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R. Il faut éloigner de nous tout ce qui peut éveiller dans notre coeur des sensations impures; tels sont les chants, les danses, les paroles qui excitent à la sensualité, les jeux et les plaisanteries inconvenantes, les spectacles obscènes, les livres qui dépeignent avec entraînement des passions impures.

Que si votre vil droit vous scandalise, arrachez-ie et jetezle loin de vous ; car il vaut mieux pour vous qu'un des membres de votre corps périsse que tout votre corps soit jeté dans l'enfer. (Matth. v, 29.)

Q. Doit-on, en effet, arracher l'ail qui scandalise ?

R. Non à l'aide de la main, mais par la volonté. Celui qui prend la ferme résolution de ne pas jeter un regard à ce qui est pour lui úne occasion de scandale; a déjà rempli le précepte, il a arraché l'oeil qui le scandalisail.

Q. Quelles sont les vertus opposées que prescrit ce commandement, en défendant l'adultère et la fornication ? .

R. C'est l'amour et la fidélité conjugale, et, pour ceux qui en sont capables, la continence et la chasteté absolue.

Q. Comment l'Ecriture sainte trace-t-elle les devoirs du mari et de la femme?

R. Vous, maris, aimez vos femmes comme Jésus-Christ a aimé l'Eglise et s'est livré lui-même à la mort pour elle. (Ephés. v, 25.)

Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme, comme JésusChrist est le chef de l'Eglise, qui est son corps, dont il est aussi le Sauveur. (Ibid. 22,23.)

Q. Quels motifs nous présente l'Ecriture pour fuir toute impureté et mener une vie chaste ?

R. Elle nous enseigne qu'il faut conserver nos corps dans la pureté, parce qu'ils sont les membres de Jésus-Christ et les temples de l'Esprit-Saint, et que celui qui commet une fornication pèche contre son propre corps; ce qui veut dire qu'en le corrompant il le souille de maladies pernicieuses et alière même les facultés de l'âme, surtout l'imagination et la mémoire. (Voyez Corinth. vi, 15, 18, 19.)

DU HUITIÈME COMMANDEMENT.

Q. Que nous défend, en général, le huitiènie commandle. ment?

R. Le vol, ou l'appropriation, par quelque moyen que ce soit, de ce qui ne nous appartient pas.

Q. Quelles sont, en particulier, les diverses formes de ce délit ?

R. Les principales sont :

1. Le brigandage, lorsqu'on s'empare ouvertement et par la violence d'un objet étranger.

2. Le larcin, lorsqu'on dérobe secrètement la propriélé d'autrui.

3. La fraude ou l'appropriation par la ruse de ce qui n'est pas à nous; comme, par exemple, émettre de la fausse mon naie, vendre de la marchandise mauvaise pour de la bonne, fausser les mesures et les poids, frustrer ses créanciers en cachant ce qu'on possède, ne pas remplir ses engagements, ou ne pas exécuter des testaments. On se rend également coupable, si l'on soustrait à la justice le voleur, puisqu'on empêche par là que celui qui est lésé obtienne satisfaction.

4. Le sacrilege, ou l'appropriation de ce qui est consacré à Dieu et appartient à l'Eglise.

5. La simonie, quand le ministère sacré et les dignités ecclésiastiques s'achètent et se vendent dans les vues d'intérêt et d'ambition.

6. La vénalité, lorsque, par intérêt, les coupables sont justifiés, les subalternes s'élèvent en dignité sans mérite, pour

avoir payé leurs places, et les innocents qui n'ont pas de quoi se racheter, sont opprimés.

7. La fainéantise, lorsque l'on occupe une place dont on ne remplit pas les fonctions, ou qu'on reçoit le salaire d'un travail qu'on ne fait pas; on vole alors d'une double manière la paye ou le salaire qu'on reçoit pour rien, et l'utilité que la société ou l'individu aurait pu retirer de notre travail. Ceux aussi qui pourraient vivre de leur travail, et qui au lieu de cela vivent de la charité publique, commettent un vol.

8. L'usure, lorsqu'avec une apparence de droit, mais en réalité contre toute justice et philanthropie, on s'empare de la propriété d'autrui, ou qu'on fait tourner à son profit le travail et les désastres du prochain, comme sont les créanciers qui accablent leurs débiteurs d'énormes intérêts; les propriétaires, lorsqu'ils exigent des fermages ou des travaux démesurés pour le loyer de leurs terres ; les accapareurs, qui, pendant la disette, tàchent de vendre leur blé au plus haut prix possible.

Q. Puisque les péchés énumérés ci-dessus sont défendus, quelles sont, en sens contraire, les vertus que ce commandement nous impose?

R. 1. Le désintéressement.
2. La probilé.
3. La justice.
4. La commisération pour les pauvres.

Q. Est-ce que la dureté envers les pauvres est une violation du huitième commandement?

R. Oui, pour celui qui a la possibilité de secourir les pauvres et ne le fait point. Car tout ce que nous possédons est proprement à Dieu, et ne nous est confié par la Providence divine que pour secourir ceux qui sont dans le besoin ; en ne partageant pas notre superflu avec eux, nous dérobons ce qui leur appartient de droit, et nous recélons le don de Dieu.

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