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sed præsens Deus ostendere voluit inpendensque judicium. Sic enim scriptum est quod cum egressus ignis a Domino devorasset holocaustum , arreptis Nadab et Abiu filii Aaron thuribulis, posuerunt ignem et incensum desuper, offerentes coram Domino ignem alienum: quod eis præceptum non erat. Egressusque ignis a Domino, devoravit eos; et mortui sunt coram Domino. Quid enim aliud quam extentam super nos dexteram suam et imminentem jugiter gladium voluit ostendere, qui errorem supradictorum statim in ipso opere pumivit, nec pene prius peractum est facinus peccantium quam ulcisceretur poena peccatum. Quamvis nOm id tantum in hac re actum sit, sed etiam multa alia. Cum enim in illis tunc non mens impia sed facilitas nimium inconsulta punita sit, declaravit profecto Dominus quo supplicio digni essent qui contemptu divinitatis aliquid admitterent, quando etiam illi percussi a Deo essent qui sola mentis inconsideratione peccassent; aut quam rei essent qui contra jussionem Domini sui facerent, cum etiam illi taliter plecterentur qui injussa fecissent. Porro autem etiam ex hoc consulere Deus voluit nostræ

' correctioni per censuram salubris exempli, ut om

nes laici intelligerent quantum iram Dei timere
deberent, cum a praesenti poena filios sacerdotis
nec meritum parentis eriperet, nec ministeriisacri
privilegium vindicaret.
Sed quid ego de his dico quorum inconside-

ron, ayant pris leurs encensoirs, y mirent du feu, et de l'encens sur le feu, offrant devant le Seigneur un feu étranger : ce qui ne leur avait point été ordonné. Et un feu sortit de devant le Seigneur, les dévora, et ils moururent devant le Seigneur. Quelle autre intention pouvait-il avoir, si ce n'est de nous faire sentir que son bras est toujours étendu sur nous et son glaive toujours suspendu sur nos têtes, lui qui punit aussitôt dans l'acte même le crime des coupables? car presque avant la consommation du péché, la peine a déjà frappé les pécheurs. Ce n'est pas là le seul exemple, il en existe une foule d'autres. Or, s'il punit en eux moins une impiété ouverte qu'une facilité trop inconsidérée, ne montret-il pas quels châtimens méritent ceux qui transgressent la loi par mépris pour la divinité, quand il n'épargne pas même une précipitation peu circonspecte?Ne montre-t-il pas quel crime c'est d'alier contre les ordres de Dieu, quand il traite aussi sévèrement ceux qui les méconnaissent ? Dieu a voulu encore par cet exemple d'une rigueur salutaire apprendre aux laïques combien ils doivent redouter son courroux, puisque les fils du grand-prêtre ne peuvent être, ni sauvés de la mort par le mérite de leur père, ni ministère sacré.

garantis par le privilége du

Mais pourquoi parler de ceux dont l'imprudence a, rantia quodammodo Deum tetigit et ad coelestem injuriam redundavit? Maria contra Moisen loquitur, et punitur, nec punitur tantum, sed judicii more punitur. Primum enim ad judicium vocatur, deinde arguitur, tertio verberatur. In objurgatione, excipit vim sententiæ; in lepra autem patitur piaculum criminis, quamvis coercitio istiusmodi non Mariam tantum sed etiam Aaronem humiliaverit, quia etsi deformari lepra summum antistitem non oportuit, et ipsum tamen Domini castigatio flagellavit; nec solum hoc, sed in poena quam Maria patitur, Aaron etiam quasi culpæ particeps coercetur. Maria enim supplicio adficitur, ut Aaron confusione multetur. Jsf Porro autem ut inexorabilem in quibusdam agnosceremus formam divini esse judicii , ne illius quidem intercessu qui læsus fuerat, indulsit. Sic enim legimus ad Aaronem et Mariam dixisse Dominum : Quare igitur non timuistis detrahere servo meo Moisi? iratusque abiit. Et ecce Maria apparuit candens lepra quasi nix; clamavitque Moises ad Dominum, dicens: Obsecro, Domine, sana eam. Cui respondit Dominus : Si pater ejus spuisset in faciem illius, non debuerat saltem decem dierum rubore suffundi ? Separetur septem diebus extra castra, et postea revocabitur (1). Sufficiant igitur de hoc genere divisionis et de

(1) Num. XII, 8-14.

pour ainsi dire, touché à l'honneur de Dieu, et a semblé comme un outrage fait au ciel? Marie murmure contre Moïse, elle est punie, son châtiment a lieu dans les formes. D'abord elle est citée, puis convaincue et condamnée. La réprimande lui fait sentir la rigueur de l'arrêt, la lèpre lui fait expier sa faute; et la peine est d'autant plus grande qu'elle devient une humiliation, non pas pour Marie seulement, mais encore pour Aaron; car si Aaron dut à sa qualité de grand-prêtre de n'être point déformé par la lèpre, il ne resta pas cependant impuni. Aaron a participé au châtiment de Marie comme ayant participé à sa faute. Le supplice est pour Marie, la confusion pour son frère, afin de nous convaincre que la justice divine est quelquefois inexorable à l'égard de certaines personnes. Dieu ne se laissa pas même fléchir alors par l'entremise de celui qui avait été offensé. Nous lisons que le Seigneur parla ainsi au grand-prêtre et à sa sœur. Pourquoi donc n'avez-vous pas craint cle mé- . priser mon serviteur Moise ? Et irrité coutre eux, il s'en alla. Et voilà que Marie fut couverte d'une lèpre semblable à la neige. Or, Moise cria vers le Seigneur disant : O Dieu, je vous conjure guérissez-la. Le Seigneur répondit : Si son père eut craché eontre sa face, n'eüt-elle pas été dans la confusion au moins durant sept jours ? Qu'elle soit séparée pendant sept jours hors du camp, et après on la rappellera. En voilà bien sans doute assez sur ce sujet, car on n'en finirait pas si l'on voulait s'étendre sur tous ces points, dont l'énumération seule est déjà trop longue. Ajoutons cependant quelque chose.

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hac parte sermonis ista quæ diximus. Infinitum est de omnibus disputare, quæ nimis longum est etiam sine disputatione numerare. Sed adhuc tamen aliquid addamus. Poenitet gentem Hebræorum de Ægypto recessisse, percutitur ; dolet deinde fatigari se labore itineris, adfligitur ; carnes desiderat, verberatur. Et quia quotidie mannam edens, explere inlecebris cupit ventris ingluviem, optata quidem cupiditate saturatur, sed in ipsa tamen saturitate torquetur. Adhuc enim, inquit Scriptura, esca erat in ore ipsorum, et ira Dei ascendit in eos, et occidit plurimos eorum, et electos Israel impedivit (1). Og contra Moisen rebellat, extinguitur. Core conviciatur, obruitur. Dathan et Abiron murmurant, devorantur. Aperta est enim, inquit terra, et deglutivit Dathan, et operuit synagogam Abiron (2). Ducenti quoque et quinquaginta, ut sacer sermo testatur, principes viri, qui tempore concilii per nomina vocabantur, surrexerunt contra Moisen. Cumque stetissent contra Moisen et Aaron, dixerunt : Sufficiat vobis quia omnis multitudo sanctorum est, et in ipsis est Dominus. Cur elevamini super populum Domini (3)? Et quid post hæc ? Ignis, inquit, egressus a Domino interfecit ducentos quinquaginta viros qui offerebant (1) Psa!. 77. 34-5.

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