Études sur W. Shakspeare, Marie Stuart, et L'Arétin: le drame, les moeurs et la religion au XVIe siècle

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Amyot, 1852 - 532 Seiten
 

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Seite 98 - Now of time they are much more liberal; for ordinary it is, that two young princes fall in love; after many traverses she is got with child, delivered of a fair boy, he is lost, groweth a man, falleth in love, and is ready to get another child; and all this in two hours...
Seite 184 - C'est une nation, diroy je à Platon, en laquelle il n'ya aucune espèce de trafique; nul cognoissance de lettres; nulle science de nombres; nul nom de magistrat, ny de supériorité politique; nul usage de service ', de richesse ou de pauvreté; nuls contrats; nulles successions; nuls partages; nulles occupations qu'oysives; nul respect de parenté que commun; nuls vestemens; nulle agriculture; nul métal; nul usage de vin ou de bled.
Seite 98 - By and by we hear news of shipwreck in the same place, and then we are to blame if we accept it not for a rock. Upon the back of that comes out a hideous monster with fire and smoke, and then the miserable beholders are bound to take it for a cave.
Seite 98 - ... will not receive it for a pitched field? Now, of time they are much more liberal, for ordinary it is that two young princes fall in love. After many traverses, she is got with child, delivered of a fair boy, he is lost, groweth a man, falls in love, and is ready to get another child, and all this in two hours...
Seite 27 - ... à fondre en grosses larmes, jettant toujours ses beaux yeux sur le port, et répétant sans cesse : Adieu, France ! adieu, France ! Et lui dura cet exercice debout près de cinq heures, jusques il commença de faire nuit et qu'on luy demanda si elle ne se vouloist point oster de là et souper un peu.
Seite 196 - Comme la plupart des jugemens dont il a été l'objet tomberaient en poussière ! comme ils sembleraient ridicules , ces sobriquets qu'on lui prodigue ! Au lieu d'un génie monstrueux, on verrait un poète sceptique, observateur calme et souvent cruel , frère de Montaigne , ému d'une pitié un peu ironique pour les hommes et d'un profond dédain pour les caprices du sort , qui les élèvent et les écrasent. Au lieu d'un paysan grossier, doué de quelque génie, et sublime par hasard, on ne reconnaîtrait...
Seite 456 - Titien, donnant un coup d'œil à ces savoureuses bêtes et un autre coup d'oeil à la neige qui tombait au dehors à grands flocons, se mit à chanter en duo avec moi le Magnificat que j'avais commencé. Un peu de poivre et deux feuilles de laurier ont suffi pour les accommoder et faire un excellent ragoût. Non jamais les cardinaux de Rome, dans leurs plus belles orgies, n'ont mangé avec plus grand plaisir leurs bec-figues et leurs ortolans. Je les ai vus du temps de Léon X, ces chers cardinaux...
Seite 245 - Le poète ne les flotte pas; il ne les calomnie point. Il ne leur prête ni loyauté, ni vertus surhumaines, ni principes exaltés. Il n'en fait pas des monstres ou des lâches. Reconnaissant pour unique droit celui de la force , audacieux à mal faire et à défendre leurs actes , ces barbares ont de la grandeur sans moralité et du courage sans justice. Ecoutez, dans Richard...
Seite 383 - Ier l'honorait. Arioste l'appelait divin. Charles-Quint causait familièrement avec lui. De niveau avec toutes les puissances , ami de Titien , correspondant de Michel-Ange, bravant les foudres papales, plus riche qu'un prince, plus insolent qu'un condottiere, plus admiré que le Tasse, plus célèbre que Galilée, qu'était donc cet homme? D'où lui venait sa puissance ? De quelle force disposait-il? Quelle terreur et quelle tyrannie se concentraient dans ces taches d'encre calomniatrices et immondes...
Seite 200 - Shakspeare se ment en liberté ; la vie n'est plus à ses yeux chose sérieuse ni digne d'estime ou de douleur ; c'est un jeu frivole qu'il reproduit avec une grâce extrême : aucun scrupule ne l'arrête. Rien de laborieux ni d'appuyé; tout est léger comme l'air ; c'est le développement dramatique de ce mot profond du philosophe, que le monde est une branloire perenne.

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