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deniers. Li défault sera quitte pour douze deniers, jfclz de nos
bourgois ou bourgoises de ce lieu n'est tenuz d'aler plaidoier
pardevant.nous, ne pardevant nostre commandement, fors delà
ville dcJMontigny. Nous, ne nostre commandement, ne autres
pour nous, ne pouons, ne devons faire taille, ne cense, ne exa-
cion à nos bourgois et bourgoises de Montigny, fors tant seule-
ment la bourgoisie dessus dite, se n'est de leurs volentés. Nous
avons et devons havoir créance, quant nous serons présent en la
dite ville de Montigny, es viandes que nostre bourgois ou bour-
goises hauront, jusques à quinze jours; et se ce que l'en auront
pris et auchu par nous, n'estait paie au chief de la quinzeine,
nostre bourgois ou bourgoises de Montigny ne seront tenu des
iqui en avant de riens croire à nous, ne à nostre commandement,
jusques à tant que la dite créance soit paiée enterinement. Se
aucuns de nos bourgois ou bourgoises de Montigny, ou aucuns
des bourgois ou bourgoises du dit comte d'Aucerre, habitans à
Montigny, ou leurs choses sont pris ne arrestez par nostre debte
ou par nous, ou par achoison de nous, nous sommes tenuz d'aulx
et de leurs choses délivrer à nos coulx; ou se non, li six juré de
la ville recevront les deniers de la dite bourgoisie de vers aulx,
jusques à tant que cil qui sont pris et ses choses fehussient déli-
vrées, et les en feroient délivrer et avoir les domaiges au regart
des six jurez raisonnablement. Se aucuns de nos bourgois ou
bourgoises du dit lieu tient nos gaiges ou les autruy pour créance,
ou pour debte, ou pour chose jugée, il ne lés tenia ne gardera
i mais que huit jours, se il ne ly plaist, ou se convenance n'y a ; et
des iqui en avant, il les pourra vendre et esploiter sans acoison
en la dite ville. Se aucuns de nos diz bourgois ou bourgoises de
Montigny, ou des diz bourgois ou bourgoises du dit conte habitans
au dit lieu de Montigny, fait injure à autruy, et il facent paiz
ensemble, et clamour n'en soit faite au prévost ou à son comman-
dement, il n'est tenuz de riens amender à la justice, se ce n'est de
brischure de la dite ville de Montigny, ou de la justice, ou de
forfait dont il doive perdre le corps; et se clamours en est faite au
prévost ou à son commandement, il leur laist de accorder en-
semble, sauve l'amende. Se aucuns de nos diz bourgois ou

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TjDurgoises, où des diz bourgois ou bourgoises du dit conte "habitans au dit lieu de Montigny, se clame d'un autre, et li ungs iie 6ce point d'amende à l'autre, il n'en devra point pour ce d'amende à nous ne à nostre commandement, se n'est pas fait dont il doive perdre le corps ou membre. Se aucuns de nos bourgois ou bourgoises de Montigny, ou aucuns des bourgois ou bourgoises du dit conte habitans au dit lieu de Montigny

à faire sairement li ungs envers l'autre, ils puent concorder ensemble sans amende, ce n'est pas cas de quoy ils doivent perdre le corps ou membre. Se nostre bourgois ou bourgoises de Montigny, ou bourgois ou bourgoises du dit conte habitans ou dit lieu, doivent gaiges de bataille li ungs envers l'autre , et ils puissent accorder entre aux avant que ploiges en soient données, ungs chascuns d'aux paiera deux solz six deniers au prevost ; et se ploiges en sont donnez et il accorde après, ungs chascun d'aux paiera sept solz et six deniers; et se bataille est faite, et outre le ploige à celui qui soit ou sera vaincu, paieront à nous ou à notre commandement, cent douze solz, se li appiaux n'eust faiz de tel cause dont il doivent perdre le corps ou membre. Nulz de nos bourgois ou bourgoises de Montigny, ou des bourgois ou bourgoises du dit conte habitans au dit lieu de Montigny, ne puet estre détenuz, pris, sa A puet donner ploige de estre à droit, se il n'est détenuz par tel cas ou ploige n'afiere pas. Chascuns de nos bourgois Ou bourgoises du dit lieu puet vendre ses choses quant il lui plaira et à qui il lui plaira , et s'en puet aler hors dessus nous, et revenir arriers, frans et quittes, sauve la bourgoisie et sans amende se il ne l'avait fait en la dite ville de Montigny forfait mainfait, c'est assavoir, murtre, rat ou larrecin, ou autre cas de délit. Quiconques aura demoré en la dite bourgoisie du dit Montigny par ung an et par ung jour, sanz reclam et sanz suite d'autrui,

