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mari positi. Nunc istorum scilicet, nunc illorum fluctibus obruuntur.

3 H Sed videlicet qui in hac parte iniqui sunt, in alia moderati inveniuntur et justi; ac pravitatem unius rei, alterius probitate compensant. Nam sicut in onere novarum indictionum pauperes gravant, ita in novorum remediorum opitulatione sustentant; sicut tributis novis minores maxime deprimuntur, sic remediis novis maxime sublevantur. Imo, par est iniquitas in utroque. Nam, sicut sunt in adgravatione pauperes primi, ita in 33T relevatione postremi,'Si quando enim, ut nuper factum est, defectis ürbibus, minuendas in aliquo tributarias functiones potestates summae existimaverint, illico remedium cunctis datum soli inter se divites partiuntur. Quis tunc pauperum meminit? Quis ad communionem beneficii humiles et egestuo$os vocat ? Quis eum qui primus est semper in sarcina, vel ultimo esse loco patitur in medela? Et quid plura? Tributarii omnino pauperes non putantur, nisi cum his tributi cumulus imponitur. Extra numerum autem tributariorum 3 , sunt, cum remedia dividuntur/Et putamus quod poena divinæ severitatis indigni sumus, cum sic nos semper pauperes puniamus! aut credimus, cum iniqui nos jugiter simus, quod Deus justus in nos omnino esse non debeat! Ubi enim, aut in ensuite, ou par vengeance des mépris passés, ou par présomption de leur pouvoir. Et ainsi, les pauvres sont jetés, en quelque sorte, au milieu de la mer, entre deux orages qui s'entrechoquent. Ils sont couverts par les flots qui viennent tantôt d'une part, tantôt d'une autre.

Peut-être que des hommes iniques sous ce rapport, se montrent justes et modérés dans des circonstances différentes, et rachètent un acte d'injustice par un acte de probité. Comme ils accablent les pauvres sous le poids de nouvelles taxes, peut-être aussi les secourentils et les soutiennent-ils par de nouveaux remèdes; si les faibles sont écrasés par de nouveaux tributs, ils sont relevés aussi par de nouveaux soulagemens ! — Que dis-je ? l'injustice est partout égale. Car, les pauvres ! sont les premiers qu'on surcharge et les derniers dont on allège le fardeau. Si quelquefois, comme il est arrivé naguère, dans le dénuement des cités, les puissances souveraines ont jugé à propos de diminuer en quelque chose les tributs, les riches aussitôt se partagent seuls ces remèdes qui étaient donnés pour tous. Qui se souvient alors des pauvres ? qui appelle à la participation du bienfait les faibles et les indigens ? Celui qui toujours se trouve le premier à supporter les charges, le laisset-on prendre part aux soulagemens, le dernier tout au moins ? Et qu'ajouter de plus ? Les pauvres ne sont regardés comme tributaires, que lorsqu'on leur impose des tributs exhorbitans; ils ne le sont pas du tout, lorsqu'il s'agit de profiter des diminutions. Et nous nous imaginons ne pas mériter les châtimens de la sévérité divine, quand nous traitons toujours les pauvres avec tant de rigueur ! et nous croyons, malgré nos conti

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quibus sunt, nisi in Romanis tantum, haec mala? Quorum injustitia tanta, nisi nostra? Franci enim hoc scelus nesciunt. Chuni ab his sceleribus immumes sunt. Nihil horum est apud Vvandalos, nihil horum apud Gothos. Tam longe enim est ut hæc inter Gothos barbari tolerent, ut ne Romani 37 quidem qui inter eos vivunt ista patiantur.Mtaque unum illic Romanorum omnium votum est, ne unquam eos necesse sit in jus transire Romanorum. Una et consentiens illic Romanæ plebis oratio, ut liceat eis vitam quam agunt agere cum barbaris. Et miramur si nom vincuntur a nostris partibus Gothi, cum malint apud eos esse quam apud nos Romani! Itaque non solum transfugere ab eis ad nos fratres nostri oinnino nøfunt; sed 33 ut ad eos confugiant, nos relinquunt, Et quidem mirari possim quod hoc non omnes omnino facerént tributarii pauperes et egestuosi, nisi quod una tantum causa est quare non faciunt, quia transferre illuc resculas atque habitatiunculas suas familiasque non possunt. Nam, cum plerique eorum agellos ac tabernacula sua deserant ut vim exactionis evadant , quomodo non quæ compelluntur deserere vellent, sed secum , si possibi. litas pateretur, auferrent! Ergo quia hoc non valent quod forse mallent , faciunt quod unum valent. Tradunt se ad tuendam protegendumque ajoribus, dedititios se divitum faciunt, et.quasi

