La Revue blanche, Band 12

Cover
Alexandre Natanson
Revue blanche, 1897
 

Was andere dazu sagen - Rezension schreiben

Es wurden keine Rezensionen gefunden.

Andere Ausgaben - Alle anzeigen

Häufige Begriffe und Wortgruppen

Beliebte Passagen

Seite 574 - A quoi bon la merveille de transposer un fait de nature en sa presque disparition vibratoire selon le jeu de la parole, cependant; si ce n'est pour qu'en émane sans la gêne d'un proche ou concret rappel, la notion pure.
Seite 450 - Mais, après une pénétrante caresse, il disait : "Comme ça te paraîtra drôle, quand je n'y serai plus, ce par quoi tu as passé. Quand tu n'auras plus mes bras sous ton cou, ni mon cœur pour t'y reposer, ni cette bouche sur tes yeux. Parce qu'il faudra que je m'en aille, très loin, un jour. Puis il faut que j'en aide d'autres : c'est mon devoir. Quoique ce ne soit guère ragoûtant..., chère âme...
Seite 54 - ... il est réellement de trop sur la terre. Au » grand banquet de la nature, il n'ya point de couvert mis » pour lui. La nature lui commande de s'en aller, et elle ne » tardera pas à mettre elle-même cet ordre à exécution.
Seite 495 - Un désir indéniable à mon temps est de séparer comme en vue d'attributions différentes le double état de la parole, brut ou immédiat ici, là essentiel.
Seite 37 - Le noir roc courroucé que la bise le roule Ne s'arrêtera ni sous de pieuses mains Tâtant sa ressemblance avec les maux humains Comme pour en bénir quelque funeste moule. Ici presque toujours si le ramier roucoule Cet immatériel deuil opprime de maints Nubiles plis l'astre mûri des lendemains Dont un scintillement argentera la foule.
Seite 37 - Nubiles plis l'astre mûri des lendemains Dont un scintillement argentera la foule. Qui cherche, parcourant le solitaire bond Tantôt extérieur de notre vagabond — Verlaine? Il est caché parmi l'herbe, Verlaine A ne surprendre que naïvement d'accord La lèvre sans y boire ou tarir son haleine Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
Seite 170 - ... Scandinaves, récemment introduites en France, sont nées sous l'influence des idées françaises, romantiques et naturalistes. Et la question intéressante à se poser serait de se demander quand et comment cette influence indéniable a pu se produire et agir si puissamment. Maintenant, de même que notre vin de Bordeaux, dit-on, gagne à faire le voyage des Indes, il est certain que quelques-unes de nos idées, en passant par le génie du Nord, ont pris une ampleur et une intensité admirables....
Seite 455 - celle d'un marcheur résolu et patient, qui va toujours » : « Les grandes jambes faisaient, avec calme, des enjambées formidables, les longs bras ballants rythmaient les mouvements très réguliers, le buste était droit, la tête droite, les yeux regardaient dans le vague, toute la figure avait une expression de défi résigné, un air de s'attendre à tout, sans colère, sans crainte...
Seite 455 - Je crois, dit-elle, que la poésie faisait partie de sa nature, que c'est par un prodige de volonté et pour des raisons supérieures qu'il se contraignit à demeurer indifférent à la littérature; mais, comment m'expliquer?... il pensait toujours dans le style des Illuminations avec en plus quelque chose d'infiniment attendri et une sorte d'exaltation mystique, et toujours, il voyait des choses merveilleuses. Je me suis aperçue de la vérité très tard, quand il n'a plus eu la force de se contraindre...
Seite 238 - Il aime la vie ; il est curieux et tenace dans l'observation de l'âme ou du paysage. Mais sa pensée haute et religieuse paraît toujours tournée vers l'éternel. Et comme M. Gide est aussi un littérateur, que son amour pour les lettres est exclusif et profond, qu'il croit passionnément à lui et à son œuvre, comment douter qu'il doive être un jour un de ceux dont la pensée peut agir sur la pensée universelle ? Je le dis sincèrement, sérieusement, sans me faire illusion sur ma pensée,...

Bibliografische Informationen