Chrestomathie française, ou Choix de morceaux tirés des meilleurs écrivains français, par A. Vinet. À l'usage des écoles [abridged] par L.F. Chaumont

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Alexandre Rodolphe Vinet, Louis F Chaumont
1852
 

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Seite 301 - S'il est des jours amers, il en est de si doux! Hélas! quel miel jamais n'a laissé de dégoûts? Quelle mer n'a point de tempête? L'illusion féconde habite dans mon sein. D'une prison sur moi les murs pèsent en vain, J'ai les ailes de l'espérance.
Seite 297 - Au banquet de la vie, infortuné convive, J'apparus un jour, et je meurs; Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleurs...
Seite 302 - J'AI vu la Paix descendre sur la terre, Semant de l'or, des fleurs et des épis. L'air était calme, et du dieu de la guerre Elle étouffait les foudres assoupis. " Ah ! disait-elle, égaux par la vaillance, Français, Anglais, Belge, Russe ou Germain, Peuples, formez une sainte alliance, Et donnez-vous la main.
Seite 288 - J'en citerai pour preuve un trait qui les honore . Il est de ce héros, de Frédéric second Qui, tout roi qu'il était, fut un penseur profond, Redouté de l'Autriche, envié dans Versailles, Cultivant les beaux-arts au sortir des batailles, D'un royaume nouveau la gloire et le soutien, Grand roi, bon philosophe et fort mauvais chrétien. Il voulait se construire un agréable asile...
Seite 273 - Objet particulier de tous les mépris, il baisse la tête sans se plaindre ; il souffre toutes les avanies sans demander justice ; il se laisse accabler de coups sans soupirer ; on lui demande sa tête : il la présente au cimeterre. Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l'enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l'ombre du temple de Salomon.
Seite 119 - Anglais, surpris dans leur désordre, furent assaillis de tous côtés à coups de lances et d'épées dont ils ne pouvaient se garantir, ayant les deux mains occupées à manier leurs grandes haches. Quand ils eurent perdu leurs rangs, les clôtures des redoutes furent enfoncées; cavaliers et fantassins y pénétrèrent; mais le combat fut encore vif, pêle-mêle et corps à corps. Guillaume eut son cheval tué sous lui; le roi Harold et ses deux frères tombèrent morts, au pied de leur étendard,...
Seite 275 - Pauvre petit, pars pour la France. Que te sert mon amour? Je ne possède rien. On vit heureux ailleurs ; ici, dans la souffrance. Pars, mon enfant, c'est pour ton bien. Tant que mon lait put te suffire, Tant qu'un travail utile à mes bras fut permis, Heureuse et délassée en te voyant sourire, Jamais on n'eût osé me dire : Renonce aux baisers de ton fils.
Seite 61 - J'ouvris les yeux, surpris de me trouver encore au monde. La redoute était de nouveau enveloppée de fumée. J'étais entouré de blessés et de morts. Mon capitaine était étendu à mes pieds : sa tête avait été broyée par un boulet, et j'étais couvert de sa cervelle et de son sang. De toute ma compagnie2 il ne restait debout que six hommes et moi.
Seite 178 - Il ne laissa pas seulement aux peuples vaincus leurs mœurs, il leur laissa encore leurs lois civiles, et souvent même les rois et les gouverneurs qu'il avait trouvés. Il...
Seite 57 - J'ai toujours été superstitieux, et cet augure, dans ce moment surtout, m'affecta. Je me couchai, mais je ne pus dormir. Je me levai, et je marchai quelque temps, regardant l'immense ligne de feux qui couvrait les hauteurs au delà du village de Cheverino.

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