Études de la nature, Band 5

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Seite 415 - J'allais dans les bois et le long des rivières chercher à manger, mais je n'y recueillais le plus souvent que quelque fruit sauvage, et j'avais à craindre les bêtes féroces: ainsi je connus que la nature n'avait presque rien fait pour l'homme seul, et qu'elle avait attaché mon existence à cette même société qui me rejetait de son sein.
Seite 404 - Enfin, jusqu'au chien prenait part au bonheur commun ; couché avec un chat auprès du feu, il entr'ouvrait de temps en temps les yeux, et soupirait en regardant son maître. Dès que l'Anglais eut cessé de manger, le paria lui présenta un charbon de feu pour allumer sa pipe, et ayant pareillement allumé la sienne, il fit un signe à sa femme, qui apporta sur la natte deux tasses de coco, et une grande calebasse pleine de punch, qu'elle avait préparé, pendant le souper, avec de l'eau, de l'arack,...
Seite 412 - C'est qu'ils ne sont pas assez malheureux, repartit le paria. Le malheur ressemble à la montagne Noire de Bember, aux extrémités du royaume brûlant de Lahor : tant que vous la montez, vous ne voyez devant vous que de stériles rochers; mais quand vous êtes au sommet, vous apercevez le ciel sur votre tête, et à vos pieds le royaume de Cachemire.
Seite 415 - Je voyageais ainsi de province en province, assuré de trouver partout ma subsistance dans les débris de l'agriculture. Quand je trouvais les semences de quelque végétal utile, je les ressemais, en disant : Si ce n'est pas pour moi, ce sera pour d'autres. Je me trouvais moins misérable en voyant que je pouvais faire quelque bien. Il y avait une chose que je désirais passionnément, c'était d'entrer dans quelques villes. J'admirais de loin leurs remparts et leurs tours, le concours prodigieux...
Seite 145 - Dieu et de l'Eglise , ce roi de la nature , va sollicitant à chaque porte l'indulgence du chien de la maison , pour y demander d'une voix lamentable, à un être de son espèce, de sa nation et de sa religion , un morceau de pain que souvent il lui refuse. C'est bien pis à la porte des hôtels, où un suisse ne lui permet pas même de se montrer. C'est encore pis dans son .grenier, d'où la faim lechasse, quand la honte, plus mordante qu'un chien et plus rebarbative qu'un suisse , lui défend d'en...
Seite 340 - L'une et l'autre réunies donnent la science de ce qui est : celle-ci éclaire les objets , celle-là nous en montre les convenances ; et comme dans le principe toute lumière tire son origine du soleil , toute vérité tire la sienne de Dieu , dont cet astre est la plus sensible image. Peu d'hommes peuvent supporter la lumière pure du soleil. C'est à cause de la faiblesse de nos yeux que la nature nous a donné des paupières pour les voiler au...
Seite xxv - Il doit rejeter avec horreur ces proscriptions illégales qui le feraient tomber lui-même dans les crimes de lèse-nation qu'il veut punir : il doit être en garde contre le zèle qui l'anime, et invoquer, pour son propre intérêt, la prudence des lois; car il ne faut qu'une calomnie jetée par ses ennemis dans son sein exalté de l'amour du bien public, pour lui faire abattre de ses propres mains la tête du meilleur citoyen. O peuple de Paris , qui servez d'exemple aux peuples des provinces;...
Seite 343 - L'ignorance, à la considérer seule et sans la vérité, avec laquelle elle a de si douces harmonies, est le repos de notre intelligence; elle nous fait oublier les maux passés, nous dissimule les présents, et nous cache ceux de l'avenir; enfin elle est un bien, puisque nous la tenons de la nature. L'erreur, au contraire, est l'ouvrage de l'homme ; elle est toujours un mal ; c'est une fausse lumière qui luit pour nous égarer.
Seite 434 - ... des pensées savantes et ambitieuses, lorsque le paria vint l'inviter à déjeuner. « Votre jardin est délicieux, dit l'Anglais, je ne lui trouve d'autre défaut que d'être trop petit; à votre place, j'y ajouterais un boulingrin, et je l'étendrais dans la forêt. — Seigneur, lui répondit le paria, moins on tient de place, plus on est à couvert. Une feuille suffit au nid de l'oiseau-mouche.
Seite 435 - Je ne saurais trop reconnaître votre hospitalité, et vous témoigner toute l'estime que je vous porte : acceptez cette montre d'or ; elle est de Greenham, le plus fameux horloger de Londres; on ne la remonte qu'une fois par an.' Le paria lui répondit : ' Seigneur, nous n'avons pas besoin de montre ; nous en avons une qui va toujours, et qui ne se dérange jamais: c'est le soleil.

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