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.commune; mais lorsqu'on voit les habitans, hommes, femmes, enfans, marcher nu-pieds durant l'été, on y reconnaît toujours les mœurs du sied» dernier.

FLOGINY.

Floniacum, Flooniacum, Flonniacum, Floninia-cum, Floigniacum, chef-lieu de canton, dont la population est de quatre cent six âmes. Saint Vigile, évêque d'Auxerre, en fait mention dans son Lebeuf Méœ. testament de l'an 680 (1). On remarque à trois »• i. p.*42. cent cinquante toises du village , les vestiges d'un Pammot, Mém. camp romain, dont on peut voir le plan dans les °sr" Mémoires géographiques de Pasumot. Il est défendu par l'Armançou et par un grand fossé. Au midi, on voit une demi-lune bien formée, appelée le donjon de César. On rapporte ce camp à l'an 273. Il ne pouvait contenir qu'une légion.

Les plus connus parmi les seigneurs de Flogny can. ai Pont., sont : Doët, ou Dodone, et Bura, son épouse. ^9j'p' Ils donnèrent, en mourant, à l'abbaye de Pontigny, pour le salut de leurs âmes et pour faire célébrer leur anniversaire, uu inuid d'avoine et cent sous de rente. Godevin, Sédeline et Luquette, leurs enfans, applaudirent à ces pieuses libéralités (1227). Godevin, ou Godin, répara les grands dommages qu'il avait faits aux biens de l'abbaye de Saint-Ger

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, {I) Inpago Tornoirinse... in villa Flauniaco.

main d'Auxerre. Pour prouver la sincérité de ses intentions et l'affection qu'il portait à l'abbaye, il se fit inscrire au nombre des confrères du monastère (1230). Agnès, petite-fille de Doët, épousa Jean, dit Corradin, écuyer (1266 et 1277). En 1609, Pierre de Boucher, seigneur de Flogny, baron de la Chapelle, d'Epineuil, etc., épousa Georgette de Malain, baronne de Seignelay. Un seigneur nommé Boucher, comte de Flogny , possédait encore cette terre en 1802. Cette famille a donné un évêqueda nom de Boucher, évêque de Cornouaille, qui assista au concile de Trente, et qui fut enterré à Flogny.

JAULGES.

Commune de cinq cent soixante-dix-sept âmes, du canton de Saint-Florentin, à une lieue et demie de cette ville, et autant de Pontigny; elle était appelée anciennement Jaugœ, Jaugiœ, Jauges. Ce pays est très-fertile; il produit du froment, du seigle, du méteil, du lin, du chanvre : on y remarque peu de vignes et peu de bois. Autrefois, cette commune faisait un grand commerce de graines de lin; on en recueillait jusqu'à cinq cents bichets. Aujourd'hui, la récolte ordinaire est de deux cents bichets. On estime que la commune de Jaulges, celle de Chéu et celle de Vergigny, fournissent annuellement au commerce sept cents bichets de graines de lin. cart. a» Pont.. Jaulges remonte à Gaucher de Pacy et de Jault. III, p. 80 et °

ges, écuyer, fils de Jean, qui avait été vicomte de Saint-Florentin. Jean, son frère, était vicomte de cette ville en 1241. Thibault, roi de Navarre, comte palatin de Champagne et de Bric ( 1 ), de qui relevait le fief, nomme Gaucher son cher et fidèle serviteur (1235). Ce même Gaucher, seigneur de Pacy, donna à l'abbaye de Pontigny, pour le repos de son âme, de celles de ses parens, et pour faire célébrer l'anniversaire de son père et de sa mère, toute sa dîme de Jaulges et de Bondu, consistant en blé, en chanvre, en lin, et en tout ce qui se lie. Il donna aussi aux moines, et à tous les serviteurs de leur maison, un libre passage sur le chemin qui conduit de Chéu à Germigny, et un arpent de terre pour y construire une maison ou une grange. Il promit d'expédier des lettres de confirmation de ces dons avec l'apposition de son sceau, lorsqu'il aura eu le bonheur de parvenir à l'éminente dignité de chevalier ( 1235 ). On était reçu écuyer à quatorze ans, et chevalier à vingt et un ans. Ayant été fait chevalier au mois de juin 1240, il ratifia tout ce qu'il avait promis n'étant encore qu'écuyer, ce qui constituait, selon les coutumes de Champagne, un état de minorité. L'épouse de Gaucher se nommait Marguerite. Il eut un fils appelé Huon. En 1259, il est parlé du vicomte de Jaulges, sans autre désignation. C'était sans doute Jean, fils ou petit-fils de Gaucher, qui était vicomte de Saint-Florentin.

