Revue des deux mondes

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Au Bureau de la Revue des deux mondes, 1869
 

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Seite 656 - L'Océan était vide, et la plage déserte; Pour toute nourriture il apporte son cœur. Sombre et silencieux, étendu sur la pierre, Partageant à ses fils ses entrailles de père, Dans son amour sublime il berce sa douleur ; Et regardant couler sa sanglante mamelle. Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle, Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur. Mais parfois, au milieu du divin sacrifice, Fatigué de mourir dans un trop long supplice...
Seite 656 - Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux. Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte, En vain il a des mers fouillé la profondeur : L'Océan était vide et la plage déserte; Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Seite 75 - Aux yeux d'une philosophie éclairée, la société est un grand fait providentiel ; elle est établie non par l'homme, mais par la nature elle-même, afin qu'à la surface de notre planète, se produise la vie intellectuelle et morale. L'homme isolé n'a jamais existé.
Seite 670 - Intimidé, pressé, désespérant de trouver son salut dans la fuite, l'animal se sert aussi de toutes ses facultés ; il oppose la ruse à la sagacité ; jamais les ressources de l'instinct ne furent plus admirables : pour faire perdre sa trace, il va, vient et revient sur ses pas ; il fait des bonds, il...
Seite 653 - C'est l'erreur que je fuis ; c'est la vertu que j'aime. Je songe à me connaître, et me cherche en moi-même : C'est là l'unique étude où je veux m'attacher. Que, l'astrolabe en main , un autre aille chercher Si le soleil est fixe ou tourne sur son axe , Si Saturne h nos yeux peut faire un parallaxe...
Seite 670 - L'animal chargé d'ans, vieux cerf, et de dix cors, En suppose un plus jeune, et l'oblige, par force, A présenter aux chiens une nouvelle amorce. Que de...
Seite 658 - Parlez un peu au cardinal de vos machines , des machines qui aiment , des machines qui ont une élection pour quelqu'un , des machines qui sont jalouses, des machines qui craignent : allez, allez, vous vous moquez de nous; jamais Descartes n'a prétendu nous le faire croire.
Seite 661 - La cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue: Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'août, foi d'animal, Intérêt et principal.
Seite 73 - La vie nationale est quelque chose de limité, de médiocre, de borné. Pour faire de l'extraordinaire, de l'universel, il faut déchirer ce réseau étroit ; du même coup on déchire sa patrie , une patrie étant un ensemble de préjugés et d'idées arrêtées que l'humanité entière ne saurait accepter.
Seite 79 - ... peu de justice, il défend son droit contre ses barons ; l'empereur d'Allemagne s'en soucie moins encore, il chasse éternellement sur ses montagnes du Tyrol pendant que la boule du monde roule à sa guise; le roi de France, lui, est juste: entouré de ses prud'hommes et de ses clercs solennels, avec sa main de justice, il ressemble à un Salomon. Son sacre, imité des rois d'Israël, était quelque chose d'étrange et d'unique. La France avait créé un huitième sacrement,* qui ne s'administrait...

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