pardevant nous ou pardevant nostre commandement, d'iqui en avant il demourra quittes et délivrez en la franchise de la dite ville. Quiconques de nos bourgois ou bourgoises de Montigny, ou des bourgois ou bourgoises du dit conte habitans du dit lieu, tenens en la paroiche du dit lieu, c'est assavoir en nostre dite terre de Montigny, maisons, préz, terres, vignes, tenchures quelconques , elles soient par l'espasse d'ung an et ung jour paisiblement , il n'en respondra à dès iqui en avant, se il qui demandoit droit en la chose ne estoit avoez

qui heut esté

ung an ou par plus. Se aucuns de nos bourgois ou bourgoises du devant dit lieu, ou des bourgois ou bourgoises du dit conte habitaus ou dit lieu, ha beste qui soit prise en forfait, soit chevaux ou boeufs, ou vache, ou grosse beste , elle est quite pour cinq deniers; et se ce sont moutons ou brebis , ou autres menues bestes, chacune beste sera quite pour ung denier. Es du dit lieu de Montigny ne puent

avoir

se il advenait qu'en la ville de Montigny heust foire on marchié, et aucuns des bourgois ou bourgoises dessuz nommez, habitans au dit lieu de Montigny, eust vendu ou acheté aucune chose et se n'eust pas paie ' sa vente, il la puet paier dedens les huit jours après, sans amende, se il viaust jurer que il ne l'ait retenue à son escient, et tout de nos autres

terres et de nos autres marchiez. Se aucuns de nos diz bourgois ou bourgoises du dit lieu, avoit esté accusez d'aucune chose et il ne puisse estre prouvé par tesmoings, il s'en descorpera par son sairement, se ce est de chose ou il afiere amende d'argent. Nuh des boichiers du dit lieu, des bourgois dessus nommez, ne paiera vente de char morte. Les escheoistes de nos bourgois et bourgoises de Montigny venront au plus prochains hoirs : se cilz qui morra meurt sans hoirs de son corps, ou se il n'avait pere ou mere, et se il avait l'escheoiste , venront airieres à la soiche. Se aucuns de nos bourgois ou bourgoises de Montigny meurent sanz hoirs, li autres bourgois dou lieu tanront l'escheoiste en leurs mains par ung an et ung jour; c'est assavoir cil qui sont juré et esleuz du commun de nos bourgois; et se aucuns vient dedans le terme qui entende à avoir droit en celle escheoiste, et il le puisse prouver par léaulx proves, l'escheoiste li sera délivrée, ou se non , après l'an et lou jour, l'escheoiste venra à nous entérinement, sauve lescoulx que li jurés y haurout mis en bonne foy. Après, nous ne pouons ne devons havoir bant de vin au dit lieu, ne garenne. Après, nous volons et promettons à nos bourgois et bourgoises, et es bourgois et bourgoises dou dit conte liai titans au dit lieu, que toutes les fois que nous nommerons prévost ou sergenz, il jureront à tenir ces convenances dessus dites. Se il avenait que li prévost ou li sergenz feissent aucun grief à nos bourgois ou bourgoises, ou au bourgois ou bourgoises dou dit conte habitans au dit Keu, oultre les paines de la présente chartre ou des autres , choses, nous volons et ottroyons que soit adrecié par six des preudhomes de nos bourgois du dit lieu, ou par la plus grant partie d'aux, li quel six preudhomes sont esleu chascun au le jour de S. Jehan Baptiste, dou commun de nos bourgois de Montigny, ou de la plus grant partie d'aux, et de ce que li six preudhomes, ou la plus grant partie d'aux feront ou ordonneront de ces choses par leur sairement, nous ne nostre commandement ne les en pouons acoisonuer, ne leur choses, pour ce que il en seront quites et délivrez par leur sairement. Nulz de nos diz bourgois du dit lieu n'est tenuz de garder prisonniers, mais il sont tenuz aidier à nostre commandement qui li vouldroit faire force, et de aler au cry Après nous volons et ottroyons que nous ne nostre successeur ne puissent mettre en autre main la dite terre; que nous ne nostre successeur ne la tiengnent en nostre domaine. Après, nous volons et ottroyons que cil qui vendront en bourgoisie,