(1) La capitale de la Brie était Provins, où l'on battait cette monnaie, si répandue dans la Champagne et sur toute la frontière du comté d'Auxerre ou de la Bourgogne. Au douzième siècle, on trouve plusieurs chartes des comtes de Champagne, datées du palais de Provins.

T. H, P. 176, Les rejigieux t|e l'hôpital de Saint-Jean «le Jére*

el t. III , p. 8j. .

salcm, ou les Templiers, possédaient une commanderie à Jaulges en 1376, et étaient seigneurs du tiers de cette terre. Claude de Brulat, écuyer, et Gaucher son fils, possédaient la seigneurie de Jaulges, ainsi que celle de Coursan, en 1481.

Lebeuf rapporte, qu'en 1398, un jeune homme - M['3''•"• de Jaulges, âgé de vingt ans, fut guéri de la rage par l'intercession de saint Denis et de la sainte Vierge, dont l'image était sous le portail de la cathédrale d'Auxerre. Son père l'ayant voué à ces deux saints, on le lia sur un cheval, et on le conduisit d'abord à Villeneuve-Saint-Salve, dont la chapelle était alors un grand pèlerinage, connu sous le nom de Saint-Denis, parce que la fête de saint Salve se faisait à l'époque de la saint Denis. Comme on était en chemin, le jeune homme se trouva guéri, demanda son père, et pria ceux qui le conduisaient de le délier. Ensuite il alla, avec eux, d'abord à SaintDenis , et, continuant leur marche toute la nuit, ils arrivèrent à Auxerre devant l'image de la sainte Vierge, où ils n'eurent que des actions de grâces à rendre, ibid, t. H , p. Le sieur de Jaulges, commandant un détachement 4tt" des troupes de la Ligue, en 1589, prit d'assaut le village d'Annay-la-Côte, près d'Avallon, et, abusant de la force brutale contre une commune qui n'était pas de son parti, il y mit le feu et en fit massacrer les habitans.

Le château de Jaulges renfermait autrefois deux chapelles, l'une de saint Pierre et l'autre de saint Jacques et de saint Philippe. Une demoiselle Le Camus possédait cette terre en 1782. Elle est passée depuis à M. Drouas. On voit encore une partie des fossés qui environnaient anciennement le château.

LIGNORELLES.

Lineriœ, Linoreliœ, Linerolœ, LigneroKœ, Ligrierellœ et Lineroylles, Lignoroilles. On dit vulgaire- Cart.de !o P1'.

r, ? « -. - de S. ,Ger. ms,,

ment Ninoreilles. On lit en note marginale, sur un feuiu. 105. manuscrit de la fin du quatorzième siècle, Lignèroiles, ou Ninoroiles. Cette commune est du canton de Ligny, et renferme quatre cents âmes. Son terrain , aride et pierreux, produit du vin, du méteil, de l'orge et du froment.

En 760, Haymar, évêque d'Auxerre, donna II!sl. ms. de cette terre à l'hôpital de Saint-Germain, avec un vil- Lfbb.Bibi!mss. lage appelé Lagunas, qui pourrait bien être Ligny. '• *- v.&<>. Lignorelles est encore cité dans une charte de 864. xn, P. 100. Les seigneurs de Maligny possédaient une partie de nLebr' TM''" cette terre en 1148, ainsi que Gàultier-Fauconier cart.de rom., et Balduin, sans queue. Guy, dit Joslan, seigneur'' 'p' de Lignorelles, et Marie, son épouse, vivaient en 1272. Guillaume Boussard, prêtre, employa en ean.aaiapit. bonnes œuvres les biens qu'il possédait en sept en- ^ % T'""" droits différens : In Nardenem, apud Boeîees, in ripo Boellei, in caudâ Manardi, sub stratâ Autissio. dori, in villa Rainaud, in Praellâ Touchebuef. En 1235, il donna aussi sa vigne de Lignorelle, moyennant une rente viagère de cinq sous, monnaie d'Auxerre. En 1226, Guillaume, dit le Vilain, chevalier de Someso, seigneur en partie de Lignorelles,

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