic.

Mémoires de la Société d'agriculture, elc., du département de la Marne : 1869, in-8°.

60 Revue hist. de droit français et étranger : XVe année, 6° livr. (nov.-déc. 1869).

Sont adressés pour le concours Volney :

10 Manuscrit Troano. Etudes sur le système graphique de la langue des Mayas, par M. Brasseur de Bourbourg (1869–70, 2 vol. gr. in-49).

2° Corsi di glottologia dati nella regia Accademia scientifico-letteraria di Milano, da G. F. Ascoli, vol. I (Torino e Firenze, 1870, in-8°).

3o Dictionnaire étymologique de la langue française, par A. Brachet (1869, vol. in-12 pon terminé, déjà présenté au concours des Antiquités de la France).

40 Tableau historique et comparatif des noms propres français, par Mary Lafon (Ms. oblong non coté ni daté).

M. WADDINGTON, en informant l'Académie que le tome III (Asie Mineure, Syrie et Cypre) du Voyage archéologique de feu Le Bas, continué par lui, est sur le point de recevoir son dernier complément dans les Tables, présente la 74e livraison de ce grand travail commençant la 2° partie (Mégaride et Péloponnèse) du commentaire des inscriptions du tome II dont rien n'avait été rédigé par M. Le Bas. M. Foucart est chargé de celte rédaction pour laquelle le désignaient naturellement ses voyages et ses recherches en Grèce dans ces dernières années.

M. HUILLARD BRÉHOLLES présente, au nom de l'auteur, les deux premiers volumes d'une importante publication italienne intitulée Codice diplomatico del regno di Carlo I e II d'Angiò, dal 1265 al 1309, par M. Giuseppe del Giudice, ancien inspecteur des Archives de Naples (2 vol. gr. in-40, Napoli 1863-1869). C'est un recueil analogue à celui dont M, BEULÉ -annonçait dernièrement à l'Académie la prochaine publication en la lui recommandant. Mais si le Codex diplomaticus Cavensis n'est encore qu'une espérance, le Code diplomalique de Charles d'Anjou est déjà une réalité certaine, et l'achèvement de l'ouvrage ne peut être douteux si l'auleur rencontre les encouragements sur lesquels il a droit de compler. Ces deux premiers volumes ne renferment encore que les qualre années 1265, 1266, 1267, 1268 ; mais pour des lecteurs français ce sont les plus importantes, puisqu'elles donnent l'histoire de la conquête du royaume de Naples avec ses deux épisodes les plus dramaliques, la bataille de Bénévent et l'expédition de Conradin. En outre l'auteur, tout en adoptant pour le fond du livre l'ordre chronologique, a mis en notes suivant les matières une foule d’acles et de diplômes heureusement choisis, qui éclairent divers points obscurs et se rapportent nécessairement aux années subsequentes. Chaque volume est accompagné de deux appendices où sont classés des documents inédits relatifs à l'époque normande, au gouvernement de la Provence, au sort des derniers partisans de la maison de Souabe, aux commencements de l'inquisition à Naples. Si l'on songe que le règne de Charles d'Anjou remplit à lui seul, aux Archives de Naples, 49 registres énormes dont les feuillets sont souvent écrits des deux côtés, et que ces registres se composent de cahiers réunis avec une telle négligence que les années ne se suivent pas ou s'entremêlent avec la plus extrême con

fusion, on reconnaîtra la persévérance et le zèle dont M. Del Giudice a fait preuve en entreprenant la tâche de publier ces registres dans un ordre méthodique. Il a fallu plus de vingt ans de travail pour se rendre maître de la matière et y introduire une chronologie précise et concordante, seul moyen de mettre les documents à leur vraie place et dans leur vrai jour. Il serait trop long d'examiner dans le détail un ouvrage de celte nature. – M. HUILLARD-BRÉHOLLES se borne à signaler à l'altention de l'Académie deux points qui l'ont particulièrement frappé. C'est d'abord que les acles et les séjours de Charles d'Anjou, tels qu'ils sont donnés par les actes ofliciels, ne s'accordent généralement pas avec le récit des Diurnali de Matteo di Giovenazzo, ce qui est une présomption de plus contre l'authenticité de cette chronique, authenticité très-contestée dans ces derniers temps en Allemagne. C'est ensuite que le caractère du conquérant ne gagne pas à la publication des pièces qui composent le recueil entrepris par le savant archiviste. La politique ombrageuse de Charles d'Anjou, son absolutisme, sa cruauté envers des adversaires vaincus et désarmés s'y montrent à nu avec une âprelé qui n'est pas faite pour infirmer ni même pour atténuer les autres témoignages de l'histoire.

