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Kekz, Ou Kierz, aussi fille de Hégres, en Hongrie, fut fondée dans le diocèse de Varadin, en 1239. L'abbaye de Clairvaux avait vingt-trois maisons en Hongrie, et celle de Morimon deux seulement.

Que sont devenus ces monastères et tant d'autres saintes maisons, qui faisaient l'ornement et la gloire de la religion catholique? Où faut-il chercher aujourd'hui tous ces merveilleux oasis de la piété et de la charité? La philosophie, digne fille aînée de la réforme, a continué son œuvre de destruction ; rien de ce qui était bon, utile et sacré, n'a pu trouver grâce devant ses yeux. Sapés depuis long-temps par les plus insignes calomnies, les couvens, ces asiles hospitaliers où l'humanité souffrante était soulagée au nom de Jésus-Christ, disparurent sous le marteau impie des démolisseurs. Si quelques-uns furent préservés de ce genre de ruine, ce ne fut que pour. Subir d'étranges, profanations.

NOTICE HISTORIQUE

SUR LES COMMUNES
QUI ENVIRONNENT PONTIGNY;

BEINE.

Les Cartulaires de Pontigny nous fournissent, sur lies communes des environs, une suite de particularités historiques qui ne sont pas sans intérêt. En les rapportant, nous rentrons dans l'histoire de l'abbaye de Pontigny, et nous continuons, pour ainsi dire, d'écrire ses annales.

Beine, appelé en latin Bania, Benna, Bena, est une commune de sept cent dix âmes, dans le canton de Chablis. Le vin, l'orge et le-froment sont les produits ordinaires de son terrain sec et pierreux. L'église, dédiée à l'assomption de la Vierge, était autrefois à la nomination de l'abbé de Saint-Germain d'Auxerre.

On trouve cette commune pour la première fois G»h. ctna. , en 1140, lorsque Pierre de Beine fut témoin danstXI,,p182une charte passée à Langres. Guy de Maligny, sei- rëgi d-ÀuT.* gneur de Beine, d'heureuse mémoire, disent les c«n.dePoat., chartes du temps, s'était croisé pour la Terre Sainte, '• ". *'• 33*" où il paraît qu'il mourut l'an 1240. Avant son départ, il avait distribué une partie.de ses biens eu.

bonnes œuvres. Il laissa un testament, qu'il déposa entre les mains de Guillaume , doyen de Tonnerre; du frère Guy, dit le célérierde Pontigny, et du prêtre Pierre, dit la Chaile. L'église de Sainte-Marie de Pontigny, c'est-à-dire de l'abbaye, eut soixante sous tournois de rente sur la terre de Beine, pour

crt. deiapit. fa're célébrer son anniversaire. I1 légua une pareille des.-Germ.,m». somme aux frères qui servaient Dieu dans L'abbaye de Saint-Germain (ce sont les expressions dont il se sert), également pour faire célébrer son anniversaire. Marie, son épouse, vivait encore en 1252.

Milès, seigneur de Milly etdeFroslois, approuva, en 1256, la donation de deux hommes de Beine et de leurs enfans, que sa mère Agnès avait faite à l'abbaye de Pontigny pour le salut de son âme. Anselme de Trainel, chevalier, seigneur de Sarry, épousa, vers l'an 1296, Béatrix, qui lui apporta la terre de Beine. Vers le même temps, on voit que cette terre Leb., Mém.,relevait du seigneur de Maligny. Charles de la Ri

«.H,p. 4»2,pr. vière, vicomte de Tonnerre, baron de Quincy et bailli d'Auxerre, en 1643, était seigneur de Beine.

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BLEIGNY-LE-CARREAU.

Bleniacum, Bladiniacum, Bladigniacum, Blégnia-.

cum, Bleigniacum, ancienne terre de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, qui remonte à l'an 994. Aujourd'hui c'est une commune de quatre cent trente

ubb. Bibi.mis. ^eux ^mes' dans laquelle on recueille du froment, du

t, x, p. *72, seigle, de l'orge et du vin. Guillaume de Toucy assigna cinquante sous de rente sur l'église de Bleigny, pour l'abbaye de Saint-Germain, qu'il avait choisie Leb., Mém.,. pour le lieu de sa sépulture. En 1050, Landri,'•u - *•î07. comte d'Auxerre, possédait un 6ef dans cette terre. En 1233, Jean de Bleigny, filsde Guy, dit Hareng, can. dePont., échangea des biens avec Jean I, baron de Seignelay. '•m» .

° . ° J Cart. de la pit.

Henri Chevrard de Vieux-Champ, écuyer, vendit, des..Germ.,ms. en 1271, à l'abbaye de Saint-Germain, duTérensfeuil.24etW. Biens qu'il possédait en alleu dans cette terre. En 1296, Hemon était curé de Bleigny, et Adeline était majorisse du hameau de Thorigny, c'est-à-dire la plus riche de ce village, qui est de la dépendance deBeine.

Ce ne fut qu'en 1456, que Hugues de Thiard, *'.*• "". d»

* . *" l'ég. d'Auierre.

abbé de Saint-Germain, affranchit cette commune des droits de mainmorte. L'église fut pillée parles „Lebeof'.^u* , , , r r d'Am., p. 274.

Huguenots en 1568; les cloches, qu'ils enlevèrent, furent trouvées à Auxerre avec les meubles de l'église de Queine. En 1830, l'ancienne terre seigneuriale fut vendue en plusieurs lots par les demoiselles de Lenfernat.

La fête de saint Lazare, second patron de Bleigny, attire, chaque année, un grand nombre d'infirmes et de fébricitans. Cette commune faisait autrefois partie du grenier à sel de Seignelay.

CHABLIS.

Petite ville de deux mille cinq cent cinquantecinq âmes, à trois lieues de Pontigny, nommée dans les vieilles chartes Cableia, Sableia, Chapleias, Cq

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