soient franc et quite pour deux solz de bourgoisie, sauve les autres paines de la chartre. Après, nous volons et ottroyons que li sergenz jurés, ou li sergenz pour garder la ville et les biens aux bourgois, soit mis par la volentez des jurez esleuz du commun de la ville. Après, nous volons et ottroyons que li six ou li quatre de ceulx qui sont esleu, puissent mettre pour le commun de la ville, chacun an, sergent à garder les biens de

les diz sergenz, et mettre autres, toutefois qui vouldront et que li diz sergenz y soient de par nous. Se il advient que aucuns de nos bourgois ou bourgoises de Montigny, ou des bourgois et liourgoises dou dit conte habitans au dit lieu, messace, icelui seul qui messera paiera l'amende. Ces convenances, toutes ensemble et chascune par soy, et ces franchises dessus dites, nous frères Jehans et tous li convens dessus dit, jurons et promettons par nostre sairement, garder et tenir en bonne foy, sans corrompre, à nos diz bourgois et bourgoises et es diz bourgois et bourgoises du dit conte habi tans en la dite ville de Montigny et à leurs successeurs ; et volons et ottroyons que nostre successeur abbé et convent de la dite église de Pontigny soient tenuz à jurer et à garder fermement, sanz corrompre, les convenances et franchises dessus dites : et se il advenoit par aucune achoison, la quelle chose , se dieu plaist, n'adviendra jà, que nous ou nostre successeur dessus diz ne voulsissient tenir et garder les convenances et les franchises dessus dites, nous volons et ottroyons que nostre devant diz bourgois et bourgoises, et li devant diz bourgois et bourgoises dou dit conte, sans aux meflàire, puissent convenir nous et nos successeurs pardevant nostre très chier seigneur le Roy de France, ou pardevant son commandement et avoir recours à aux de ceste chose, et que par le Roy, ou par son commandement, nous et nostre successeur dessus diz, puissiens estre contrains es devant dites convenances et es franchises garder et accomplir.

Nous volons et ottroyons et commandons que toutes les foiz que nous

en nostre dite terre de Montigny, nostre bailli ou autre personne qui par dessus nostre prévost de ce lieu officiera et expletera jurisdicion, pour nous et en lieu de nous au dit lieu de Montigny, qui soit tenuz à jurer et à garder ces convenances et les franchises dessus dites. Et à ces choses faire et accomplir, nous obligons nous et noz successeurs dessus diz : et toutes ces choses dessus dites nous frères Jehans et convens dessus diz, volons, loons, et approuons, si comme elles sont contenues en ceste présente chartre; et pour ce que ces choses dessus dites soient fermes et estables à tousjours mais, sans corrompre, nous avons seellé ceste présente chartre de nos propres seaux, desquels nous usons communément; et pour ce plus fermement tenir et acomplir, nous avons pryé et requis nostre révérend père en Dieu monseigneur l'abbé de Citeaux, que ès choses dessus dites vueille consentir et les lui plaise

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