MOIS D'AVRIL.

Séance du vendredi 1er.

PRÉSIDENCE DE M. RENAN.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et la rédaction en est adoptée.

Il n'y a pas de correspondance officielle.

Sont adressés pour le concours du prix Volney :

po Grammatica linguæe persicae cum dialectis antiquioribus persicis et lingua sanscrita comparata, scripsit Jo. Aug. Vullers (Gissæ, 1870, in-8.), avec une lettre de l'auteur.

Origine du langage et des mythes, par Morgan Kavanagh (manu

scrit de 446 feuilles in-4°), reproduction (avec additions) d'un mémoire déjà transmis précédemment.

The relation of the Malagasy to the other languages of the old world tropical area, by C. Staniland Wake, F. A. S. L. (manuscrit de 53 pp. pet. in-fo.)

Sont présentés à titre d'hommages :

10 De la part de M. BEULÉ, Titus et sa dynastie (1870, 1 vol. in-8° formant le 4° et dernier du Procés des Césars).

2° De la part de M. Guerrier de Dumast, correspondant, De la sériculture abusivement nommée SÉRICICULTURE (Nancy, 1870, br. in-8°, renfermant, à l'appui de la substitution de nom proposée, une savante lettre de M. Delcasso, ancien recteur de l'Académie de Strasbourg).

Les derniers jours d'un empire, par M. Raymond François (1870, 4 vol. in-12).

4o Bibliothèque de l'Ecole des Chartes : année 1870, 1re livraison. 5° Le cabinet historique : février-mars 1870.

6° M. LABOULAYE fait hommage à l'Académie, au nom de l'auteur, du Mémoire sur les administrations collectives de la France avant et depuis 1789, lu devant l'Académie des sciences morales et politiques et imprimé dans ses Comptes-rendus, par M. Duchâtellier, correspondant de l'Institut (1870, 1 vol. in-8°). - M. LABOULAYE relève l'intérêt historique de ce travail, fruit de longues recherches dans les archives de nos départements et de nos anciennes provinces et son à-propos dans les circonstances actuelles, où il s'agit de réformer lout le système administratif du pays en se fondant sur l'expérience du passé.

M. DE VOGU É annonce sommairement une troisième lettre de M. Ganneau sur la stèle du roi Mésa, qui doit être publiée, comme la seconde, dans la Revue archéologique. – A cette occasion M. DE Vogüé informe l'Académie que le zélé vice-chancelier de notre consulat à Jérusalem vient de découvrir une pierre appelée maintenant Zahwelé et qu'il identifie avec la pierre de Zohéleth dont il est question dans la Bible à propos d'Adonias, fils de David.

M. Lenormant met sous les yeux de l'Académie un curieux

monument, qui est le fond d'un vase d'argile provenant de la collection de M. Piot, et qui, par la figure d'un Gaulois posant sa làncc sur l'Omphalos de Delphes, semble faire allusion au pillage du temple d'Apollon par ces guerriers barbares, lors de leur invasion en Grèce.

M. HUILLARD-BRÉIIOLLES termine la seconde lecture de la fre partie de son Mémoire sur l'état politique de l'Italie depuis la pais de Constance jusqu'à la chute de la maison de Souabe et la seconde moitié du 14e siècle.

N). Defrémery fait la seconde lecture de son mémoire sur cette question : « Jérusalem a-t-elle été prise par l'armée du calife d'Egypte en l'année 1096 ou en 1098 ? »

ANALYSE.

« L'histoire de la première croisade présente une difficulté chronologique qui n'a été examinée d'une manière approfondie par aucune des personnes qui jusqu'ici se sont occupées des annales des guerres saintes. Les unes ont passé à côté de cette difficulté sans s'y arrêter, les autres se sont prononcées dans un sens ou dans l'autre, mais sans traiter la question à fond. Il est vrai qu'il ne s'agit que de savoir si Jérusalem a été occupée par l'arinée lu calise d'Egypte au mois de cha'bån de l'année 489 de l'hégire (août 4096 de J.-C.), ou seulement vers le même mois de l'annéc 451 (juillet 1098), et que, par conséquent, le débat se trouve circonscrit dans des limites assez étroites. L'une et l'autre date compte en sa faveur des autorités respectables, tant parmi les chroniqueurs arabes que parmi ceux de l'Occident. Nous nous proposons de rechercher quelle est la date qui doit mériter la préférence.

» La question serait facile à trancher si nous possédions des événements accomplis en Syrie, en Palestine, à la fin du XI° siècle, un récit bien circonstancié, écrit par un auteur contemporain ou à très-peu près. Tel n'est malheureusement pas le

ANNÉE 1870.

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