3j n jus eorum ditionemque transcendunt/ Nec nuelles injustices, que Dieu ne doit pas être juste à notre égard ! En quel lieu , chez quel peuple, voit-on | régner ces désordres, si ce n'est parmi les Romains seulement ? Où trouver une injustice aussi criante que la nôtre ? Les Francs ignorent ce vice. Les Chuns | sont exempts de ces crimes. Rien de cela chez les Vvandales, rien de cela chez les Goths. Car, chez ces derniers, les Barbares se ressentent si peu de ces excès, que les Romains qui vivent parmi eux, en sont euxmêmes à l'abri. Aussi le seul vœu que forment là tous les Romains, c'est de n'être jamais forcés à retomber sous la domination romaine; là encore, tous, d'une voix unanime, ne demandent qu'à passer avec les barbares point avoir la supériorité sur les Goths, lorsque les Romains aiment mieux vivre chez ces peuples que parmi nous ! Voilà pourquoi nos frères, non-seulement ne veulent pas les quitter pour revenir à nous, mais encore nous laissent pour se réfugier auprès d'eux. Et j'aurais lieu de m'étonner qu'ils ne soient point imités par tous les pauvres et les indigens; mais ceux-ci sont retenus par un seul motif, c'est qu'ils ne peuvent emporter dans l'exil leur modeste héritage, leurs simples habitations et leurs familles. La plupart d'entre eux n'abandonnent leurs tentes et leurs champs, que pour se soustraire | aux violences des exactions. Et qu'ils voudraient bien ne pas s'éloigner des choses qu'ils sont obligés de quitter ! Comme ils les emporteraient volontiers avec eux, s'ils en avaient la possibilité ! Ne pouvant donc faire ce qu'ils préféreraient peut-être, ils font du moins ce dont ils ont la faculté. Ils se livrent aux grands pour

tamen grave hoc aut indignum arbitrarer, imo potius gratularer hanc potentum magnitudinem quibus se pauperes dedunt, si patrocinia ista non venderent ; si, quod se dicunt humiles defensare, humanitati tribuerent, non cupiditati. Illud grave ac peracerbum est, quod hac lege tueri pauperes videntur ut spolient; hac lege defendunt miseros, ut miseriores faciant defendendo. Omnes enim hi qui defendi videntur, defensoribus suis omnem fere substantiam suam priusquam defendantur, addicunt; ac sic, ut patres habeant defensionem, perdunt filii hæreditatem. Tuitio parentum, men4fodicitate pignorum comparatur. /Ecce quæ sunt auxilia ac patrocinia majorum. Nihil susceptis tribuunt, sed siBi. Hoc enim pacto aliquid parentibus temporarie attribuitur, ut in futuro totum filiis auferatur. Vendunt itaque, et quidem gravissimo pretio vendunt, majores quidam cuncta quæ præstant. Et quod dixi vendunt, utinam venderent usitato more atque communi! aliquid forsitam remaneret emptoribus. Novum quippe hoc £ / genus venditionis et emptionis est,Venditor nihil tradit, et totum accipit. Emptor nihil accipit, et totum penitus amittit. Cumque omnis ferme contractus hoc in se habeat ut invidia penes emptorem, inopia penes venditorem esse videatur, quia emptor ad hoc emit ut substantiam suam augeat, venditor ad hoc vendit ut minuat, inauditum hoc commercii genus est : venditoribus crescit

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