Edgar Quinet: Sa vie et son oeuvre

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Pagnerre, 1859 - 473 Seiten
 

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Seite 413 - Nord , et qui n'est ni le frémissement des feuilles , ni le cri de l'aigle , ni le mugissement des bêtes sauvages? Ainsi, captif dans les bornes du monde , l'infini s'agite pour en sortir ; et l'humanité qui l'a recueilli , saisie comme d'un vertige, s'en va, en présence de l'univers muet, cheminant de ruines en ruines, sans trouver où s'arrêter. C'est un voyageur pressé, plein d'ennui, loin de ses foyers : parti de l'Inde avant le jour, à peine s'est-il reposé dans l'enceinte de Babylone,...
Seite 94 - Jusqu'ici on n'a parlé que de théologie naturelle; la science nouvelle est une théologie sociale , une démonstration historique de la Providence, une histoire des décrets par lesquels , à l'insu des hommes et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité du genre humain. Qui ne ressentira un divin plaisir en ce corps mortel, lorsque nous contemplerons ce monde des nations, si varié de caractères , de temps et de lieux, dans l'uniformité des idées divines...
Seite 79 - Depuis mes premières années jusqu'aujourd'hui, j'ai soutenu les mêmes idées. J'ai adoré la France: j'ai rêvé pour elle la gloire de devenir l'idéal des peuples modernes...
Seite 43 - Mais il n'a pas seulement ce caractère historique; il renferme le drame intérieur de Dieu et de l'homme, de la foi et du doute, du créateur et de la créature; et c'est par là que cette tradition s'applique à tous les temps et que ce drame divin ne finira jamais.
Seite 93 - Elle tire son unité de la religion, principe producteur et conservateur de la société. Jusqu'ici on n'a parlé que de théologie naturelle; la science nouvelle est une théologie sociale 7 une démonstration historique de la Providence, une histoire des décrets par lesquels , à l'insu des hommes et souvent malgré eux , elle a gouverné la grande cité du genre humain.
Seite 413 - Mais que sais-je ce qui va suivre ! Quelle aveugle précipitation! Qui le presse? Comment ne craintil pas de défaillir avant l'arrivée ? Ah ! si dans l'antique Épopée nous suivons de mers en mers les destinées errantes d'Ulysse jusqu'à son île chérie, qui nous dira quand finiront les aventures de cet étrange voyageur , et quand il verra de loin fumer les toits de son Ithaque?
Seite 32 - ... de la Provence. Mais au fond de tes silencieuses vallées jaillit encore, sous les chênes d'Arminius, la source pure du beau moral, où tôt ou tard viendront se désaltérer les peuples qui t'entourent. Ils sont morts ou vieillissent, les hommes qui ont fait ta gloire , et tu t'appuies sur leurs tombeaux , déjà fatiguée de l'agitation du génie.
Seite 382 - On se remit à lire l'Évangile, et, dans ce livre de résignation, de soumission , d'obéissance aux puissances, on lut partout ce qu'on avait soi-même alors dans le cœur : la liberté, l'égalité. Elles y sont partout, en effet, seulement il faut s'entendre : L'égalité dans l'obéissance, comme les Romains l'avaient faite pour toutes les nations; la liberté intérieure, inactive, toute renfermée dans l'âme, comme on pouvait la concevoir, quand, toutes les résistances nationales ayant cessé,...
Seite 40 - J'ai cherché à fixer Napoléon dans cette région sublime, éternellement sereine et populaire où se sont maintenues les figures de Prométhée, d'Achille, des grands chefs de race qui dominent l'imagination humaine.
Seite 413 - ... humain contre le monde qui l'enchaîne, le triomphe de l'infini sur le fini, l'affranchissement de l'esprit, le règne de l'âme. Le jour où la liberté manquerait au monde serait celui où l'histoire s'arrêterait. Poussé par une main invisible...

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